Énergie au Sénégal : Vers la fin de la location du bateau électrique turc « Aysegul Sultan » ?

Le contrat de location du bateau électrique turc Aysegul Sultan, signé en 2021 pour une durée de cinq ans au coût de 16,3 milliards FCFA, arrive à terme. Propriété de la société turque Karpower, ce navire fournit actuellement 240 MW, soit 15 % de la production électrique de la Senelec. Cependant, des tensions internes et des enjeux stratégiques autour de la production énergétique pourraient remettre en question son avenir dans le mix énergétique sénégalais.

Au cœur de ces discussions, la centrale de West African Energy (WAE) pourrait jouer un rôle déterminant. Capable d’injecter 25 % de l’électricité produite par la Senelec, cette centrale représente une alternative crédible au bateau turc. L’ex-Directeur général de la WAE, Samuel Sarr, avait déjà exprimé son intention de rompre le contrat de location, estimant que la montée en puissance de la WAE rendait cette solution coûteuse et obsolète.

Cependant, la situation est compliquée par des conflits internes entre les actionnaires de la WAE, notamment Moustapha Ndiaye, Abdoulaye Dia et Khadim Bâ. Ces tensions ont conduit à l’arrestation de Samuel Sarr, accusé de détournement de fonds à hauteur de 8,17 milliards FCFA, et à une série de négociations pour résoudre les différends.

Les autorités sénégalaises doivent également composer avec la société turque Calix, qui cherche à renforcer son implication dans la gestion de la WAE. Profitant des tensions entre actionnaires, les Turcs ambitionnent de consolider leur influence, notamment à travers un protocole de gestion proposé par l’African Financial Corporation (AFC), principal bailleur de fonds de la centrale. Ce document, intitulé Service Agreement, a été vivement critiqué par Samuel Sarr, qui y voyait une tentative de céder trop de contrôle à des intérêts étrangers.

Les autorités sénégalaises, sous la houlette du Premier ministre Ousmane Sonko, multiplient les rencontres avec les parties prenantes, y compris l’homme d’affaires Harouna Dia, pour trouver une solution à ce conflit.

Le maintien ou non du Aysegul Sultan dans le réseau électrique sénégalais dépendra de plusieurs facteurs : la résolution des différends au sein de la WAE, la capacité de la centrale à assurer une production stable et suffisante, et la volonté politique de réduire la dépendance à des solutions importées.

Sous la direction de Papa Toby Gaye, actuel Directeur général de la Senelec, le contrat initialement signé par son prédécesseur Papa Mademba Bitèye n’a pas été remis en cause, malgré les critiques sur son coût. Cependant, avec l’échéance imminente et la pression pour une gestion plus nationale de l’énergie, des décisions stratégiques s’imposent.

La fin de la location du Aysegul Sultan pourrait marquer un tournant dans la politique énergétique du Sénégal, en renforçant l’indépendance énergétique du pays tout en réduisant les coûts liés à des solutions provisoires. Les prochains mois seront décisifs pour savoir si le Sénégal est prêt à franchir cette étape.

Révélation Choc : Le Sénégal Dépense des Milliards pour la Location d’Immeubles

Une révélation fracassante secoue le Sénégal alors qu’Ousseynou Faye, membre de la Conférence des leaders de la Coalition Diomaye Président, a divulgué que l’État dépensait une somme astronomique pour la location d’immeubles abritant ses services et autres sociétés nationales. Selon ses déclarations relayées par Vox Pop, cette facture s’élevait à plus de 5 milliards de francs CFA par an.

Parmi les services en location mentionnés par l’architecte figurent l’Agence pour la sécurité de proximité (ASP), les Grands trains du Sénégal (GTS), les Sphères ministérielles à Diamniadio, l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) et Senelec. Cette situation révolte Ousseynou Faye, qui souligne que ces dépenses sont excessivement élevées pour les contribuables sénégalais, surtout lorsque certains édifices du patrimoine bâti restent inutilisés et nécessitent rénovation.

Dans un autre registre, le leader du mouvement pour la renaissance républicaine (M2R) a révélé qu’environ 20 000 permis de construire sont délivrés chaque année sans le contrôle de l’ordre des architectes. Pour remédier à cette situation, Faye propose d’imposer un visa de contrôle des dossiers de demande de permis de construire contre un timbre fiscal minimum de 15 000 FCFA, en fonction de la taille du projet. Il préconise également la mise en place d’une assistance architecturale mensuelle des travaux en collaboration avec l’architecte d’opération, avec transmission d’un compte rendu aux autorités compétentes.

Ces révélations mettent en lumière la nécessité d’une gestion plus transparente et efficace des ressources publiques au Sénégal, ainsi que d’une réforme du processus de délivrance des permis de construire pour assurer la qualité et la conformité des constructions dans le pays.

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