Acquittement de cinq manifestants pro-Farba Ngom : Un verdict qui soulage

Un vent de soulagement a soufflé, mardi 15 février, au tribunal de Dakar. Cinq individus interpellés lors des manifestations en soutien à Farba Ngom ont été acquittés, malgré des accusations de troubles à l’ordre public et de participation à un rassemblement illégal.

Les prévenus – R. Diallo (videur et membre de la sécurité rapprochée), Y. Ka (agent de sécurité au COUD), S. Thioye (agent de la sûreté portuaire), H. Ba (agent au COUD) et S. D. Gueye (agent d’IPRES et gestionnaire de compte) – avaient été arrêtés dans des circonstances troublantes. Selon leurs avocats, ces interpellations ont eu lieu loin des lieux de la manifestation et sans preuve tangible de leur implication dans des actes de violence.

Les forces de défense et de sécurité (FDS) avaient pourtant justifié ces arrestations en affirmant que ces jeunes avaient participé à des jets de pierres contre les policiers et causé des dommages matériels. Mais face à l’absence d’éléments probants, la défense a dénoncé une “justice de répression injustifiée”.

Lors de l’audience, les prévenus ont catégoriquement nié les faits. “Nous n’étions pas dans la manifestation, nous étions juste au mauvais endroit, au mauvais moment”, a déclaré l’un d’eux devant le tribunal.

Leurs avocats, Maître Alassane Cissé et Maître Abdou Dialy Kane, ont dénoncé des arrestations arbitraires. “Vous ne pouvez pas emprisonner des citoyens sans preuve”, ont-ils martelé, demandant la relaxe pure et simple de leurs clients.

Le procureur de la République a tenté de faire valoir que ces jeunes étaient des “partisans agitateurs” et qu’ils faisaient partie d’un rassemblement clandestin. Mais, en l’absence de preuves tangibles, le tribunal a tranché en faveur des accusés.

Après un délibéré tendu, le juge a rendu un verdict qui a surpris plus d’un : l’acquittement pur et simple des cinq prévenus. Une décision qui a immédiatement déclenché une explosion de joie dans la salle d’audience, où familles et proches ont laissé éclater leur soulagement.

Sénégal : Le gouvernement démarre le paiement de l’assistance aux victimes des manifestations politiques

Le paiement des indemnisations aux victimes des manifestations politiques survenues entre 2021 et 2024 va débuter cette semaine, a annoncé El Hadji Ndiogou Diouf, secrétaire général du ministère de la Famille et des Solidarités. Selon lui, les paiements se feront par transfert ou par chèque, et les ayants droit non enregistrés sur la première liste ont été pris en compte.

Intervenant sur la RFM, M. Diouf a précisé que le paiement suivra un calendrier précis. “On va programmer un nombre précis de personnes à payer chaque semaine jusqu’à ce que tous soient totalement indemnisés”, a-t-il déclaré.

Selon les chiffres officiels, 2172 personnes ont été recensées comme bénéficiaires, dont 79 cas de décès et un nombre variable de blessés. En plus de cette assistance financière, le gouvernement assure une prise en charge médicale continue pour les blessés.

Bien que la liste initiale ait été fermée, le ministère reste ouvert aux nouvelles réclamations. “Il y a des gens qui déclarent aujourd’hui avoir été victimes. Dans ce cas, il faut fournir des éléments de preuve et subir une enquête. Si les critères sont remplis, ces personnes seront ajoutées aux 2172 bénéficiaires”, a expliqué M. Diouf.

Pour ceux qui résident dans des zones reculées et qui ne peuvent pas encaisser un chèque, le gouvernement envisage des solutions alternatives, notamment le transfert d’argent par mobile.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°388 – 04/02/2025

🔴 ANNONCE DE LA SUSPENSION DE L’AIDE AMÉRICAINE PAR SONKO : NOUVEL ALIBI DE L’ÉCHEC DES POLITIQUES ?
🔴 SŒURS MORTES DANS UNE ATTAQUE AU COCKTAIL MOLOTOV PAR DES MANIFESTANTS EN 2023 : LA FAMILLE EN QUÊTE DE RÉPARATION

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PAOSKOTO : UNE VINGTAINE DE MANIFESTANTS CONTRE FLEX EAU ARRÊTÉS PAR LA GENDARMERIE

Les populations dénoncent la cherté des factures d’eau.

Une manifestation contre Flex’Eau à Paoskoto a conduit à l’arrestation d’une vingtaine de personnes et a fait plusieurs blessés parmi les manifestants.

Ce matin, les habitants du département de Nioro ont barré la RN4 pour protester contre les opérations de retrait de compteurs effectuées par les agents de Flex’Eau. Ces actions ont suscité une vive indignation au sein de la population locale.

Face à cette situation, la gendarmerie s’est déployée sur place et a procédé à des arrestations. Actuellement, les manifestants se trouvent devant la préfecture pour exprimer leur colère et dénoncer la gestion de Flex’Eau, qu’ils accusent d’imposer des factures d’eau excessivement élevées.

Indemnisation des manifestants:  » je respecte les tirailleurs, mais je ne respecte pas les traîtres  » martèle Hamidou Thiaw. 

Le gouvernement prévoit d’indemniser 1 875 victimes des manifestations politiques préélectorales, avec une enveloppe de 5 milliards de FCFA. Le Président du parti En Marche pour la Renaissance ( MPR ), M. Hamidou Thiaw n’est pas d’accord avec l’indemnisation des manifestants des événements politiques préélectorales, et l’a dit sans gants face à la presse.

 » Je ne peux respecter ceux qui ont détruit les biens publics des Sénégalais sous prétexte de défendre une supposée cause. Oui, des violences ont eu lieu lors de manifestations de soutien à un leader politique, celui du Pastef. En bravant les interdictions de manifester, certains ont causé des destructions affectant les biens d’autres Sénégalais, dont beaucoup n’étaient même pas concernés par cette politique. Ces actes de vandalisme et d’incivisme sont inacceptables et méritent une condamnation ferme  » a martelé le leader du parti En Marche pour la Renaissance ( MPR).

M. Thiaw de continuer en expliquant que nous assistons aujourd’hui à un paradoxe troublant : ces individus sont indemnisés et parfois même récompensés par le nouveau gouvernement. Ce geste envoie un message préoccupant, suggérant qu’au Sénégal, des actes d’incivisme peuvent être encouragés ou rémunérés.

 » Pendant ce temps, les citoyens honnêtes qui travaillent dur et créent des emplois subissent des contrôles fiscaux intensifiés, tandis que les familles vulnérables ne reçoivent plus leurs allocations dans les délais. Les retards dans le paiement des bourses d’études pour nos jeunes s’accumulent, et le budget alloué à la santé est réduit. Je ne peux accepter ni respecter une telle approche, qui ternit l’image de notre pays et compromet son avenir  » a-t-il conclu. 

Kamala Harris condamne la profanation du drapeau Américain par des manifestants

La vice-présidente des États-Unis, Kamala Harris, a vivement dénoncé l’action « abjecte » et « antipatriotique » de manifestants qui ont brûlé un drapeau américain mercredi, en signe de protestation contre la visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Washington.

Dans un communiqué publié jeudi, Kamala Harris, qui est également candidate démocrate à la prochaine élection présidentielle, a exprimé son indignation face à cet acte de profanation. « Nous avons assisté à des actes abjects de la part de manifestants antipatriotiques et à une rhétorique dangereuse alimentée par la haine », a-t-elle déclaré.

La vice-présidente a souligné l’importance du respect des symboles nationaux, en affirmant que le drapeau américain « ne devrait jamais être profané de cette manière ». Selon elle, brûler le drapeau national n’est pas seulement une attaque contre un symbole, mais aussi contre les valeurs et les idéaux que représente la nation.

Cet incident survient dans un contexte de tensions accrues autour de la visite de Benjamin Netanyahu, qui a suscité des réactions contrastées au sein de la population américaine. Certains groupes de manifestants ont exprimé leur mécontentement face à la politique du gouvernement israélien et son impact sur les relations internationales, tandis que d’autres ont montré leur soutien au Premier ministre.

Les réactions aux déclarations de Kamala Harris n’ont pas tardé à se faire entendre. Des partisans ont salué son engagement à défendre les symboles nationaux et à promouvoir l’unité, tandis que ses détracteurs ont critiqué ce qu’ils considèrent comme une tentative de détourner l’attention des préoccupations légitimes des manifestants.

La profanation du drapeau reste un sujet sensible et controversé aux États-Unis, où il est souvent perçu comme une atteinte à l’identité nationale et aux valeurs démocratiques. En tant que figure de proue du Parti démocrate, Kamala Harris cherche à naviguer ces eaux tumultueuses en affirmant fermement ses positions tout en appelant au dialogue et à la compréhension mutuelle.

Alors que la campagne présidentielle s’intensifie, il est probable que les questions de patriotisme, de respect des symboles nationaux et de liberté d’expression continueront à occuper une place centrale dans le débat public. Kamala Harris, par ses déclarations, a clairement indiqué qu’elle n’hésitera pas à prendre position sur ces questions cruciales pour l’avenir du pays.

Sévices contre des manifestants : Amadou Tidiane Wone interpelle Sidiki Kaba

Dans un récent message publié sur sa page Facebook, Amadou Tidiane Wone a exprimé son inquiétude concernant les allégations de maltraitance envers des manifestants arrêtés par les forces de défense et de sécurité. Il a également lancé un appel au ministre de l’Intérieur, Sidiki Kaba, pour faire toute la lumière sur ces accusations.

Wone a commencé par citer Boris Souvarine, critique acerbe du stalinisme, pour illustrer ce qu’il considère comme des signes avant-coureurs d’une dérive dictatoriale au Sénégal. Il a pointé du doigt les violations des droits humains, en particulier les cas de maltraitance policière envers des manifestants, dénonçant les interdictions de manifester et appelant à un meilleur respect des libertés constitutionnelles.

L’auteur a souligné le rôle crucial des forces de l’ordre dans une démocratie, affirmant qu’elles doivent être respectables pour être respectées. Il a appelé à une meilleure formation des forces de sécurité pour qu’elles puissent exercer leur mission de maintien de l’ordre dans le respect des droits des citoyens.

S’adressant directement au ministre de l’Intérieur, Sidiki Kaba, Wone a exprimé son espoir que toutes les allégations de sévices soient examinées avec sérieux et que la lumière soit faite sur ces incidents. Il a rappelé le parcours international de Kaba dans la défense des droits de l’homme et l’a encouragé à poursuivre cet engagement au sein du gouvernement sénégalais.

En conclusion, Amadou Tidiane Wone a appelé à la préservation de la démocratie par le respect des droits et des libertés de tous les citoyens, soulignant que c’est par des pratiques démocratiques que le Sénégal pourra progresser et prospérer.

Cet appel de Wone met en lumière les préoccupations croissantes concernant les droits humains et la démocratie au Sénégal, ainsi que l’importance de la transparence et de la responsabilité dans la gouvernance du pays.

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