Malick Thiandoum appelle au calme dans la crise entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko

La tension politique qui secoue le sommet de l’État sénégalais continue d’alimenter les débats et de susciter de vives réactions. Depuis la publication de deux communiqués successifs révélant des divergences entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, les analyses et prises de position se multiplient, aussi bien dans les rangs du pouvoir que dans l’opposition. Dans ce climat chargé, le journaliste Malick Thiandoum a tenu à livrer un message fort en faveur de l’apaisement.

Invité sur la TFM, Thiandoum a adopté un ton ferme pour interpeller ceux qu’il considère comme des « fauteurs de troubles ». Selon lui, certaines voix, notamment au sein du Pastef, attisent inutilement les tensions et empêchent les efforts de médiation de progresser. Il a ainsi appelé « les mauvaises langues » à se taire pour permettre aux hommes de paix d’aider à rétablir l’harmonie entre les deux plus hautes autorités de l’État.

Dans son intervention, il n’a pas mâché ses mots. Thiandoum a rappelé que le respect dû au chef de l’État n’était pas négociable, affirmant qu’il devait s’imposer « à commencer par le Premier ministre Ousmane Sonko ». Le journaliste a particulièrement fustigé certaines personnalités proches du Pastef, citant nommément Maïmouna Bousso et Cheikh Bara Ndiaye. À ses yeux, leurs récentes déclarations dépassent les limites acceptables et risquent d’aggraver davantage la crise. « Des gens comme Maïmouna Bousso ou Cheikh Bara Ndiaye ne doivent jamais dire ce qu’ils ont dit à Diomaye Faye. Il faut que ces gens-là ferment leur bouche. S’ils ne peuvent pas dire du bien, qu’ils se taisent et laissent les personnes de paix faire la médiation », a-t-il asséné.

Ces critiques interviennent dans un contexte où les lignes de fracture sont de plus en plus visibles. Depuis l’éclatement des divergences au sommet de l’État, Maïmouna Bousso s’est publiquement rangée derrière Ousmane Sonko, n’hésitant pas à critiquer la position du président Bassirou Diomaye Faye. De son côté, Cheikh Bara Ndiaye a évoqué les limites et fragilités de la coalition Diomaye Président, un commentaire qui a été mal accueilli dans les proches cercles du pouvoir.

Tirs groupés et dérive verbale : Malick Thiandoum alerte sur l’attitude clivante du Premier ministre Ousmane Sonko

Le journaliste Malick Thiandoum est monté au créneau pour dénoncer la posture de plus en plus conflictuelle du Premier ministre Ousmane Sonko. Dans une analyse sévère, il estime que le chef du gouvernement s’illustre par des attaques tous azimuts qui fragilisent l’équilibre institutionnel et nourrissent un climat délétère.

Selon Malick Thiandoum, Ousmane Sonko s’en prend simultanément au président de la République, à la presse, aux magistrats et à la société civile, sans jamais assumer sa part de responsabilité. « Lorsqu’on a un problème avec tout le monde, c’est qu’on est soi-même le problème », affirme le journaliste, rappelant que gouverner, c’est aussi faire preuve de mesure et d’écoute.

Pour lui, le Premier ministre n’est pas confronté à un simple déficit d’autorité, mais à une incapacité manifeste à concrétiser les engagements pris pendant la campagne présidentielle. Il cite notamment le programme « Solutions », qui promettait une rupture économique et sociale, mais qui, selon lui, n’a pour l’instant produit aucun résultat palpable au bénéfice des Sénégalais. Malick Thiandoum estime que ces promesses non tenues alimentent la frustration populaire et expliquent la virulence croissante de l’exécutif contre toutes les voix critiques.

Le journaliste souligne par ailleurs un paradoxe inquiétant : le Premier ministre, qui se présentait comme l’incarnation de la transparence et de la droiture, multiplie aujourd’hui les propos agressifs, tout en accusant les autres d’entraver l’action publique. Il évoque un risque de crise institutionnelle, nourrie par « l’obsession du pouvoir » d’Ousmane Sonko et par son rapport de force constant avec le président Bassirou Diomaye Faye.

Enfin, Malick Thiandoum appelle les autorités à la retenue et à un retour aux priorités économiques. Il prévient que la bipolarisation de l’exécutif, la défiance à l’égard des médias et la stigmatisation systématique de la société civile constituent une dérive dangereuse. « Le pays n’a pas besoin de tensions politiques supplémentaires, mais de solutions concrètes face à la crise économique », conclut-il.

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