Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°512 – 15/07/2025

🔴 « L’EMPRISONNEMENT DE BADARA GADIAGA EST UN PAS DE PLUS VERS LA CONSTRUCTION D’UN PARTI-ÉTAT » : BOUGANE DÉCODE LES INTENTIONS DE SONKO
🔴 « IL N’Y A AUCUN CONFLIT ENTRE OUSMANE SONKO ET MOI » : QUELLE « STATESMANSHIP » DE DIOMAYE !

🔴 CAN FÉMININE : LES « LIONNES » S’ENVOLENT EN QUARTS
🔴 LIGUE FOOTBALL DE THIÈS : DSFA ET UNIVERSITÉ CLUB DE THIÈS EN N2 !

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°508 – 10/07/2025

🔴 DE NOMBREUX SYMPATHISANTS, ACTEURS POLITIQUES ET MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ CIVILE DEVANT LA DSC : BADARA GADIAGA ASSOMME LES « 4000 CADRES »
🔴 CLIMAT PROPICE POUR LES INVESTISSEMENTS AMÉRICAINS : DIOMAYE SÉDUIT TRUMP

🔴 COUPE DE LA LIGUE : WALLY DAAN S’OFFRE UNE FINALE CONTRE L’AS PIKINE
🔴 CAN FÉMININE 2024 / PORTÉES PAR NGUÉNAR NDIAYE : LES « LIONNES » S’INCLINENT FACE À LA ZAMBIE

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°507 – 09/07/2025

🔴 CONVOCATION DE BADARA GADIAGA APRÈS LA COLÈRE « PASTÉFIENNE » SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX : DU DÉJÀ-VU
🔴 CRITIQUES CONTRE LES MAGISTRATS : GUEUM SA BOPP RÉCLAME LA TÊTE DE SONKO

🔴 FSF / BRUITS DE COULOIRS : À QUI PROFITE LE REPORT ? (Par Alioune Fall)
🔴 LSFP : LE JARAAF PIÉGÉ PAR L’AS CAMBÉRÈNE

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°506 – 08/07/2025

🔴 PREMIER SEMESTRE 2025 / FINANCEMENT SUR LE MARCHÉ DE L’UEMO : LE SÉNÉGAL TRIPLE SA DETTE
🔴 « S’IL CHERCHE UNE OPPOSITION, LA VOILÀ ! » : AÏSSATA TALL SALL DÉFIE SONKO

🔴 AFROBASKET 2025 : 17 « LIONNES » AFFÛTENT LEUR JEU À SALY
🔴 PRÉPARATION DE L’AFROBASKET 2025 : LE COACH OTIS HUGHLEY INTÈGRE LA TANIÈRE DES LIONNES

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°494 – 24/06/2025

🔴 RAPPORTS D’EXÉCUTION BUGDGÉTAIRE / SECTEURS DE LA DÉFENSE, DES AFFAIRES ÉCONOMIQUES, DE LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT, ETC : CES INVESTISSEMENTS SONT-ILS LUCRATIFS ?
🔴 LE SYTJUST ET L’UNTJ EN GRÈVE POUR 72 HEURES : LA JUSTICE PRISE EN OTAGE

🔴 17 ARRESTATIONS ET DU CHANVRE SAISI APRÈS ZARCO / SA THIÈS : LE COMBAT FAIT RAGE, LES MALFRATS AUSSI
🔴 23 LIONNES EN ROUTE POUR L’AFROBASKET 2025 : LA PRÉPARATION PEUT COMMENCER !

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°498 – 28 ET 29/06/2025

🔴 RÉVÉLATIONS D’AFRICA INTELLIGENCE SUR L’ÉLECTION DU PRÉSIDENT BIO À LA TÊTE DE LA CEDEAO : DIOMAYE DRIBBLÉ PAR SES PAIRS
🔴 SOUS MANDAT DE DÉPÔT, BACHIR FOFANA JUGÉ JEUDI : LA PRESSE EN SURSIS

🔴 MERCATO : PAPE DEMBA DIOP, NOUVELLE RECRUE DE STRASBOURG
🔴 PRÉSIDENCE DE LA LIGUE SÉNÉGALAISE DE FOOTBALL PROFESSIONNEL : ABDOULAYE SEYDOU SOW SORT DU BOIS

Macky Sall aux Assemblées d’Afreximbank : plaidoyer pour une gouvernance renforcée des institutions financières africaines

L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, a participé ce mardi aux 32e Assemblées annuelles de l’African Export-Import Bank (Afreximbank), organisées à Abuja, la capitale fédérale du Nigéria. Il était l’un des intervenants d’un panel de haut niveau consacré aux institutions financières multilatérales africaines (IFMA) dans un monde de plus en plus polarisé.

Ce panel stratégique a réuni des personnalités de renom du monde politique, économique et financier africain pour discuter des grands défis qui se posent aux IFMA. Macky Sall, dont l’expérience en matière de gouvernance et de diplomatie est largement reconnue, a pris une part active aux débats, apportant sa lecture des enjeux liés à la souveraineté économique du continent.

Le leadership des dirigeants africains face aux tensions géopolitiques et à la reconfiguration des alliances économiques ; La confiance des partenaires internationaux, notamment dans un climat où les critères de transparence et de performance sont de plus en plus exigeants ; La mobilisation des ressources internes, enjeu crucial pour réduire la dépendance extérieure et renforcer la résilience financière du continent ; Le rôle du secteur privé africain dans le financement du développement et l’innovation ; Les conditions d’accès au crédit pour les États africains, souvent confrontés à des taux prohibitifs ; Le traitement équitable de la dette et les mécanismes de restructuration en période de crise ; Le financement adéquat des projets stratégiques, notamment en infrastructures, santé et éducation ; La gouvernance des IFMA, question centrale dans la quête d’efficacité, de redevabilité et d’appropriation africaine.

Dans son intervention, Macky Sall a insisté sur la nécessité d’une gouvernance plus inclusive, transparente et pragmatique au sein des IFMA. Selon lui, ces institutions doivent non seulement renforcer leurs capacités d’intervention, mais également s’adapter aux nouvelles réalités économiques et aux aspirations des peuples africains.

L’ancien chef de l’État a également plaidé pour un partenariat rénové entre les IFMA, les États et le secteur privé, en misant sur une approche centrée sur la création de valeur, l’industrialisation et l’intégration régionale.

Depuis la fin de son mandat présidentiel, Macky Sall continue d’être sollicité sur la scène internationale pour partager son expérience en matière de gouvernance, de diplomatie économique et d’intégration régionale. Sa participation à ce panel témoigne de son engagement pour une Afrique forte, souveraine et solidaire, capable de faire entendre sa voix dans les grands forums mondiaux.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°494 – 24/06/2025

🔴 RAPPORTS D’EXÉCUTION BUGDGÉTAIRE / SECTEURS DE LA DÉFENSE, DES AFFAIRES ÉCONOMIQUES, DE LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT, ETC : CES INVESTISSEMENTS SONT-ILS LUCRATIFS ?
🔴 LE SYTJUST ET L’UNTJ EN GRÈVE POUR 72 HEURES : LA JUSTICE PRISE EN OTAGE

🔴 17 ARRESTATIONS ET DU CHANVRE SAISI APRÈS ZARCO / SA THIÈS : LE COMBAT FAIT RAGE, LES MALFRATS AUSSI
🔴 23 LIONNES EN ROUTE POUR L’AFROBASKET 2025 : LA PRÉPARATION PEUT COMMENCER !

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°490 – 19/06/2025

🔴 JOURNÉES DE CONCERTATION DU SECTEUR DE LA COMMUNICATION : LES PLAIES DE LA  PRESSE À NU
🔴 SÉNÉGAL / TROISIÈME PAYS LE PLUS CHER AU MONDE : ENVOYER DE L’ARGENT EST UN LUXE ICI !

🔴 COUPE DE LA LIGUE : GUÉDIAWAYE TOMBE EN QUART DE FINALE
🔴 LIGUE 1 (28e J) : USO LIMITE L’ACCÈS AUX SUPPORTERS DU JARAAF

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°488 – 17/06/2025

🔴 LE RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES : ARGUMENT DU MINISTÈRE DES FINANCES POUR JUSTIFIER LA NON-PUBLICATION DES RAPPORTS D’EXÉCUTION BUDGÉTAIRE : UNE CONTINUITÉ DE DISSIMULATION ?
🔴 ATTAQUE D’ISRAËL CONTRE L’IRAN : DAKAR EN MISSION DE PAIX

🔴 À LA VEILLE DES ÉLECTIONS DE LA FSF ET DES LIGUES : CHEIKH BA PASSE À LA LOUPE LE FOOT SÉNÉGALAIS
🔴 MONDIAL DES CLUBS / VICTOIRE DE CHELSEA : JACKSON S’ILLUSTRE PAR UNE PASSE DÉCISIVE


Polémique autour de sa participation au dialogue national : « Si c’était à refaire, je le referais », dixit Abdoulaye Seydou Sow

Invité de l’émission Face au Jury sur Pressafrik TV HD ce dimanche, l’ancien ministre de l’Urbanisme et actuel maire de Kaffrine, Abdoulaye Seydou Sow, est revenu sur sa participation controversée au dialogue national du 28 mai dernier. Une démarche qu’il assume pleinement, malgré le mot d’ordre de boycott lancé par son parti, l’Alliance pour la République (APR), alors dans l’opposition.

Réagissant aux critiques sur son choix d’avoir répondu à l’appel du président Bassirou Diomaye Faye, M. Sow s’est voulu clair : « On ne peut pas boycotter un dialogue, quelles que soient les circonstances politiques. » Il explique avoir partagé cette position au sein du parti lors d’une réunion du sous-comité mis en place par l’ancien président Macky Sall.

Selon lui, la posture du boycott ne servait pas les intérêts de l’opposition : « Je leur ai dit que si ça ne tenait qu’à moi, on prendrait part au dialogue. Le président ne va pas nous faire du tort pour avoir donné notre point de vue. » Et de rappeler que lors du dialogue initié par Macky Sall, certains responsables de l’opposition, dont Oumar Sarr, avaient bien participé malgré l’incarcération de Karim Wade à l’époque.

Pour Abdoulaye Seydou Sow, deux raisons justifient la présence de l’opposition à ce dialogue : d’abord pour éviter qu’elle « ne se casse », ensuite pour « garder une position face au pouvoir ». Une stratégie politique assumée, qu’il dit avoir défendue devant l’assistance lors de sa prise de parole au dialogue.

M. Sow a également précisé qu’il n’avait pas été informé officiellement de l’interdiction faite aux membres de l’APR de participer au dialogue. « Je l’ai appris à la conférence de presse », confie-t-il. Il cite à ce propos une célèbre formule de Me Abdoulaye Wade : « Si tu manges un repas dont tu ne sais comment il a été préparé, si tu en meurs, tu es responsable de ta mort. » Manière de dégager sa responsabilité et de souligner l’ambiguïté des instructions au sein du parti.

Il rappelle avoir été transparent sur sa décision : « Lors d’une réunion préparatoire, j’ai dit que j’irais au dialogue en tant que maire et en tant que citoyen. Personne ne m’en a empêché. On m’a juste dit qu’on n’encourageait pas les maires à y aller, mais cela n’a rien d’une interdiction formelle. »

Et de souligner, non sans ironie, que le 4 avril dernier, plusieurs présidents d’institutions avaient participé à une rencontre officielle avec le chef de l’État, sans en informer le parti. « Ça aussi, c’est une forme de dialogue », glisse-t-il.

Pour Abdoulaye Seydou Sow, l’APR commet une erreur stratégique en refusant d’assister au dialogue. Il prend à témoin la participation d’Oumar Youm aux Assises nationales sous Wade pour justifier la pertinence de sa propre démarche : « Si c’était à refaire, je le referais », insiste-t-il, convaincu d’avoir agi dans l’intérêt du débat démocratique.

FMI – Sénégal : les négociations au point mort, l’accord reporté sine die

Le climat d’optimisme qui entourait, il y a encore quelques semaines, les discussions entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) s’est nettement assombri. Alors que le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, espérait relancer les négociations dès avril pour conclure un nouvel accord en juin, l’horizon s’est considérablement obscurci.

Lors d’un point de presse tenu jeudi dernier, la directrice du département Communication du FMI, Julie Kozack, a clairement indiqué qu’aucun calendrier n’était fixé pour la reprise officielle des négociations. « Nous attendons les résultats finaux de l’audit », a-t-elle déclaré, évoquant le dossier des irrégularités comptables révélées par l’Inspection générale des finances (IGF).

Plus alarmant encore, le quotidien Les Échos rapporte que « la conclusion d’un nouveau programme de décaissement n’est pas à l’ordre du jour ». Une affirmation qui sonne comme un désaveu pour les autorités sénégalaises, alors même que le pays fait face à une pression budgétaire accrue.

Le FMI, tout en maintenant un canal de dialogue ouvert avec Dakar, insiste sur la complexité du dossier. Julie Kozack a rappelé que l’affaire des fausses déclarations dans les comptes publics nécessitait un traitement « rigoureux et long ». L’institution exige une transparence totale avant toute reprise des engagements financiers.

Pour mémoire, le programme triennal signé entre le FMI et le Sénégal portait sur un montant de 1,8 milliard de dollars, soit près de 1 100 milliards de francs CFA. Il a été suspendu à la suite d’un rapport de l’IGF validé par la Cour des comptes, qui a mis en lumière une manipulation systématique des données comptables publiques entre 2019 et mars 2024, sous la présidence de Macky Sall.

Ce gel du programme pèse lourdement sur la trésorerie publique, alors que le gouvernement actuel multiplie les chantiers économiques et les engagements sociaux. En attendant la fin de l’audit en cours, le Sénégal reste dans une zone d’incertitude financière, sans garantie de déblocage à court terme.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°486 – 14 ET 15/06/2025

🔴 UMOA TITRES / LEVÉE DE 76,9 MILLIARDS F CFA PAR DAKAR : ABIDJAN RESTE LE 1ᵉʳ INVESTISSEUR
🔴 REPORT DE LA CONFÉRENCE DE L’ONU SUR LA PALESTINE : DIOMAYE CONFINÉ À DOMICILE

🔴 BAL 2025 : LE SÉNÉGALAIS YOUSSOU NDOYE SUR LE PODIUM
🔴 COUPE DU MONDE DES CLUBS / PRÉSENCE DE KOULIBALY, JACKSON ET NIANG : LE SÉNÉGAL S’INVITE EN FORCE

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°484 – 12/06/2025

🔴 NOUVELLE CARTOGRAPHIE DES PAYS À HAUT RISQUE DE BLANCHIMENT D’ARGENT ET DE FINANCEMENT DU TERRORISME : SÉNÉGAL « OUT », CÔTE D’IVOIRE « IN » !
🔴 BLOCAGE DE LA REVALORISATION STATUTAIRE DES GREFFIERS : DU « SABOTAGE INSTITUTIONNEL », SELON LE SYTJUST

🔴 LIGUE 1 / COURSE AU TITRE : GORÉE, JARAAF ET OUAKAM AU COUDE-À-COUDE
🔴 COUPE DU MONDE DES CLUBS 2025 / GROUPE D’ÉTUDE TECHNIQUE DE LA FIFA : ALIOU CISSÉ PARMI LES MEMBRES

John Mahama nommé champion du climat pour l’Afrique : Macky Sall salue un renfort stratégique avant la COP30

L’ancien président sénégalais Macky Sall a exprimé sa vive satisfaction après l’annonce de la nomination de l’ex-président ghanéen John Dramani Mahama au sein du Conseil du Centre mondial sur l’adaptation (Global Center on Adaptation – GCA). Ce dernier endosse désormais le rôle stratégique de champion du climat pour l’Afrique, à un moment charnière pour les enjeux climatiques du continent, en amont de la COP30 prévue en 2025 au Brésil.

Sur son compte X (ex-Twitter), Macky Sall a partagé son enthousiasme en ces termes :

« Très heureux d’accueillir le président @JDMahama du Ghana au Conseil du Centre mondial sur l’adaptation face aux changements climatiques ».

L’ancien chef d’État sénégalais a aussi salué une « excellente réunion de départ » tenue en présence du directeur exécutif du GCA, le professeur Patrick Verkooijen, témoignant de la dynamique déjà enclenchée autour de cette nouvelle mission de John Mahama.

La désignation de John Mahama intervient alors que les défis liés aux effets du dérèglement climatique s’intensifient sur le continent africain. Inondations, sécheresses, érosion côtière ou encore insécurité alimentaire sont autant de fléaux qui menacent la stabilité socio-économique de nombreux pays.

Macky Sall, qui continue de s’impliquer activement dans les questions globales, a rappelé l’importance de mobiliser toutes les forces disponibles pour défendre les intérêts du continent. Il a souligné l’engagement attendu de John Mahama dans les efforts d’adaptation de l’Afrique aux réalités environnementales croissantes.

Dans un communiqué officiel, le Global Center on Adaptation a salué la nomination de John Mahama, en mettant en avant son « leadership et son engagement », des qualités jugées « précieuses pour intensifier l’adaptation et renforcer la résilience en Afrique ».

Le GCA, basé à Rotterdam, joue un rôle moteur dans la promotion des politiques d’adaptation au changement climatique à l’échelle mondiale. L’intégration de Mahama à son Conseil reflète une volonté affirmée de renforcer la voix africaine dans les grandes négociations internationales, à l’image de la prochaine COP30.

Candidature à l’ONU : Yassine Fall ferme la porte à Macky Sall

Alors que des rumeurs persistantes évoquent une éventuelle candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies, la ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine, Yassine Fall, est sortie de sa réserve. Dans un entretien exclusif accordé à Seneweb, la cheffe de la diplomatie sénégalaise a catégoriquement rejeté cette hypothèse, qu’elle qualifie de totalement infondée.

« Macky Sall candidat au poste de Secrétaire général de l’ONU ? Ceux qui avancent cela ignorent manifestement les critères requis : son passé, son bilan et son profil ne correspondent pas. Lorsque les candidatures seront officialisées, son nom ne figurera même pas sur la liste », a-t-elle déclaré sans ambages.

Cette sortie intervient quelques jours après celle d’Aminata Touré, ancienne Première ministre et figure de proue de la dissidence au sein de l’ancien régime, qui s’était également montrée sceptique quant à une telle ambition prêtée à Macky Sall. Les deux réactions concordantes montrent une volonté du nouveau pouvoir de se désolidariser clairement de l’ancien président, y compris sur le plan symbolique et diplomatique.

C’est le site spécialisé Africa Intelligence qui avait relancé le débat, en affirmant que Macky Sall caressait l’ambition de succéder à António Guterres à la tête des Nations unies à l’expiration de son mandat, prévu pour décembre 2026. Aucune déclaration officielle n’a encore émané de l’ex-chef de l’État, qui garde jusqu’ici le silence sur la question.

Mais pour la diplomatie sénégalaise actuelle, l’affaire semble déjà tranchée. Yassine Fall insiste : « Le Sénégal a une vision claire de ce que représente le poste de Secrétaire général de l’ONU. Il ne s’agit pas d’un refuge politique, mais d’une fonction qui exige rigueur, neutralité et une trajectoire irréprochable sur le plan international. »

Ces déclarations viennent confirmer la rupture assumée entre l’ancienne administration et celle actuellement en place, dans un contexte où la crédibilité du Sénégal sur la scène internationale est scrutée de près.

À la veille de la Tabaski : Macky Sall envoie une délégation parlementaire à la famille de Farba Ngom

À quelques jours de la fête de la Tabaski, une délégation parlementaire conduite par Me Aïssata Tall Sall s’est rendue au domicile familial du député Farba Ngom. Cette visite de solidarité, empreinte de compassion, intervient dans un contexte marqué par la détention prolongée du maire d’Agnam, actuellement poursuivi dans deux affaires judiciaires majeures.

La Présidente du Groupe Parlementaire Takku Wallu Sénégal (TWS), Me Aïssata Tall Sall, a dirigé cette initiative « au nom des valeurs de fraternité et de partage » qui caractérisent, selon elle, cette période sacrée du calendrier musulman. La délégation, composée de plusieurs députés proches de l’ancien président Macky Sall, a ainsi voulu témoigner sa proximité avec la famille du parlementaire incarcéré depuis le 27 février dernier.

Selon les informations relayées par le quotidien L’AS, cette visite s’inscrit dans le sillage d’un message personnel du président Macky Sall, transmis par Amadou Mame Diop, président de l’Assemblée nationale. Le message, adressé à la famille Ngom, mais aussi aux maires, élus, militants et populations de la région de Matam, se veut un geste de réconfort dans une période éprouvante. La famille de Farba Ngom a salué cette démarche et remercié chaleureusement Macky Sall ainsi que l’ensemble des députés mobilisés.

Farba Ngom, figure emblématique du nord du pays et fidèle parmi les fidèles de Macky Sall, fait l’objet de poursuites judiciaires dans deux dossiers distincts. Le premier le cite comme complice présumé dans un détournement de 91 milliards de FCFA impliquant l’homme d’affaires Tahirou Sarr. Le second le désigne comme auteur principal présumé d’un autre détournement portant sur une somme de 31 milliards de FCFA.

Ces procédures s’inscrivent dans le cadre d’un vaste processus de reddition des comptes enclenché depuis l’installation des nouvelles autorités. La Haute Cour de Justice et les juridictions ordinaires ont engagé une série de dossiers visant à faire la lumière sur la gestion des finances publiques sous les précédents régimes.

Dans ce contexte judiciaire tendu, la visite des députés à la famille Ngom apparaît aussi comme un signal politique fort : celui de la fidélité et du soutien d’une partie de la classe politique à l’un de ses membres, malgré la gravité des accusations qui pèsent sur lui. Elle rappelle aussi que, au-delà des joutes judiciaires, les équilibres affectifs et régionaux continuent de jouer un rôle de premier plan dans la dynamique politique sénégalaise.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°480 – 04/06/2025

🔴 2e ÉDITION DU SALON DES INDUSTRIES AFRICAINES : DAKAR, CATALYSEUR DU CHANGEMENT
🔴 RELANCE ÉCONOMIQUE URGENTE : LE PLAN DE BOUGANE POUR « SAUVER LE SÉNÉGAL »

🔴 LIGUE PRO : JARAAF, GORÉE ET DES DIRIGEANTS DE CLUBS SANCTIONNÉS
🔴 LUTTE : TALFA VS ARMÉE PRÉVU EN JUILLET

Mo Ibrahim Governance Weekend : Macky Sall plaide pour l’accès universel à l’électricité pour 600 millions d’Africains

Macky Sall, ancien président de la République du Sénégal, a participé ce mardi à Marrakech à la session « Mission300 », en marge du Mo Ibrahim Governance Weekend. Cette rencontre, qui réunit des décideurs, experts et leaders africains autour des grands enjeux de gouvernance du continent, a été l’occasion pour l’ancien chef d’État de faire entendre sa voix sur la question cruciale de l’accès à l’énergie.

Dans une déclaration faite à l’issue de la session, Macky Sall a mis en lumière l’urgence de garantir un accès universel à l’électricité pour les 600 millions d’Africains qui en sont encore privés. Il a insisté sur le fait que l’électrification du continent reste un préalable au développement économique, à l’amélioration des conditions de vie et à la réduction des inégalités.

Macky Sall, qui siège au Comité et au Conseil de la Fondation Mo Ibrahim, a également plaidé pour une transition énergétique « juste et équitable », en phase avec les réalités africaines. Selon lui, cette transition ne peut se faire sans valoriser les ressources disponibles sur le continent, notamment le gaz naturel, qui constitue une énergie de transition incontournable pour plusieurs pays africains.

Son intervention a souligné la nécessité pour l’Afrique de défendre une approche pragmatique face aux enjeux climatiques mondiaux, tout en s’assurant que ses besoins en développement ne soient pas sacrifiés au nom d’une transition énergétique dictée par les standards des pays industrialisés. Pour Macky Sall, l’équité doit être le socle des discussions internationales sur l’énergie et le climat, afin que les pays africains puissent accéder aux financements et technologies indispensables à leur propre trajectoire de croissance.

Candidature de Macky Sall à l’ONU : Aminata Touré parle d’une « zéro chance de succès » et dénonce une tentative de diversion

Aminata Touré, ancienne Première ministre du Sénégal et actuelle Haut représentant du Président de la République, est sortie de son silence face aux rumeurs persistantes annonçant une possible candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. Dans un message sans détour publié ce mardi 3 juin 2025 sur sa page Facebook, elle a rejeté catégoriquement la perspective, affirmant que cette ambition n’aurait, selon ses propres termes, « zéro chance de succès ».

Elle estime que le profil du prochain chef de l’ONU devra être irréprochable, notamment en matière de respect des droits humains. Or, d’après elle, l’ancien président sénégalais ne répond pas à ces critères, au regard de son bilan en matière de libertés publiques au cours de ses deux mandats. Aminata Touré insiste sur le fait que « le remplaçant de António Guterres comme Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies sera un homme ou une femme au curriculum vitae immaculé en matière de respect des Droits humains ».

L’ancienne cheffe du gouvernement n’a pas manqué de rappeler que l’ONU, en tant que gardienne des principes universels des droits humains, ne peut accepter des profils entachés par des accusations graves. Elle s’appuie notamment sur des rapports d’ONG et sur les conclusions de la Rapporteuse spéciale de l’ONU sur la torture, Alice Jill Edwards. Lors de sa visite à Dakar en février dernier, cette dernière avait exhorté les autorités sénégalaises à ouvrir des enquêtes sur des actes présumés de torture et sur l’usage excessif de la force dans la gestion des manifestations.

Aminata Touré évoque à ce propos un lourd bilan humain sous le magistère de Macky Sall, avec au moins 82 morts lors des manifestations politiques entre 2021 et 2024, sans compter « des centaines d’arrestations arbitraires », selon elle. Elle affirme que ce dossier constitue une tache indélébile dans le parcours de l’ancien président, qui ne saurait être effacée par une quelconque ambition diplomatique.

Elle conclut son message en dénonçant ce qu’elle considère comme une manœuvre de diversion destinée à détourner l’attention de la justice : « Les Nations Unies ne peuvent pas être instrumentalisées pour effacer un lourd passif, et l’heure est à la justice. Pas d’écran de fumée ni de manipulation. Que les commanditaires, de haut en bas, et les exécutants répondent de leurs faits devant la Justice. »

Par cette sortie, Aminata Touré signe un désaveu frontal à toute initiative visant à porter Macky Sall sur la scène onusienne et rappelle la nécessité, selon elle, d’un devoir de vérité et de justice sur les années de pouvoir écoulées.

Macky Sall plaide pour une transition énergétique équitable lors de la Mission300 à Marrakech

Ce mardi matin, l’ancien président sénégalais Macky Sall a pris part à la session Mission300 organisée dans le cadre du Mo Ibrahim Governance Weekend, qui se tient actuellement à Marrakech. Devant un parterre de décideurs, d’experts en gouvernance et de partenaires au développement, il a livré un plaidoyer fort en faveur d’un accès universel à l’électricité en Afrique et d’une transition énergétique adaptée aux réalités du continent.

Macky Sall a rappelé l’urgence absolue de l’électrification du continent, soulignant que près de 600 millions d’Africains vivent encore sans accès à l’électricité. Une situation qu’il juge “inacceptable à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle”, estimant qu’aucun développement durable n’est possible sans énergie.

« L’Afrique ne peut pas être la dernière priorité dans la course mondiale à l’électrification. Il faut agir vite, massivement et avec équité », a martelé l’ancien président du Sénégal.

Insistant sur le principe de justice climatique, Macky Sall a souligné que la transition énergétique du continent ne saurait être calquée sur celle des pays industrialisés. Il a plaidé pour une approche pragmatique et équilibrée, fondée sur l’exploitation raisonnée de toutes les ressources disponibles, y compris le gaz naturel, que plusieurs pays africains produisent ou découvrent.

« Le gaz doit être considéré comme une énergie de transition. L’Afrique a le droit d’utiliser ses ressources pour développer son économie, tout en s’engageant vers un avenir plus vert », a-t-il affirmé.

Un message à la communauté internationale

Macky Sall a également interpellé les institutions financières internationales et les partenaires bilatéraux sur la nécessité de réformer les mécanismes de financement. Il a déploré la frilosité de certains bailleurs à soutenir des projets énergétiques gaziers en Afrique, sous prétexte de neutralité carbone.

« La neutralité carbone ne doit pas devenir un nouveau mur qui nous exclut du développement. Il faut que les critères de financement prennent en compte nos réalités spécifiques », a-t-il ajouté, appelant à un partenariat mondial renouvelé.

Cette intervention s’inscrit dans la continuité du rôle que Macky Sall a joué au cours de sa présidence, notamment lors de son mandat à la tête de l’Union africaine en 2022. Il avait alors porté la voix de l’Afrique sur la scène internationale, plaidant pour une transition énergétique inclusive, sans stigmatisation des ressources africaines.

En participant au Mo Ibrahim Governance Weekend, Macky Sall confirme son engagement continu pour une gouvernance responsable et un développement durable centré sur les besoins des populations africaines.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°478 – 02/06/2025

🔴 RENOUVELLEMENT DU SECRÉTARIAT GÉNÉRAL DE L’ONU DANS UN MONDE FRACTURÉ : MACKY SALL, CANDIDAT DE LA CONCORDE
🔴 MENACES DJIHADISTES : L’ALERTE DU GÉNÉRAL SELLÉ NDIAYE

🔴 APRÈS L’OM, PSG VAINQUEUR DE LA LIGUE DES CHAMPIONS : À JAMAIS LES DEUXIÈMES !
🔴 LIGUE 1 / GUÉDIAWAYE-PIKINE : LE DERBY EXILÉ, SANS PUBLIC !

Marrakech : Macky Sall réaffirme son appel à « un partenariat Afrique-Europe rénové »

Présent ce dimanche à Marrakech à l’occasion d’un forum diplomatique de haut niveau, l’ancien président sénégalais Macky Sall a lancé un plaidoyer fort en faveur d’un nouveau type de partenariat entre l’Afrique et l’Europe. Dans un contexte international marqué par les fractures géopolitiques, l’ex-chef d’État, dont la voix continue de peser dans les cercles africains et internationaux, a souligné l’urgence d’une refondation des relations entre les deux continents.

S’exprimant devant un auditoire composé de diplomates, de chercheurs et de représentants institutionnels, Macky Sall a affirmé que le temps était venu de dépasser les schémas hérités du passé. « L’Afrique et l’Europe sont condamnées à s’entendre, mais plus dans les termes désuets du passé. Nous avons besoin d’une alliance de coresponsabilité, où chacun assume sa part », a-t-il déclaré avec fermeté.

Selon lui, les défis actuels – qu’il s’agisse du climat, de la sécurité, des migrations ou encore du développement économique – exigent des réponses concertées et équitables. Macky Sall a notamment pointé du doigt les déséquilibres structurels qui continuent de marquer les rapports entre les deux régions, appelant à un modèle de coopération fondé sur les intérêts mutuels et non sur une logique d’assistance unilatérale.

L’ancien président du Sénégal, artisan du dialogue euro-africain lorsqu’il était à la tête de l’Union africaine, a également mis l’accent sur la nécessité de réformes concrètes dans les mécanismes de financement, les accords commerciaux et les politiques de mobilité. « Il ne suffit plus de multiplier les sommets ou les déclarations d’intention. Ce qu’il nous faut aujourd’hui, c’est une coopération de résultats, capable d’impacter les vies des populations africaines et européennes », a-t-il martelé.

Ce nouvel appel de Macky Sall intervient alors que les relations Afrique-Europe sont à un tournant. Entre la montée des souverainismes sur les deux continents, la compétition stratégique avec d’autres puissances comme la Chine ou la Russie, et la pression migratoire croissante, le partenariat historique semble chercher un nouveau souffle. La parole de l’ancien président, réputé pour son sens du consensus et de la diplomatie, pourrait jouer un rôle catalyseur dans la redéfinition de ce dialogue intercontinental.

À Marrakech, Macky Sall a, une fois de plus, démontré qu’il entend continuer à peser sur les grandes orientations africaines, même après son départ de la présidence. En rappelant la nécessité d’une Afrique écoutée, respectée et considérée comme partenaire à part entière, il réaffirme son engagement pour une gouvernance mondiale plus juste et plus inclusive.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°477 – 31/05 ET 01/06/2025

🔴 UMOA-TITRES / CONTRIBUTION À PLUS DE 60% DES INVESTISSEURS IVOIRIENS LORS DES DEUX DERNIÈRES ÉMISSIONS : LE SÉNÉGAL SOUS OXYGÈNE IVOIRIEN ?
🔴 POPENGUINE 2025 : LE GÉNÉRAL TINE SORT LE GRAND JEU

🔴 UFOA A&B (U20) : LE SÉNÉGAL DANS UNE POULE RELEVÉE
🔴 COUPE DU SÉNÉGAL / DÉCISION DE LA FSF EN FAVEUR DU JARAAF : BUILDERS FC PRÊTE À SAISIR LA FIFA

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°476 – 30/05/2025

🔴 ÉMIGRATION IRRÉGULIÈRE / DU CICAD À EL HIERRO : LE SÉNÉGAL DIALOGUE, L’OCÉAN ENGLOUTIT SON AVENIR
🔴 ÉLECTION DE SIDI OULD TAH À LA PRÉSIDENCE DE LA BAD : LA MAURITANIE S’IMPOSE EN SILENCE

🔴 TOURNOI UFOA/A 2025 / VICTOIRE FACE AU LIBÉRIA : LES « LIONNES » EN FINALE !
🔴 BASKET / COUPE DU MAIRE : JEANNE D’ARC ET GBA EN DEMI-FINALES

Macky Sall rend hommage à Abdoulaye Wade pour ses 99 ans

En ce jeudi 29 mai 2025, l’ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, a tenu à saluer avec émotion et respect son prédécesseur, le Président Me Abdoulaye Wade, à l’occasion de son 99e anniversaire.

Dans un message publié sur le réseau social X (anciennement Twitter), Macky Sall a exprimé toute son admiration pour celui qu’il qualifie de « figure emblématique de notre démocratie » et de « défenseur infatigable du panafricanisme ».

« En ce 29 mai, je rends un hommage appuyé au Président Abdoulaye Wade, figure emblématique de notre démocratie et défenseur infatigable du panafricanisme, qui fête ses 99 ans. Joyeux anniversaire, Maître Wade. Que votre passion pour l’Afrique et notre pays continue d’inspirer les générations actuelles et futures », a écrit l’ancien chef de l’État.

Ce message témoigne d’un profond respect au-delà des divergences politiques passées. Rappelons que Macky Sall a longtemps été un proche collaborateur de Me Wade avant de devenir son opposant puis son successeur à la tête de l’État en 2012.

Né le 29 mai 1926, Me Abdoulaye Wade reste une figure majeure de la vie politique sénégalaise et africaine. Ancien avocat et intellectuel brillant, il a marqué l’histoire en devenant le troisième président du Sénégal (2000-2012), après plus de 25 ans passés dans l’opposition.

À 99 ans, le « Pape du Sopi » (du changement) reste un symbole vivant de la lutte démocratique et de l’engagement panafricain.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°475 – 28 ET 29/05/2025

🔴 FILIÈRE ANACARDE / TRANSFORMATION LOCALE DE 50 % DE LA PRODUCTION : LE DÉFI D’ICI 5 ANS
🔴 ÉMEUTES 2021-2024 / DISTRIBUTION D’ENVELOPPES D’ARGENT PAR UNE « JOURNALISTE » : DES EX-DÉTENUS S’INDIGNENT !

🔴 MATCHS AMICAUX / ABSENCE DE SADIO MANÉ : « C’EST UNE DÉCISION PERSONNELLE », D’APRÈS PAPE THIAW
🔴 EXPERTISE MÉDICALE DE LA BLESSURE DE REUG REUG : « QUE LE CNG PRENNE SES RESPONSABILITÉS », CLAME MAKANE MBENGUE

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°474 – 27/05/2025

🔴 ENCORE EN DÉTENTION MALGRÉ LA VALIDATION D’UNE CAUTION DE PRÈS DE 32 MILLIARDS F CFA : LE CAS TAHIROU SARR INTERROGE
🔴 MANDAT DE DÉPÔT CONTRE LE MAIRE MANSOUR FAYE : LA DÉFENSE BRANDIT UNE REQUÊTE AUX FINS DE CONTESTATIONS SÉRIEUSES

🔴 LIGUE 1 / VICTOIRE CONTRE WALLYDAAN : L’US OUAKAM DANS LE TOP 3
🔴 NATIONAL 1 / VICTOIRE CONTRE TOGLOU DIASS : GUELWAARS DE FATICK EN LIGUE 2

Dialogue national : la coalition AKS annonce sa participation

La coalition And Ci Koolute nguir Sénégal (AKS) a officiellement confirmé sa participation au dialogue national convoqué par le président Bassirou Diomaye Faye pour le 28 mai 2025. Réunie le samedi 24 mai sous la présidence de son leader, Abdou Karim Sall — maire de Mbao et député à l’Assemblée nationale —, la coalition a pris la décision de répondre favorablement à l’invitation de l’État.

Dans un communiqué parvenu à la presse, AKS indique avoir reçu une correspondance officielle du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, datée du 22 mai 2025, portant le numéro 005925/MISP/DGE/DFC. Cette lettre formalisait l’invitation à prendre part à la Journée nationale du dialogue, initiée dans un esprit d’inclusivité et de concertation nationale.

Selon le document signé par Abdou Karim Sall, le comité de direction de la coalition a longuement délibéré avant de prendre cette décision. Bien qu’ayant exprimé des réserves sur certains termes de référence du dialogue, la coalition a choisi de privilégier l’intérêt supérieur de la Nation. Elle réaffirme ainsi sa volonté de contribuer à la consolidation de la démocratie, au renforcement de l’État de droit et à la construction d’un consensus national fort.

La coalition AKS estime que le dialogue constitue une opportunité majeure pour le pays de renouer avec une tradition de concertation politique et institutionnelle, dans un contexte marqué par de nombreuses attentes sociales et des défis structurels importants. Elle entend faire entendre sa voix, défendre ses propositions et veiller à ce que les conclusions du dialogue soient mises en œuvre dans la transparence et le respect des principes républicains.

En affirmant son engagement dans cette dynamique, la coalition se positionne comme un acteur actif du processus démocratique, attaché aux valeurs de paix, d’équité et de progrès pour tous les Sénégalais.

Dialogue national : Abdoulaye Diouf Sarr et Renaissance Républicaine répondent favorablement à l’appel de Diomaye Faye

Abdoulaye Diouf Sarr, président du mouvement Renaissance Républicaine / SÜNÜ REEW, a officiellement confirmé sa participation à la Journée nationale du dialogue prévue le 28 mai 2025. À travers un communiqué rendu public, l’ancien ministre a exprimé sa volonté de répondre favorablement à l’appel du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, en faveur d’une large concertation autour des enjeux nationaux.

Dans sa déclaration, Abdoulaye Diouf Sarr réaffirme son attachement aux principes fondamentaux de la République, notamment le renforcement de l’État de droit, la stabilité institutionnelle et la promotion d’une démocratie efficace. Selon lui, la Renaissance Républicaine entend jouer pleinement son rôle dans cette dynamique nationale, en apportant une contribution structurée et responsable aux débats.

La participation du mouvement s’articule autour de trois axes prioritaires, jugés essentiels à l’évolution du pays. D’abord, la restauration de la confiance citoyenne dans le processus électoral, mise à mal ces dernières années par les tensions politiques et les suspicions autour des scrutins. Ensuite, la consolidation de la résilience institutionnelle, avec une attention particulière portée au fonctionnement des organes de l’État et à l’indépendance des contre-pouvoirs. Enfin, le renforcement de l’efficacité démocratique, pour que la démocratie sénégalaise soit non seulement vivante, mais aussi performante et inclusive.

Dans ce cadre, la Renaissance Républicaine / SÜNÜ REEW rappelle qu’elle a déjà formulé des propositions concrètes sur ces questions, et qu’elle reste ouverte au dialogue, à la concertation et à la construction collective de solutions durables. Le communiqué souligne que cette posture s’inscrit dans une vision de long terme pour un Sénégal plus juste, plus équitable et plus résilient face aux défis économiques, sociaux et institutionnels.

Abdoulaye Diouf Sarr conclut en réitérant la disponibilité de son mouvement à accompagner les « efforts de refondation nationale » entrepris par le président Diomaye Faye, dans un esprit de responsabilité, d’ouverture et de patriotisme.

Justice : Mansour Faye placé sous mandat de dépôt dans une affaire de surfacturation

Dakar, 25 mai 2025 – L’ancien ministre et ex-maire de Saint-Louis, Amadou Mansour Faye, a été placé sous mandat de dépôt ce matin, à l’issue de sa comparution devant la commission d’instruction de la Haute Cour de Justice. Cette décision fait suite à une enquête portant sur une affaire de surfacturation estimée à environ trois milliards de FCFA dans le cadre d’un marché public de riz, destiné à l’aide alimentaire d’urgence pendant la pandémie de Covid-19.

Le dossier, ouvert il y a plusieurs mois, met en cause l’ancien responsable pour des irrégularités financières jugées graves par les enquêteurs. Il est reproché à Mansour Faye d’avoir dirigé une opération d’achat de riz à des prix anormalement élevés, suscitant des soupçons de détournement et de favoritisme dans l’attribution des marchés.

Cette mise sous mandat de dépôt marque une étape importante dans les poursuites engagées contre d’anciens membres du régime de Macky Sall. Elle survient dans un contexte où les nouvelles autorités, dirigées par le président Bassirou Diomaye Faye, affirment leur volonté de faire de la reddition des comptes un pilier central de leur gouvernance.

L’affaire suscite d’autant plus d’attention qu’Amadou Mansour Faye est également le beau-frère de l’ancien président Macky Sall, ce qui confère à cette procédure une dimension politique non négligeable. Si certains y voient une instrumentalisation de la justice, d’autres saluent une volonté assumée de rompre avec une culture d’impunité.

L’ouverture de cette procédure devant la Haute Cour de Justice, juridiction compétente pour juger les anciens ministres, confirme le durcissement des mécanismes de contrôle de la gestion publique. Le signal envoyé est clair : aucun dignitaire, aussi proche soit-il du pouvoir passé, ne sera à l’abri d’éventuelles poursuites en cas de faute présumée.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°473 – 26/05/2025

🔴 PARTICIPATION AU DIALOGUE NATIONAL : 8 EXIGENCES DE BOUGANE POUR S’ASSEOIR À LA TABLE
🔴 AFFAIRE WEST AFRICAN ENERGY : DÉTÉRIORATION DE L’ÉTAT DE SANTÉ DE SAMUEL SARR

🔴 AMICAUX FACE À L’IRLANDE ET L’ANGLETERRE : DES RETOURS DANS LA « TANIÈRE »
🔴 BLESSURE DE REUG REUG : AZIZ NDIAYE DEMANDE À MAKANE DE FAIRE UNE CONTRE-EXPERTISE

Grave accident sur la Nationale 2 : Mansour Faye échappe de justesse à la tragédie

Dans la nuit du samedi au dimanche 25 mai 2025, un accident spectaculaire s’est produit sur la Nationale 2, aux environs de Louga. Mansour Faye, ancien ministre des Transports et maire actuel de Saint-Louis, faisait partie des passagers d’un convoi en route vers sa ville natale pour prendre part à la Ziarra dédiée à Serigne Babacar Sy, l’une des plus importantes manifestations religieuses du pays. Il est sorti indemne d’un choc qui aurait pu virer au drame.

Selon les premières informations recueillies sur place, un véhicule de transport en commun de type « Allô Dakar » aurait tenté une manœuvre de dépassement particulièrement risquée. Ce geste imprudent aurait déclenché une collision en chaîne impliquant plusieurs véhicules, dont celui transportant le maire de Saint-Louis. Le bilan provisoire fait état de trois blessés, pris en charge par les secours. Mansour Faye, quant à lui, n’a subi aucune blessure physique, mais aurait été fortement secoué par la violence de l’impact.

Aucune communication officielle n’a encore été publiée par les autorités compétentes, mais une enquête a été annoncée pour faire la lumière sur les circonstances exactes de l’accident. Les premiers éléments pointent vers une négligence grave de la part du conducteur du véhicule de transport public, relançant le débat sur l’indiscipline au volant et l’urgence de renforcer les mesures de sécurité routière, notamment sur les axes très fréquentés comme la Nationale 2.

Ce tragique événement survient dans un contexte particulièrement tendu en matière de sécurité routière. En effet, presque au même moment, un autre accident s’est produit dans la nuit sur l’axe Bambey–Diourbel, causant la mort de deux enseignants originaires du département de Diourbel. Ce drame a ému toute la communauté éducative, et le ministère de l’Éducation nationale a aussitôt présenté ses condoléances tout en annonçant l’ouverture d’une enquête interne.

Ces deux incidents rappellent l’ampleur du fléau des accidents de la circulation au Sénégal, où les imprudences et le mauvais état de certaines routes continuent de faucher des vies. Face à ces tragédies à répétition, de nombreuses voix s’élèvent pour exiger des réformes urgentes, tant sur le plan de la prévention que du contrôle routier. Pour Mansour Faye et bien d’autres, cette nuit aurait pu être fatale. Heureusement, il en est ressorti vivant, mais avec une expérience qui pourrait bien renforcer son engagement pour une meilleure sécurité routière.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°472 – 24 ET 25/05/2025

🔴 RECOURS CONTRE LE DÉCRET DE NOMINATION DES MEMBRES DE LA CENA : LA COUR SUPRÊME DÉSAVOUE « PARTIELLEMENT » MACKY
🔴 COUR SUPRÊME / NOUVEAU REJET DE DEMANDE DE LIBERTÉ PROVISOIRE DE SAMUEL SARR : L’EXPIRATION DU MANDAT DE DÉPÔT : DERNIÈRE ISSUE

🔴 COMBAT CONTRE BOY NIANG / BLESSURE AUX ÉPAULES : REUG REUG SUR LA TOUCHE ?
🔴 COUPE DU SÉNÉGAL / CONTENTIEUX : BUILDERS FC ET JARAAF DEVANT LA COMMISSION DE DISCIPLINE DE LA FSF

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°471 – 22/05/2025

🔴 ZONE DE LIBRE-ÉCHANGE AFRICAINE / INSTALLATION D’UN BUREAU À ABIDJAN PAR L’ADMINISTRATION TRUMP : DAKAR NE FAIT-ELLE PLUS RÊVER ?
🔴 TROISIÈME MINISTRE DE MACKY SALL DEVANT LA HAUTE COUR DE JUSTICE : SOPHIE GLADIMA PAIE LE PRIX FORT

🔴 PREMIER SÉNÉGALAIS À REMPORTÉ LA LIGUE EUROPA : PAPE MATAR SARR DANS LA LÉGENDE !
🔴 LIGUE 1 / VICTOIRE SUR LE JARAAF : GORÉE S’INSTALLE EN TÊTE

Affaire Sanou Dione : Macky Sall à l’heure du choix entre justice et apaisement

La procédure judiciaire contre Sanou Dione aura-t-elle lieu ? Rien n’est encore tranché. La balle est désormais dans le camp de Macky Sall, ancien président de la République du Sénégal, qui détient toutes les cartes pour décider de la suite à donner à l’affaire. Interpellé par sommation suite à des propos jugés diffamatoires publiés dans le journal Source A, l’ancien député Sanou Dione a répondu en apportant des précisions notables, qui semblent avoir contribué à faire retomber la tension.

Accusé d’avoir affirmé que Macky Sall avait « la mainmise » sur un compte contenant plus de 1 000 milliards de francs CFA, Sanou Dione a tenu à nuancer ses propos dans sa réponse transmise par huissier. Il rejette formellement avoir parlé de « mainmise », préférant évoquer une « responsabilité » du président Sall, en tant que chef de l’État et signataire du décret ayant institué le compte en question.

Dans une démarche défensive mais solidement argumentée, l’ancien député cite des extraits précis du rapport de la Cour des comptes, notamment à la page 16 où est mentionné le compte CAP/gouvernement dépôt, créé le 25 juin 2012. Il ajoute que ce compte a été activé par le décret présidentiel n°2017-74 du 12 janvier 2017 dans le cadre du Programme de Développement des Infrastructures Économiques et Sociales (PDIES), avec un décaissement de plus de 600 milliards de francs CFA.

Sanou Dione prend soin de souligner qu’il n’a jamais dit que le compte appartenait à Macky Sall personnellement. Il affirme plutôt que certaines affectations de fonds ont été faites en dehors des procédures prévues par la loi des Finances, comme le relève la Cour des comptes en page 18 de son rapport. Pour lui, le terme « mécanisme » utilisé dans l’interview renvoie à la chaîne de responsabilité institutionnelle, et non à une volonté de mainmise ou de détournement personnel.

Suite à la publication de ces propos, Source A avait titré de manière spectaculaire, affirmant que Macky Sall avait « mis en place un mécanisme afin d’être le seul à avoir la mainmise sur les banques », allant jusqu’à évoquer une « haute trahison ». Ce qui a entraîné une réaction immédiate de l’ancien président, qui avait mandaté ses avocats pour répondre par voie judiciaire.

Cependant, selon le journal Les Échos, l’ancien chef de l’État hésite désormais à aller jusqu’à une citation directe devant le juge pénal. Les nouvelles explications de Sanou Dione, jugées défensives mais solides, auraient poussé certains proches de Macky Sall à recommander une gestion plus discrète de cette affaire, afin d’éviter un emballement médiatique qui pourrait nuire à l’image de l’ancien président.

À ce jour, aucune décision officielle n’a été annoncée. Macky Sall se donne, selon Les Échos, un temps de réflexion avant de trancher. La question reste donc en suspens : Macky Sall choisira-t-il de poursuivre Sanou Dione pour diffamation, ou optera-t-il pour une désescalade politique, en tournant la page sur une affaire potentiellement explosive ?

En définitive, le sort judiciaire de Sanou Dione dépendra du choix que fera l’ancien président. Un choix qui mêle stratégie politique, communication et enjeux juridiques à un moment où l’ancien chef de l’État semble vouloir maîtriser son image autant que son héritage.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°469 – 20/05/2025

🔴 PRÉSIDENCE DE LA BAD / MALGRÉ LA VISITE DU GÉNÉRAL BIRAME DIOP AVEC UNE FORTE DÉLÉGATION : BAMAKO LÂCHE DAKAR
🔴 PLUS D’UN MOIS SANS EAU POTABLE DANS LE SINE-SALOUM : À SEC, L’ÉCONOMIE COULE

🔴 MMA / ACTES VIOLENTS DE ZARKO : LE MINISTÈRE DES SPORTS TAPE DU POING
🔴 25E ÉDITION DU DRAPEAU DU CHEF DE L’ÉTAT / TOURNOI PAR ÉQUIPE : KAOLACK DÉTRÔNE DAKAR

Justice – Affaire du Palais de justice de Pikine-Guédiawaye : les accusateurs d’Ismaïla Madior Fall incarcérés, l’ancien ministre convoqué ce mardi

L’enquête judiciaire sur les soupçons de corruption dans le cadre de la construction du Palais de justice de Pikine-Guédiawaye prend une tournure inattendue. Ce lundi 19 mai 2025, deux figures clés du dossier, Cheikh Guèye, promoteur immobilier à la tête de la société Technologie Consulting Service (TCS), et Mohamed Anas El Bachir Wane, ancien directeur des Constructions au ministère de la Justice, ont été placés sous mandat de dépôt.

Les deux hommes, qui accusaient l’ancien ministre de la Justice Ismaïla Madior Fall d’avoir sollicité un pot-de-vin, sont désormais poursuivis pour des faits graves : escroquerie sur les deniers publics, corruption, association de malfaiteurs et blanchiment de capitaux. Ils ont été déférés au parquet de Pikine après avoir été entendus par les enquêteurs de la Brigade des affaires générales (BAG).

Selon les premiers éléments de l’enquête, les deux mis en cause seraient au cœur d’un système de détournement structuré autour du marché public du nouveau palais de justice. Les enquêteurs parlent d’une véritable « mafia foncière » ayant mis en place un circuit parallèle de financements occultes, avec des implications supposées à plusieurs niveaux du ministère.

Cheikh Guèye avait lui-même déclenché l’affaire en accusant Ismaïla Madior Fall d’avoir exigé une somme de 250 millions de francs CFA en échange de l’attribution du marché public. Il affirmait avoir déjà versé 50 millions FCFA à l’ancien ministre avant que la somme ne lui soit restituée, selon ses dires. Une version aujourd’hui mise en doute par les enquêteurs, qui suspectent une tentative de manipulation de l’opinion et des institutions judiciaires.

Pendant ce temps, Ismaïla Madior Fall, mis en cause dans ces déclarations, est attendu ce mardi 20 mai devant la Commission d’instruction de la Haute Cour de Justice pour une audition officielle. Son passage est très attendu, tant les implications politiques et judiciaires de ce dossier sont lourdes.

L’ancien garde des Sceaux, qui a nié en bloc toutes les accusations depuis leur révélation, entend livrer sa version des faits et pourrait bénéficier d’un regain de crédibilité suite à l’incarcération de ses accusateurs. Reste à savoir si de nouveaux éléments seront versés au dossier à l’issue de son audition.

Cette affaire met une nouvelle fois en lumière la sensibilité et la complexité des grands projets d’infrastructures publiques, notamment en matière de transparence dans les marchés publics. Le chantier du palais de justice de Pikine-Guédiawaye, censé améliorer l’accès à la justice dans cette zone densément peuplée de la banlieue dakaroise, est aujourd’hui au centre d’une tempête politico-judiciaire.

APR – Dialogue politique et arrestations : le parti de Macky Sall durcit le ton face au pouvoir

Le Secrétariat Exécutif National (SEN) de l’Alliance Pour la République (APR) s’est réuni le jeudi 15 mai 2025 pour aborder les questions majeures qui agitent l’actualité nationale et internationale. À l’issue de cette réunion, l’APR a réitéré son refus de participer au dialogue politique prévu le 28 mai prochain, tout en exigeant la libération immédiate de ses responsables incarcérés.

La rencontre a été l’occasion pour les cadres du parti fondé par l’ancien président Macky Sall d’exprimer leur profonde indignation face aux propos qu’ils qualifient de « graves et outranciers » tenus, selon eux, par des proches du Premier ministre Ousmane Sonko. Le SEN accuse ce dernier de soutenir « un insulteur notoire » à la veille d’un procès, ce qui, selon l’APR, s’apparente à une tentative de pression sur la justice. En conséquence, le parti considère que le dialogue politique initié par les nouvelles autorités est une manœuvre politicienne sans sincérité, visant à donner une légitimité à des décisions déjà prises.

En parallèle, l’APR a exprimé son inquiétude face à la situation sécuritaire dans la région sud du pays, notamment en Casamance, où un convoi de collecteurs de noix de cajou a récemment été attaqué à Boutoupa Camaracounda. Les responsables du parti saluent les efforts des forces armées dans cette zone sensible, et appellent les autorités à une attention plus soutenue et à des actions concrètes pour consolider la paix dans cette région longtemps affectée par l’instabilité.

Sur le plan judiciaire, l’Alliance Pour la République s’insurge contre les arrestations de plusieurs de ses figures emblématiques. Le parti exige la libération de Farba Ngom, Lat Diop et Abdoulaye Ndiaye, considérés comme des « détenus politiques » et des « otages » d’un régime qui, selon le SEN, fait de la répression un outil de gouvernance. Il apporte également un soutien appuyé aux anciens ministres Amadou Mansour Faye, Ismaïla Madior Fall, Sophie Gladima, Salimata Diop et Moustapha Diop, ciblés par des procédures en cours devant la Haute Cour de Justice. Pour l’APR, ces poursuites relèvent d’un acharnement politique et non d’un véritable souci de justice.

À l’échelle internationale, le SEN s’est félicité de la tenue à Lomé de la conférence de l’Union africaine sur la dette des pays africains. Cependant, les responsables du parti ont déploré la faible représentation du Sénégal à cet événement important. Ils estiment que le pays, qui s’est longtemps illustré sous le magistère de Macky Sall sur cette question, aurait dû marquer une présence plus forte, fidèle à son rôle de leadership africain sur les enjeux de la dette.

Enfin, l’APR a exprimé sa vive préoccupation concernant la situation des libertés au Mali. Le parti a appelé au respect des droits fondamentaux, jugeant qu’aucun progrès durable n’est possible sans liberté d’expression et d’association dans les sociétés africaines.

Ce communiqué illustre la posture désormais résolument offensive de l’APR, qui entend assumer pleinement son rôle d’opposition et se positionne en vigie de la démocratie sénégalaise face à un pouvoir qu’il accuse de dérives autoritaires.

Justice sénégalaise : cinq anciens ministres dans le collimateur de la Haute Cour

La justice sénégalaise passe à la vitesse supérieure dans les affaires visant plusieurs ex-membres du gouvernement. Après les mises en accusation retentissantes de cinq anciens ministres, la Haute Cour de Justice intensifie son action avec des mesures concrètes. D’après le quotidien Libération, la Commission d’instruction et le parquet général ont enclenché une offensive judiciaire en règle, marquée par la délivrance de mandats de comparution et d’ordres de conduite.

Les anciens ministres Mansour Faye, Sophie Gladima, Ndèye Saly Diop, Moustapha Diop et Ismaila Madior Fall sont désormais dans le viseur de la Haute Cour. Cinq mandats de comparution ont été transmis à la Division des investigations criminelles (Dic) pour notification aux intéressés. Un calendrier d’auditions est déjà établi. Ndèye Saly Diop devra se présenter le 19 mai, Moustapha Diop est attendu le 22, tandis que Mansour Faye est convoqué le 26.

Dans le même temps, le parquet général a donné instruction d’engager des mesures de « conduite », des procédures de contrainte visant à amener les mis en cause devant les juridictions compétentes. Ces actions s’inscrivent notamment dans l’enquête relative au projet controversé de construction du tribunal de Guédiawaye, un dossier qui met en cause l’ancien ministre de la Justice, Ismaila Madior Fall. Ce dernier est soupçonné d’avoir trempé dans des actes de corruption dans le cadre de ce marché public.

Selon des sources proches de l’enquête relayées par Libération, la Brigade des affaires générales (BAG) de la Dic a déjà collecté des éléments jugés accablants. Plusieurs fonctionnaires et particuliers impliqués de près ou de loin dans le projet ont été cités dans les investigations, renforçant les soupçons sur un possible réseau de détournement ou de malversations.

Cette montée en puissance de la justice sénégalaise marque un tournant décisif dans la lutte contre l’impunité des anciens dirigeants. Elle traduit également la volonté affichée du pouvoir judiciaire de faire la lumière sur une série de pratiques opaques longtemps dénoncées par la société civile et les organes de contrôle.

Affaire de la dette cachée : Arona Coumba Ndoffène Diouf charge Macky Sall et appelle à une reddition des comptes

S’exprimant depuis Touba au micro de la RFM, l’ancien ministre Arona Coumba Ndoffène Diouf est revenu avec fermeté sur l’affaire de la dette cachée, qui continue de faire polémique au Sénégal. Sans ambages, il a mis en cause l’ancien président Macky Sall, dénonçant un endettement massif sans retombées visibles pour les populations.

« En 2022, j’ai démissionné de son cabinet, mais j’avais alerté à l’époque et après mon départ. Beaucoup d’argent est arrivé au Sénégal sans corrélation avec les réalisations », a-t-il confié. Selon lui, jamais un président n’a contracté autant de dettes en si peu de temps, en comparaison avec le produit intérieur brut du pays.

Plus grave encore, Arona Coumba Ndoffène Diouf accuse l’ancien régime d’avoir transformé plusieurs sociétés nationales en entités privées ou en sociétés anonymes, sans transparence. « Aucun président n’a transformé des sociétés nationales en sociétés privées ou créé autant de sociétés anonymes », a-t-il déclaré, soulignant l’opacité de certaines décisions majeures du gouvernement précédent.

Face à cette situation qu’il juge alarmante, l’ex-ministre appelle les nouvelles autorités à prendre leurs responsabilités. « On doit convoquer Macky Sall pour lui rappeler que cet argent ne lui appartient pas et faire la lumière sur cette affaire », insiste-t-il, appelant à une véritable reddition des comptes.

Arona Coumba Ndoffène Diouf a toutefois salué les premières initiatives prises par le régime actuel dans ce sens. Pour lui, l’effort de transparence engagé est salutaire, même s’il estime que le chemin vers un redressement économique sera ardu. « Ce sera difficile au début, mais dès la troisième année du mandat du président, le Sénégal brillera économiquement. Tout fonctionnera à merveille », a-t-il conclu avec optimisme.

Sénégal : Plusieurs anciens ministres de Macky Sall convoqués par la DIC dans l’affaire des fonds Covid-19

Dakar, le 15 mai 2025 – L’affaire des fonds destinés à la lutte contre la pandémie de Covid-19 continue de faire des remous sur la scène politique sénégalaise. Moins d’une semaine après leur mise en accusation par l’Assemblée nationale, plusieurs anciens ministres de l’ex-gouvernement de Macky Sall sont désormais dans le viseur de la justice.

Selon des informations obtenues par Seneweb, l’ancien ministre du Développement communautaire, de l’Équité sociale et territoriale, Mansour Faye, s’est présenté ce mercredi 15 mai à la Division des investigations criminelles (DIC). Il y a reçu son mandat de comparution devant la commission d’instruction de la Haute Cour de Justice. Il est le premier à répondre à cette convocation, dans une série attendue d’auditions.

Dans la foulée, Ndèye Saly Diop Dieng, ancienne ministre de la Femme, de la Famille et du Genre, est également attendue à la DIC, probablement dans les prochaines heures, pour recevoir le même document.

Ces convocations s’inscrivent dans le cadre d’une enquête lancée après les débats houleux à l’Assemblée nationale le 8 mai dernier, qui ont abouti à la mise en accusation de cinq anciens membres du gouvernement. En plus de Mansour Faye et Ndèye Saly Diop Dieng, les anciens ministres Aïssatou Sophie Gladima (Énergie), Moustapha Diop (Industrie), et Ismaïla Madior Fall (Justice) sont également visés.

Tous sont soupçonnés de malversations portant sur les fonds mobilisés pour faire face à la pandémie de Covid-19, notamment durant les exercices budgétaires de 2020 et 2021. Le rapport de la Cour des comptes publié en 2023 avait déjà révélé de nombreuses irrégularités, provoquant une vive indignation au sein de l’opinion publique.

Après plus de neuf heures de débats à l’hémicycle, la majorité des députés a voté en faveur de l’activation de la Haute Cour de Justice, une juridiction exceptionnelle habilitée à juger les membres du gouvernement pour des actes commis dans l’exercice de leurs fonctions.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°464 – 14/05/2025

🔴 EXIGENCE DU BILINGUISME ANGLAIS-FRANÇAIS POUR LE PRÉSIDENT DE LA BAD : OULD TAH, RIVAL LE PLUS « HOTT » DE AMADOU
🔴 UNVERSITÉ DE BAMBEY / BOYCOTT DES COURS PAR LES ÉTUDIANTS : LE CONSEIL ACADÉMIQUE DISSOUT LES AMICALES

🔴 VIET VO DAO / COUPE DE L’AMBASSADEUR DU VIETNAM (1ère ÉDITION) : RAZZIA D’OR DE LA GENDARMERIE
🔴 ATTAQUÉ DE TOUTES PARTS PAR FRANC : EUMEU SÈNE SORT DE SON ANTRE

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°463 – 13/05/2025

🔴 CÔTE D’IVOIRE / FORUM AFRICA CEO 2025 : DIOMAYE MISE SUR LE POTENTIEL SÉNÉGALAIS
🔴 DIALOGUE NATIONAL DU 28 MAI : FORTE MOBILISATION DE LA SOCIÉTÉ CIVILE

🔴 LIGUE 1 (23E J.) / VICTORIEUSE CONTRE GÉNÉRATION FOOT : GORÉE DANS LE RÉTROVISEUR DU JARAAF
🔴 SACCAGE DU BUS DU JARAAF : L’AS PIKINE SE DÉDOUANE ET PORTE PLAINTE

Placement en garde à vue d’Azoura Fall : son avocat dénonce une « injustice » et annonce une plainte contre celui qui a publié la vidéo

Azoura Fall a été placé en garde à vue ce lundi 12 mai, suscitant une vive réaction de son avocat, Me Bamba Cissé. Selon ce dernier, cette mesure fait suite à des propos jugés insultants envers Mame Mbaye Niang et l’ancien président Macky Sall. Le militant est désormais poursuivi pour « attentat aux bonnes mœurs », une qualification que conteste fermement son conseil.

Me Cissé a expliqué que son client, récemment libéré après plus d’un an d’incarcération, est profondément marqué par les conditions extrêmes qu’il a vécues en détention. Il a notamment évoqué une cellule surpeuplée dans laquelle Azoura Fall aurait cohabité avec plus de cinquante personnes, dormant à peine quinze minutes par jour pendant six mois. L’avocat a également rappelé les dix-sept jours passés en retour de parquet au commissariat central, un passage qualifié de traumatisant.

Selon lui, cette expérience pénitentiaire éprouvante aurait fragilisé psychologiquement son client, au point d’influencer les propos qu’on lui reproche aujourd’hui. Il affirme que ces déclarations doivent être comprises comme une réaction de colère, nourrie par le sentiment d’injustice et de persécution, Azoura Fall tenant personnellement Mame Mbaye Niang et Macky Sall pour responsables de son état de santé actuel.

Autre point soulevé par Me Cissé : la vidéo à l’origine des poursuites. Il affirme que celle-ci n’est pas récente, qu’elle daterait de plus de neuf mois, et surtout qu’elle n’a pas été publiée par Azoura Fall. Ce dernier a d’ailleurs déposé une plainte contre la personne qui a mis en ligne la séquence, estimant être victime d’une injustice d’autant plus grande qu’il ne serait ni l’auteur ni le diffuseur de la vidéo incriminée.

Division spéciale de cybersécurité : Azoura Fall en garde à vue pour diffusion de contenus contraires aux bonnes mœurs

Assane Guèye, plus connu sous le pseudonyme Azoura Fall, militant actif du parti Pastef, a été placé en garde à vue par la Division spéciale de cybersécurité (DSC), a appris Seneweb. Il est poursuivi pour diffusion de discours contraires aux bonnes mœurs sur les réseaux sociaux.

Interpellé dans le cadre d’une enquête ouverte par les autorités judiciaires, Azoura Fall a été assisté par un collectif d’avocats composé notamment de Famara Faty, Abdy Nar Ndiaye, Bamba Cissé, Saïd Larifou et Abdoulaye Tall.

Selon les informations disponibles, son déferrement au parquet est prévu ce mardi, sauf changement de dernière minute. L’affaire suscite déjà des réactions sur les réseaux sociaux, certains y voyant une nouvelle arrestation à caractère politique visant des voix critiques proches de l’opposition.

Injures contre Macky Sall : l’influenceur Kaïré interpellé à son tour devant la DSC

La tension monte dans les milieux des influenceurs proches de l’opposition. Après la convocation de l’influenceur Azoura Fall ce lundi par la Division spéciale de cybersécurité (DSC), un autre visage bien connu des réseaux sociaux, Kaïré, a été arrêté alors qu’il venait manifester son soutien devant les locaux de ladite division.

Kaïré, de son vrai nom Azoura Fall Kaïré, est accusé d’avoir proféré des injures contre l’ancien président de la République, Macky Sall, lors d’un live diffusé ce week-end sur TikTok. Selon les informations disponibles, ses propos jugés diffamatoires seraient intervenus dans un contexte de colère, après une descente musclée des forces de l’ordre chez un proche de son ami Azoura Fall.

Militant notoire du parti Pastef, Kaïré n’en est pas à sa première sortie virulente sur les réseaux sociaux. Mais cette fois, ses déclarations lui valent une interpellation pour « injures publiques » à l’encontre d’une autorité de l’État.

Les deux influenceurs sont désormais dans le viseur de la justice, au moment où les autorités renforcent la lutte contre les dérives sur les plateformes numériques. Du côté de leurs partisans, c’est la consternation, tandis que plusieurs internautes dénoncent une atteinte à la liberté d’expression.

L’affaire sera suivie de près, tant elle soulève à nouveau le débat sur la frontière entre critique politique, liberté d’opinion et respect des figures publiques.

Enquête sur les 125 milliards de la Centif : Mansour Faye dénonce une traque politique visant Macky Sall

Alors que le fils de l’ex-président, Amadou Sall, est visé par une enquête du Parquet financier, Mansour Faye monte au créneau et accuse le pouvoir actuel de vouloir atteindre Macky Sall à travers sa famille.

L’affaire fait grand bruit dans le landerneau politico-judiciaire sénégalais. Amadou Sall, fils de l’ancien président Macky Sall, devait se présenter le 7 mai dernier devant le Pool judiciaire financier (PJF), dans le cadre de l’enquête sur des transactions financières jugées douteuses, pour un montant faramineux de 125 milliards de francs CFA. Un rapport accablant de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) aurait pointé son nom, entre autres, dans cette affaire qui secoue actuellement les hautes sphères de l’État.

Mais le principal concerné ne s’est pas présenté à sa convocation. Les raisons de son absence restent floues, voire inconnues à ce jour. En réaction, le Parquet financier a requis un mandat de dépôt contre toutes les personnes impliquées dans ce scandale présumé. Une décision qui suscite indignation dans le camp de l’ancien régime.

Pour Mansour Faye, ancien ministre et maire de Saint-Louis, cette procédure judiciaire n’est qu’un écran de fumée visant à atteindre une cible bien plus symbolique : l’ancien chef de l’État lui-même. « Ce n’est pas Amadou Sall qu’ils veulent, c’est Macky Sall. Cette affaire est une entreprise politique, une chasse à l’homme », a-t-il martelé dans un entretien accordé à L’Observateur, paru ce lundi.

Le beau-frère de Macky Sall ne cache pas son amertume et dénonce une cabale politique mal dissimulée. « Ils vont lamentablement échouer. Ils ne pourront jamais ébranler ni la famille biologique de Macky Sall, ni sa famille politique », tranche-t-il avec assurance.

Mansour Faye défend fermement le bilan de son beau-frère, qu’il érige en modèle de gouvernance. « Macky Sall a fait du Sénégal ce que notre pays est devenu jusqu’à son départ. Aujourd’hui, nous sommes la risée du monde entier avec des dirigeants qui ne savent pas où ils vont. Pendant ce temps, Macky Sall rayonne à l’international. Quel gâchis ! », lance-t-il, amer.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°462 – 12/05/2025

🔴 IMPLOSION DANS « TAXAWU SENEGAL » : BARTH’ – KHAF’ : FIN DE L’IDYLLE
🔴 « CETTE VOLONTÉ DE VOULOIR EFFACER MACKY EST IMPOSSIBLE » : YORO DIA TACLE LE PASTEF

🔴 3e PLACE MONDIAL BEACH SOCCER 2025 : LE SÉNÉGAL RATE LE BRONZE
🔴 SACCAGE DE SON BUS ET NUL CONTRE L’AS PIKINE : LA DOUBLE PEINE DU JARAAF

Yoro Dia au Pastef : « Cette volonté effrénée de vouloir effacer Macky Sall est impossible… »

Invité de l’émission Grand Jury sur la RFM ce dimanche, Yoro Dia, docteur en sciences politiques et ancien coordonnateur de la communication de la présidence de la République, a tenu des propos tranchants à l’égard du Pastef. Selon lui, la stratégie actuelle du parti au pouvoir visant à « effacer Macky Sall » de la mémoire politique sénégalaise est vouée à l’échec.

« Le Pastef, en voulant traîner Macky Sall et s’acharner sur son fils, veut détruire l’exception sénégalaise », a martelé Yoro Dia.

Le politologue a dressé un contraste entre l’ancien président Macky Sall et son successeur Bassirou Diomaye Faye, qu’il juge encore en décalage avec les exigences du pouvoir :

« Macky a compris que le temps ne chôme pas. Diomaye, lui, ne l’a pas encore compris », a-t-il estimé.

Évoquant la scène internationale, Yoro Dia a souligné ce qu’il appelle le « rayonnement intact » de Macky Sall, un an après avoir quitté le pouvoir. Il estime que malgré son retrait de la vie politique nationale, l’ex-président reste un acteur diplomatique influent :

« Macky Sall n’est plus président de la République depuis un an, mais il est plus présent que Diomaye dans l’actualité politique nationale, grâce aux maladresses du pouvoir et à l’agenda de vengeance systémique du Pastef. »

Pour Yoro Dia, cette situation paradoxale est révélatrice d’un leadership encore immature du côté du nouveau régime.

« Heureusement que Macky rayonne à l’international, et que la voix du Sénégal, qui est une chance pour le monde, soit encore entendue », conclut-il.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°461 – 10 ET 11/05/2025

🔴 APRÈS TAS, L’APR BOYCOTTE : VERS UN DIALOGUE SANS POIDS LOURDS DE L’OPPOSITION ?
🔴 VIOLATION DES DROITS DE LAT DIOP : LA CEDEAO SANCTIONNE LE SÉNÉGAL

🔴 CAN U20 / QUART DE FINALE : LE NIGERIA SUR LA ROUTE DU SÉNÉGAL
🔴 PHASE DE GROUPES AFROBASKET 2025 : LE SÉNÉGAL FACE À L’ÉNIGME MALIEN

Mise en accusation de cinq anciens ministres : l’APR crie à la purge politique

L’Alliance pour la République (APR) est montée au créneau pour dénoncer la récente mise en accusation de cinq anciens ministres du régime de Macky Sall. En conférence de presse tenue ce vendredi 9 mai, l’ancien ministre et cadre du parti, Seydou Guèye, a fustigé ce qu’il qualifie de « projet funeste » visant à effacer l’héritage politique et institutionnel de l’ancien président. Il accuse la majorité parlementaire d’orchestrer une cabale politique sous couvert de procédures judiciaires.

Les anciens ministres incriminés — Mansour Faye, Ismaïla Madior Fall, Moustapha Diop, Ndèye Saly Diop Dieng et Aïssatou Sophie Gladima — sont soupçonnés d’irrégularités dans la gestion du Fonds Force Covid-19. Des accusations qui, selon l’APR, ne reposent sur aucune instruction judiciaire objective. Pour Seydou Guèye, la volonté du régime en place est claire : « éradiquer le nom, l’image et l’œuvre du président Macky Sall de la mémoire collective des Sénégalais. » Il affirme que les ministres visés ont déjà été condamnés dans l’opinion publique à travers des procès médiatisés, avant même que la justice ne se prononce.

Dans sa déclaration, le cadre de l’APR n’a pas mâché ses mots. Il a dénoncé une « traque maladive, populiste et manipulatrice », dont l’objectif serait la décapitation pure et simple du parti présidentiel sortant. Selon lui, les procès à venir sont éminemment politiques et constituent une tentative de réécriture de l’histoire récente du Sénégal. Il estime que les membres de l’ancien régime ne doivent pas être traités comme des criminels d’État, mais comme des serviteurs ayant assumé des responsabilités dans un contexte difficile.

Seydou Guèye a également tenu à exprimer la solidarité totale de l’APR à l’égard de ceux qu’il qualifie de « détenus politiques », notamment Farba Ngom, Lat Diop, Abdoulaye Ndiaye, Abdou Nguér et Assane Diouf. Il a réaffirmé que l’Alliance pour la République reste fidèle à ses principes républicains et à son engagement envers la justice, tout en exigeant que celle-ci fasse preuve de neutralité, d’impartialité et d’objectivité. À cet égard, il a salué certaines décisions récentes des juridictions nationales et communautaires — notamment la Cour suprême, le Conseil constitutionnel et la Cour de justice de la CEDEAO — qui, selon lui, montrent qu’un traitement équitable est encore possible.

Pour conclure, l’ancien ministre a mis en garde contre les conséquences de ce qu’il perçoit comme une dérive autoritaire. Selon lui, l’acharnement contre l’APR est une menace pour la paix sociale, la démocratie et l’État de droit. Il a appelé les Sénégalais à rester vigilants face à une situation qui risque de compromettre les équilibres politiques et institutionnels du pays.

Dialogue national du 28 mai : l’APR claque la porte et dénonce une « entreprise de décapitation politique »

L’Alliance pour la République (APR), désormais dans l’opposition, a officiellement annoncé son retrait du dialogue national prévu le 28 mai 2025 à l’initiative du président Bassirou Diomaye Faye. C’est à travers une conférence de presse tenue ce vendredi 9 mai à Dakar que Seydou Guèye, ancien ministre et figure de proue du parti de Macky Sall, a fait part de la décision, la qualifiant de ferme et irrévocable.

« L’Alliance pour la République ne peut pas et ne participera pas à ce dialogue », a déclaré sans détour Seydou Guèye. Il évoque un climat politique jugé hostile et des attaques ciblées contre les anciens dignitaires du régime de Macky Sall. Selon lui, les autorités actuelles se livrent à une « entreprise de décapitation politique » à travers une instrumentalisation des institutions de la République. Il accuse directement le pouvoir en place de propager de fausses nouvelles à l’encontre de l’ancien président et de ses proches, et d’orchestrer des campagnes de dénigrement à travers les médias.

Le discours du responsable de l’APR s’est montré particulièrement virulent. Il a dénoncé ce qu’il qualifie de harcèlement systématique contre les cadres du parti. « Quand le pouvoir fait du chef de notre parti, Macky Sall, un chef de gang, quand il cible, harcèle, menace, emprisonne des ministres, des directeurs généraux et des hommes d’affaires, uniquement pour affaiblir notre formation, que reste-t-il à discuter ? », a-t-il lancé. Il a également évoqué des atteintes graves aux droits de l’opposition, des interdictions de sortie du territoire sans fondement légal, et un climat de terreur médiatique contre les voix dissidentes.

Seydou Guèye, qui fut pourtant un fervent promoteur du dialogue sous l’ancien régime, a rappelé que c’est Macky Sall lui-même qui avait institué la date du 28 mai comme celle du dialogue national, une initiative, selon lui, motivée par un esprit d’ouverture. Il affirme que l’APR demeure fondamentalement favorable à un dialogue politique, mais à condition qu’il soit inclusif, libre et axé sur les véritables préoccupations des Sénégalais, comme le pouvoir d’achat, l’emploi des jeunes ou encore la position du Sénégal sur la scène internationale.

Mais dans le contexte actuel, estime-t-il, toute tentative de concertation serait vaine. « Les libertés démocratiques les plus élémentaires sont aujourd’hui piétinées », dénonce-t-il. Il cite en exemple les poursuites jugées arbitraires contre des anciens ministres, les licenciements ciblés dans les agences publiques, et la répression contre journalistes et activistes perçus comme proches du régime déchu.

Malgré cette décision de boycott, l’APR affirme rester engagée en faveur de la pacification du climat politique et de la stabilité nationale. Seydou Guèye a tenu à rappeler que le parti respecte les choix des autres formations de l’opposition qui décideraient de prendre part à ce dialogue. « C’est dans le respect des positions autonomes que se fortifie la pluralité politique », a-t-il conclu.

Affaire du compte bancaire de 1000 milliards : Macky Sall riposte et sert une sommation interpellative à Sanou Dione

L’ancien président Macky Sall sort de son silence face aux accusations graves portées par l’ancien député Sanou Dione, qui l’a publiquement désigné comme propriétaire d’un mystérieux compte bancaire de 1000 milliards FCFA.

C’est dans les colonnes du quotidien Source A, mercredi dernier, que Sanou Dione, ancien parlementaire des 10e et 14e législatures, a affirmé que « le compte contenant les 1000 milliards appartient à Macky ». Ces propos ont immédiatement provoqué une réaction judiciaire du camp de Macky Sall, qui a mandaté ses avocats pour délivrer une sommation interpellative à l’encontre de Dione.

Selon le journal Les Échos, un huissier de justice s’est rendu au domicile supposé de Sanou Dione afin de lui remettre officiellement la sommation, mais il lui a été répondu que l’ancien député était « inconnu à cette adresse ». Une tentative de contact par téléphone s’est également révélée infructueuse.

Cette affaire survient dans le sillage de la polémique déclenchée par le Premier ministre Ousmane Sonko, lors d’une déclaration publique au Grand Théâtre, au cours de laquelle il évoquait un compte bancaire contenant une somme colossale de 1000 milliards FCFA, sans pour autant citer de nom. Sanou Dione, lui, est allé plus loin en désignant directement l’ancien chef de l’État comme détenteur du compte.

Le dépôt de cette sommation interpellative marque une première riposte judiciaire dans un dossier sensible mêlant politique, argent public et réputation. En cas de non-réponse, Macky Sall pourrait ouvrir une procédure pour diffamation.

Injures contre Macky Sall : Azoura Fall visé par trois plaintes et recherché par la police

L’influenceur proche de Pastef, Azoura Fall, est au centre d’une vive controverse judiciaire après avoir publiquement insulté l’ancien président Macky Sall dans une vidéo virale sur les réseaux sociaux.

Les propos tenus dans cette séquence, jugés outrageants et diffamatoires, ont déclenché une série de procédures judiciaires. Selon L’Observateur, trois plaintes sont actuellement dirigées contre l’activiste.

D’une part, le procureur de la République s’est autosaisi du dossier, compte tenu de la gravité et de la portée publique des propos. D’autre part, la famille de Macky Sall a engagé des poursuites. Samba Ndiaye, neveu de l’ancien président et agent à l’APROSI, a déposé deux plaintes : l’une devant le tribunal de grande instance de Dakar, l’autre auprès de la division de la Cybersécurité.

Par ailleurs, l’Alliance pour la République (APR), par le biais de Me Oumar Youm, envisage à son tour de saisir la justice. L’avocat aurait été mandaté pour défendre l’image et l’honneur du parti à travers une nouvelle plainte.

Pendant ce temps, Azoura Fall demeure introuvable. D’après les sources policières, un mandat de recherche serait en cours pour interpeller l’influenceur, dont la vidéo continue de susciter de vifs débats en ligne.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°460 – 09/05/2025

🔴 CAMPAGNE ARACHIDIÈRE 2024-2025 / BAISSE DE PRÈS DE 25% DE LA PRODUCTION : MOISSON AMÈRE
🔴 DJIHADISME DANS LE SAHEL : LA CEDEAO EN SURSIS

🔴 MONDIAL BEACH SOCCER 2026 : LE SÉNÉGAL DOMPTE L’ITALIE ET FILE EN DEMIES
🔴 COUPE DE LA LIGUE (8ES) : LA VAGUE YOFFOISE EMPORTE L’US GORÉE

Haute Cour de justice : cinq anciens ministres du régime de Macky Sall mis en accusation

L’Assemblée nationale du Sénégal a franchi un nouveau cap dans l’élan de reddition des comptes enclenché depuis l’alternance politique. Ce jeudi 8 mai 2025, les députés ont adopté une résolution historique : cinq anciens ministres du gouvernement de l’ex-président Macky Sall sont désormais officiellement mis en accusation. Il s’agit de Mansour Faye, Aïssatou Sophie Gladima, Ismaïla Madior Fall, Moustapha Diop et Salimata Diop.

Cette décision parlementaire découle d’une saisine du ministre de la Justice, Ousmane Diagne, fondée sur plusieurs rapports d’audit établis par les organes de contrôle de l’État. En ligne de mire : la gestion controversée des fonds alloués à la riposte contre la pandémie de Covid-19, un montant estimé à plus de 1 000 milliards de francs CFA. La Cour des comptes, entre autres institutions, a mis en lumière de graves irrégularités présumées dans l’exécution de certaines dépenses publiques relevant de ces ministres.

Les faits reprochés portent notamment sur des soupçons de détournements de deniers publics, de surfacturations, mais aussi de violations des procédures en matière de passation de marchés publics. Selon les documents examinés, certains responsables auraient facilité ou fermé les yeux sur des opérations contraires aux règles de bonne gouvernance.

Avec l’adoption de cette résolution, la procédure judiciaire entre dans une nouvelle phase. Le président de l’Assemblée nationale doit désormais transmettre le dossier au procureur général près la Haute Cour de justice. Une Commission d’instruction sera ensuite convoquée pour approfondir les enquêtes. Elle aura pour tâche de recueillir les éléments à charge et à décharge afin d’établir la solidité juridique des accusations portées contre les anciens ministres.

Conformément au Code de procédure pénale, les mis en cause auront la possibilité de se défendre avec l’assistance de leurs avocats. Ce processus se veut respectueux des droits de la défense et des principes d’un procès équitable, même si l’affaire ne manquera pas d’agiter l’opinion publique nationale dans les semaines à venir.

Ce développement marque une étape décisive dans la volonté des nouvelles autorités de restaurer la transparence et la responsabilité dans la gestion des affaires publiques. La Haute Cour de justice, juridiction compétente pour juger les membres du gouvernement pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions, est désormais pleinement mobilisée dans cette affaire sensible.

Macky Sall à Washington : plaidoyer pour un partenariat durable entre l’Afrique et l’Occident

De retour de Berlin, où il a pris part au sommet annuel du Global Solutions Initiative, l’ancien président sénégalais Macky Sall a poursuivi sa tournée diplomatique à Washington. Il y a assisté à la session de printemps de l’Atlantic Council, l’un des think tanks les plus influents des États-Unis en matière de politique internationale. Membre de son Conseil consultatif international, aux côtés de figures telles que José María Aznar, Carl Bildt ou encore le PDG de Pfizer, Macky Sall y a porté une voix africaine soucieuse d’équilibre et de dialogue dans un contexte mondial en recomposition.

Cette session intervient alors que le retour de Donald Trump à la Maison Blanche rebat les cartes de la politique étrangère américaine, avec des conséquences potentielles lourdes pour le continent africain. L’inquiétude est particulièrement vive autour de l’avenir de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), un accord commercial vieux de 25 ans, qui permet à plus de 1 800 produits africains, issus de 32 pays, d’accéder au marché américain sans droits de douane. Prévu pour expirer en 2025, cet accord est aujourd’hui fragilisé par la vision unilatéraliste et protectionniste du président Trump, peu favorable au libre-échange, notamment avec des partenaires perçus comme s’éloignant de la sphère d’influence occidentale.

Parmi les pays visés, l’Afrique du Sud est dans le viseur de l’administration américaine en raison de ses rapprochements stratégiques avec la Chine, la Russie et l’Iran. Plus largement, l’AGOA, bien que ne représentant que 0,5 % du PIB régional, demeure crucial pour plusieurs économies africaines exportatrices. Sa remise en cause pourrait avoir des effets économiques déstabilisants, notamment pour des pays comme l’Afrique du Sud ou le Kenya.

Autre sujet de préoccupation : l’avenir du Millennium Challenge Account (MCA), outil central de la coopération américaine en Afrique. Déjà touché par des coupes budgétaires, le MCA pourrait voir son champ d’action considérablement réduit sous l’effet des nouvelles orientations budgétaires de l’administration Trump. Si le Sénégal a bénéficié d’une dérogation obtenue grâce aux efforts diplomatiques de Macky Sall, d’autres nations comme la Libye ou le Maroc n’ont pas été épargnées.

L’aide au développement via l’USAID subit également des restrictions financières, affaiblissant la capacité des États-Unis à maintenir une présence active dans les domaines de la santé, de l’éducation ou de la gouvernance en Afrique. À cela s’ajoute la guerre commerciale entre Washington et Pékin, dont les retombées pourraient affecter les pays africains riches en minerais critiques — lithium, cobalt, terres rares — nécessaires à la transition énergétique mondiale.

Face à cette conjoncture, Macky Sall a réaffirmé à Washington la nécessité d’un partenariat plus équitable entre l’Afrique et l’Occident. Il met en garde contre une vision transactionnelle des relations internationales, qui risque de marginaliser l’Afrique, au moment où d’autres acteurs, notamment la Chine, étendent leur influence sur le continent. Pour l’ancien président sénégalais, seul un engagement durable et mutuellement bénéfique permettra de construire un avenir partagé et stable. Son intervention à l’Atlantic Council s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large visant à repositionner l’Afrique comme un partenaire stratégique à part entière, et non comme un terrain d’affrontement entre puissances.

Fonds Covid-19 : Mansour Faye vers la Haute Cour de justice pour détournement présumé de 2,749 milliards FCFA

L’Assemblée nationale examine ce jeudi une résolution visant à traduire Amadou Mansour Faye, ancien ministre du Développement communautaire et de l’Équité sociale et territoriale devant la Haute Cour de justice. Les accusations portent sur des détournements de deniers publics, d’escroquerie portant sur des deniers publics, de blanchiment de capitaux liées aux fonds Covid-19, pour un préjudice provisoire estimé à 2,749 milliards FCFA.

PROJET DE RESOLUTION PORTANT MISE EN ACCUSATION DEVANT LA HAUTE COUR DE JUSTICE DE MONSIEUR AMADOU MANSOUR FAYE, ANCIEN MINISTRE DU DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE ET DE L’EQUITE SOCIALE ET TERRITORIALE 

La Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains, après avoir délibéré, en sa séance du 02 mai 2025, a adopté à la majorité, le projet de résolution dont la teneur suit: 

Considérant que par lettre référencée n° 000289/MJ/CAB/DC en date du 14 Avril 2025, le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice a saisi le Président de l’Assemblée Nationale d’une requête aux fins de mise en accusation de Monsieur Amadou Mansour FAYE, ancien Ministre du Développement communautaire et de l’Équité sociale et territoriale devant la Haute Cour de Justice; 

Considérant que le 7 février 2023 le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance Hors-Classe de Dakar a transmis, pour enquête à la Division des Investigations Criminelles, le rapport de la Cour des Comptes ayant révélé des faits de surfacturation sur le prix du riz à l’encontre du nommé Aliou SOW, dans le contexte de la lutte contre la pandémie COVID-19; 

Considérant que ce dernier, DAGE du Ministère du Développement communautaire et de l’Équité sociale et territoriale, entendu par les enquêteurs, précisait que l’enveloppe allouée à leur département au titre de l’opération d’aide alimentaire était fixée à 69 milliards. 

 Il indiquait qu’une partie de ce montant, soit 59 milliards, était logée à la Direction Générale du Budget du Ministère des Finances. Ce montant de 59 milliards était géré par le Coordonnateur dudit Ministère déclarait an titre des lignes budgétaires pour lesquelles ces fonds ont été attribués, qu’aucune rubrique ne leur avait été définie. Il avait reçu comme instruction écrite de son Ministère de tutelle, simplement de gérer toutes les dépenses liées à l’assistance alimentaire»: 

Il ajoutait n’avoir eu accès qu’au reliquat de 10 milliards logé dans le compte de dépôt intitulé MDCEST-FORCE COVID ouvert dans les livres du Payeur général au nom du ministère. Il poursuivait en faisant observer que c’est le gestionnaire qui effectuait les paiements sur la base des pièces justificatives transmises par son Ministre de tutelle, Monsieur Amadou Mansour FAYE à son collègue des Finances et du Budget: 

Considérant que le rapport de la Cour des Comptes faisait ainsi apparaitre un surplus global facturé pour les achats de riz d’un montant de 2.749.927.948 FCFA. 

Considérant que l’enquête établissait également que certains fournisseurs se sont vus octroyer plusieurs commandes à la fois (CCMN et AVANTI) et d’autres qui ont signé concomitamment pour deux sociétés différentes (AFRI & CO/AVANTI); 

Par ailleurs, dans le but de mieux cerner le patrimoine du sieur Aliou SOW, des réquisitions ont été adressées aux différentes institutions de la place. Les résultats faisaient apparaitre l’acquisition de divers biens mobiliers et immobiliers par ce dernier: 

Considérant qu’à l’époque de ces faits, Monsieur Amadou Mansour FAYE, cité dans la procédure, était Ministre de tutelle; 

Considérant que selon l’article 101alinéa 2 de la Constitution, le Premier Ministre et les autres membres du Gouvernement sont pénalement responsables des actes accomplis dans l’exercice de leurs fonctions et qualifiés crimes ou délits au moment où ils ont été commis. Ils sont jugés par la Haute Cour de Justice»; 

Qu’en vertu des dispositions de l’article 17 de la loi organique nº 2002-10 du 22 février 2002 sur la Haute Cour de Justice, les poursuites sont exercées suite à une résolution de l’Assemblée nationale votée dans les conditions prévues à l’article 101 de la Constitution et portant mise en accusation devant la Haute Cour de Justice: 


Considérant que les faits ci-dessus révélés laissent apparaitre des indices et présomptions graves et concordants d’association de malfaiteurs, de concussion, de corruption, de prise illégale d’intérêt, de faux et usage de faux en écritures privées, de commerce ou de banque, de détournement de deniers publics, d’escroquerie portant sur des deniers publics, de blanchiment de capitaux, et complicité de ces chefs, à l’encontre de Monsieur Amadou Mansour FAYE, pour un préjudice évalué provisoirement à la somme de 2.749.927.498 FCFA; 

Considérant que, lors de la commission de ces faits révélés par l’enquête de police, Monsieur Amadou Mansour FAYE exerçait des fonctions ministérielles; 

Considérant que ces faits sont prévus et punis par les articles 238, 239,159,160,161,162, 156, 157, 135,136,152,153, 45,46 du Code Pénal, 140 du Code de Procédure Pénale et la loi 2024-08 du 14 février 2024 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive, abrogeant et remplaçant la loi n° 2018-03 du 23 février 2018 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme; 

Que de tels faits méritent d’être portés devant la Haute Cour de Justice; 

Décide de la mise en accusation devant la Haute Cour de Justice de Monsieur Amadou Mansour FAYE, ancien Ministre du Développement communautaire et de l’Équité sociale et territoriale, conformément à l’article 101 de la Constitution, 17 et suivants de la loi n° 2002-10 du 22 février 2002 portant loi organique sur la Haute Cour de Justice, modifiée.

Ismaïla Madior Fall renvoyé devant la Haute Cour de Justice : l’Assemblée nationale donne son feu vert

Un tournant historique vient d’être franchi dans l’affaire Ismaïla Madior Fall. L’Assemblée nationale a adopté ce jeudi une résolution autorisant la mise en accusation de l’ancien ministre de la Justice, Garde des Sceaux sous le régime de Macky Sall. C’est la Commission des Lois qui avait recommandé cette mesure à la suite d’une enquête judiciaire accablante.

L’affaire remonte à une opération immobilière douteuse autour du terrain destiné à accueillir le Palais de Justice de Pikine-Guédiawaye. Selon les éléments du dossier, un terrain de près de 3 hectares avait été attribué en 2020 au ministère de la Justice. Seule une partie (8 327 m²) a effectivement servi à la construction du tribunal. Le reste aurait été détourné à des fins privées, avec l’intervention directe d’Ismaïla Madior Fall.

Un promoteur “choisi” sans appel d’offres

L’ancien ministre est accusé d’avoir engagé un promoteur immobilier, Cheikh Gueye, sans appel d’offres, en violation flagrante du Code des marchés publics. En contrepartie de la construction d’un centre d’accueil pour enfants et d’un centre de surveillance électronique, il lui aurait promis des terrains en dation, c’est-à-dire en échange direct de services rendus, sans passer par le circuit budgétaire ni les procédures de l’administration.

Des accusations de corruption lourdes

Plus grave encore, Cheikh Gueye affirme avoir versé un acompte de 50 millions de francs CFA en espèces à Ismaïla Madior Fall, directement dans son bureau et en présence de son directeur des constructions, Mohamed Anas El Bachir Wane. Ce dernier a confirmé la scène aux enquêteurs. Le ministre aurait ensuite exigé le versement de 200 millions supplémentaires, ce que le promoteur a refusé, dénonçant des pressions croissantes.

Lorsque le différend éclate, l’acompte est restitué, mais les dégâts sont déjà faits. L’enquête révèle une tentative d’extorsion, un contournement du droit des marchés publics, une gestion opaque du patrimoine de l’État, et des pratiques assimilables à de la concussion et au blanchiment de capitaux.

Vers un procès devant la Haute Cour de Justice

En application des articles 101 de la Constitution et 17 de la loi organique sur la Haute Cour de Justice, la résolution de mise en accusation a été validée. Elle repose sur des « indices et présomptions graves et concordants » d’une série d’infractions : corruption, tentative d’extorsion, escroquerie, association de malfaiteurs, et prise illégale d’intérêts.

Ismaïla Madior Fall devient ainsi le premier ancien ministre de la Justice renvoyé devant la Haute Cour dans l’histoire politique récente du Sénégal. Le procès à venir s’annonce comme un événement majeur, tant par la gravité des faits que par la symbolique de cette mise en cause d’un haut responsable de l’appareil judiciaire.

LeDakarois suivra cette affaire de près et vous tiendra informés des prochains développements.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°459 – 08/05/2025

🔴 DEMANDE DE RENFORCEMENT DES CONCERTATIONS AVEC LA PRESSE PAR LE PRÉSIDENT DIOMAYE : EST-CE SINCÈRE ?
🔴 CLASSEMENT MONDIAL DES DONNÉES OUVERTES : LE SÉNÉGAL DANS LE TRIO DE TÊTE AFRICAIN

🔴 LIGUE DES CHAMPIONS / EN FINALE APRÈS L’ÉLIMINATION D’ARSENAL : LE RÊVE CONTINUE POUR LE PSG
🔴 COUPE DE LA LIGUE (8ES) : MISSION ACCOMPLIE POUR AJEL ET SONACOS

Affaire Amadou Sall : Waly Seck et le fils d’Amadou Bâ visés par une demande d’inculpation du parquet financier

Le parquet financier adjoint a franchi un nouveau cap dans l’affaire tentaculaire autour d’Amadou Sall, fils de l’ancien président Macky Sall. Selon des informations exclusives rapportées par Walf Quotidien, un réquisitoire supplétif a été transmis à un juge d’instruction pour demander l’inculpation et le placement sous mandat de dépôt de plusieurs personnalités. Parmi elles figurent le chanteur Waly Seck, Ibrahima Bâ, fils de l’ancien Premier ministre Amadou Bâ, l’ancien ministre Samuel Sarr, ainsi que Mamadou Sy, Saliou Sylla, Babacar Niang et Cheikh Tidiane Seck, chauffeur personnel d’Amadou Bâ.

Ces individus sont visés pour des faits présumés d’association de malfaiteurs en groupe criminel organisé et de blanchiment de capitaux, également en bande organisée. Le parquet soupçonne qu’ils ont participé à un vaste réseau de transactions financières illicites, tel que mis en évidence par un rapport complémentaire de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) remis fin mars au Pool judiciaire financier.

Ce rapport fait suite à un précédent document ayant déjà conduit à l’arrestation de figures politiques et économiques influentes comme Farba Ngom et Tahirou Sarr. Il met au jour des opérations suspectes évaluées à plus de 125 milliards de francs CFA, impliquant plusieurs entités juridiques, sociétés-écrans, comptes bancaires et placements immobiliers.

Parmi les cas les plus médiatisés, celui de Waly Seck retient particulièrement l’attention. Le chanteur est soupçonné d’avoir reçu des transferts de fonds d’origine douteuse, sans qu’un lien économique clair ait pu être établi. De son côté, Mamadou Sy aurait également bénéficié de virements similaires, qui l’exposent aux mêmes chefs d’accusation.

Samuel Sarr, ancien ministre sous le régime de Me Abdoulaye Wade, est cité pour son rôle présumé dans plusieurs opérations de blanchiment. Il serait notamment impliqué dans une transaction suspecte portant sur un chèque de 200 millions de francs CFA.

Quant à Ibrahima Bâ, son implication se dessine à travers la société SCI-CTS, créée avec Amadou Sall. Officiellement gérée par Cheikh Tidiane Seck, le chauffeur de son père, cette entreprise immobilière est considérée comme une façade. Ibrahima Bâ y détiendrait 30 % des parts, financés grâce à la vente d’un terrain situé à Ouakam en 2012, pour un montant de 400 millions de francs CFA, à un certain Francisco Dlmir Nhaga.

Autre personnage clé, Saliou Sylla est présenté comme le gestionnaire de l’entreprise Ets Saliou Sylla. Il est accusé d’avoir effectué des retraits de chèques pour un total de 5,6 milliards de francs CFA, sans qu’aucune justification économique n’ait été apportée.

Alors que tous ces éléments alimentent une procédure judiciaire de plus en plus dense, l’homme au centre du dossier, Amadou Sall, ne s’est pas présenté à sa convocation du mercredi au Pool judiciaire financier. Il est actuellement localisé aux États-Unis, selon le journal Source A.

Le parquet financier, qui souhaite frapper fort, a également demandé la saisie conservatoire des biens des mis en cause. Cette mesure vise à sécuriser les avoirs dans l’attente d’une éventuelle décision judiciaire définitive. L’instruction judiciaire qui s’ouvre s’annonce longue, complexe et explosive, tant les ramifications de cette affaire touchent des personnalités issues des milieux politiques, artistiques et économiques de premier plan.

Insultes contre Macky Sall : le procureur ordonne l’arrestation d’Azoura Fall

Le militant politique Azoura Fall, connu pour sa proximité avec le parti Pastef, est dans le viseur de la justice sénégalaise après avoir violemment insulté l’ancien président Macky Sall dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Face à la gravité des propos tenus, le procureur de la République, Ibrahima Ndoye, s’est autosaisi du dossier.

Selon des informations publiées par Libération, le chef du parquet a saisi la Division spéciale de cybercriminalité (DSC) pour procéder à l’arrestation et à l’audition d’Azoura Fall. Il devrait être entendu sous le régime de la garde à vue, dans le cadre d’une enquête ouverte pour offense publique à l’encontre d’un ancien chef d’État et diffusion de propos injurieux sur internet.

Les services de police ont entamé des recherches actives dès ce lundi pour localiser l’activiste. D’après les dernières informations recueillies, Azoura Fall a été localisé à Kaolack, dans le centre du pays. La police locale a été mobilisée pour appuyer la DSC dans ses opérations de localisation et d’arrestation.

Dans le même temps, les autorités ont émis une opposition aux frontières à l’encontre d’Azoura Fall afin d’éviter toute tentative de fuite du territoire national. L’enquête se poursuit pour établir l’ampleur des faits et leur éventuelle dimension pénale.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°458 – 07/05/2025

🔴 SANTÉ / PRÉAVIS DE GRÈVE : « AND GUEUSSEUM » PROMET 6 MOIS DE FIÈVRE
🔴 CERAO 2025 / CONSOLIDATION DE LA PAIX EN AFRIQUE DE L’OUEST : DIOMAYE EXALTE LE RÔLE DE L’ÉGLISE

🔴 QUARTS DE FINALE MONDIAL BEACH SOCCER 2025 : LE SÉNÉGAL JOUE L’ITALIE
🔴 CHAMPIONNAT D’AFRIQUE DE LUTTE OLYMPIQUE : LE SÉNÉGAL RÉCOLTE 4 MÉDAILLES

Plainte contre Azoura Fall : la famille de Macky Sall réagit aux insultes publiques sur les réseaux sociaux

Dakar, 6 mai 2025 – La tension monte autour des propos polémiques d’Assane Gueye, plus connu sous le nom d’Azoura Fall, militant actif de PASTEF sur les réseaux sociaux. Ce dernier fait désormais l’objet d’une plainte officielle déposée par un membre de la famille de l’ancien président Macky Sall pour injures publiques. L’affaire vient exacerber un climat politique déjà tendu, sur fond de polémiques autour de la liberté d’expression et de la régulation du discours politique.

Lors d’un live diffusé sur les réseaux sociaux — notamment sur Facebook et TikTok — Azoura Fall aurait tenu des propos jugés extrêmement offensants à l’encontre de Macky Sall, aujourd’hui retiré de la vie politique. Selon le contenu de la plainte, consulté par une source proche du dossier, l’auteur aurait « copieusement insulté » l’ancien chef de l’État, mettant en cause son intégrité morale ainsi que celle de certains anciens collaborateurs du régime. « C’est une attaque d’une rare violence contre l’honneur et la dignité de notre famille. Elle ne peut rester impunie », a déclaré le plaignant dans une lettre officielle adressée au parquet.

La famille de Macky Sall affirme que cette plainte vise à défendre l’image et la dignité de l’ancien président, tout en dénonçant une recrudescence inquiétante des violences verbales sur les réseaux sociaux. Le plaignant réclame que des sanctions exemplaires soient prises, faute de quoi un avocat sera saisi pour une action judiciaire formelle dans un délai de huit jours.

Cette plainte intervient dans un contexte de tension politique grandissante, notamment entre les partisans du nouveau pouvoir de Bassirou Diomaye Faye et ceux de l’ancien régime. Des figures politiques comme Me Moussa Diop et Thierno Bocoum ont déjà interpellé publiquement le procureur de la République, accusant la justice de faire preuve de partialité en laissant Azoura Fall impuni, tout en gardant en détention d’autres militants pour des faits similaires ou moindres. « Si vous ne faites pas arrêter ces dérives des vainqueurs, libérez sans délai mon client Abdou Nguer, injustement détenu », a notamment lancé Me Diop dans un communiqué.

Pour l’heure, le parquet ne s’est pas encore officiellement exprimé sur la suite qui sera donnée à cette affaire. Mais dans les cercles judiciaires, la pression s’accentue. Le débat sur l’égalité de traitement devant la loi, la liberté d’expression et la régulation du discours politique est désormais relancé.

L’entourage du Premier ministre ou du ministre de la Justice ne s’est pas encore prononcé. Toutefois, plusieurs observateurs notent que ce cas pourrait constituer un test de cohérence pour l’actuel régime, souvent perçu comme plus tolérant vis-à-vis de certains débordements verbaux venant de son camp.

Propos injurieux d’Azoura Fall : Me Moussa Diop et Thierno Bocoum interpellent le procureur et dénoncent une justice à deux vitesses

L’avocat Me Moussa Diop et l’homme politique Thierno Bocoum ont vivement réagi aux propos jugés insultants tenus récemment par Azoura Fall, un militant du parti Pastef. Ce dernier s’en serait violemment pris à l’ancien président Macky Sall et à certains de ses anciens collaborateurs, suscitant l’indignation dans certains cercles politiques.

Dans une déclaration ferme, Me Moussa Diop a interpellé le procureur de la République, l’accusant d’inaction face à ce qu’il qualifie de dérives verbales inacceptables. Il dénonce un traitement inégal devant la loi et remet en question l’impartialité de l’appareil judiciaire dans ce type d’affaires.

« Apparemment, le Kumba am Nday et le Kumba amoul Nday a de beaux jours devant nous. Mais où êtes-vous Monsieur le Procureur de la République pour mettre fin à cette pagaille inédite au Sénégal ? Si vous ne faites pas arrêter ces dérives des vainqueurs, libérez sans délai mon client Abdou Nguer arbitrairement soustrait de la vie courante sans jamais avoir diffusé de fausses nouvelles ou diffamé. Justice pour tous », a-t-il martelé.

Thierno Bocoum, président du mouvement AGIR, a également réagi publiquement via sa page Facebook. Indigné, il a dénoncé le silence des autorités judiciaires, qu’il considère comme un aveu d’une justice à géométrie variable. « Si le procureur reste silencieux face aux injures publiques d’une gravité extrême d’un proche du Premier ministre, il confirme son rôle actif dans l’architecture d’une injustice systémique portée par un régime irresponsable », a-t-il écrit.

Ces réactions interviennent dans un contexte où le débat sur l’indépendance de la justice et l’égalité de traitement des citoyens devant la loi revient régulièrement dans l’actualité sénégalaise, particulièrement depuis le changement de régime en 2024.

Macky Sall plaide pour une Afrique actrice du multilatéralisme contemporain

Invité au Global Solutions Summit 2025 à Berlin, l’ancien président sénégalais Macky Sall, aujourd’hui président du Conseil de surveillance du Centre mondial pour l’adaptation, a livré une allocution forte sur “L’Afrique dans le multilatéralisme contemporain”. Il y a souligné les défis majeurs du continent, entre paix, sécurité, développement économique et transition énergétique, appelant à une réforme en profondeur de la gouvernance mondiale.

Voici son discours…, 

Mesdames, Messieurs, 

Chers amis, 

Je voudrais d’abord remercier notre ami Christian Kastrop pour son aimable invitation et pour l’accueil convivial qui m’a été réservé. 
Je félicite Global Solutions pour l’organisation de ce Sommet. Dans un monde en proie aux tensions et aux incertitudes, il est à la fois opportun et salutaire de créer des espaces de dialogue pour penser ensemble les chemins possibles de sortie de crise. 
Face aux urgences, le cours de l’histoire est à nouveau trouble. Le système multilatéral, né dans les décombres de la guerre pour promouvoir la paix, le progrès partagé et la solidarité entre les nations, montre aujourd’hui ses limites. Il peine à offrir des réponses concertées aux défis contemporains. 
En effet, les instances multilatérales semblent figées alors que les conflits, anciens et nouveaux, persistent, les uns plus désastreux que les autres ; les menaces terroristes restent entières ; le réchauffement climatique s’accentue malgré les COP qui se succèdent ; et une guerre commerciale majeure vient s’ajouter à une crise économique et financière dont le monde peinait déjà à se relever. 
Dans ce contexte de crises et de mutations profondes, l’Afrique continue de faire face à plusieurs challenges. Je me limiterai ici à quatre défis majeurs. 

Premier défi : la paix, la sécurité et la stabilité. 
En plus des situations conflictuelles persistantes, le terrorisme tend à devenir endémique sur le continent, en particulier au Sahel. Il faut dire que depuis des années, l’Afrique n’a de cesse d’alerter sur le fait que les opérations de maintien de la paix classiques ne sont pas adaptées à la lutte antiterroriste, faute de mandats et de moyens adéquats. En témoigne la fin précipitée de certaines opérations dans la colère et l’incompréhension.   
C’est pourquoi nous avons toujours plaidé pour des mandats plus robustes et des moyens mieux calibrés, pour combattre le terrorisme dans le cadre de l’Architecture africaine de paix et de sécurité, avec le soutien logistique et financier des Nations Unies et des pays partenaires. 
C’est à ce prix que nous pourrons vaincre le terrorisme, ou tout au moins réduire de façon significative ses moyens d’action. 
Il y va de notre intérêt commun, car la persistance du terrorisme en Afrique constitue une menace globale qui relève de la responsabilité du Conseil de sécurité, garant du système de sécurité collective. 

 Deuxième défi : le développement économique. 
Avec ses 30 millions de km², son poids démographique et ses ressources minières, hydriques, énergétiques et foncières (60% des terres arables non exploitées de la planète), l’Afrique dispose du potentiel nécessaire pour soutenir ses efforts de développement et contribuer à la croissance mondiale. 
Cela requiert certes des politiques publiques avisées, mais aussi un ordre économique mondial plus juste et plus équitable. 
La dynamique du développement est freinée quand l’impôt n’est pas payé là où la richesse est créée, à cause de congés fiscaux abusifs ; et quand les notations des agences d’évaluation sont biaisées par leurs critères et leurs méthodologies de plus en plus contestées. En Afrique, la perception du risque d’investissement est souvent supérieure au risque réel, ce qui renchérit le coût du crédit, à cause de primes d’assurances particulièrement élevées. 
Mon point de vue est qu’il est temps de refonder la coopération internationale sur des paradigmes réinventés, notamment :  
la réforme de la fiscalité internationale et des méthodes de notation des agences d’évaluation ; et l’assouplissement des règles de l’OCDE afin de faciliter l’accès des pays en développement au crédit export, à des conditions de maturité plus longues et des taux d’intérêt soutenables. 
A mon sens, l’Afrique d’aujourd’hui a besoin plus de règles justes et de partenariats équitables que d’une aide publique au développement aux ressources limitées et aux mécanismes peu efficaces. À titre d’exemple, rien que pour les infrastructures, la Banque africaine de Développement estime les besoins de l’Afrique entre 130 et 170 milliards de dollars par an. 
Certes, il faut saluer et reconnaitre à leur juste valeur les efforts et les acquis réalisés dans le cadre des partenariats traditionnels.  
En même temps, l’Afrique continuera de s’ouvrir à de nouveaux partenariats, sans exclusivité ni exclusion, pour diversifier ses perspectives de croissance et de développement économique et social. 
C’est tout cela, ajouté à la mise en place progressive de la Zone de libre-échange continentale africaine, qui contribuera à instaurer une nouvelle doctrine de coopération fondée sur une éthique de valeurs partagées, de solutions concertées, et d’intérêts mutuellement bénéfiques, sans conditionnalités idéologiques ou socio culturelles. 

Troisième défi : la transition énergétique dans le contexte du réchauffement climatique. Suivant le principe de responsabilité commune mais différenciée, l’Afrique est pleinement engagée dans la lutte contre le réchauffement climatique. 
Partout sur le continent, des projets sobres en carbone et résilients au réchauffement climatique voient le jour.  
Mais le continent qui pollue le moins ne peut être contraint de choisir entre développement et protection de l’environnement, ou de s’endetter pour financer seul les coûts de l’adaptation. 
Il est donc urgent de mobiliser les ressources financières nécessaires à l’action climatique, notamment dans le cadre des Partenariats pour une transition énergétique juste. 
En outre, pour l’équité et la justice, il faut éviter des décisions unilatérales comme celle de la COP 26 à Glasgow interdisant le financement à l’étranger de sources d’énergie fossiles, même peu polluantes comme le gaz, alors que certains pays industrialisés continuent d’utiliser des énergies bien plus polluantes comme le charbon. 
Je rappelle que l’Union africaine, la Banque africaine de développement et le Centre mondial pour l’adaptation ont lancé en 2021 le Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique (AAAP). 
Cette ambitieuse initiative vise à mobiliser 25 milliards de dollars pour renforcer la résilience climatique de l’Afrique dans domaines clés, notamment : l’agriculture, les infrastructures, la jeunesse et l’entrepreneuriat, ainsi que la finance et la gouvernance. 
En ma qualité de Président du Conseil de surveillance du Centre mondial pour l’adaptation, je lance un appel aux partenaires bilatéraux et multilatéraux pour soutenir la deuxième phase de l’initiative AAAP sur la période 2026-2030. 

Quatrième défi, enfin, la réforme de la gouvernance mondiale. 

L’idéal à la base du multilatéralisme, c’est de promouvoir entre des pays aux forces inégales des relations de collaboration confiante, solidaire et inclusive. 
Dans cet esprit, il est juste de reconnaitre les services que le système des Nations Unies et celui de Bretton Woods ont rendus aux Etats membres. 

Mais 80 ans après sa création, le multilatéralisme de l’après-guerre est en passe de devenir obsolète, car il ne répond pas aux réalités et aux besoins de son temps. Pour plus des trois quarts des pays membres, il y a là une source d’inégalités qui alimente des frustrations et la contestation du système. 

L’élargissement progressif des BRICS en Sud global apparait comme un symptôme illustrant le malaise d’un système qui court le risque de sa fragmentation s’il n’est pas réformé. 
Il n’est pas souhaitable d’en arriver là. Alors, la sagesse commande de refonder la gouvernance politique, économique et financière mondiale, pour la rendre plus représentative de la diversité du monde d’aujourd’hui. 

Le G20 a montré la voie en admettant l’Union africaine comme membre de plein droit, à l’initiative du Sénégal durant sa présidence de l’Union africaine. 
L’octroi d’un troisième siège à l’Afrique au Conseil d’administration du FMI va également dans le bon sens de l’histoire. 

Il est important que d’autres instances, comme le Conseil de sécurité et la Banque mondiale suivent ces exemples, afin d’aider à l’avènement d’un multilatéralisme plus inclusif, plus légitime et plus efficace. 

Mesdames, Messieurs, chers amis,  
Dans un monde secoué par tant de turbulences, nous ne devons pas renoncer à l’espérance. Non pas une espérance incantatoire, mais une espérance travaillée ; une espérance agissante, nourrie par le courage du dialogue, la force de la coopération et la foi dans notre humanité commune. 
À l’heure des défis globaux, seul un nouveau sursaut lucide et humaniste nous permettra de ressouder les fractures, apaiser les colères et les tensions, et favoriser une collaboration solidaire, fondée sur nos valeurs communes et le respect de nos différences. 
Je vous remercie de votre aimable attention! 

Pour rappel, Créé en 2017, Global Solutions Initiative (GSI) est un réseau international de think tanks de chercheurs, décideurs politiques et leaders de la société civile visant à proposer des solutions politiques concrètes aux grands défis mondiaux, en particulier dans les domaines du climat, de la transformation numérique, de la gouvernance mondiale et du développement durable. • Activités principales : • Organisation du Global Solutions Summit, un forum annuel réunissant des experts internationaux. 
• Publication de notes d’analyses 
à destination des décideurs du G20 et du G7. • Animation de communautés telles que les Young Global Changers et le Council for Global Problem-Solving. 
GSI siège à Berlin, Allemagne. 

Le think tank est dirigé par Christian Kastrop, économiste de nationalité allemande, ancien secrétaire d’État pour la société numérique et la politique 
consommateurs au ministère fédéral allemand de la Justice et de la Protection des consommateurs.

Macky Sall au Sommet Global Solutions : Pour un multilatéralisme réformé et plus équitable

À Berlin, l’ancien président sénégalais appelle à repenser la gouvernance mondiale pour mieux répondre aux défis du XXIe siècle.

Lors du Sommet Global Solutions, Macky Sall, ancien président de la République du Sénégal, a prononcé un discours empreint de lucidité et de conviction. Il y a dénoncé les limites actuelles du système multilatéral, incapable selon lui de répondre efficacement aux crises qui secouent le monde : conflits prolongés, dérèglement climatique, montée du terrorisme, fragilités économiques et instabilité sociale.

Dans ce contexte tendu, Macky Sall a souligné que le multilatéralisme issu de l’après-guerre est devenu inadapté aux réalités contemporaines. Il a plaidé pour une réforme en profondeur des institutions internationales, qu’il accuse de ne pas refléter la diversité et les équilibres actuels du monde.

Il a ensuite mis en lumière les défis auxquels l’Afrique est confrontée. D’abord, celui de la paix et de la sécurité, notamment dans des régions comme le Sahel, où le terrorisme prend des proportions endémiques. Il a dénoncé l’inadéquation des mandats des missions de maintien de la paix face aux réalités du terrorisme et appelé à un soutien plus concret et mieux calibré de la communauté internationale.

Sur le plan économique, Macky Sall a insisté sur le potentiel immense du continent africain, riche en ressources naturelles et humaines, mais freiné par un système économique mondial inégal. Il a dénoncé les congés fiscaux abusifs, les biais des agences de notation, et le coût du crédit injustement élevé pour les pays africains. Pour lui, il est urgent de réformer la fiscalité internationale, les critères de notation, et de rendre le crédit export plus accessible.

S’agissant de la transition énergétique, il a rappelé que l’Afrique, bien qu’étant le continent qui pollue le moins, ne peut être tenue de choisir entre développement et environnement. Il a critiqué les décisions unilatérales comme l’interdiction du financement des projets gaziers lors de la COP26, tout en appelant à davantage de soutien pour les initiatives comme le Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique (AAAP), dont il préside le Conseil de surveillance.

Enfin, Macky Sall a évoqué la réforme de la gouvernance mondiale, affirmant que la structure actuelle des grandes institutions internationales ne reflète plus les équilibres géopolitiques d’aujourd’hui. Il a salué l’admission de l’Union africaine au G20, tout en appelant à un siège supplémentaire pour l’Afrique au FMI et une représentation accrue au Conseil de sécurité de l’ONU et à la Banque mondiale.

En conclusion, il a lancé un appel vibrant à un sursaut humaniste et solidaire. « Nous ne devons pas renoncer à l’espérance », a-t-il dit, en précisant qu’il s’agit d’une espérance lucide, nourrie par le dialogue, la coopération, et la foi dans une humanité partagée. Pour Macky Sall, seule une telle dynamique permettra de panser les fractures, apaiser les tensions et construire un monde plus juste.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°456 – 05/05/2025

🔴 UEMOA / ADJUDICATION CIBLÉE DE BONS ASSIMILABLES DU TRÉSOR : LE SÉNÉGAL CONTRAINT D’EMPRUNTER À PLUS DE 6%
🔴 PRIX DE L’« OPÉRATION DE L’ANNÉE » AUX BRVM AWARDS 2025 : LE SÉNÉGAL, AS DES MARCHÉS

🔴 BAL / CONFÉRENCE SAHARA : CLAP DE FIN POUR L’ASCVD
🔴 22e JOURNÉE DE LA LIGUE 1 : UN DIMANCHE À ZÉRO POINTÉ

Seydi Gassama : « Le fils de Macky Sall n’a rien à craindre s’il est convoqué par la justice »

Dans le cadre du débat sur la reddition des comptes et la transparence dans la gestion des affaires publiques, Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, a pris position sur le cas du fils de l’ancien président Macky Sall, cité dans plusieurs affaires touchant la gestion des ressources publiques. Lors de son passage dans l’émission Jury du Dimanche (JDD) sur RFM ce 4 mai, le défenseur des droits humains a affirmé que le fils du président Sall doit pouvoir répondre à toute convocation de la justice, sans crainte ni traitement de faveur.

Seydi Gassama a expliqué que, lorsque des membres de la famille d’un chef d’État sont directement impliqués dans des affaires de gestion publique, il est normal qu’ils soient appelés à rendre des comptes. Selon lui, la proximité du fils de l’ex-président Sall avec certaines affaires liées à la gestion des deniers publics justifie une convocation par la justice. « Il doit pouvoir répondre sans crainte ni faveur », a-t-il insisté, soulignant que, dans une démocratie saine, aucun citoyen, même ceux ayant des liens familiaux avec des dirigeants, ne doit être exempté de la loi.

Il a également rappelé le cas de Karim Wade, le fils de l’ex-président Abdoulaye Wade, qui a été inculpé après la fin du mandat de son père pour des accusations de mauvaise gestion et de corruption. « Ce type de situation n’est pas un cas isolé. Si un membre de la famille d’un président est impliqué dans des affaires publiques, la justice doit être impartiale et équitable », a ajouté Seydi Gassama.

Dans son analyse, Seydi Gassama a pris l’exemple de l’ancien président Léopold Sédar Senghor pour illustrer l’importance de maintenir une séparation nette entre la famille et l’État. Selon lui, Senghor avait pris soin de maintenir une certaine distance entre sa famille et les affaires publiques, et son fils Philippe avait même choisi de poursuivre ses études à l’université de Dakar, plutôt que de partir en France, ce qui témoignait d’une volonté de préserver l’intégrité de la gestion publique. « Senghor a montré qu’il était possible de respecter la séparation entre famille et affaires de l’État, et c’est une leçon importante à retenir », a-t-il souligné.

Seydi Gassama a également insisté sur le besoin d’une justice équitable, indépendante et transparente. Selon lui, l’objectif n’est pas d’exclure les membres d’une lignée présidentielle de la sphère publique, mais de garantir que leur position ne les exonère pas des responsabilités et des lois en vigueur. « Le fils de Macky Sall n’a rien à craindre s’il est convoqué par la justice. Ce qui importe, c’est que ses droits soient respectés et qu’il puisse répondre aux accusations sans ingérence politique », a-t-il conclu.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°455 – 30/04/2025

🔴 COUR DES COMPTES / «  LE FAMEUX RAPPORT SUR LA SITUATION DES FINANCES PUBLIQUES A FAIT L’OBJET DE CRITIQUES ACERBES EN INTERNE » : JEUNE AFRIQUE LÂCHE UNE BOMBE
🔴 CESSATION DE DIFFUSION, BLOCAGE DES AIDES À LA PRESSE, INACTIVITÉ DU CNRA, PARALYSIE DU CORED ET DE LA COMMISSION DE LA CARTE NATIONALE DE PRESSE : LA CAP MET À NU LES MANŒUVRES DU POUVOIR

🔴 BAL 5 / BOUCLAGE DE LA PHASE ALLER (2-1) CONTRE PETRO DE LUANDA : L’ASCVD RENVERSE LE TRÔNE DU CHAMPION
🔴 MMA / COMBAT CONTRE THE HULK CE 15 MAI : RENTRÉE DE ZARKO DANS LA CAGE

NOMMÉ PRÉSIDENT DU COMITÉ STRATÉGIQUE DE L’AFRICA HOUSE DU CRANS MONTANA FORUM : Macky Sall continue de séduire le monde

Déjà honoré par plusieurs distinctions internationales, dont sa récente entrée à la Fondation Mo Ibrahim, Macky Sall poursuit son rayonnement mondial. L’ancien président du Sénégal a été nommé Président du Comité stratégique de lAfrica House, une initiative du Crans Montana Forum dédiée au renforcement des liens économiques entre l’Afrique et les pays du Golfe.

L’ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, continue de renforcer son aura à l’international après avoir quitté le pouvoir. Déjà nommé membre de la Fondation Mo Ibrahim et salué pour ses engagements en faveur de la gouvernance démocratique, il vient d’être désigné Président du Comité stratégique de l’Africa House, une initiative internationale lancée par le Crans Montana Forum.

Cette nouvelle consécration confirme l’estime dont bénéficie Macky Sall sur la scène internationale. Sollicité par ses pairs et beaucoup de décideurs pour son expérience et sa vision stratégique, il aura désormais un rôle clé dans la définition des orientations de l’Africa House, une structure ambitieuse qui sera officiellement opérationnelle à partir du 1er septembre 2025.

QU’EST-CE QUE LAFRICA HOUSE ?

L’Africa House, basée aux Émirats arabes unis, est une plateforme de coopération économique et politique entre l’Afrique et les pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG). Initiée dans le cadre du 40e anniversaire du Crans Montana Forum. Cette organisation vise à favoriser la croissance économique d’une Afrique ouverte au monde et à renforcer les liens stratégiques avec les Émirats arabes unis et d’autres partenaires clés.

L’Africa House a pour ambition de devenir un carrefour stratégique de haut niveau, réunissant des chefs d’État, ministres, leaders économiques, de grandes entreprises et institutions financières. Son objectif est clair : stimuler les investissements durables, encourager les partenariats public-privé entre l’Afrique et le Golfe, et faciliter l’intégration économique du continent sur la scène mondiale.

En effet, structure privée de droit émirati et suisse, l’Africa House se positionne comme un acteur unique dédié au développement des marchés africains et à l’essor de nouvelles opportunités commerciales entre le continent et le Moyen-Orient. Ainsi, proposera-t-elle également des sessions de haut niveau, des forums bilatéraux et sectoriels, et une assistance stratégique en matière de relations économiques internationales.

À cet effet, Macky Sall présidera le Comité stratégique composé de personnalités de renom, dont la liste complète sera publiée d’ici le 15 juin 2025. Ce comité jouera un rôle central dans la définition des stratégies et dans l’animation des activités de l’organisation.

Par cette nomination, l’ancien chef de l’État sénégalais confirme son statut de figure incontournable du leadership africain. À travers l’Africa House, il participera activement à l’édification d’une Afrique économiquement forte, connectée et intégrée dans les dynamiques globales.

Penda THIAM

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°454 – 29/04/2025

🔴 ÉLU PRÉSIDENT DU COMITÉ STRATÉGIQUE DE L’« AFRICA HOUSE » INITIÉE PAR « CRANS MONTANA FORUM » : LE MONDE AUX PIEDS DE MACKY
🔴 CAMP PÉNAL / CONDITIONS D’INCARCÉRATION ET LONGUES DÉTENTIONS : LA GRÈVE DE LA FAIM COMME ULTIME CRI

🔴 « NAVÉTANES » / RÉGULATION DES ACTIVITÉS SPORTIVES : LA SAISON LIMITÉE À 3 MOIS
🔴 LIGUE 1 / TROISIÈME SUCCÈS POUR L’AS PIKINE : CASA SPORTS S’ENLISE

Cinq anciens ministres de Macky Sall dans le viseur de la justice : vers une mise en accusation devant la Haute Cour

La tempête judiciaire qui secoue l’après-Macky Sall s’intensifie. Le parquet, par l’intermédiaire du ministre de la Justice, a officiellement saisi l’Assemblée nationale pour engager la procédure de mise en accusation de cinq anciens ministres du régime sortant devant la Haute Cour de justice. Cette initiative marque une étape décisive dans les enquêtes sur la gestion des fonds publics, notamment ceux destinés à la riposte contre la pandémie de Covid-19.

Parmi les personnalités visées figurent Ndèye Saly Diop, Moustapha Diop, Sophie Gladima, Mansour Faye et Ismaïla Madior Fall. Les quatre premiers sont directement impliqués dans l’affaire de la gestion controversée du fonds Force Covid-19, tandis que le dernier, ex-ministre de la Justice, est soupçonné d’avoir trempé dans une affaire de corruption distincte.

Avant toute mise en accusation, un préalable s’impose : la levée de l’immunité parlementaire de Ndèye Saly Diop et Moustapha Diop, actuellement députés. Selon le quotidien Les Échos, la décision sera prise ce vendredi. Leurs collègues parlementaires devront se prononcer sur cette étape-clé pour permettre à la justice de poursuivre ses investigations.

Ancienne ministre de la Femme, Ndèye Saly Diop est accusée de n’avoir pas justifié 52 millions de francs CFA sur les 150 millions mis à sa disposition dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Une autre charge, plus insolite, lui est reprochée : l’installation de deux climatiseurs à son domicile, financés par des fonds publics, selon les révélations du journal.

Quant à Moustapha Diop, ex-ministre du Développement industriel, il doit répondre d’un trou de 930 millions de francs CFA, dont les justificatifs seraient introuvables. La gravité de l’affaire est renforcée par la mise sous mandat de dépôt de plusieurs anciens collaborateurs de son ministère : la Dage, le gestionnaire et son chauffeur.

Sophie Gladima et Mansour Faye, également cités dans l’affaire Force Covid-19, attendent que le processus judiciaire les concernant suive son cours. Pour sa part, Ismaïla Madior Fall devra faire face à une enquête autour d’un dossier de corruption encore peu détaillé dans les médias, mais suffisamment sérieux pour justifier une saisine de la Haute Cour.

Cette procédure de traduction devant la Haute Cour de justice, rare dans l’histoire institutionnelle du Sénégal, constitue un test de vérité pour les nouvelles autorités dirigées par le président Bassirou Diomaye Faye. Elle est également une réponse à l’exigence de transparence et de reddition des comptes portée par les électeurs.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°453 – 28/04/2025

🔴 SÉCURITÉ ALIMENTAIRE, SURVIE HUMAINE ET DU BÉTAIL EN PÉRIL : GUINGUINÉO A SOIF !
🔴 PROGRAMME DE RÉSILIENCE DU SYSTÈME ALIMENTAIRE : 132 MILLIARDS F CFA INJECTÉS PAR LA BANQUE MONDIALE

🔴 BAL 5 / FACE AU KRIOL STAR DU CAP-VERT : L’ASCVD À DEUX PANIERS DE LA GLOIRE
🔴 LIGUE 1 : WALLY DAAN FAIT TOMBER LE JARAAF

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°451 – 25/04/2025

🔴 VENTE D’OR BRUT : LE SÉNÉGAL PERD 36 MILLIARDS F CFA À L’EXPORT

🔴 ÉLECTION À LA PRÉSIDENCE DE LA FSF : AUGUSTIN SENGHOR SEUL AU MONDE
🔴 APRÈS SEPT ANS D’ATTENTE : L’AG DE LA LIGUE DE FOOTBALL DE DAKAR ENFIN CONVOQUÉE

Loi interprétative retoquée : l’APR salue une décision « sage » et accuse le régime de dérive autoritaire

Le rejet de la loi interprétative de la loi d’amnistie par le Conseil constitutionnel continue de susciter des réactions à travers le spectre politique sénégalais. Ce mercredi 23 avril 2025, c’est au tour de l’Alliance Pour la République (APR) de se prononcer, à travers un communiqué publié par son Secrétariat Exécutif National. Le parti fondé par Macky Sall se félicite de cette décision, tout en dénonçant avec virulence ce qu’il considère comme les dérives d’un pouvoir en perte de repères.

Dans son communiqué, l’APR qualifie la décision du Conseil constitutionnel de « sage » et félicite les parlementaires à l’origine du recours. Le parti n’y va pas de main morte à l’encontre de la majorité actuelle : il parle d’une « loi scélérate » portée par une « majorité mécanique de députés godillots », désormais désavouée « de manière cinglante » par la plus haute juridiction du pays.

Selon l’APR, cette invalidation représente un rappel sévère à l’ordre adressé au président Bassirou Diomaye Faye, à son Premier ministre Ousmane Sonko, ainsi qu’à l’ensemble des députés de la mouvance présidentielle. Pour le parti d’opposition, ce rejet met en lumière « les méthodes cavalières » d’un pouvoir qui gouverne, selon lui, sans respect des règles républicaines.

L’APR va plus loin en accusant le régime d’user de « manipulations institutionnelles » et d’amateurisme dans la gestion de l’État. Le parti appelle les autorités à se soumettre sans condition à la décision du Conseil constitutionnel, rappelant qu’elle « n’est susceptible d’aucun recours et s’impose à tous ». Le communiqué exhorte également le peuple sénégalais à « rester debout » et à « faire face à toute tentative de passage en force », en dénonçant ce qu’il perçoit comme une dérive autoritaire du régime Sonko-Diomaye.

Sur le terrain judiciaire, l’APR critique ce qu’elle considère être une « pseudo reddition des comptes », qu’elle assimile à un « vilain et vulgaire règlement de comptes politique ». Une formulation qui traduit la défiance du parti vis-à-vis des enquêtes en cours, notamment celles touchant d’anciens responsables du régime précédent. Le parti exige, dans la foulée, la libération immédiate de tous les détenus politiques et d’opinion, qu’il considère comme des victimes de cette justice sélective.

La réaction de l’APR vient s’ajouter à un climat politique déjà très tendu, où la décision du Conseil constitutionnel apparaît comme un point de bascule. Si pour certains, elle renforce l’État de droit, pour d’autres, elle révèle l’intensité des luttes d’interprétation de la loi dans un contexte post-électoral encore fragile.

Rejet de la loi interprétative par le Conseil constitutionnel : Juan Branco évoque la CPI et Macky Sall

L’avocat franco-espagnol Juan Branco, réputé proche du nouveau régime sénégalais, n’a pas tardé à réagir à la décision du Conseil constitutionnel sénégalais invalidant la loi interprétative de l’amnistie. Dans une publication sur le réseau social X (anciennement Twitter), l’auteur de Le Procès de Macky Sall estime que cette décision pourrait avoir des conséquences judiciaires majeures.

Selon Juan Branco, cette décision « facilite la saisine de la Cour pénale internationale par les autorités du Sénégal à l’encontre de Monsieur Macky Sall ». Il considère qu’en rejetant la loi votée par la majorité parlementaire de PASTEF – qui visait à clarifier que les crimes de sang et actes de torture n’étaient pas couverts par l’amnistie votée en mars – le Conseil constitutionnel a renforcé la possibilité pour l’exécutif de Dakar d’engager des procédures internationales.

« La voie est désormais ouverte pour que le Président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko initient une telle démarche, s’ils le souhaitent », a ajouté l’avocat.

Cette sortie intervient dans un contexte où les débats autour de la reddition des comptes, de la justice transitionnelle et de l’impunité sont particulièrement sensibles. Le rejet de la loi interprétative, perçu par certains comme un revers politique pour la majorité, est en réalité considéré par d’autres, dont Juan Branco, comme une opportunité juridique de relancer certains dossiers douloureux du passé récent du Sénégal.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°449 – 23/04/2025

🔴 ÉCONOMIE, PÊCHE, EMPLOI… : TAS EN MODE BULLDOZER
🔴 RÉFORMES « AMBITIEUSES » OU DICTÉES ? : LE SÉNÉGAL FACE AUX EXIGENCES DE WASHINGTON

🔴 CAN FUTSAL FÉMININ : LES LIONNES RUGISSENT FACE À MADAGASCAR (5-5)
🔴 LIGUE 1 : JARAAF TRACE SA ROUTE, TEUNGUETH ET AJEL SORTENT LES GRIFFES

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°448 – 22/04/2025

🔴 DISPARITION DU PONTIFE LE LUNDI DE PÂQUES : SOUS LES RAMEAUX DE LA FOI LE PAPE REJOINT LE ROI
🔴 TRIBUNE : RÉPONSE AU 61 « UNIVERSITAIRES » AU NOM DE NOS HÉROS MUETS

🔴 ZIGUINCHOR / TOURNOI FM CUP : « FOOTBALL MISSION » PROMEUT LES TALENTS LOCAUX
🔴 CHAMPIONNAT D’AFRIQUE SCOLAIRE U15 (GARÇONS) : TIRAGE CORSÉ POUR LE SÉNÉGAL

Mise en accusation de Macky Sall pour haute trahison : « Guy Marius Sagna cherche le buzz », selon Abdou Mbow

Invité de l’émission Face au jury sur PressAfrikTV HD ce dimanche 20 avril, le député Abdou Mbow a abordé plusieurs sujets d’actualité, notamment la Haute Cour de justice, dont il est l’un des membres récemment élus. Magistrat parlementaire de cette institution exceptionnelle, il a tenu à rappeler le sérieux de sa mission. « Mes collègues députés m’ont fait confiance et ont voté pour que je devienne magistrat au sein de la Haute Cour de justice. J’ai prêté serment en jurant de garder secret les délibérations et que je resterais impartial », a-t-il affirmé.

Alors que cinq anciens ministres de Macky Sall sont aujourd’hui cités dans le cadre de l’affaire du Fonds Force Covid-19 pour détournement présumé de deniers publics, Abdou Mbow a expliqué le processus en cours. Si l’Assemblée nationale reçoit les dossiers, c’est le président qui convoquera la Commission des lois. Celle-ci examinera les éléments et soumettra un rapport à la plénière. « Si on arrive à ce niveau, je ferai ce que mon intime conviction me dictera », a-t-il précisé, soulignant son attachement à l’indépendance et à la rigueur du travail parlementaire.

Mais ce passage médiatique a surtout été marqué par sa réaction à la récente proposition de mise en accusation de l’ancien président Macky Sall, formulée par le député Guy Marius Sagna pour haute trahison, notamment en lien avec la gestion de la dette publique. Une initiative que l’élu de l’opposition a jugée disproportionnée, voire opportuniste. « Guy Marius Sagna cherche le buzz. On ne doit pas jouer avec les institutions de la République », a-t-il tranché.

Sur le plan juridique, Abdou Mbow a tenu à apporter des précisions essentielles. Il a rappelé que le concept de haute trahison n’est ni défini dans la Constitution du Sénégal, ni dans le règlement intérieur de l’Assemblée nationale. « C’est une notion vague. Dans les pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni ou le Bénin, la haute trahison est clairement définie : elle concerne les atteintes à la sécurité de l’État ou la collusion avec l’ennemi en temps de guerre », a-t-il expliqué.

Le parlementaire a mis en garde contre toute tentative d’instrumentalisation politique des institutions, appelant à faire preuve de responsabilité dans le traitement des affaires publiques. Selon lui, le débat autour de la dette et du déficit budgétaire ne saurait justifier une telle accusation. « Au Sénégal, on parle de déficit budgétaire et de dettes. Si ce sont ces deux choses qui sont à l’origine de la mise en accusation de Macky Sall pour haute trahison, celui qui dirige ce pays actuellement (Bassirou Diomaye Faye) doit donc être envoyé à la guillotine », a-t-il lancé, provocateur, en référence aux 4500 milliards de francs CFA empruntés par le nouveau régime en huit mois d’exercice.

Par cette sortie médiatique, Abdou Mbow affirme son positionnement au sein du nouveau paysage parlementaire tout en défendant l’équilibre des institutions républicaines, à l’heure où le Sénégal est engagé dans une nouvelle ère politique.

Décès du pape François : Macky Sall rend hommage à « un homme de foi et grand humaniste »

Suite au décès du pape François, survenu ce lundi de Pâques 2025, les hommages affluent du monde entier. Parmi eux, celui de l’ancien président sénégalais Macky Sall, qui a exprimé ses condoléances à la communauté catholique à travers un message solennel publié sur les réseaux sociaux.

« Je présente mes condoléances émues à la communauté catholique suite au décès de Sa Sainteté le Pape François @Pontifex_fr. Homme de foi et grand humaniste, il était co-parrain du Prix Zayed pour la fraternité humaine. Je garde un excellent souvenir de notre audience au Vatican en décembre 2024 en compagnie des autres membres du Jury du Prix. Je salue sa mémoire et rends hommage à son illustre œuvre au service de l’humanité. »

Ce message témoigne de la relation de respect mutuel entre le leader sénégalais et le souverain pontife, qui partageaient une vision commune de la fraternité entre les peuples. Le pape François et Macky Sall s’étaient rencontrés en décembre 2024 au Vatican, dans le cadre du Prix Zayed pour la fraternité humaine, dont ils étaient tous deux impliqués dans le jury international.

L’ancien chef de l’État sénégalais a tenu à souligner l’héritage spirituel et humaniste du pape, qu’il qualifie d’« illustre œuvre au service de l’humanité ». En rendant hommage à Sa Sainteté, Macky Sall s’inscrit dans la longue liste des dirigeants ayant salué l’action du 266e pape de l’histoire de l’Église catholique.

Le pape François, né Jorge Mario Bergoglio, restera dans les mémoires comme un pasteur des humbles, engagé pour la justice sociale, le dialogue interreligieux et la fraternité universelle.

Robert Bourgi prend la défense de Macky Sall : « Il ne voulait pas d’un 3e mandat »

L’avocat et conseiller politique Robert Bourgi est monté au créneau pour défendre son ami, l’ancien président sénégalais Macky Sall, face aux critiques et aux poursuites que ce dernier subit depuis l’alternance politique au Sénégal. Dans une sortie remarquée, Bourgi a dénoncé ce qu’il qualifie de « chasse aux sorcières » et a tenu à rétablir, selon lui, certaines vérités sur les intentions de l’ex-chef de l’État.

« Macky Sall ne voulait pas d’un 3e mandat », a affirmé Robert Bourgi, soulignant que le président sortant avait, bien avant l’annonce officielle, exprimé son choix de ne pas briguer un autre mandat. Il raconte : « Le 24 juin 2023, au Palais, Macky Sall m’a dit : ‘Robert, je ne serai pas candidat à un 3e mandat. Ne le dis qu’au seul président Sarkozy.’ Ce dernier en a été informé dès le lendemain, tout comme le président Emmanuel Macron ».

Des révélations qui viennent contredire les accusations portées par certains opposants, qui soupçonnaient Macky Sall d’avoir longtemps entretenu l’ambiguïté pour affaiblir ses adversaires. Pour Bourgi, il ne fait aucun doute que l’ancien président avait pris la décision de quitter le pouvoir, et ce, bien avant de l’annoncer publiquement.

L’homme de réseaux, connu pour sa proximité avec plusieurs chefs d’État africains et français, déplore néanmoins les violences qui ont entaché la dernière année du régime Sall. Il évoque notamment la répression des manifestations et les pertes humaines : « Je regrette profondément les 80 morts. C’est la seule ombre au tableau. »

Mais fidèle à sa vision de la politique en Afrique, Robert Bourgi lance un appel au dépassement : « En terre africaine, le pardon n’est pas un vain mot. »

Cette sortie intervient dans un contexte où les autorités sénégalaises actuelles multiplient les audits et procédures contre d’anciens responsables du régime précédent, suscitant débats et divisions dans l’opinion.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°447 – 19 ET 20/04/2025

🔴 PRÉSUMÉ DÉTOURNEMENT D’OBJECTIF DES FONDS RELATIFS À LA COUVERTURE DE LA CAMPAGNE ÉLECTORALE DES LÉGISLATIVES 2024 À L’APS : PLUMES BRAQUÉES SUR MOMAR DIONGUE
🔴 DEMANDE D’AVIS AU CONSEIL CONSTITUTIONNEL SUR UNE TROISIÈME CANDIDATURE DE MACKY SALL : LES « 7 SAGES » REFROIDISSENT AMADOU BA

🔴 REMISE DE DRAPEAUX AUX SÉLECTIONS NATIONALES : LA MINISTRE GALVANISE LES TROUPES
🔴 CHAMPIONNANT NATIONAL DE JUDO DU SÉNÉGAL : L’ASFA CÉLÉBRÉE

Le Conseil constitutionnel nie toute demande d’avis de Macky Sall sur une troisième candidature

Le Conseil constitutionnel sénégalais a apporté une clarification majeure dans le débat autour d’une éventuelle demande d’avis de l’ancien président Macky Sall concernant une troisième candidature à l’élection présidentielle. Dans une réponse officielle, l’institution affirme n’avoir jamais été saisie d’une telle requête, écartant ainsi les rumeurs persistantes sur une démarche supposément entreprise durant le dernier mandat de l’ancien chef de l’État.

Cette mise au point fait suite à une lettre adressée le 14 avril 2025 par Amadou Bâ, député et vice-président de l’Assemblée nationale. Dans sa correspondance, l’élu demandait au Conseil constitutionnel de clarifier si Macky Sall avait, oui ou non, sollicité un avis sur la possibilité d’un troisième mandat. La démarche du parlementaire faisait écho à des propos attribués à feu Mamadou Badio Camara, ancien président du Conseil constitutionnel, laissant entendre qu’une telle demande aurait été introduite par l’ex-président.

Face à ces interrogations, le Conseil constitutionnel a réagi avec fermeté. « Les recherches effectuées au greffe et dans les archives du Conseil constitutionnel ne révèlent pas l’existence d’une telle demande d’avis », a précisé l’institution. Une déclaration sans équivoque qui vient refermer un chapitre controversé de la vie politique nationale, marqué par les débats houleux sur la légalité et la légitimité d’une troisième candidature de Macky Sall.

Ce démenti formel vient donc dissiper les zones d’ombre et calmer les spéculations qui ont nourri une partie du discours politique ces dernières années, à la veille comme à l’issue de la présidentielle de 2024. Il remet aussi en lumière la nécessité de transparence et de rigueur institutionnelle dans les processus électoraux et les prises de décision liées à la Constitution.

En confirmant l’absence de toute demande formelle, le Conseil constitutionnel clôt ainsi une polémique persistante, rappelant par la même occasion son rôle de gardien impartial des règles fondamentales de la République.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°446 – 18/04/2025

🔴 AFFAIRE DES FONDS COVID-19 : LA JUSTICE SORT LES GRIFFES
🔴 RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES : PAPE MALICK NDOUR RIPOSTE

🔴 RÉVOLTE DANS L’ARÈNE : BRAS DE FER AUTOUR DES HORAIRES
🔴 D1 FÉMININE : AIGLES DE LA MÉDINA TIENT LA BARRE

Mise en accusation de Macky Sall : Pape Malick Ndour charge le régime et défend l’ancien président

Alors que l’Assemblée nationale est secouée par une proposition de loi introduite par le député Guy Marius Sagna visant à mettre en accusation l’ancien président Macky Sall pour haute trahison, son parti, l’Alliance pour la République (APR), a réagi vigoureusement ce jeudi 17 avril 2025.

Pape Malick Ndour, figure montante de l’APR et ancien ministre de la Jeunesse, a pris la parole pour dénoncer ce qu’il qualifie d’acharnement politique. Selon lui, cette initiative portée par Pastef et soutenue par certains députés de la coalition au pouvoir n’aurait qu’un seul but : ternir l’image d’un homme d’État qui continue de briller à l’international.

« Depuis l’arrivée de ce régime, leur seul programme, c’est de salir la réputation de Macky Sall », a déclaré Pape Malick Ndour devant la presse.

Pour le responsable apériste, les réalisations de l’ancien président, tant sur le plan national que dans les sphères internationales, dérangent. Il estime que Macky Sall est victime d’un regard envieux de la part du nouveau pouvoir, qui peine à faire oublier ses débuts laborieux en matière de gouvernance.

L’ancien ministre rappelle que Macky Sall reste actif sur la scène diplomatique, participant à plusieurs sommets internationaux et assurant un leadership africain reconnu. Il appelle ainsi à « plus de responsabilité » de la part des nouvelles autorités, en évitant de transformer les institutions républicaines en « tribunaux politiques ».

Pape Malick Ndour n’a pas manqué de pointer ce qu’il considère comme une manœuvre de diversion destinée à masquer l’absence de résultats concrets de l’équipe dirigeante actuelle.

Pour rappel, la proposition de mise en accusation déposée par Guy Marius Sagna repose essentiellement sur la gestion de la dette publique sous Macky Sall, notamment dans le cadre de projets comme l’exploitation du gaz, l’endettement extérieur et la gestion des ressources naturelles.

Entre exigence de justice et piège politique : la demande de mise en accusation de Macky Sall Par Souleymane Jules SENE

La demande de mise en accusation de l’ancien Président Macky Sall, portée par une frange de l’opinion et certains acteurs politiques, pourrait à première vue apparaître comme un acte de justice réparatrice. Mais à y regarder de plus près, elle porte en elle les germes d’un piège politique soigneusement tendu : celui d’enfermer le parti Pastef dans une logique revancharde, susceptible de fracturer davantage la société sénégalaise.

Car au-delà de la dimension juridico-politique, c’est bien le terrain de la politique politicienne qui est visé par certains. En acculant le pouvoir actuel à prendre une décision aussi lourde de conséquences, certains acteurs cherchent à tester sa cohérence, voire à provoquer un clivage entre l’élan populaire qui a porté Pastef au pouvoir et les réalités de l’exercice étatique. En somme, l’objectif caché pourrait être de faire vaciller la légitimité du pouvoir sur la base d’une promesse non tenue ou perçue comme reniée.

Face à cela, il est essentiel de reposer le débat sur une base sociale et démocratique solide. Il ne s’agit pas uniquement de juger un homme, mais de réconcilier le pays avec une gouvernance éthique, transparente et responsable. La question fondamentale devient alors : comment bâtir une justice transitionnelle qui serve l’intérêt général et non les intérêts partisans ?

En associant cette demande à une grande concertation citoyenne sur les mécanismes de redevabilité des anciens gouvernants, le Pastef pourrait repositionner cette affaire sur le terrain de la maturité politique. Plutôt qu’une simple mise en accusation, il s’agirait d’ouvrir un chantier national sur l’impunité, la vérité et la réparation, impliquant la société civile, les victimes, les institutions et les forces vives de la nation.

Ainsi, le piège se transforme en opportunité au lieu d’être vu comme un parti en quête de « vengeance », Pastef incarnerait une nouvelle vision de la justice, apaisée, inclusive et tournée vers l’avenir. Une justice sociale qui restaure la confiance, plutôt qu’elle ne creuse davantage les divisions.

Situation économique et sociale 2022-2023 : L’ANSD conforte le bilan de Macky Sall et valide les prévisions de Mamadou Moustapha Ba

Le dernier rapport de l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) apporte un éclairage complet sur la trajectoire budgétaire et financière du Sénégal entre 2022 et 2023. Si les chiffres confirment une montée de la dette publique, ils traduisent également une stratégie assumée de mobilisation de ressources pour soutenir les dépenses publiques dans un contexte économique contraint.

En 2022, l’État sénégalais a mobilisé 4 046,1 milliards de FCFA de recettes. Ce montant a connu une progression en 2023, atteignant 4 746,5 milliards de FCFA, traduisant une amélioration notable de la capacité de collecte des ressources fiscales et non fiscales.
Dans le même temps, les dépenses exécutées ont grimpé à 3 957,6 milliards de FCFA en 2022, puis à 4 359,2 milliards de FCFA en 2023. Ce niveau de dépense, soutenu par des politiques publiques ambitieuses, a généré un besoin de financement – autrement dit, un déficit – de 917,3 milliards FCFA en 2022 et 922,8 milliards FCFA en 2023.
Ce déficit, bien que significatif, reste dans les proportions jugées soutenables pour un pays émergent, selon les standards de la surveillance macroéconomique régionale.
Pour combler ce besoin de financement, l’État a eu recours à des accumulations nettes de passifs, à hauteur de 1 436,4 milliards de FCFA en 2022 et 1 728,5 milliards de FCFA en 2023. Ces passifs incluent les dettes contractées aussi bien sur le plan intérieur qu’extérieur.
Une part importante de ce financement provient de la dette extérieure : 772,7 milliards de FCFA en 2022 et 1 090,1 milliards de FCFA en 2023. Cette tendance souligne une dépendance accrue aux financements extérieurs, notamment auprès des bailleurs internationaux, mais également une plus grande diversification des sources de financement.
Comparé à 2021, où l’accumulation nette de passifs était de 1 031,01 milliards de FCFA, le rythme s’est ralenti : baisse de 258,32 milliards en 2022 et de 64,78 milliards en 2023, preuve d’un effort progressif de consolidation budgétaire.
L’encours total de la dette de l’administration publique centrale s’est établi à 11 782,8 milliards de FCFA en 2022, soit 68,4 % du PIB, avant d’atteindre 13 797,8 milliards de FCFA en 2023.
En 2022, la dette extérieure représentait 10 097,9 milliards de FCFA (soit 85,7 % du total) contre 1 684,8 milliards de dette intérieure (14,3 %).
En 2023, la part de la dette intérieure a augmenté pour atteindre 4 553,3 milliards de FCFA, contre 9 244,5 milliards de FCFA de dette extérieure. Cette évolution indique une volonté d’alléger la pression extérieure en renforçant les financements domestiques.
Le recours au marché financier sous-régional a constitué un levier de financement important. En 2022, les émissions de titres ont totalisé 1 042,9 milliards de FCFA, dont 799,2 milliards d’emprunts obligataires et 243,6 milliards de bons du Trésor.
Les titres de créances ont diminué en 2022, passant de 565,9 milliards de FCFA en 2021 à 273,7 milliards de FCFA, traduisant une certaine prudence. Mais en 2023, ce segment a été dynamisé pour atteindre 966,8 milliards de FCFA, grâce notamment à la confiance accrue des investisseurs et à la présence renforcée d’entreprises privées dans ce marché.
Les engagements sous forme de garanties octroyés par l’État se sont établis à 649,0 milliards de FCFA en 2022 et 570 milliards de FCFA en 2023, ce qui montre une gestion relativement stable de ce levier.
Enfin, les ressources de financement mobilisées sont passées de 3 392,0 milliards de FCFA en 2022 à 3 907,84 milliards de FCFA en 2023, soit une hausse de 327,25 milliards de FCFA, équivalente à une croissance relative de 10,2 %.
Ce rapport de l’ANSD, bien que technique, confirme les choix économiques assumés du régime de Macky Sall, fondés sur des investissements massifs dans les infrastructures et les services sociaux de base, souvent au prix d’un endettement croissant.
Mais les indicateurs laissent également apparaître une gestion encadrée du déficit, une diversification des sources de financement et une plus grande implication du marché domestique.

CONTRIBUTION RÉPUBLICAINE : Vérité sur les poursuites liées au Fonds FORCE COVID-19 – Halte à la désinformation orchestrée par le PASTEF

Contexte :
Le rapport de la Cour des comptes sur la gestion du Fonds FORCE COVID-19 n’a pas été initié sous la pression d’un quelconque groupe ou par une exigence populaire incontrôlée. Il a été diligenté par le Président Macky SALL lui-même, dans un souci de transparence, avec la volonté clairement exprimée de faire toute la lumière sur la gestion de ces ressources exceptionnelles mobilisées en pleine pandémie mondiale. Il avait d’ailleurs déclaré que « toute personne reconnue coupable sera traduite en justice », preuve d’une volonté de rendre des comptes aux Sénégalais, sans complaisance.

Rappel des faits et des chiffres :
Au lieu des 1000 milliards brandis avec fracas dans l’espace public comme étant prétendument “détournés”, la réalité budgétaire est tout autre et mérite d’être rappelée avec clarté :
• 651 milliards FCFA ont été mobilisés par les partenaires techniques et financiers,
• 102 milliards FCFA ont été apportés par l’État du Sénégal,
• 20 milliards FCFA ont été collectés grâce à la participation citoyenne.

Ce qui donne un total de 740 milliards FCFA, bien loin du fantasme agité d’un soi-disant « détournement de 1000 milliards ». Ceux qui continuent de marteler ce chiffre mensonger participent consciemment à une vaste entreprise de manipulation de l’opinion publique.

Les faits judiciaires :
L’enquête préliminaire a été lancée par la Division des Investigations Criminelles (DIC) dès janvier-février 2023. Elle a été clôturée en juillet 2023, avec à la clé un rapport d’enquête complet transmis au parquet. Ce travail sérieux et méthodique a permis de remonter les responsabilités potentielles, avec des auditions, des recoupements, des vérifications de documents et de procédures.

Et aujourd’hui, les premières poursuites viennent d’être engagées. Cela prouve que la justice suit son cours.

Une campagne de désinformation orchestrée par le PASTEF :
Il est temps de dire les choses telles qu’elles sont : le PASTEF a été au cœur d’une campagne de désinformation massive, utilisant les réseaux sociaux, certains relais médiatiques acquis à sa cause et des influenceurs démagogues pour faire croire à une spoliation généralisée de 1000 milliards. Ce mensonge éhonté a été ressassé, manipulé, retourné dans tous les sens pour instiller un climat de haine et de rejet envers les institutions de l’État.

Le but ? Affaiblir les fondements de la République, saper la confiance des citoyens envers leurs institutions, et capter un mécontentement populaire à des fins purement électoralistes.

Pourtant, la vérité est têtue : selon les informations officielles, les montants en cause dans les irrégularités ou soupçons de détournement s’élèveraient à environ 6 milliards FCFA. C’est grave, et c’est condamnable. Mais c’est infiniment loin de l’escroquerie intellectuelle des 1000 milliards disparus.

Notre position :
Nous le réaffirmons avec force : toute personne ayant détourné ou mal géré des deniers publics, quelle que soit sa position ou son appartenance politique, doit être poursuivie, jugée, et sanctionnée conformément à la loi. Il n’y a aucune tolérance possible pour la corruption, les malversations ou les abus de pouvoir.

Mais nous refusons que la justice soit instrumentalisée à des fins de règlements de comptes politiques, ou que des mouvements populistes comme le PASTEF, qui ont fait de la manipulation leur arme principale, continuent d’empoisonner le débat public avec des fake news et des approximations grossières.

Conclusion :
La transparence ne peut se construire sur le mensonge.
La justice ne peut se rendre dans la clameur et l’agitation partisane.
Et la République ne se bâtit pas sur la haine et la manipulation.

Le peuple sénégalais mérite mieux. Il mérite la vérité. Il mérite la justice. Il mérite la République.

R Les Républicains – Pour une nouvelle République de vérité, de justice et de responsabilité.

Mouhamadou Moustapha MANE
Président R LES RÉPUBLICAINS

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°445 – 17/04/2025

🔴 SITUATION ÉCONOMIQUE ET SOCIALE 2022-2023 : LA VÉRITÉ DES CHIFFRES
🔴 RAPPORT SUR LES FINANCES PUBLIQUES : LA JUSTICE PASSE À L’ACTION

🔴 IMPACT DES JOJ : L’ANSD ET LE COJOJ SORTENT LES OUTILS
🔴 LIGUE DES CHAMPIONS : PARIS-ARSENAL ET BARÇA-INTER EN DEMIES

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°444 – 16/04/2025

🔴 MISE EN ACCUSATION DE MACKY : GUY MARIUS LANCE L’ASSAUT !
🔴 DÉTOURNEMENTS PRÉSUMÉS FONDS COVID : LA JUSTICE FRAPPE DES NOMS CONNUS

🔴 LIGUE DES CHAMPIONS – 1/4 DE FINALE RETOUR : LE BARÇA ET LE PSG FILENT EN DEMI-FINALES
🔴 VICTOIRE NETTE DU MALI : 2-0 CONTRE LE BURKINA FASO, DIRECTION LA FINALE !

projet de mise en accusation de Macky Sall : Takku Wallu Sénégal dénonce une « forfaiture »

Le Groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de « grave dérive politique » à la suite de la proposition de mise en accusation de l’ancien président Macky Sall, récemment évoquée à l’Assemblée nationale. Dans un communiqué transmis à la presse ce mardi, les parlementaires de ce groupe d’opposition condamnent fermement cette initiative, qu’ils considèrent comme une tentative de déstabilisation politique et un précédent dangereux pour la démocratie sénégalaise.
Selon Takku Wallu, c’est « avec stupéfaction » qu’ils ont appris, par voie de presse, l’intention de mettre Macky Sall en accusation devant la Haute Cour de Justice. Ils rejettent catégoriquement ce qu’ils appellent une « énième affirmation gratuite » émanant d’un député de la majorité, sans mentionner nommément Guy Marius Sagna, l’auteur de la proposition.
Dans son communiqué, le groupe parlementaire appelle l’opinion publique nationale et internationale à mesurer la gravité de ce qu’il qualifie de « forfaiture », estimant que cette démarche porte atteinte à la stabilité institutionnelle et à l’image démocratique du Sénégal. « C’est la première fois dans l’histoire politique de notre pays, marquée par des alternances pacifiques, qu’un pouvoir en place tente d’atteindre un ancien chef d’État avec une telle violence », déplore le texte.
Takku Wallu Sénégal rappelle que la Constitution n’autorise la poursuite d’un ancien président de la République que pour des faits de haute trahison, et non pour la gestion des affaires publiques, dont il n’était plus directement responsable. En s’attaquant à Macky Sall, le groupe estime que le pouvoir actuel cherche surtout à nuire à un homme d’État dont le leadership dépasse les frontières du Sénégal. « C’est une manœuvre politicienne basse, destinée à salir l’image d’un grand Africain salué partout dans le monde », fustigent-ils.
Face à cette situation, les députés de Takku Wallu annoncent leur détermination à faire obstacle à ce qu’ils qualifient de « justice de vainqueurs ». Ils assurent qu’ils useront de tous les moyens légaux pour barrer la route à cette tentative « destructrice du modèle démocratique sénégalais ».
Enfin, le groupe lance un appel à l’ensemble des citoyens « épris de paix et de justice » à se mobiliser pour défendre la cohésion nationale, menacée selon eux par une démarche qui ouvre la voie à l’instrumentalisation de la justice à des fins de règlement de comptes politiques.

Yoro Dia raille la mise en accusation de Macky Sall : « Une vendetta systémique de Pastef, le ridicule ne tue pas »

L’ancien ministre-conseiller Yoro Dia a vivement réagi à la proposition de mise en accusation de l’ex-président Macky Sall, formulée récemment par le député Guy Marius Sagna. Selon lui, cette démarche, portée par le parti Pastef, ne serait rien d’autre qu’une « vendetta systémique » contre l’ancien chef de l’État.

Sur son compte X, Yoro Dia a exprimé son indignation en qualifiant la procédure de mise en accusation de « ridicule ». Il a souligné que l’ancien président avait encore une chance, étant donné qu’il reste au centre de l’agenda politique, même un an après sa présidence. « Macky Sall a beaucoup de chance. L’agenda de Vendetta Systémique de Pastef le maintient au cœur de la vie politique un an après », a-t-il écrit avec ironie.

L’ancien ministre a poursuivi sa réflexion en évoquant un argument particulièrement sarcastique : « Faut jamais interrompre un adversaire qui se trompe. Haute trahison pour déficit public, donc la guillotine pour Macron et Biden. » Yoro Dia a ainsi taclé la proposition en soulignant qu’il serait absurde d’étendre une telle qualification de haute trahison à des leaders mondiaux comme le président français Emmanuel Macron et le président américain Joe Biden, qui ont eux aussi géré des déficits publics.

La réaction de Yoro Dia s’inscrit dans un contexte politique tendu où les accusations et les tensions entre partis se multiplient, particulièrement autour de la gestion de la dette publique et des finances publiques sous le mandat de Macky Sall. Selon ses détracteurs, cette proposition de mise en accusation semble être un prolongement des combats politiques engagés par l’opposition, notamment le parti Pastef dirigé par Ousmane Sonko.

Dette cachée et gestion opaque : Guy Marius Sagna réclame la mise en accusation de Macky Sall pour haute trahison

Le débat sur la dette cachée du Sénégal prend une tournure inédite. Le député Guy Marius Sagna vient de franchir un cap décisif en proposant officiellement à l’Assemblée nationale la mise en accusation de l’ancien président Macky Sall pour haute trahison. Une initiative fondée sur les révélations accablantes de la Cour des comptes, qui pointent une gestion financière jugée hors-la-loi, opaque et périlleuse pour la stabilité du pays.

Dans un document déposé ce lundi à l’Assemblée, Guy Marius Sagna s’appuie sur l’article 101 de la Constitution sénégalaise ainsi que sur la loi organique relative à la Haute Cour de justice. Il y accuse l’ancien chef de l’État d’avoir engagé le pays dans une spirale d’endettement dissimulée, échappant à tout cadre légal et à tout contrôle parlementaire.

Selon le rapport de la Cour des comptes cité dans la proposition de résolution, plus de 2 517 milliards de francs CFA ont été contractés en dehors des circuits budgétaires habituels, sans que ces engagements ne fassent l’objet d’un vote au Parlement. Pire encore : un usage massif et irrégulier des comptes de dépôts au Trésor (SNPE), à hauteur de 2 562 milliards, aurait permis de financer des dépenses échappant totalement à la traçabilité exigée par la loi.

Guy Marius Sagna dénonce des pratiques comptables douteuses, des manipulations volontaires des chiffres publics, et un maquillage du déficit réel de l’État. Alors que celui-ci était officiellement estimé à 6,5 % du PIB pour l’année 2022, les corrections de la Cour font état d’un déficit supérieur à 10 %. De même, la dette publique, présentée comme représentant 74 % du PIB, dépasserait en réalité les 100 %, plaçant le Sénégal dans une zone rouge en matière de soutenabilité financière.

Pour le député, ces agissements traduisent une volonté manifeste de dissimuler l’état réel des finances du pays aux citoyens, aux parlementaires, et même aux partenaires techniques et financiers du Sénégal. Il accuse l’ancien président Macky Sall d’avoir mis en place un système de gouvernance financière dissimulatrice, en violation directe des principes de transparence, de sincérité et de bonne gouvernance qui fondent la République.

Dans sa proposition, il appelle l’Assemblée nationale à assumer ses responsabilités et à enclencher la procédure de mise en accusation devant la Haute Cour de justice. Une décision qui nécessiterait l’approbation des trois cinquièmes des députés.

Cette initiative relance avec force le débat sur l’héritage économique laissé par le régime sortant. Elle ouvre aussi une séquence politique délicate, où la question de la reddition des comptes devient plus que jamais centrale. La majorité présidentielle actuelle, en quête de rupture avec l’ancien système, osera-t-elle aller jusqu’au bout de cette logique de transparence et de justice, au risque d’installer une tension durable dans le climat institutionnel ?

En tout cas, la balle est désormais dans le camp des parlementaires.

Dette cachée - « falsification » de chiffres : le député Guy Marius Sagna introduit à l’Assemblée nationale une proposition de mise en accusation de Macky Sall
Dette cachée - « falsification » de chiffres : le député Guy Marius Sagna introduit à l’Assemblée nationale une proposition de mise en accusation de Macky Sall
Dette cachée - « falsification » de chiffres : le député Guy Marius Sagna introduit à l’Assemblée nationale une proposition de mise en accusation de Macky Sall
Dette cachée - « falsification » de chiffres : le député Guy Marius Sagna introduit à l’Assemblée nationale une proposition de mise en accusation de Macky Sall

Mansour Faye réclame la déclassification d’un rapport de l’IGE sur la gestion du CESE sous Mimi Touré

L’ancien ministre des Transports Mansour Faye a exprimé ses préoccupations quant aux rapports de l’Inspection générale d’État (IGE). Selon lui, il revient au président de la République de fixer les modalités d’une telle inspection. Le beau-frère de l’ancien chef de l’État, Macky Sall, a ainsi appelé le Président Bassirou Diomaye Faye à procéder à la déclassification du rapport issu de l’ordre de mission numéro 000xx/CAB.PR.IGE de décembre 2020, portant sur la vérification administrative et financière du Conseil économique, social et environnemental (CESE), alors dirigé par Aminata Touré.

Voici in extenso son texte.


Declassifiez-le Monsieur le Président!

Afin que nul n’ignore le vrai visage de Tonton,
Pardon, Tata Dolores!
Monsieur le Président de la République, le Décret 2007-809 du 18 juin 2007, fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de l’Inspection Générale d’Etat, en son article 6, alinéa 2, vous donne la prérogative exclusive de décider des suites à donner aux rapports produits par les Inspecteurs Généraux d’Etat.

Ainsi, au nom de la Reddition des Comptes, la Transparence et l’Équité (sic!!!) que vous et votre parti, la Secte PASTEF, prônez, sauf si ce n’est faussement, je vous saurais gré de bien vouloir procéder à la déclassification du Rapport objet de l’ordre de mission numéro 000xx/CAB.PR.IGE de Décembre 2020. Cette mission a consisté à la vérification administrative et financière du Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) sous la Présidence d’Aminata TOURÉ, votre actuelle si « haute représentante » qui vous précipitera à la trappe.

Pour plus d’objectivité vous pourriez demander à l’Inspection Générale d’État, elle-même, de procéder à sa présentation publique!!
Si tant est qu’elle n’a rien à cacher ou à se reprocher, je demande solennellement à ma nièce, la mégère Dolores, menteuse de la République, de m’appuyer dans cette requête de déclassification de ce rapport concernant, en partie, sa gestion!

Par ailleurs, lors de votre face-à-face avec une partie de la Presse nationale, le lendemain de notre fête nationale, vous avez jeté en pâture la Justice sénégalaise dont vous êtes censé garantir le bon fonctionnement régulier, en demandant au « peuple de lui mettre la pression.

Quelle hérésie pour ne pas dire bizarrerie, d’autant plus étonnante qu’elle émane du Président qui s’agrippe à son poste (contrairement à ce qu’il avait promis ou vendu au peuple) dans le Conseil supérieur de la Magistrature.

Je voudrais vous rappeler, une vérité, somme toute élémentaire :  les Juges ne sont soumis qu’à l’autorité de la Loi dans l’exercice de leurs fonctions (article 90, alinéa 2 de la Constitution)!!!

En outre, cette déclaration nous en dit long sur le pourquoi du non respect de l’arrêt du juge des référés qui vous colle le tort de nous priver, en hors la Loi, de notre liberté d’aller et de venir!

Mais comprenez bien que cette dictature rampante commence à agacer la majorité des sénégalais épris de justice et foncièrement républicaine.

Vive le Sénégal !
Vive la Transparence !
À bas la tromperie !
À bas le mensonge d’État !
A bas la manipulation !
A bas la duperie!!!

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°442 – 14/04/2025

🔴 REDDITION DES COMPTES : VERS UNE JUSTICE OU UNE DÉRIVE ?
🔴 CHANGEMENT DE CAP CHEZ Y EN A MARRE : THIAT AUX COMMANDES

🔴 TIRAGE CAN U20 : LA CAF REBAT LES CARTES, LE SÉNÉGAL HÉRITE DU GROUPE C
🔴 LIGUE 1 (19E J.) : LA LINGUÈRE BAT TEUNGUETH FC (1-0) ET RELANCE SA SAISON

Macky Sall à la Fondation Mo Ibrahim : entre reconnaissance internationale et aigreur nationale

L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, a récemment été nommé membre du conseil d’administration de la Fondation Mo Ibrahim, l’une des institutions les plus respectées en Afrique en matière de gouvernance. Une distinction qui, tout en saluant le parcours d’un chef d’État, a relancé un débat national marqué par une certaine amertume de ses détracteurs. Au-delà de la polémique, cette nomination soulève une question plus profonde : qu’est-ce qui dérange vraiment ?

La Fondation Mo Ibrahim, créée en 2006 par le milliardaire anglo-soudanais Mo Ibrahim, évalue la qualité de la gouvernance en Afrique et récompense les anciens chefs d’État qui ont dirigé leur pays de manière démocratique, stable et transparente. Le choix de Macky Sall, qui a dirigé le Sénégal de 2012 à 2024, est loin d’être anodin. Il reflète la stabilité institutionnelle du Sénégal sous sa gouvernance, mais aussi les nombreux projets de développement initiés à travers le Plan Sénégal Émergent (PSE).

Avec ce plan, Macky Sall a réussi à maintenir un cap économique, moderniser les infrastructures, renforcer l’accès à l’électricité dans les zones rurales, et positionner le Sénégal comme un pôle stratégique en Afrique de l’Ouest. Sur la scène diplomatique, il a joué un rôle moteur au sein de la CEDEAO, du G5 Sahel, et lors des crises régionales.

Mais au Sénégal, cette reconnaissance internationale ne passe pas partout. Sur les réseaux sociaux comme dans certains cercles intellectuels, la nomination de Macky Sall fait grincer des dents. Ses opposants dénoncent une « récompense » injustifiée, et ravivent les critiques sur la fin de son mandat, notamment le report controversé de l’élection présidentielle de 2024, qui a alimenté des soupçons sur ses intentions politiques.

Ce que certains qualifient de “tentative de troisième mandat déguisé” reste encore une blessure ouverte pour une partie de l’opinion publique. Pourtant, les faits sont là : l’élection présidentielle a été tenue, le pouvoir transmis dans le calme, et Macky Sall a quitté ses fonctions sans tentative de rétention. En dépit des polémiques, la transition a été républicaine et pacifique, un fait rare à souligner dans le contexte africain.

Ce que cette levée de boucliers révèle surtout, c’est un mal-être chronique dans le débat public sénégalais : la difficulté d’accepter que l’on puisse critiquer un homme sans nier l’ensemble de son œuvre. Les critiques les plus virulentes viennent souvent d’acteurs politiques ou d’intellectuels qui, en réalité, ne contestent pas la nomination en soi, mais ce qu’elle symbolise : la reconnaissance d’un homme qu’ils n’ont jamais accepté.

Certains d’entre eux n’ont jamais dirigé, n’ont jamais eu à prendre de décisions qui engagent l’avenir d’un peuple. Pourtant, ils se posent en arbitres de la vertu, en distributeurs de légitimité. Ils s’indignent, mais que proposent-ils ? Que construisent-ils ? Très peu, sinon une indignation stérile.

Macky Sall n’a jamais prétendu à la perfection. Il a gouverné avec ses qualités et ses limites. Mais l’histoire retiendra qu’il a été un chef d’État stable, un bâtisseur, et un acteur majeur du développement économique du Sénégal. Cette nomination à la Fondation Mo Ibrahim est la reconnaissance de cette trajectoire, sur la base de critères rigoureux et impartiaux.

En réalité, ce ne sont pas les critiques qui gênent Macky Sall. Ce qui est frappant, c’est la nature des critiques : émotionnelles, politiciennes, souvent personnelles. Ce sont les frustrations refoulées d’une génération qui, en dépit de sa verve et de ses tweets, peine à s’imposer dans le concret.

Macky Sall tourne une page, mais reste influent. Sa voix comptera dans les grandes réflexions africaines sur la gouvernance, la sécurité, l’économie verte ou la transition numérique. Et que cela plaise ou non, il continuera d’exister sur la scène continentale.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°441 – 12 ET 13/04/2025

🔴 MACKY SALL PLÉBISCITÉ À L’ÉCHELLE INTERNATIONALE : ENTRE GLOIRE ET AIGREUR « PASTÉFIENNE »
🔴 EMPRUNT OBLIGATAIRE : 405 MILLIARDS F CFA RÉCOLTÉS EN 15 JOURS

🔴 CAN U17 / QUARTS DE FINALE : LE SÉNÉGAL ÉJECTÉ PAR LA CÔTE D’IVOIRE
🔴 RÉCEPTION DU STADE LÉOPOLD SÉDAR SENGHOR : MISE EN SERVICE ATTENDUE

Macky Sall à Séoul : un plaidoyer pour la paix et la fraternité humaine

L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, a pris part ce jeudi à Séoul, en Corée du Sud, à un événement majeur : le Sommet mondial organisé par la Fédération pour la paix universelle (FPU). Cet événement, qui fait partie des préparatifs pour le Sommet 2025 de la FPU, a été l’occasion de remettre le prestigieux Prix Sunhak pour la paix à plusieurs personnalités et organisations qui se sont distinguées par leur engagement en faveur de la paix mondiale et du bien-être humain.

Dans une publication sur sa page officielle Facebook, Macky Sall a exprimé sa reconnaissance envers les fondateurs de la FPU pour leur vision de la paix et de la fraternité humaine. Il a également salué l’importance de cet événement dans la promotion de valeurs universelles, essentielles pour construire un avenir plus pacifique et solidaire. L’ancien chef de l’État sénégalais a félicité les lauréats de l’édition 2025, soulignant leur rôle essentiel dans le progrès de leurs communautés et du monde entier.

Le Prix Sunhak, attribué chaque année depuis sa création, récompense les efforts individuels ou collectifs visant à améliorer la condition humaine à travers des actions concrètes. Lors de cette cérémonie, plusieurs personnalités emblématiques ont été distinguées. Parmi eux, on retrouve Patrick Awuah Jr., fondateur de l’université Ashesi au Ghana. Awuah a été honoré pour ses efforts dans la promotion du leadership éthique en Afrique, un continent qu’il estime essentiel dans la transition vers un avenir durable.

Hugh Evans, un Australien et cofondateur de l’ONG Global Citizen, a également reçu ce prix. Il a été récompensé pour son engagement dans la lutte contre la pauvreté à l’échelle mondiale. De même, Wanjira Mathai, une militante kenyane et fille de la célèbre Wangari Maathai, a été honorée pour son leadership environnemental. À travers son initiative AFR100 et le Green Belt Movement, elle a permis de planter plus de 51 millions d’arbres en Afrique, contribuant à la lutte contre la déforestation et au développement durable.

Le Prix spécial du Fondateur a été attribué à deux figures importantes : l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan et Son Éminence Samuel Radebe, un leader spirituel sud-africain. Jonathan a été salué pour son rôle dans le maintien de la paix en Afrique, tandis que Radebe a été reconnu pour ses initiatives de dialogue interreligieux et de réconciliation.

Dans son discours, Macky Sall a exprimé son soutien aux efforts de la FPU et a réitéré son engagement personnel envers les idéaux de paix et de fraternité. « Le travail que nous accomplissons aujourd’hui, en collaboration avec des partenaires du monde entier, doit être guidé par la solidarité et l’esprit de coopération. Ensemble, nous devons continuer à œuvrer pour un monde plus juste, plus équitable, et plus respectueux de la dignité humaine », a-t-il déclaré.

Le Sommet mondial pour la paix a ainsi permis de renforcer les liens entre les leaders du monde entier et de rappeler que la paix est un effort collectif qui nécessite l’engagement de chacun. Pour Macky Sall, cette participation ne fait que renforcer son rôle en tant qu’acteur majeur sur la scène diplomatique internationale, un acteur déterminé à promouvoir les valeurs de paix, de solidarité et de développement durable.

Ce Sommet, tout en célébrant les progrès réalisés dans la lutte pour la paix mondiale, a aussi mis en lumière les défis qui restent à surmonter. Il a été un moment fort de réflexion sur la nécessité de continuer à œuvrer pour un monde plus harmonieux, où les conflits cèdent la place à la coopération, et où les inégalités sociales et économiques sont progressivement éradiquées.

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