Marché national : Le gouvernement dément toute pénurie de sucre

Face à la circulation persistante d’informations alarmantes sur une prétendue rupture de stock de sucre dans certaines localités, le Ministère de l’Industrie et du Commerce a tenu à apporter un démenti formel. Dans un communiqué officiel signé par le ministre Dr Serigne Gueye Diop, les autorités assurent qu’aucune pénurie n’est enregistrée à ce jour sur l’ensemble du territoire.

Selon le document, les approvisionnements en sucre sont assurés de manière régulière, en étroite coordination avec les opérateurs économiques du secteur ainsi qu’avec la Compagnie sucrière sénégalaise. La disponibilité actuelle dépasse les 35 000 tonnes, un stock jugé suffisant pour couvrir les besoins du marché national jusqu’à la fin du mois de juillet.

Le ministère estime que les rumeurs faisant état de pénurie sont infondées et ne reposent sur aucun fait objectif. Il rappelle que des mécanismes de contrôle sont déjà déployés sur le terrain afin de surveiller les circuits de distribution et prévenir toute spéculation abusive sur les prix.

Dans ce cadre, les commerçants sont fermement appelés à respecter la réglementation en vigueur. Toute tentative de hausse illicite ou de stockage frauduleux du sucre sera sanctionnée, a prévenu le ministère, qui entend faire respecter les prix fixés de manière stricte.

Par ailleurs, les consommateurs sont invités à jouer un rôle de veille citoyenne en signalant tout abus ou dysfonctionnement constaté sur le terrain. Un numéro vert, le 800 00 77 77, est mis à leur disposition pour faciliter les remontées d’informations.

Le Ministère de l’Industrie et du Commerce a réitéré, à travers ce communiqué, son engagement à garantir un marché équitable, transparent et accessible, tout en veillant à la protection des droits des consommateurs sur l’ensemble du territoire national.

Transport des pèlerins à la Mecque : Air Sénégal obtient l’exclusivité du marché national

Le marché du transport des 12 860 pèlerins sénégalais vers les Lieux Saints de l’Islam, d’un montant estimé à 13 milliards FCFA, a été attribué à la compagnie nationale Air Sénégal. Selon le journal L’Observateur, cette décision s’inscrit dans un cadre de partenariat entre le Sénégal et l’Arabie Saoudite, qui prévoit que 50 % des pèlerins seront transportés par la compagnie saoudienne Flynas, tandis que l’autre moitié sera prise en charge par Air Sénégal.

Cette attribution n’est pas un hasard. Le nouveau directeur général de la compagnie, Tidiane Ndiaye, est un expert en organisation du pèlerinage en Afrique. Sa nomination à la tête d’Air Sénégal semble répondre à une volonté des autorités de mieux structurer la gestion du Hajj, après les dysfonctionnements notés lors de l’édition 2024, notamment des retards de vols qui avaient perturbé le voyage des pèlerins.

Sollicité en urgence à l’époque pour désamorcer la crise, Tidiane Ndiaye semble aujourd’hui bénéficier de la confiance des autorités. Cette nouvelle exclusivité pourrait permettre à Air Sénégal de renforcer sa position sur le marché du transport aérien sous-régional et de gagner en crédibilité auprès des voyageurs sénégalais.

Lors d’un pré-conseil présidé par le ministre des Transports aériens, en présence de la direction générale d’Air Sénégal, la compagnie a exprimé le besoin d’un soutien de l’État pour acquérir 11 nouveaux avions. Actuellement dotée de quatre appareils seulement, elle ambitionne de porter sa flotte à 15 avions afin d’augmenter son volume de passagers et de mieux rivaliser avec les compagnies concurrentes.

En effet, malgré son statut de compagnie nationale, Air Sénégal ne détient actuellement que 20 % du trafic de l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD), contre 52 % pour Air Côte d’Ivoire à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. L’objectif affiché est d’atteindre 5 millions de passagers d’ici cinq ans, en développant des lignes plus compétitives et en modernisant sa flotte.

L’organisation du transport des pèlerins en 2025 sera un test grandeur nature pour Air Sénégal. Si elle parvient à assurer un acheminement fluide et sans incidents majeurs, cette réussite pourrait renforcer sa réputation et justifier les investissements demandés. À l’inverse, un nouvel échec risquerait de fragiliser davantage une compagnie déjà confrontée à des difficultés financières et organisationnelles.

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