Manifestation de soutien à Tahirou Sarr prévue à Oréfondé

Une manifestation de soutien à Tahirou Sarr est annoncée à Oréfondé, a-t-on appris ce lundi via la RFM. Une marche pacifique est prévue pour le 13 mars prochain, à l’initiative de proches et sympathisants de l’homme d’affaires récemment mis en cause dans une affaire financière de grande envergure.

Tahirou Sarr a été entendu le jeudi 27 février dernier par le collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF), dans le cadre de l’enquête sur des transactions jugées suspectes, évaluées à 125 milliards de francs CFA. Ce dossier, révélé par un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), a conduit à l’incarcération de plusieurs personnalités.

Présenté comme l’un des complices du député Mouhamadou Ngom, dit Farba, également écroué dans cette affaire, Tahirou Sarr a été placé sous mandat de dépôt. Son entourage dénonce une procédure jugée expéditive et appelle à une mobilisation pour exiger sa libération.

La marche du 13 mars devrait ainsi rassembler de nombreux soutiens dans la localité d’Oréfondé, dans une ambiance que les organisateurs veulent pacifique mais déterminée. Ils comptent faire entendre leur voix face à ce qu’ils considèrent comme une injustice.

Thiès – Manifestation à l’Université Iba Der Thiam : Un étudiant perd un œil

La tension est montée d’un cran ce mardi à l’Université Iba Der Thiam de Thiès, où des affrontements ont éclaté entre les étudiants et les forces de l’ordre. Lors de ces échauffourées, Mamadou Mady Ndiaye, un étudiant, a été grièvement blessé et a perdu un œil, selon plusieurs témoins sur place.

En réaction, la Conférence des étudiants de l’université a exigé justice et dénoncé l’usage excessif de la force par les forces de sécurité. « Nous ne pouvons pas accepter que la répression devienne la réponse systématique aux revendications étudiantes. Nous exigeons que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que les responsables répondent de leurs actes », a déclaré un porte-parole des étudiants.

Les étudiants manifestaient pour dénoncer leurs mauvaises conditions d’étude, notamment le manque d’infrastructures, les retards dans le paiement des bourses et l’insuffisance des équipements pédagogiques. Cette mobilisation s’inscrit dans un climat général de mécontentement dans plusieurs universités sénégalaises.

Face à cette escalade, des voix s’élèvent pour réclamer une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités et prévenir de nouveaux drames.

Tensions à Matam : manifestations et mécontentement après la Levée de l’immunité de Farba Ngom

La région de Matam est en proie à une agitation persistante depuis la levée de l’immunité parlementaire du député-maire des Agnam, Farba Ngom. Ses partisans multiplient les actions de protestation pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme un acharnement judiciaire.

Hier, des jeunes de la localité de Orefondé sont descendus dans la rue pour exprimer leur mécontentement. Très remontés contre les autorités judiciaires, ils ont brûlé des pneus sur la route nationale afin d’exiger la libération de plusieurs jeunes arrêtés récemment à Matam. Selon les manifestants, ces arrestations seraient « injustes » et liées aux tensions politiques entourant l’affaire du député Farba Ngom.

D’après le journal L’Observateur, ces manifestations s’inscrivent dans une dynamique plus large de contestation, qui ne cesse de s’amplifier. Les souteneurs de Farba Ngom dénoncent ce qu’ils considèrent comme une persécution orchestrée par l’opposition, en particulier par le leader du parti Pastef. Ils promettent de poursuivre leur mobilisation tant que la situation ne sera pas clarifiée.

Bien que ces actions restent pour l’instant pacifiques, elles traduisent un malaise grandissant au sein de la population locale, qui voit dans cette affaire une tentative de fragilisation de leur leader.

La tension autour de la levée de l’immunité de Farba Ngom ne faiblit pas, et les manifestations récurrentes témoignent de l’ampleur du mécontentement dans la région de Matam. À mesure que les protestations se multiplient, les autorités locales et nationales seront sans doute amenées à réagir pour éviter une escalade de la situation.

Kaolack : Manifestation des conducteurs de Jakarta contre les mesures du ministre Yancouba Diémé

Le ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens a mis en demeure les conducteurs de deux-roues dont la cylindrée est supérieure à 49 centimètres cubes de procéder à leur immatriculation au plus tard le 13 mars prochain. Passé ce délai, toute moto non immatriculée sera immédiatement mise en fourrière.

Face à cette situation, les conducteurs de deux-roues de Kaolack sont descendus dans la rue pour protester contre le processus d’immatriculation initié par l’État. Ils dénoncent des frais supplémentaires imposés malgré l’annonce d’une immatriculation gratuite. À travers une mobilisation pacifique en moto dans les rues de la commune de Kaolack, ils ont exprimé leur mécontentement face à ces mesures.

“Ma présence aujourd’hui à Kaolack se justifie par ce qu’on a tous constaté dans ce pays. Il s’agit des mesures prises par l’État du Sénégal en imposant aux jeunes, qui ont créé leurs propres entreprises dans le secteur du transport à deux roues, des démarches inadaptées. Maintenant, si l’État veut vraiment aider cette corporation, il existe des méthodes et des moyens pour accompagner cette jeunesse et trouver ensemble des solutions adaptées,” a expliqué Ansoumane Badji, président de l’Union nationale des associations des conducteurs de Jakarta. Il s’est exprimé ce mercredi lors d’un rassemblement organisé à Kaolack.

Ces autorités doivent comprendre que ce pays appartient à nous tous. Elles savent très bien que cette jeunesse a accompli beaucoup pour le développement du Sénégal. Sans cette jeunesse, elles ne seraient pas au pouvoir. Un pays ne peut pas être dirigé de cette manière. Le ministre Yancouba Diémé doit d’abord appeler les acteurs de ce secteur au dialogue. Quant au Premier ministre, il doit écouter la voix de la jeunesse. Cette voix, c’est celle du Sénégal.

Le ministre des Transports doit prioriser une gestion transparente et inclusive s’il souhaite réussir sa mission. Il doit également comprendre que le Sénégal ne se limite pas à Dakar. Yancouba Diémé doit savoir que cette initiative pourrait être un échec si elle n’est pas bien menée”, a-t-il averti devant une immense foule.

Rejet d’une manifestation des “Jeunes de Dakar avec Barth” : vers la création d’un collectif citoyen

Le mouvement citoyen Les jeunes de Dakar avec Barth a vu sa déclaration de manifestation pacifique, prévue ce vendredi 27 décembre, rejetée par le préfet de Dakar. Dans une notification officielle, les autorités préfectorales ont motivé cette décision par le non-respect des délais réglementaires prévus par la loi. En effet, les déclarants n’ont pas respecté le délai de dépôt de la déclaration, fixé entre trois jours francs au moins et quinze jours francs au plus avant la tenue de l’événement.

Face à ce rejet, le mouvement a annoncé avoir pris acte de la décision préfectorale. Dans un communiqué, il a également souligné avoir entamé des discussions avec les autorités coutumières et traditionnelles de Dakar, ainsi qu’avec des organisations de la société civile et des partis politiques. Ces démarches, qualifiées de constructives par le mouvement, ont abouti à la création d’un nouveau collectif citoyen baptisé Touche pas à mon maire.

Ce collectif, qui regroupe les forces vives de la capitale sénégalaise, entend défendre ce qu’il considère comme étant “le choix démocratique des Dakarois”. Selon ses initiateurs, cette initiative vise à mobiliser les citoyens pour préserver la légitimité et l’intégrité de la gestion municipale de Dakar.

Dans la foulée, Touche pas à mon maire a annoncé avoir déposé une nouvelle déclaration de manifestation auprès du préfet pour une mobilisation prévue le 31 décembre 2024 à Dakar. Cette manifestation aura pour objectif de réaffirmer leur soutien au maire de Dakar, Barthélémy Dias, et de défendre les acquis démocratiques de la ville.

Le collectif invite d’ores et déjà les Dakarois, ainsi que l’ensemble des citoyens, à se mobiliser en masse pour cette nouvelle démonstration de solidarité et de soutien. La date du 31 décembre pourrait donc marquer un moment fort de l’expression citoyenne à Dakar, alors que les tensions politiques et sociales restent vives.

Indemnisation des victimes des manifestations : l’État du Sénégal alloue 5 milliards de FCFA dans le projet de loi rectificative 2024

L’État du Sénégal a décidé d’accorder un soutien financier aux victimes des récentes manifestations politiques préélectorales. Cette mesure s’inscrit dans le cadre du projet de loi 15/2024 portant loi de finances rectificative de l’année 2024, actuellement en discussion à l’Assemblée nationale.

Lors de la séance de défense du projet de loi, tenue ce mardi, le ministre des Finances et du Budget a détaillé les dispositions budgétaires prévues à cet effet. Initialement fixé à 8 milliards de FCFA, le montant destiné à l’indemnisation des victimes a été ramené à 5 milliards de FCFA. Cette réduction a été rendue possible grâce aux efforts de rationalisation engagés par le ministère de l’Intérieur, a expliqué le ministre.

Ce fonds d’indemnisation est destiné à apporter un soutien aux familles des personnes ayant perdu la vie ou subi des dommages matériels et corporels lors des manifestations qui ont marqué le climat politique de ces derniers mois. Les manifestations, souvent émaillées de violences, avaient éclaté dans plusieurs régions du pays dans le contexte tendu des préparatifs pour l’élection présidentielle de 2024.

Selon le ministre, cette décision traduit la volonté de l’État de montrer sa solidarité envers les citoyens touchés par ces événements, tout en veillant à une gestion optimale des ressources publiques. Les débats autour du projet de loi rectificative se poursuivent, les députés étant appelés à voter sur l’ensemble des mesures budgétaires qu’il contient.

En dehors de l’indemnisation des victimes, le projet de loi rectificative intègre d’autres ajustements budgétaires en lien avec les priorités de l’année, notamment dans les secteurs de la sécurité, de l’éducation et de l’infrastructure.

Manifestations à l’UCAD : Les étudiants en Master 1 persistent malgré les tensions

La situation reste tendue à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), où les étudiants en Master 1 maintiennent leur mouvement de protestation. Après une journée agitée la veille, marquée par des affrontements violents, le collectif des étudiants prévoit de nouveaux rassemblements et un arrêt des cours dans toutes les facultés. Ce mouvement est motivé par le non-paiement des allocations d’études et la situation critique des inscriptions en Master.

Hier matin, la manifestation, initialement pacifique, a rapidement dégénéré en échauffourées avec les forces de l’ordre. Après avoir délogé leurs camarades des amphithéâtres, les étudiants ont convergé vers le portail principal de l’université, où des projectiles ont été lancés contre les policiers déployés sur l’avenue Cheikh Anta Diop. Ces derniers ont répondu par des tirs de gaz lacrymogène, déclenchant des affrontements qui ont duré près de deux heures. Bien que quelques manifestants aient subi des blessures légères, aucun n’a été interpellé, selon Pape Daouda Sarr, membre du collectif des étudiants en Master 1.

Face à la fatigue et à la répression, les étudiants ont changé de stratégie en se rendant au restaurant Central pour exiger des repas gratuits. Après une brève résistance, les responsables du restaurant ont finalement cédé à leurs revendications, permettant ainsi aux étudiants de manger sans payer.

Le collectif reste déterminé à poursuivre la lutte. Selon Pape Daouda Sarr, les étudiants demandent une autorisation d’inscription pour leurs camarades qui n’ont pas pu intégrer le Master, ainsi qu’un paiement exceptionnel des allocations au plus tard le 30 novembre. Le syndicat a annoncé qu’il maintiendra ses actions de protestation toute la semaine en attendant une réponse des autorités.

Le directeur général du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD) a exprimé son souhait de rencontrer les étudiants pour entamer un dialogue, mais ces derniers préfèrent mener une discussion interne avant de définir leur prochaine stratégie. Pour l’instant, les étudiants en Master 1 sont fermement décidés à continuer leur combat pour obtenir gain de cause, malgré la pression croissante.

Manifestation interdite par le préfet : La réaction des membres de l’ATEL

Ce vendredi 27 septembre, les dirigeants de l’Alliance pour la transparence des élections (ATEL) avaient prévu d’organiser une manifestation, mais celle-ci a été interdite par le préfet. Dans un communiqué, Khalifa Sall, Bougane Guèye Dany et leurs alliés dénoncent cette interdiction et accusent le Pastef d’en être à l’origine. Ils annoncent également leur intention de saisir les autorités compétentes.

Voici l’intégralité du communiqué de l’ATEL :

« Le pouvoir Pastef vient d’interdire le rassemblement qui était prévupar notre alliance ce 27 septembre à 15 h à la place de la Nation.
Le prétexte ridicule de cette interdiction est la proximité du couloir debus du Brt. Pourtant, une autre manifestation est autorisée sur lesmêmes lieux.

Le ridicule le dispute au fallacieux quand le pouvoir accuse ATELd’avoir refusé de changer le lieu de la rencontre, alors que cetteproposition ne lui a été faite qu’à quelques heures de l’évènement. Ausurplus, sans aucune justification.
Ceci s’inscrit dans une politique d’interdiction systématique de toutemanifestation non adoubée par Pastef. Il suffit de rappelerl’interdiction illégale de la marche des marchands ambulants ainsi quecelle des mourides de Massalikoul Jinane.

ATEL dénonce et condamne vigoureusement cette volonté de placer leSénégal sous la férule d’une dictature populiste.

ATEL se réserve le droit de saisir les institutions judiciairescompétentes contre cette nouvelle violation du droit constitutionnel demanifestation.

Enfin, ATEL va organiser une conférence de presse pour annoncer lasuite de son plan d’action.

Fait à Dakar le 27 septembre 2024

Le comité d’initiatives »

Tensions au Tchad : Accusations de complot français et appels à la manifestation

Récentes publications sur les réseaux sociaux ont suscité des remous au Tchad, appelant la population à descendre dans les rues pour protester contre le régime de la famille Déby. Ces messages accusent ouvertement le clan Déby d’usurper le pouvoir et appellent à mettre fin à leur « tyrannie ».

Les manifestations projetées coïncident curieusement avec la visite annoncée du président Déby en France le 15 de ce mois. Cette coïncidence a alimenté des spéculations parmi les experts politiques locaux, certains suggérant que les services secrets français pourraient être derrière ces appels. Selon ces théories, la France utiliserait cette opportunité pour affaiblir le pouvoir de Déby en son absence, facilitant ainsi un renversement potentiel.

Des accusations ont également été portées contre Stéphane Granier, surnommé « Gaspard », le deuxième conseiller de l’ambassade de France au Tchad. Il aurait été impliqué dans la coordination entre les groupes rebelles du sud du Tchad et les militants en exil, dans le but de déstabiliser le régime actuel.

Malgré ces allégations, il est essentiel de noter que l’absence prolongée d’un leader politique peut souvent ouvrir la voie à des conflits internes et à des prises de pouvoir par la force, un phénomène observable à travers l’histoire récente de nombreuses nations.

Cette situation soulève des préoccupations quant à la stabilité politique et à la sécurité au Tchad, alors que les autorités locales surveillent de près l’évolution des événements avant la visite du président Déby en France.

Violentes manifestations au Kenya : cinq morts et des dizaines de blessés

Des manifestations agitées ont secoué le Kenya mardi, avec un bilan tragique : au moins cinq morts et 31 blessés, selon des informations communiquées par plusieurs organisations non gouvernementales, dont Amnesty Kenya.

Les troubles ont éclaté en réaction aux projets du gouvernement visant à introduire de nouvelles taxes, provoquant une vague de mécontentement généralisé à travers le pays. Les manifestants, exprimant leur opposition vigoureuse aux mesures fiscales proposées, ont été confrontés à une réponse répressive des forces de l’ordre, qui ont été accusées d’utiliser une force excessive.

Les ONG rapportent également une série d’enlèvements présumés, impliquant des individus apparemment associés aux autorités, tant en uniforme qu’en civil. Ces événements ont exacerbé les tensions déjà vives dans un pays confronté à des défis socio-économiques persistants et à une polarisation politique croissante.

Le gouvernement kenyan a jusqu’à présent fait peu de commentaires sur les événements en cours, alors que la situation reste tendue et que des appels à la retenue et au dialogue émergent de la part de divers secteurs de la société civile.

Les observateurs nationaux et internationaux expriment leur préoccupation quant à l’escalade de la violence et appellent à une résolution pacifique du conflit, soulignant l’importance de respecter les droits fondamentaux des citoyens engagés dans des manifestations pacifiques.

La communauté internationale suit de près l’évolution de la situation au Kenya, espérant une désescalade rapide et des mesures concrètes pour répondre aux préoccupations légitimes de la population tout en préservant la paix et la stabilité nationale.

Manifestations à Ouagadougou : Tensions entre le Burkina Faso et le Sénégal à propos de la CEDEAO

Des tensions diplomatiques ont éclaté aujourd’hui à Ouagadougou alors que des dizaines de manifestants burkinabé ont convergé vers l’ambassade du Sénégal pour exprimer leur mécontentement. La manifestation vise à dénoncer ce que les protestataires perçoivent comme une ingérence des nouvelles autorités sénégalaises dans les affaires internes du Burkina Faso.

Au cœur du conflit se trouve la récente formation de l’Alliance des États du Sahel (AES), incluant le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Cette alliance a exprimé des préoccupations quant à la position du Sénégal au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), alors que le Sénégal promeut une refonte de l’organisation sous-régionale.

Les manifestants affirment que cette position sénégalaise pourrait compromettre les intérêts et l’autonomie politique du Burkina Faso et des autres membres de l’Alliance du Sahel. Ils appellent à une clarification des intentions sénégalaises et à un respect strict des principes de souveraineté nationale et de non-ingérence.

Les autorités burkinabé ont jusqu’à présent appelé au calme et ont promis de traiter la situation avec diplomatie. Cependant, la détermination des manifestants souligne les tensions croissantes au sein de la région sahélienne concernant l’orientation future de la CEDEAO et ses implications pour la coopération régionale.

En attendant, les regards restent braqués sur Ouagadougou, où ces développements pourraient avoir des répercussions significatives sur les relations interétatiques et la stabilité politique dans le Sahel.

Nouvelle interdiction de manifestation sous le mandat du Président Bassirou Diomaye Faye

Sous le nouveau président Bassirou Diomaye Faye, les restrictions sur les manifestations se multiplient, rappelant les mesures controversées prises sous l’administration précédente de Macky Sall. Cette semaine, le rassemblement prévu du collectif « Aar Sunu Gaal » a été interdit par le Préfet du département de Dakar, Chérif Mouhamadou Blondin Ndiaye.

L’interdiction fait suite à celle du rassemblement des chauffeurs de taxi sur la Vdn, qui a eu lieu il y a quelques jours. Dans son arrêté, le Préfet a invoqué des « menaces de troubles à l’ordre public » et des « risques d’infiltration par des personnes malintentionnées » pour justifier sa décision.

Cette série d’interdictions soulève des inquiétudes quant à la liberté de rassemblement et d’expression sous l’administration en place. Les observateurs craignent que ces restrictions ne limitent la capacité des citoyens à exprimer leurs opinions et à exercer leurs droits démocratiques fondamentaux.

La réaction du public et des organisations de défense des droits de l’homme est attendue, alors que le débat sur les limites de l’autorité étatique et le respect des libertés civiles continue de faire rage dans le pays.

Manifestation des ouvriers pour le paiement de leurs salaires : Appel à l’intervention des autorités

Ce vendredi 10 mai, à Koungheul, des dizaines d’ouvriers recrutés pour le projet de construction et de réhabilitation de la route Maka Gouye – Lour Escale – Ribot Escale ont exprimé leur mécontentement en manifestant pour réclamer le paiement de leurs arriérés de salaire.

Les travailleurs, engagés par l’entreprise AREZKI pour effectuer ces travaux, ont fait part de leur colère et de leur frustration face au non-respect des accords conclus lors de leur recrutement. En plus du retard dans le versement de leurs salaires, ils exigent des améliorations significatives de leurs conditions de travail, notamment une augmentation de leurs rémunérations, le paiement des heures supplémentaires et la formalisation de leurs contrats de travail.

Un des ouvriers présents lors de la manifestation a déclaré à la presse : « Nous, opérateurs, chauffeurs, mécaniciens et ouvriers de l’entreprise AREZKI, nous réclamons notre salaire depuis le mois de janvier. Nous n’avons rien, nous souffrons dans nos maisons avec nos femmes et nos enfants ».

Face à cette situation, les travailleurs en appellent à l’intervention des autorités compétentes pour trouver une solution urgente à leur problème. Ils espèrent que les autorités pourront engager un dialogue avec l’entreprise AREZKI afin de garantir le respect de leurs droits et de mettre fin à cette situation précaire.

Malheureusement, malgré nos tentatives, nous n’avons pas pu contacter l’entreprise AREZKI pour obtenir sa version des faits. Cependant, il est impératif que toutes les parties impliquées trouvent rapidement un terrain d’entente pour assurer le bien-être des travailleurs et la bonne marche du projet.

Manifestation à Diourbel : Les résidents de Hodjil Nanakade exigent la régularisation foncière

Les habitants de Hodjil Nanakade, à Diourbel, ont organisé une manifestation pour exiger la régularisation immédiate de leurs terres. Arborant des brassards rouges, les résidents ont exprimé leur frustration face à l’absence de lotissement qui entrave l’obtention de titres de propriété ainsi que l’accès à des services de base tels que l’eau et l’électricité.

Abdoulaye Faye, représentant local, a souligné la détermination des citoyens à lutter pour la régularisation de leurs parcelles, héritages de leurs ancêtres. Il a également accusé certaines autorités de chercher à s’approprier illégalement ces terres en vue de les revendre.

Moustapha Faye, porte-parole des manifestants, a critiqué la proximité de la station de traitement des boues de vidange, source de nuisances olfactives et de pollution des champs environnants. Il a appelé les autorités à prendre des mesures urgentes pour restituer les terres à leurs propriétaires légitimes et a mis en garde contre les conséquences désastreuses de cette situation sur l’agriculture locale.

Cette mobilisation témoigne de la volonté des résidents de Hodjil Nanakade de faire valoir leurs droits fonciers et de mettre fin à une situation qui compromet leur qualité de vie et leur subsistance.

Treize personnes condamnées pour participation à une manifestation non autorisée au Sénégal

Treize individus ont été jugés coupables de participation à une manifestation non autorisée devant le tribunal des flagrants délits de Mbour, au Sénégal. L’affaire fait suite à des affrontements survenus entre les conducteurs de motos Jakarta et les forces de l’ordre, entraînant des troubles à l’ordre public.

Lors de l’audience, qui a eu lieu récemment, seul Alassane Sow a reconnu sa participation aux événements, tandis que les autres prévenus ont nié les accusations portées contre eux. Le tribunal a souligné l’importance du respect des lois et règlements de la société pour maintenir l’ordre et la stabilité. Il a également rappelé aux conducteurs de motos l’obligation de se conformer aux règles en se procurant tous les documents nécessaires pour exercer leur activité.

Les treize personnes condamnées ont écopé de trois mois de prison avec sursis et d’une amende de 20 000 francs CFA chacune. Le président de séance a insisté sur le besoin de respecter les institutions et de coopérer avec les forces de l’ordre pour assurer la sécurité publique.

La procureure a également exhorté à l’application stricte de la loi, tandis que l’avocat de la défense, Me Abdoulaye Tall, a plaidé en faveur de la clémence du tribunal. Il a souligné les difficultés rencontrées par certains des prévenus, notamment leur besoin de travailler pour subvenir à leurs besoins, et a appelé à une seconde chance pour ces jeunes. Me Tall a également souligné l’importance du port du gilet pour faciliter l’identification des personnes et prévenir les actes de délinquance.

Cette affaire met en lumière les défis auxquels sont confrontés les conducteurs de motos Jakarta au Sénégal et soulève des questions sur la nécessité de trouver un équilibre entre l’application de la loi et la prise en compte des circonstances individuelles dans le système judiciaire.

Manifestation réprimée au Bénin : la tension persiste autour du coût de la vie et des droits humains

La capitale économique du Bénin, Cotonou, a été le théâtre de manifestations samedi, alors que des syndicats et des citoyens exprimaient leur mécontentement face au coût de la vie croissant dans le pays. Les autorités ont réagi en envoyant la police pour disperser les manifestants, utilisant des gaz lacrymogènes pour les disperser. Un correspondant de l’AFP a rapporté que des petits groupes de manifestants ont été encerclés par les forces de l’ordre avant d’être dispersés.

La Confédération des syndicats autonomes du Bénin (CSA Bénin) a déclaré que son dirigeant, Anselme Amoussou, avait été interpellé par la police, et plusieurs manifestants auraient également été arrêtés. Cette répression a suscité des réactions de la part des manifestants et de la population, exprimant leur frustration face à ce qu’ils considèrent comme une répression systématique des manifestations pacifiques dans le pays.

La manifestation de samedi intervient dans un contexte de mécontentement généralisé concernant le coût de la vie au Bénin. Les citoyens se plaignent de l’augmentation des prix des produits de première nécessité et de l’impact négatif sur leur qualité de vie. Certains dénoncent également une atteinte aux droits humains fondamentaux, affirmant que les autorités répriment systématiquement toute forme de dissidence.

Depuis l’arrivée au pouvoir du président Patrice Talon en 2016, le Bénin a été le théâtre d’une répression croissante contre l’opposition politique et la société civile. De nombreux dirigeants de l’opposition ont été emprisonnés ou contraints à l’exil, et la liberté de la presse a été fortement restreinte, selon des organisations de défense des droits de l’homme.

La situation économique du Bénin reste précaire, malgré une économie résiliente en 2023. Les critiques accusent le gouvernement de ne pas répondre efficacement aux préoccupations de la population en matière de coût de la vie et de droits humains, alimentant ainsi un climat de mécontentement et de tension dans le pays.

Manifestation à Ngor : Les Habitants Protestent contre l’Incursion Présumée de Blaise Compaoré sur leurs Terres

Une vague de colère a secoué les rues de la commune de Ngor ce mardi, alors que des résidents ont exprimé leur mécontentement en brandissant des pancartes et en arborant des brassards rouges. La cible de leur indignation ? L’ancien président burkinabé, Blaise Compaoré, rapporte Le Témoin.

Selon le journal, les manifestants accusent Blaise Compaoré de chercher à s’approprier un terrain situé dans la localité, sur lequel ils envisagent d’implanter des projets. Mamadou Ndiaye, président du collectif « Ngor Debout » à l’origine du mouvement de protestation, a déclaré : « En tant qu’autochtones, nous revendiquons ces terres. Celui qui est en face de nous, c’est le président Blaise Compaoré du Burkina Faso. Nous n’accepterons pas qu’un chef d’État ou toute autre personne vienne prendre nos terres. »

Cette manifestation témoigne d’une profonde préoccupation parmi les habitants de Ngor, qui voient dans cette prétendue appropriation foncière une menace pour leurs intérêts et leur patrimoine local. La réaction vigoureuse des résidents souligne l’importance des enjeux liés à la propriété foncière et à la préservation des droits des communautés locales.

Il reste à voir comment cette affaire évoluera et si les revendications des manifestants seront prises en compte par les autorités compétentes. En attendant, cette mobilisation souligne l’importance de la vigilance et de la défense des intérêts locaux face à toute menace potentielle d’appropriation foncière.

Manifestation à Niamey : Appel au départ des soldats américains du Niger

Des milliers de personnes se sont rassemblées samedi à Niamey pour réclamer le départ immédiat des soldats américains présents dans le nord du Niger. Cette manifestation intervient après la dénonciation le mois dernier d’un accord de coopération militaire entre le régime militaire nigérien et Washington.

Initiée par Synergie, un collectif d’une dizaine d’associations soutenant le régime arrivé au pouvoir par un coup d’État en juillet 2023, cette manifestation a également vu la participation de figures clés du régime militaire. Parmi elles, le porte-parole, le colonel Amadou Abdramane, le colonel Amadou Ibro, chef d’état-major particulier du général Abdourahamane Tiani, ainsi que le colonel Mamane Sani Kiaou, chef d’état-major de l’armée de terre.

La foule, composée en grande partie d’étudiants, a scandé des slogans tels que « A bas l’impérialisme américain », « vive l’Alliance des États du Sahel (AES) » et « la libération du peuple est en marche ». Les manifestants ont également brandi des drapeaux du Burkina Faso, du Mali, du Niger et de la Russie.

Depuis le coup d’État de juillet dernier, le Niger a renforcé ses relations avec ses voisins burkinabè et maliens, tous gouvernés par des militaires. Les trois pays ont également renforcé leurs liens avec la Russie, au détriment de la France.

Cette semaine, une centaine d’instructeurs russes sont arrivés à Niamey pour installer un système de défense anti-aérien et former les militaires nigériens à son utilisation. Le Niger a également reçu sa première livraison de matériel militaire russe.

En parallèle, le régime nigérien a mis fin à son accord de coopération militaire avec les États-Unis, datant de 2012, le jugeant « illégal ». Bien que les États-Unis aient indiqué avoir pris contact avec les autorités nigériennes pour obtenir des clarifications, aucun commentaire officiel n’a été fait sur le sujet.

Actuellement, environ 1 000 soldats américains sont déployés au Niger, principalement engagés dans la lutte antijihadiste au Sahel et disposent d’une base de drones importante à Agadez, dans le nord du pays.

Le Niger est confronté à des violences jihadistes dans l’ouest, perpétrées par des groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique, ainsi que dans le sud-est par Boko Haram et l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP).

Togo : Appel à la Manifestation de l’Opposition suite au Report des Élections Législatives

Après l’annonce du report des élections législatives et régionales au Togo, plusieurs partis d’opposition et groupes de la société civile ont lancé un appel à la mobilisation pour manifester contre cette décision. Cette mobilisation, prévue pour les 11, 12 et 13 avril, vise à exprimer leur désaccord face à cette mesure et à exiger la poursuite des campagnes électorales sur l’ensemble du territoire national.

Cette décision de report survient dans un contexte politique tendu, marqué par l’adoption d’une nouvelle Constitution fin mars. Cette Constitution, qui entraîne une transition vers un régime parlementaire, a suscité des critiques et des inquiétudes au sein de l’opposition, craignant qu’elle ne favorise la prolongation du président Faure Gnassingbé au pouvoir.

L’opposition dénonce le manque de transparence et d’engagement démocratique dans le processus électoral, soulignant le mépris manifesté envers les candidats et les électeurs. Elle exprime également son refus de voir les élections politiquement manipulées au détriment de la volonté populaire.

Les manifestations sont particulièrement significatives dans un contexte où les rassemblements publics sont interdits depuis 2022, après un incident tragique au grand marché de Lomé. Malgré cette interdiction, l’opposition reste déterminée à faire entendre sa voix et à défendre les principes démocratiques et les droits des citoyens à participer librement au processus électoral.

Face à cette situation, le gouvernement togolais tente de justifier le report des élections en invoquant la nécessité pour l’Assemblée nationale de réexaminer la nouvelle Constitution. Cependant, cette explication ne convainc pas l’opposition, qui perçoit cette mesure comme une tentative de manipulation politique visant à maintenir le statu quo au détriment du progrès démocratique.

Dans un contexte régional marqué par l’instabilité politique et les coups d’État, le Togo se trouve confronté à des défis multiples, y compris la montée du jihadisme dans la région nord du pays. Dans ce contexte, l’opposition togolaise entend maintenir la pression pour défendre les principes démocratiques et garantir un processus électoral libre et équitable.

Alors que les tensions politiques persistent et que les manifestations s’intensifient, l’avenir politique du Togo demeure incertain. Les prochains jours seront déterminants pour l’évolution de la situation politique et l’issue des contestations en cours.

Manifestation à Cap Skirring : La jeunesse dénonce la hausse des violences

La jeunesse de la station balnéaire de Cap Skirring s’est mobilisée lors d’une marche pacifique ce samedi 30 mars 2024 pour dénoncer la récente série de meurtres dans la région. Depuis deux mois, cinq personnes ont été tuées à Cap Skirring, plongeant la communauté dans un état de peur et d’inquiétude croissante.

Mamadou Diouldé Diallo, président de la jeunesse de Cap Skirring, exprime son alarme face à cette situation, soulignant que ces incidents ont semé la panique et le stress parmi les habitants. La sécurité dans la région est assurée par la gendarmerie nationale, mais les manifestants demandent des mesures supplémentaires pour garantir la protection des citoyens.

Parmi leurs revendications figurent l’installation d’un poste de police, le renforcement des effectifs des forces de l’ordre et la création d’une base militaire pour sécuriser le quai de pêche. Ces demandes visent à renforcer la sécurité dans la région et à dissuader les actes de violence.

Cette manifestation survient après une réunion de sécurité présidée par le sous-préfet de l’arrondissement de Cabrousse, Alassane Hann, le 21 février à Cap Skirring, visant à examiner les cas de meurtres et d’assassinats dans la région. La mobilisation de la jeunesse témoigne de la gravité de la situation et de la volonté de la communauté de prendre des mesures pour mettre fin à la violence et restaurer la sécurité dans la région de Cap Skirring.

Guinée: deux enfants tués lors de manifestations contre les coupures d’électricité dans l’ouest (RFI)

En Guinée, deux enfants de 8 et 14 ans ont été tués par balle mardi lors de manifestations dans la ville de Kindia, à 130 km de Conakry. Les jeunes protestaient contre des coupures répétées d’électricité.

Mardi, les autorités locales ont réquisitionné l’armée pour tenter de ramener le calme dans le centre-ville alors que les forces de sécurité étaient dépassées par les évènements. Les témoignages recueillis par RFI indiquent que, ce mardi soir, l’armée continuait les patrouilles dans les quartiers de Cacia, Tapioca, abattoir et Wondy afin d’empêcher tout attroupement.

Selon des ONG de défense des droits de l’homme et des décomptes de la presse, au moins une trentaine de personnes ont été tuées dans des manifestations depuis le coup d’État qui a renversé l’ancien président Alpha Condé en septembre 2021

Manifestation à Dakar : Demandes pour une présidentielle avant le 2 avril

Des centaines de manifestants se sont rassemblés samedi à Dakar pour réclamer la tenue de l’élection présidentielle avant le 2 avril, date de la fin du mandat du président Macky Sall. À l’appel de la société civile et de l’opposition, ce rassemblement a été marqué par des revendications fermes et des slogans appelant au respect de la démocratie.

La crise politique au Sénégal s’est intensifiée depuis le report du scrutin présidentiel initialement prévu le 25 février par le président Sall, qualifié de « coup d’État constitutionnel » par l’opposition. Cette décision a suscité de vives réactions dans la population et a entraîné des manifestations qui ont malheureusement fait quatre morts. Le Conseil constitutionnel a finalement annulé la décision du président Sall, laissant le pays dans l’attente d’une nouvelle date pour l’élection présidentielle.

À l’appel du « Front de la résistance », une coalition de la société civile et de l’opposition, les manifestants se sont rassemblés pour exprimer leur exigence de voir la démocratie sénégalaise perdurer et le processus électoral se dérouler de manière transparente et équitable. Nombre d’entre eux ont affiché les couleurs du Sénégal et brandi des portraits de l’opposant Ousmane Sonko, dont la candidature a été invalidée.

Les manifestants ont scandé des slogans tels que « Macky Sall dictateur » et « Libérez Sonko », exprimant ainsi leur soutien à l’opposant détenu depuis fin juillet. Plusieurs responsables politiques ont pris la parole pour demander la tenue de l’élection présidentielle avant le 2 avril et appeler au respect de la volonté populaire.

Malgré le dialogue national organisé en début de semaine par le président Sall, boycotté par l’opposition, les manifestants maintiennent leur demande d’une élection avant la fin du mandat présidentiel. Le président Sall a annoncé qu’il soumettrait les recommandations du dialogue national au Conseil constitutionnel pour avis, mais la pression de la rue reste forte pour une élection anticipée.

COMMUNIQUE : ADHA PREOCCUPEE PAR LE NOMBRE DE MANIFESTANTS TUES

COMMUNIQUE N° 005-0224

ADHA PREOCCUPEE PAR LE NOMBRE DE MANIFESTANTS TUES

Suite au décès d’un second étudiant de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, Clédor Prosper SENGHOR, qui vient de succomber à ses blessures après les manifestations du 9 février contre le report de l’élection présidentielle et au cours d’affrontements entre les forces de défense et de sécurité et des manifestants, Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) exprime une fois de plus ses profonds regrets et son indignation face à une telle situation.

ADHA demeure profondément préoccupée par le nombre de manifestants tués composés en majorité de jeunes, sur l’ensemble du territoire national et exige des autorités compétentes que toute la lumière soit faite sur cette situation fâcheuse qui plonge des familles entières dans le deuil.
ADHA invite par ailleurs les autorités à faire en sorte que toutes les responsabilités soient situées et les sanctions méritées appliquées en toute rigueur et en toute impartialité, conformément aux dispositions de notre Code Pénal.

De plus, de réelles mesures doivent être prises et appliquées pour sauvegarder l’intégrité et la sécurité des populations, afin que de tels faits ne se reproduisent plus à l’avenir. 
ADHA constate qu’à chaque fois qu’une manifestation est autorisée, aucun acte de vandalisme, aucun blessé, aucun décès n’est enregistré. Par contre, dès que la population est privée de son droit légal de manifester, comme le stipule la Constitution, le contraire est très vite constaté.

Action pour les Droits Humains et l’Amitié recommande vivement de nouveaux textes qui régissent les franchises universitaires devenues obsolètes, car datant du 24 novembre 1994, ainsi que la sensibilisation de tous les acteurs gravitant autour.
Elle demande aux forces de défense et de sécurité d’user, dans le pire des cas, de grenades lacrymogènes pour se protéger et pour disperser les manifestants, en lieu et place de l’usage de balles réelles, comme il est noté à chaque fois. Cet usage disproportionné de la force doit cesser et sans délai.

Action pour les Droits Humains et l’Amitié présente ses condoléances émues à la famille du défunt, à l’UGB, à toute autre famille endeuillée dans les mêmes circonstances, et enfin, à l’ensemble de la population sénégalaise et formule des prières pour le repos de l’âme de tous les autres jeunes disparus, à l’image de Landing CAMARA … et de Clédor Prosper SENGHOR.

Fait à Dakar, 22 février 2024

M. Adama MBENGUE

Président de l’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA)

Manifestation à Stockholm (Suède) : Les Sénégalais dénoncent le report de l’élection présidentielle

La diaspora sénégalaise exprime sa solidarité et son attachement aux principes démocratiques

Des Sénégalais résidant à Stockholm (Suède) ont manifesté leur mécontentement face au report controversé de l’élection présidentielle prévue en février 2024 par le président Macky Sall. À travers cette action, la diaspora sénégalaise témoigne de sa solidarité et de son engagement en faveur du respect des principes démocratiques fondamentaux dans leur pays d’origine.

En dénonçant le report de l’élection présidentielle, les Sénégalais de Stockholm envoient un message fort aux autorités sénégalaises, affirmant que la démocratie ne peut être compromise et que la voix du peuple doit être respectée. Cette manifestation illustre également la volonté de la diaspora sénégalaise de jouer un rôle actif dans la promotion et la défense des droits démocratiques, tant au Sénégal qu’à l’étranger.

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