La situation reste tendue au lycée Jules Sagna de Thiès après l’arrestation de quinze élèves soupçonnés d’être impliqués dans une affaire de fuite lors de l’épreuve d’histoire-géographie. Ce jeudi 19 juin, en signe de protestation, leurs camarades ont massivement boycotté les compositions du second semestre, bloquant ainsi le déroulement normal des évaluations.
Le mouvement, porté notamment par les élèves de seconde, a rapidement pris de l’ampleur. Devant le commissariat du 1er arrondissement de Thiès, des dizaines d’élèves se sont rassemblés pour exiger la libération de leurs camarades. Ils ont été rejoints par des parents d’élèves et des proches venus exprimer leur solidarité et leur inquiétude face à la tournure judiciaire que prend cette affaire.
Selon des témoignages recueillis par la RFM, la contestation ne s’est pas limitée au lycée Jules Sagna. D’autres établissements de la commune ont été ciblés par des manifestants venus y déloger les élèves, forçant l’arrêt des cours dans plusieurs écoles. Cette propagation du mouvement a entraîné une paralysie presque totale du système éducatif local durant la journée.
Les forces de l’ordre sont rapidement intervenues pour rétablir le calme et libérer les accès aux établissements scolaires. Des dispositifs de sécurité ont été déployés dans plusieurs points sensibles de la ville afin d’éviter des débordements et de contenir la colère des élèves.
Aucune déclaration officielle n’a encore été faite par les autorités éducatives ou académiques concernant les conditions exactes des arrestations ni sur les mesures envisagées pour désamorcer la crise. Du côté des familles, c’est l’indignation qui domine, certains dénonçant une répression excessive alors que les faits reprochés aux élèves n’ont pas encore été clarifiés.
Cette affaire ravive le débat sur la gestion des fraudes aux examens, la pression scolaire, mais aussi le recours à des procédures pénales dans un contexte éducatif. En attendant un apaisement de la situation, les compositions restent suspendues au lycée Jules Sagna, et la mobilisation pourrait se poursuivre si des réponses concrètes ne sont pas apportées rapidement.