La Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) est sortie de son silence pour condamner sans réserve la dernière sortie polémique du Premier ministre Ousmane Sonko contre les magistrats. Dans un communiqué rendu public, la coalition de partis de gauche estime que ces déclarations relèvent d’une « légèreté de ton et d’un excès d’apparat » indignes d’un chef de gouvernement. Pour la CDS, le Premier ministre s’éloigne gravement de l’exigence de hauteur républicaine qui devrait guider sa parole publique.
Selon la Confédération, le comportement d’Ousmane Sonko illustre une dérive inquiétante. Elle dénonce un chef du gouvernement « désinvolte, provocateur et outrageusement méprisant » qui, au lieu d’incarner la mesure et la dignité inhérentes à sa fonction, se complairait dans les menaces répétées, les invectives et l’escalade verbale. La CDS rappelle qu’aucun pouvoir démocratique ne peut s’affranchir du respect strict des contre-pouvoirs et des institutions républicaines, en particulier la magistrature, pilier fondamental de l’équilibre institutionnel.
Les propos jugés insultants tenus par le Premier ministre à l’endroit des magistrats, remettant en cause leur crédibilité avec une « légèreté consternante », sont perçus comme une atteinte grave à l’autorité judiciaire. La CDS estime que l’injure ne saurait être un mode de gouvernance et alerte sur la banalisation de l’outrage comme stratégie politique. Elle critique également le contraste entre ces postures agressives et la réalité sociale que vivent les Sénégalais, confrontés à une cherté de la vie persistante.
Enfin, la Confédération pointe ce qu’elle qualifie de « frénésie de déplacements en jet privé », effectués dans l’opacité la plus totale et sans explication claire sur leur financement. Aux yeux de la CDS, cette accumulation de désinvolture verbale, de mépris des institutions, de remise en question des engagements pris devant les Sénégalais et d’indécence ostentatoire traduit une conception du pouvoir inquiétante et dangereuse. La coalition appelle le Premier ministre à plus de retenue, de responsabilité et de respect des valeurs démocratiques qui fondent la République.