LOUGA / DRAME À NDOYENNE : Sidy Sow, un éleveur populaire, lynché par une foule

La quiétude du village de Ndoyenne, situé à quelques kilomètres de Darou Moukhty, a été troublée dans la nuit du mercredi 8 octobre. Un drame s’y est produit vers 22 heures, coûtant la vie à Sidy Sow, plus connu sous le nom d’Aloussaye Kardiata, âgé de 45 ans et père de six enfants. Originaire du village de Mbappou, dans la même commune, il a été sauvagement tué par une foule en colère.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, Sidy Sow était un éleveur prospère, connu pour la richesse de son troupeau et son sens du travail. Ses proches, encore sous le choc, affirment qu’il n’avait jamais eu de différends avec qui que ce soit dans la localité.
Mais depuis plusieurs semaines, la zone de Darou Moukhty à Kébémer en passant par Sagata, est marquée par une recrudescence des vols de bétail. Pour faire face à ce fléau, un groupe d’habitants de Ndoyenne a mis sur pied un mouvement de vigilance dénommé « Aar Sunu Momel » (Protégeons notre patrimoine).
Le jour du drame, Sidy Sow s’était rendu à Ndoyenne pour des affaires personnelles. Il s’était arrêté dans un « maïga » pour prendre le dîner lorsqu’il fut averti par le vendeur que des individus cherchaient à l’interpeller, sans préciser leur motivation.
Avant qu’il ne puisse s’échapper, une foule l’a encerclé. Deux gendarmes du poste de Sagata, alertés par la situation, sont intervenus et ont confisqué son téléphone pour contacter ses proches. Son père, joint par les forces de l’ordre, aurait supplié les gendarmes de protéger son fils.
Pris de panique, Sidy Sow aurait tenté de reprendre son téléphone avant de s’enfuir, espérant échapper à la colère de la foule. Non assisté par les forces de l’ordre, il a malheureusement été rattrapé, lynché et grièvement blessé à coups de pierres et d’objets contondants.

UNE MORT QUI SOULÈVE L’INDIGNATION
Les sapeurs-pompiers ont évacué la victime vers l’hôpital de Darou Moukhty, où elle a succombé à ses blessures dans la matinée du jeudi 9 octobre. Joint par notre un de nos confrères, Cheikh Aldiouma Sow, un proche de la victime juge incompréhensible, le silence médiatique autour de ce meurtre. Il dénonce une tentative de manipulation sur les réseaux sociaux, visant à détourner l’attention du public de la brutalité du meurtre. Cheikh Aldiouma a également critiqué les propos de Baye Ndaw, chef du mouvement « Aar Sunu Momel » de Ndoyenne qui aurait minimisé les faits, évoquant la nécessité de comprendre la colère des populations face aux vols répétés de bétail.
Les proches de Sidy Sow, eux, demandent justice : « Ce qui s’est passé est inacceptable. Aucun acte ne peut justifier un tel lynchage », déclare un membre de la famille, appelant les autorités à « punir sévèrement les responsables ».
Selon nos informations, le procureur de Louga a ordonné une autopsie du corps. Cinq (5) suspects ont été arrêtés dans le cadre de l’enquête. Les investigations se poursuivent pour faire toute la lumière sur ce drame qui choque la région et relance le débat sur les dérives de la justice populaire au Sénégal.


Djibril DEME

Ancien Militaire Lynché par la Foule : Mort de M. Ndao suite à un Acte de Violence

Une tragédie a frappé la communauté de Jaxaay au Sénégal, où un ancien militaire, M. Ndao, a été lynché à mort par la foule après avoir été accusé de vol à l’arraché d’un téléphone portable. L’incident a déclenché une réaction violente de la part de la population, mettant en lumière les dangers de la justice populaire et de la violence communautaire.

M. Ndao, radié de l’armée sénégalaise, a été poursuivi et violemment battu par la foule après avoir été accusé de vol. Malgré les tentatives des autorités pour le protéger, sa santé s’est rapidement détériorée et il a été conduit au centre de santé de Keur Massar, où il a succombé à ses blessures.

Une enquête ultérieure a révélé que M. Ndao se faisait passer pour un gendarme et avait déjà été condamné à plusieurs reprises pour des crimes similaires, dont l’usurpation de fonction et le vol. La perquisition de sa chambre a également permis aux autorités de découvrir des accessoires militaires et des uniformes de la gendarmerie.

Le dossier concernant cet incident tragique a été transmis au procureur de la République après une enquête policière. Cette affaire soulève des questions sur la violence communautaire et l’importance de respecter l’état de droit et les procédures judiciaires, même dans les cas les plus émotionnels.

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