Crise politique autour de l’arrestation de Lat Diop : Aminata Lô interpelle directement le Président Diomaye et demande le limogeage d’Ousmane Sonko

Je suis L’arrestation de Lat Diop continue de susciter de vives réactions sur la scène politique sénégalaise. Ce samedi, à Wakhinane Nimzatt, une mobilisation s’est tenue en faveur de l’ancien Directeur général de la LONASE, incarcéré depuis plusieurs semaines. Aux avant-postes de cette manifestation, l’ancienne ministre du Tourisme sous le régime de Me Abdoulaye Wade, Aminata Lô, a lancé une charge frontale contre le pouvoir en place, accusant le Premier ministre Ousmane Sonko d’orchestrer une vendetta politique.

Devant un parterre de militants et sympathisants venus exiger la libération de Lat Diop, Aminata Lô n’a pas mâché ses mots. Pour elle, l’affaire n’a rien de judiciaire. « Le dossier de Lat Diop n’est pas judiciaire, mais purement politique. Par conséquent, son règlement ne peut être que politique », a-t-elle martelé, appelant le président Bassirou Diomaye Faye à prendre ses responsabilités.

Plus virulente encore, l’ancienne ministre a dénoncé ce qu’elle considère comme une dérive autoritaire du régime actuel, incarné selon elle par Ousmane Sonko. « Depuis 2024, nous avons un nommé Ousmane Sonko qui cherche à effacer tous les fondamentaux qui ont contribué à construire ce pays. La démocratie, la paix, les droits humains et la stabilité sont aujourd’hui en danger », a-t-elle déploré.

Dans son discours, Aminata Lô a dressé un tableau sombre de la situation du pays : dégradation du climat économique et social, paralysie des institutions, menace sur la liberté de la presse. Selon elle, le gouvernement actuel est plus préoccupé par un projet politique partisan que par la gouvernance du pays. « Le seul objectif du Pastef, c’est de faire d’Ousmane Sonko le prochain président de la République, quitte à piétiner les principes démocratiques », a-t-elle accusé.

La militante libérale affirme que Lat Diop, tout comme d’autres personnalités politiques emprisonnées, est victime d’un « complot » destiné à affaiblir l’opposition. Elle a également évoqué une instrumentalisation de la justice, pointant du doigt un certain Mouhamed Dieng, qu’elle accuse d’être « financé par le régime Sonko-Diomaye » dans le seul but de faire tomber Lat Diop. « Nous n’accepterons pas cette justice sélective », a-t-elle prévenu.

Engagée à poursuivre le combat, Aminata Lô a annoncé une campagne nationale pour la libération de ce qu’elle appelle les « otages politiques ». Elle exige une justice équitable et appelle solennellement le chef de l’État à « limoger le Premier ministre Ousmane Sonko pour ramener la paix et la stabilité au Sénégal ».

Ce discours offensif survient dans un contexte où les tensions politiques s’aggravent autour des dossiers judiciaires impliquant des figures de l’ancien régime. L’opposition semble bien décidée à mobiliser toutes ses forces pour contrer ce qu’elle perçoit comme une tentative d’épuration politique. Quant au gouvernement, il continue d’assurer que toutes les procédures judiciaires en cours respectent les règles de droit et l’indépendance de la justice.

Tensions à Kaolack : Ansoumana Dione face à une enquête après son limogeage de la Direction de l’action sociale

La situation à Kaolack se complique pour Ansoumana Dione, ancien directeur de l’action sociale, récemment limogé de son poste après avoir émis des remarques critiques à l’égard du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Ibrahima Sy. Ce limogeage, considéré comme une sanction disciplinaire, ne semble pas être la fin de ses problèmes. En effet, Dione a révélé dans un communiqué qu’il a été confronté à une intervention inattendue des gendarmes, qui ont débarqué au centre qu’il dirige pour les malades mentaux.

D’après les informations fournies par Dione, c’est le gouverneur de Kaolack qui a ordonné l’envoi de ces gendarmes, sur instruction directe du ministre Ibrahima Sy. Ce groupe, composé d’une dizaine d’agents, s’est présenté au centre avec des questions sur son fonctionnement et son historique. « J’ai répondu avec exactitude à toutes les interrogations concernant la structure qui relève de l’Association sénégalaise pour le suivi et l’assistance aux malades mentaux (ASSAMM) », a-t-il expliqué.

À l’issue de cet interrogatoire, Dione a reçu une convocation pour se rendre à la brigade de recherches de Kaolack à 17 h le même jour. Il a exprimé son indignation face à cette situation, affirmant que cette démarche du ministre Ibrahima Sy constitue une atteinte à la gestion des structures privées qui ne dépendent pas directement de son ministère. « Je tiens à informer l’opinion nationale et internationale de cette convocation », a-t-il déclaré, soulignant les tensions qui entourent cette affaire.

Cette intervention des gendarmes et le limogeage de Dione soulèvent des questions sur la manière dont le ministère de la Santé gère ses relations avec les organisations privées et les critiques qui peuvent émaner de ces dernières. Le climat actuel à Kaolack est marqué par un sentiment d’inquiétude et de méfiance, non seulement au sein de l’ASSAMM, mais également parmi les acteurs de la santé mentale dans la région.

Le ministre Ibrahima Sy, en donnant des instructions pour enquêter sur une structure qui lui échappe, semble envoyer un message fort sur la nécessité d’un contrôle accru des institutions œuvrant dans le domaine de la santé. Cependant, cette démarche est perçue par certains comme une tentative de museler les voix critiques et de réduire au silence ceux qui osent s’opposer aux décisions ministérielles.

La situation reste donc tendue, et beaucoup se demandent quel sera l’impact de cette enquête sur le travail de l’ASSAMM et sur la santé mentale des malades qui dépendent de ces services. Dione, pour sa part, reste déterminé à défendre son intégrité et celle de l’organisation qu’il a dirigée. La suite des événements pourrait avoir des répercussions significatives sur le paysage de la santé mentale au Sénégal, particulièrement dans un contexte où la transparence et l’efficacité des services de santé sont plus que jamais au cœur des préoccupations nationales.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°290 – du 07/10/2024

🔴 SORTIE MÉDIATIQUE DE BIRAME SOULÈYE DIOP SUR LES MOTIFS DE LIMOGEAGE : DÉMENTI DU COLLECTIF DES LICENCIÉS
🔴 ACCUSATIONS DE SONKO CONTRE L’ANCIEN RÉGIME : L’APR DÉPLORE CES « PROPOS IRRESPONSABLES »

🔴 FINALE COUPE DU SÉNÉGAL DE HANDBALL – DAMES : GOLF HBC REMPORTE LA PALME FACE À DIAMONO

SUITE À SON LIMOGEAGE POLÉMIQUE DE L’ONAS : Dr Cheikh Dieng traîne Cheikh Tidiane Dièye dans la boue

Dr Cheikh Dieng, face à la presse, ce vendredi, accuse Cheikh Tidiane Dièye de l’avoir diffamé en prétendant qu’il avait reçu un véhicule de fonction comme pot-de-vin. L’ex-DG de l’ONAS affirme que cette affirmation est fausse. Aussi, dénonce-t-il le favoritisme de son ancien ministre  de tutelle en faveur des entreprises Delta et Vicas dans l’attribution des marchés, malgré des décisions de justice favorables à d’autres sociétés.

Limogé le 13 juillet dernier par le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, après un bref passage à la tête de l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), Dr Cheikh Dieng a récemment pris la parole pour clarifier les circonstances de son départ et dénoncer des manœuvres qu’il juge malveillantes.

Dr Cheikh Dieng a vivement critiqué Cheikh Tidiane Dièye, le ministre de l’Assainissement, qu’il accuse d’avoir orchestré une campagne de diffamation à son encontre. « Cheikh Tidiane Dièye a payé un journaliste pour qu’il parle du véhicule qu’on m’a offert », a déclaré l’ex-Directeur général.

Selon Dr Dieng, après son limogeage, des allégations ont circulé, prétendant qu’il avait reçu un véhicule de fonction en tant que pot-de-vin d’une entreprise soumissionnaire. Dr Dieng dément ces accusations, expliquant que la situation du véhicule de fonction était tout à fait régulière.

Il précise qu’en prenant ses fonctions, il a découvert que le véhicule du Directeur général était attribué à la Secrétaire générale par son prédécesseur. Ne pouvant retirer le véhicule à cette collaboratrice et en l’absence de budget pour un nouvel achat, une location temporaire a été mise en place. Jugée coûteuse, cette option a été abandonnée, et une demande d’achat de véhicule a été faite via le projet PPP « Collecteur Hann Fann ». Dr Dieng affirme que cette demande était conforme aux pratiques de gestion du projet et que le véhicule n’a jamais été offert par une entreprise soumissionnaire. Il ajoute que, lors d’une vérification, la carte grise du véhicule était à son nom par erreur, mais qu’il a rapidement rectifié cette anomalie avant même la réception d’une lettre d’interpellation du ministre.

FAVORITISME DANS L’ATTRIBUTION DES MARCHÉS

Outre les accusations de manipulation médiatique, Dr Dieng a révélé des pratiques de favoritisme dans l’attribution des marchés de l’ONAS. Selon lui, Cheikh Tidiane Dièye aurait ordonné l’arrêt d’un appel d’offres pour attribuer directement les marchés aux entreprises de son choix. Dr Dieng fournit des documents montrant que depuis 2019, les entreprises Delta et Vicas ont été favorisées au détriment de Delgas, malgré une décision de la Cour suprême ordonnant la restitution des marchés à Delgas. L’ONAS aurait, selon Dr Dieng, ignoré cette décision.

L’ancien DG accuse également Cheikh Tidiane Dièye d’avoir récidivé en 2024, en privant les entreprises Tawfekh Taysir et Delgas de leurs marchés pour les attribuer à Delta et Vicas. Dr Dieng considère ces pratiques comme une illustration du pouvoir des lobbies dans le secteur de l’assainissement et appelle à une enquête approfondie.

Dr Cheikh Dieng conclut en affirmant que les accusations portées contre lui sont infondées et invite toute personne intéressée à vérifier la véracité de ses affirmations. Avec ces révélations, il met en lumière ce qu’il considère comme des abus dans la gestion des marchés publics à l’ONAS, accentuant ainsi les tensions entre les parties concernées.

Limogeage surprise du conseiller spécial et cousin maternel de Patrice Talon

Le président béninois Patrice Talon a surpris plus d’un en se séparant de son conseiller spécial et cousin maternel, Johannes Dagnon, le mardi 9 avril dernier. Considéré comme le numéro deux de la présidence de la République, Dagnon a été démis de ses fonctions sans que les raisons de cette décision ne soient clairement établies pour le moment.

Johannes Dagnon occupait le poste de directeur du Bureau d’analyse et d’investigation (BAI), une structure gouvernementale dédiée à l’appui de l’action gouvernementale. Le BAI a pour mission principale de contribuer à garantir la qualité des principales réformes et des programmes initiés par le gouvernement béninois.

Selon les informations de RFI, le limogeage de Johannes Dagnon serait survenu à la suite d’une rencontre qui « a mal tourné » le lundi précédant son départ. Bien que les détails de cette réunion restent encore flous, il est à noter que des groupes d’amis soutiennent la candidature de Dagnon à l’élection présidentielle de 2026 depuis quelques mois.

La séparation inattendue entre le président Talon et son conseiller spécial suscite des interrogations quant aux motivations réelles derrière cette décision et aux implications potentielles pour la scène politique béninoise à l’approche des prochaines échéances électorales.

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