Dette publique au Sénégal : Cheikh Oumar Diagne remet les pendules à l’heure et dénonce les manipulations

À Ouagadougou, le 18 octobre 2025, Cheikh Oumar Diagne a pris la parole pour clarifier ce qu’il qualifie de malentendu et de manipulations autour de la soi-disant « dette cachée » du Sénégal. À travers un long communiqué publié sur les réseaux sociaux, le secrétaire général du Rassemblement pour la Vérité / ACD a dénoncé la diffusion de propos déformés et a rappelé les véritables enjeux du débat public sur l’endettement national.

Pour Cheikh Oumar Diagne, la polémique sur la « dette cachée » résulte avant tout d’une confusion entre des notions financières et d’une mauvaise interprétation des chiffres avancés. Selon lui, aucune dette n’a été véritablement cachée au Fonds monétaire international (FMI), à la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) ou aux ministères compétents. Les écarts observés entre les chiffres de la Direction de la Dette Publique (DDP) et ceux de la Direction de l’Ordonnancement et du Dépense Publique (DODP) sont, pour lui, la source principale des critiques.

Il explique que certains commentateurs ont amplifié l’affaire en s’arrêtant sur des termes comme « cachée », « dissimulée » ou « erronée », alors que le problème fondamental réside dans la politique d’endettement et la gestion des finances publiques, qu’il juge « peu intelligente ». Il rappelle qu’il a été le premier à évoquer un ratio dette/PIB supérieur aux chiffres officiels, évaluant sa propre estimation à 116 % alors que l’opinion générale était à 99 %, et qu’il a récemment précisé que la vraie dette avoisine 130 %, chiffre désormais confirmé par le FMI qui table sur 132 %.

Cheikh Oumar Diagne souligne également des pratiques de financement public courantes dans le monde entier et au Sénégal, notamment les projets financés via des sociétés de gestion avec garantie d’État, comme l’aéroport de Diass, ou les dépenses extrabudgétaires liées aux grands chantiers. Pour lui, ces montages financiers ne constituent pas des dettes cachées, car elles sont connues des services compétents et font partie des mécanismes normaux de gestion budgétaire.

Enfin, il élargit le débat aux critères de convergence régionaux et à la pertinence de la politique d’endettement actuelle. Il plaide pour une approche plus stratégique, incluant le concept de « smart debt » et un rôle actif de la banque centrale dans le développement, plutôt que dans l’intérêt exclusif des établissements financiers majoritairement étrangers.

Pour Cheikh Oumar Diagne, il est urgent de replacer le débat sur des bases rationnelles et techniques afin d’éviter que la désinformation ne continue de détourner l’attention de la population sénégalaise de la réalité de la dette et de ses enjeux pour le développement du pays.

Barthélémy Dias avertit contre la manipulation politique : « Le temps est révolu »

Dans un discours empreint de fermeté, Barthélémy Dias, tête de liste nationale de la coalition Sàm Sa Kàddu, a vivement critiqué ses adversaires politiques lors de sa récente prise de parole. Intervenant aux côtés du maire de Hann Bel Air, il a tenu à féliciter ce dernier, également tête de liste du département de Dakar, avant de s’attaquer directement à ceux qu’il accuse de manœuvres malhonnêtes.

« Nous n’allons pas confier la capitale aux voleurs », a-t-il martelé, dénonçant l’absence de transparence dans certaines affaires financières. Dias a exigé que toute la lumière soit faite sur l’origine des fonds évoqués dans des dossiers controversés, tout en appelant à cesser de tromper la population. Il a ainsi dépeint ses opposants comme des acteurs « qui ne font que râler » sans apporter de réelles solutions, tout en se disant satisfait que ces derniers évoquent enfin la question de la Haute Cour de justice, un organe judiciaire souvent au centre des débats sur la redevabilité des responsables publics.

Le maire de Dakar a conclu son intervention en soulignant que « le temps de la manipulation est dépassé », mettant en garde ceux qui tenteraient d’abuser de la confiance des citoyens. Barthélémy Dias, connu pour son franc-parler, continue ainsi de tracer une ligne claire contre les pratiques qu’il juge trompeuses, renforçant sa position comme un acteur incontournable de la scène politique sénégalaise à l’approche des prochaines échéances électorales.

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