Scandale à l’hôpital Dalal Jamm : un marché de 1,454 milliard F CFA au cœur d’irrégularités graves

Un nouveau scandale éclabousse le secteur de la santé publique. Un audit technique commandité par l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARCOP) révèle de lourdes irrégularités dans l’exécution d’un marché au Centre hospitalier national Dalal Jamm (CHNDJ). Le projet concernait la construction d’un bâtiment R+2 destiné à accueillir deux unités hautement stratégiques : la greffe de moelle osseuse et la procréation médicalement assistée (PMA), des infrastructures essentielles pour moderniser l’offre de soins au Sénégal.

Le marché avait été attribué, à l’issue d’un appel d’offres restreint, au groupement Sylla Trading Corporation Sarm/Groupe Delta pour un montant initial de 1,119 milliard de F CFA. Pourtant, au fil des mois, le coût final du projet a explosé pour atteindre 1,454 milliard de F CFA, soit une augmentation de plus de 334 millions de francs. Ce surcoût provient d’un avenant signé en avril 2022, censé couvrir des travaux supplémentaires et une prolongation du délai d’exécution.

Cet avenant est précisément au cœur des critiques formulées par les auditeurs du cabinet Adoc SA. Selon leur rapport, une partie substantielle des travaux intégrés dans l’avenant était déjà incluse dans le marché initial. Les experts estiment que 178,4 millions de F CFA correspondent à des tâches qui auraient dû être exécutées dans le cadre du contrat de base et n’avaient aucune raison d’être facturées en supplément. Une anomalie qui interroge profondément sur la transparence de la gestion du projet et les mécanismes de contrôle interne du CHNDJ.

L’audit met également en lumière un retard considérable dans l’exécution du chantier. Alors que les travaux étaient censés durer dix-huit mois, l’équipe d’audit a constaté qu’après trente-trois mois, le bâtiment n’était toujours pas livré. Ce dépassement de délai de neuf mois aurait dû entraîner l’application de pénalités contractuelles à l’encontre de l’entreprise adjudicataire. Pourtant, les auditeurs notent que ces pénalités n’ont jamais été réclamées. Le manque à gagner pour l’hôpital est estimé à 332,7 millions de F CFA. Cette omission renforce les soupçons d’une gestion défaillante ou complaisante de la part de l’autorité contractante.

Le rapport révèle par ailleurs des faits encore plus inquiétants. Les experts ont découvert que des travaux d’une valeur de 63,4 millions de F CFA TTC ont été facturés alors qu’ils n’étaient pas encore réalisés lors de leur visite. Autrement dit, des paiements ont été validés sur des prestations inexistantes, ce qui constitue une violation flagrante des règles de comptabilisation des dépenses publiques. L’équipe d’audit a aussi relevé une surévaluation manifeste des quantités de certains matériaux, gonflant artificiellement le coût total du marché de près de 75 millions de F CFA TTC.

Enfin, autre manquement majeur : l’entreprise chargée des travaux n’aurait jamais fourni la garantie de bonne exécution ni la retenue de garantie pourtant exigées dans tout marché public de cette nature. Ces mécanismes, essentiels pour protéger l’État en cas de malfaçons ou de défaut d’exécution, semblent avoir été purement ignorés.

Au terme de leur mission, les auditeurs du cabinet Adoc SA ont été catégoriques : « le projet est exécuté de manière peu satisfaisante au regard des normes techniques, administratives et générales ». Un constat sévère qui ouvre la voie à des interrogations encore plus profondes : comment un marché aussi sensible a-t-il pu accumuler autant d’irrégularités sans qu’aucune alerte ne soit soulevée ? Pourquoi les organes internes de contrôle du CHNDJ n’ont-ils pas agi ? Et surtout, qui devra répondre de ces manquements ?

À l’heure où le Sénégal s’efforce de moderniser son système de santé et d’améliorer la qualité des infrastructures hospitalières, ce scandale est un signal d’alarme. Il met en lumière l’urgence de renforcer la gouvernance, la transparence et la rigueur dans la gestion des marchés publics, notamment dans un secteur aussi vital que la santé.

Affaire Sonko–Diouf : l’ombre d’un marché universitaire de 45 milliards F CFA

L’affaire défraie la chronique et agite la scène politique sénégalaise. Le Premier ministre Ousmane Sonko a publiquement mis en cause l’actuel ministre de l’Environnement, Dr Abdourahmane Diouf, qu’il accuse d’avoir exercé des pressions pour faire passer des marchés publics universitaires surfacturés lorsqu’il était encore à la tête du ministère de l’Enseignement supérieur. Selon le chef du gouvernement, ces pratiques supposées justifieraient la mutation du ministre vers un autre département. Face à ces accusations, le quotidien L’Observateur a mené l’enquête pour démêler le vrai du faux.

Au cœur de la polémique, un projet colossal estimé à 45,3 milliards de francs CFA, dédié à la construction et à la réhabilitation d’infrastructures universitaires à travers le pays. Ce vaste programme prévoit l’édification de 143 bâtiments neufs et la réfection de 29 autres, répartis sur plusieurs campus : 9,02 milliards pour l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, 7,88 milliards pour l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, 18,02 milliards pour les universités Iba Der Thiam de Thiès et Alioune Diop de Bambey, 6,78 milliards pour l’Université Assane Seck de Ziguinchor, et enfin 3,60 milliards pour l’Université virtuelle du Sénégal et l’Université Amadou Mahtar Mbow.

Les investigations du quotidien révèlent que la procédure d’attribution du marché a été conduite par la Direction de la maintenance des constructions et équipements de l’enseignement supérieur (Dincees) et par la commission des marchés compétente. Selon les documents consultés, Abdourahmane Diouf, alors ministre, n’aurait eu qu’un rôle administratif et informatif, sans pouvoir d’intervention directe dans la sélection des entreprises adjudicataires. Sa mission se limitait à la supervision générale du programme, sans implication dans les aspects techniques ou financiers du processus.

Autre fait déterminant relevé par L’Observateur : aucun contrat n’a encore été signé ni par le ministre ni par les entreprises concernées. Le projet n’a été inscrit au budget de l’État qu’au titre de l’exercice 2026, et aucune exécution n’a encore débuté. Cette chronologie rend difficilement soutenable l’hypothèse d’une surfacturation, puisqu’aucune dépense n’a, à ce stade, été engagée.

C’est après la transmission du dossier à la Primature que l’affaire a pris une tournure politique. Le Premier ministre a ordonné une contre-expertise du contrat par une équipe d’évaluateurs mandatés par ses services. Ces experts ont convoqué les entreprises présélectionnées pour revoir certaines conditions techniques et financières. D’après les informations recueillies, ces dernières auraient accepté d’intégrer des prestations supplémentaires non prévues dans l’appel d’offres initial. C’est cette révision des termes du marché qui aurait alimenté les soupçons d’Ousmane Sonko, convaincu qu’un gonflement des coûts aurait été envisagé dès le départ.

Toutefois, L’Observateur souligne qu’à ce stade, aucune preuve matérielle ne vient étayer les accusations de surfacturation portées contre le ministre de l’Environnement. Les acteurs interrogés s’interrogent sur la pertinence même d’une telle accusation en l’absence de contrats formellement signés. « Comment parler de surfacturation sur des marchés qui n’ont pas encore été contractualisés ? », fait valoir une source proche du dossier.

Marché des chantiers navals de Dakar : le recours de Hat-San jugé irrecevable par l’Arcop

Le processus de sélection pour l’attribution du contrat de partenariat public-privé relatif à la reprise, la réhabilitation, le financement, l’exploitation et la maintenance des Chantiers Navals de Dakar vient de franchir une nouvelle étape. L’Autorité de régulation de la commande publique (Arcop) a déclaré irrecevable le recours introduit par Hat-San, l’un des candidats retenus, qui contestait certains aspects de la procédure.

D’après les révélations du journal Libération dans son édition de ce lundi, la décision a été rendue sans même qu’il soit nécessaire d’examiner le fond du dossier. L’Arcop a motivé son rejet par le non-paiement, par Hat-San, du montant fixé par l’arrêté conjoint du 3 avril 2023 relatif à la consignation exigée en matière de recours dans le cadre de la passation des contrats de partenariat public-privé. En l’absence de ce versement obligatoire, l’autorité n’avait pas d’autre choix que de déclarer la requête irrecevable.

Cette décision intervient dans un processus où la concurrence est particulièrement forte. Sur dix-sept dossiers initialement retirés, sept soumissions avaient été déposées auprès de la Société des infrastructures de réparation navale (Sirn), qui pilote ce marché stratégique. À l’issue de la phase de présélection, quatre candidats avaient été retenus : le groupement Dakarnave/Lisnave, exploitant sortant, le groupement Damen Shipyards/Matériel terrestre offshore Africa Sas, Hat-San Shipyard et l’entreprise italienne Jobson Italia Sri.

Les soumissionnaires préqualifiés ont jusqu’au 9 octobre prochain, à 11 heures, pour déposer leurs offres définitives. L’issue de cette compétition est très attendue, compte tenu des enjeux liés à l’avenir des Chantiers Navals de Dakar. Ce site industriel, véritable pilier du secteur maritime sénégalais, joue un rôle crucial dans la réparation et la maintenance des navires, mais aussi dans la dynamique économique et sociale de la capitale.

Le rejet du recours de Hat-San ne met pas fin à sa participation, mais il illustre la rigueur du cadre réglementaire qui encadre la passation de ce type de marché. La décision de l’Arcop permet en tout cas au processus de se poursuivre sans encombre, dans l’attente des propositions définitives des candidats retenus.

Marché d’armement de 45,3 milliards : les dessous explosifs d’un scandale d’État

Alors qu’il semblait oublié depuis la fin du régime de Macky Sall, le sulfureux marché d’armement de 45,3 milliards de FCFA revient sur le devant de la scène judiciaire sénégalaise. Une enquête approfondie de la Division des investigations criminelles (DIC), sur saisine du Parquet financier, vise désormais à démêler les fils d’une affaire mêlant détournements présumés, blanchiment d’argent et corruption de haut vol.

Au cœur de ce scandale : Lavie Commercial Brokers-SUARL, une société au profil pour le moins étrange. Créée le 16 novembre 2021, elle se voit confier à peine un mois plus tard, en décembre 2021, un marché public colossal de 45,3 milliards de francs CFA par le ministère de l’Environnement. Ce marché portait sur la fourniture d’équipements militaires et logistiques.

Mais très vite, des anomalies surgissent. Le contrat avait été signé par David Benzaquen, ancien employé du controversé marchand d’armes israélien Gaby Peretz, et l’enquête révèle que le numéro de téléphone associé à Lavie appartient en réalité à Aboubacar Hima, alias « Petit Boubé », un courtier nigérien connu dans les milieux de l’armement africain. Une découverte qui jette le doute sur la véritable identité des bénéficiaires du contrat.

La Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), alertée par des mouvements financiers suspects, a produit un rapport accablant. Selon ce document, 3,09 milliards de FCFA ont été virés depuis Lavie et Eurocockpit (autre société liée à Petit Boubé) vers Technologie Service International (TSI), également dirigée par ce dernier.

Les fonds ont ensuite été dispatchés dans une série de retraits en espèces, virements et transferts vers l’étranger, sans justification comptable claire. À titre d’exemple, des montants importants — 85 et 150 millions FCFA — ont été mis à disposition de D.A. A Jacques et A. Loum en février 2023, suivis d’un autre retrait de 185 millions FCFA le lendemain.

Plus spectaculaire encore : 565,5 millions FCFA ont été retirés par « Petit Boubé » lui-même sous forme de chèques, dans la foulée de la signature du marché.

Un contrat classé « Secret défense »… pour masquer la fraude ?

Interrogé sur ces opérations, « Petit Boubé » aurait tenté de les justifier par l’exécution d’un contrat classé “Secret défense” et par des frais de dédouanement pour le compte du ministère. Mais ces explications se sont avérées mensongères après vérification, selon les éléments recueillis par Libération.

La CENTIF, dans ses conclusions, n’exclut pas que ces flux financiers aient servi à verser des pots-de-vin, ce qui constituerait une infraction grave de corruption. L’institution évoque explicitement un « système de retraits en espèces non justifiés » et des transferts suspects à l’international qui confortent cette thèse.

Autre élément troublant, le versement d’une avance de 34 milliards FCFA au profit de Lavie Commercial Brokers, soi-disant pour permettre à Petit Boubé de “préfinancer” le marché. Ce montant faramineux, débloqué avant même la livraison effective des équipements, soulève des interrogations sur la complicité potentielle de certaines autorités publiques dans la mise en œuvre du contrat.

Face à l’ampleur des soupçons et à la complexité du montage financier, la DIC a été saisie par le Parquet financier pour faire toute la lumière sur ce dossier explosif. L’enquête devra déterminer les responsabilités exactes, identifier les bénéficiaires des détournements éventuels, et confirmer, ou non, l’existence d’un réseau de corruption organisé.

À l’heure où la nouvelle gouvernance prône la transparence et la reddition des comptes, ce dossier pourrait bien devenir le premier grand test judiciaire pour les autorités actuelles, et une bombe politique si des figures du régime précédent venaient à être mises en cause.

Affaire à suivre de très près.

Marche contre l’homosexualité à Ngor : Abdou Mbow interpelle Sonko sur ses engagements et tacle “And Samm Jikko Yi”

Ce vendredi 23 mai, la commune de Ngor a été le théâtre d’une importante mobilisation contre l’homosexualité, à l’appel de l’ONG Jamra et de l’activiste Karim Xrum Xax. Des centaines de manifestants, arborant pancartes et banderoles, ont répondu présents pour réaffirmer leur attachement aux valeurs sociétales sénégalaises et réclamer la criminalisation de l’homosexualité.

Parmi les figures politiques ayant marqué cette journée, le député Abdou Mbow s’est distingué par un discours musclé, visant directement le parti Pastef et son leader, Ousmane Sonko. Prenant la parole devant la foule, le parlementaire a rappelé les engagements pris par ce dernier en matière de défense des “valeurs” lors de débats passés, notamment lors de la visite de l’ancien président américain Barack Obama au Sénégal.

« Lors de la visite de Barack Obama au Sénégal, c’est notre leader Macky Sall qu’on avait attaqué. Pourtant, Ousmane Sonko avait politisé cette lutte. Aujourd’hui, il est temps de respecter ses engagements », a-t-il lancé, appelant à plus de clarté et de fermeté de la part du camp de l’opposition sur cette question sensible.

Le député de la coalition Benno Bokk Yakaar ne s’est pas arrêté là. Il a également critiqué ouvertement le mouvement “And Samm Jikko Yi”, souvent en première ligne sur ces thématiques. À ses yeux, ce collectif manque de cohérence et de résultats tangibles :

« Defar djikko yi moko gueune », a-t-il déclaré, estimant que d’autres acteurs, à l’image de Jamra ou de certains leaders religieux, mènent une lutte plus “efficace” et fidèle aux valeurs culturelles du Sénégal.

Cette manifestation s’inscrit dans un contexte national marqué par des débats récurrents sur les questions de mœurs et de législation autour de l’orientation sexuelle. Si le code pénal sénégalais punit déjà les actes dits “contre nature”, une frange de la population réclame un durcissement des lois pour aller jusqu’à la criminalisation explicite de l’homosexualité.

La prise de parole d’Abdou Mbow relance ainsi la pression politique sur Ousmane Sonko, aujourd’hui Premier ministre, dont les promesses sur ces sujets restent régulièrement rappelées par ses adversaires comme par une partie de la société civile.

Alors que le Sénégal vit une période de transition politique sensible, ce genre de manifestation révèle à quel point les questions sociétales restent un levier puissant dans le jeu politique national.

Dakar Dem Dikk : 15 mois d’impayés, les travailleurs annoncent une marche le 13 mai

Les travailleurs de la société de transport public Dakar Dem Dikk (DDD) sont à bout. En colère contre 15 mois d’impayés de prestations sociales, ils ont annoncé une marche de protestation le lundi 13 mai 2025 devant le siège de la Caisse de sécurité sociale (CSS). L’objectif : exiger le paiement immédiat des prestations familiales, des frais d’accouchement et d’autres droits sociaux en souffrance.

Dakar Dem Dikk, dont 76,66 % du capital est détenu par l’État, fait pourtant figure d’entreprise stratégique dans le secteur des transports urbains. Mais pour les employés, la gestion de leurs droits sociaux est catastrophique.

« On a l’impression que Dakar Dem Dikk ne fait pas partie des entreprises du Sénégal », a déploré Abdoulaye Fall, délégué du personnel, dans une déclaration sur les ondes de Iradio. Il souligne que les cotisations patronales sont prélevées régulièrement sur les salaires, mais les prestations ne sont jamais versées aux bénéficiaires.

Alertés dès 2023, les représentants syndicaux avaient saisi l’Inspection du travail, qui avait conclu à un accord de régularisation en janvier 2025. Pourtant, selon Fall, la Caisse de sécurité sociale n’a toujours pas respecté ses engagements, plongeant les travailleurs dans une précarité insoutenable.

La marche prévue devant la CSS se veut pacifique, mais déterminée. Les travailleurs brandissent l’article 10 de la Constitution, qui garantit la liberté de manifester, et appellent les autorités à ne pas entraver ce droit.

« Nous demandons au président de la République de revoir le statut de la caisse », a lancé le porte-parole des travailleurs, dénonçant l’opacité dans la gestion des cotisations sociales au sein d’une institution censée protéger les salariés.

À travers cette mobilisation, les agents de DDD entendent mettre fin à un silence qui dure depuis trop longtemps. Entre droits sociaux bafoués, silence administratif et fatigue morale, ils veulent désormais se faire entendre — et réclament ce qui leur revient de droit.

Grande Marche de Protestation à Dakar en Solidarité avec la Palestine

Des milliers de personnes se sont rassemblées aujourd’hui dans les rues de Dakar pour exprimer leur solidarité avec le peuple palestinien face à l’agression continue qu’il subit. Initiée par la communauté palestinienne à Dakar en partenariat avec l’Africaine de Médiation, de Gestion et de Règlement de Conflits (AMGRC) et l’Ambassade de l’Etat de Palestine, cette marche pacifique vise à faire entendre la voix des citoyens palestiniens et à dénoncer le massacre perpétré à Gaza.

Sous le slogan « La Libération du peuple Palestinien », les manifestants ont convergé du rond-point de la Rts vers la porte du 3e millénaire, brandissant des banderoles et scandant des slogans appelant à la fin de l’agression israélienne et à la justice pour le peuple palestinien. Parmi les participants se trouvaient non seulement des Palestiniens résidant à Dakar, mais aussi de nombreux Sénégalais venus exprimer leur soutien et leur solidarité.

L’objectif de cette marche est de sensibiliser la communauté internationale sur la situation critique à Gaza et dans d’autres régions de la Palestine occupée, où les civils continuent de subir des pertes tragiques. Les organisateurs de l’événement appellent à une action urgente de la part des gouvernements et des organisations internationales pour mettre fin à l’agression israélienne et garantir les droits fondamentaux du peuple palestinien, y compris le droit à l’autodétermination et à un État souverain.

Alors que la marche se déroulait dans un esprit de solidarité et de détermination pacifique, elle témoigne de la volonté de la communauté internationale de ne pas rester silencieuse face aux injustices et aux violations des droits de l’homme. Les organisateurs ont exprimé leur gratitude envers tous ceux qui ont participé à l’événement et ont appelé à maintenir la pression jusqu’à ce que la justice soit rendue pour le peuple palestinien.

Cette marche historique à Dakar reflète un mouvement mondial croissant de solidarité avec la Palestine et renforce l’appel à une action immédiate pour mettre fin à l’occupation et à l’oppression. En unissant leurs voix, les manifestants ont démontré que la quête de justice et de liberté pour le peuple palestinien reste une priorité essentielle pour tous ceux qui défendent les droits de l’homme et la dignité humaine.

Une Initiative Cruciale : Le Sénégal en Marche pour Protéger les Lanceurs d’Alerte

Une association de défense des lanceurs d’alerte en Afrique a exprimé vendredi son désir d’être associée à un projet de loi en cours d’élaboration au Sénégal pour la protection de ceux qui dénoncent des faits condamnables. Cette initiative intervient alors que le nouveau président, Bassirou Diomaye Faye, a exigé du ministère de la Justice la finalisation d’un tel texte avant le 15 mai, plaçant ainsi la protection des lanceurs d’alerte au cœur de son projet de lutte contre la corruption.

Jimmy Kande, directeur pour l’Afrique de l’ouest francophone de la Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique (PPLAAF), a souligné lors d’une conférence de presse à Dakar que l’adoption possible d’une telle loi constituerait « un signal très fort ». Il a également noté que seulement 11 des 54 pays africains, aucun francophone inclus, disposent de lois protégeant les lanceurs d’alerte.

La PPLAAF, fournissant aux lanceurs d’alerte un portail sécurisé de transmission d’information et une assistance juridique, mène un plaidoyer en faveur de la protection de ces acteurs par les autorités.

Jean-Jacques Lumumba, banquier et lanceur d’alerte congolais, a souligné l’importance d’une telle loi en déclarant que la protection des lanceurs d’alerte est essentielle pour ceux « qui travaillent à dénoncer des faits qui détruisent des sociétés ».

La loi en cours d’élaboration doit répondre à des critères stricts, selon M. Kande, en étant « effective, complète et conforme aux standards internationaux ». La PPLAAF a d’ailleurs soumis une série de recommandations écrites au président Faye et au ministère de la Justice, notamment en ce qui concerne la définition du statut de lanceur d’alerte, la mise en place de canaux de signalement sécurisés et la création d’une autorité indépendante pour recevoir les signalements.

Veille de Korité : Pas d’affluence au marché central de Koungheul

À l’approche de l’Eid El-Fitr, la célébration marquant la fin du mois de Ramadan, le marché central de Koungheul, habituellement animé à cette période, reste étrangement calme. Les vendeurs de bijoux et de tissus déplorent une faible affluence de clients, attribuée à la difficulté économique rencontrée par les habitants de la région.

La situation contraste avec l’ambiance habituelle de frénésie à l’approche de la fête, où les marchés regorgent de monde à la recherche de vêtements traditionnels, de cadeaux et de denrées spéciales pour les festivités.

Pourtant, certains clients se rendent au marché de Koungheul pour acheter les produits nécessaires à la célébration de l’Eid El-Fitr. Les vendeurs sur place assurent avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir un large choix de denrées alimentaires et de produits festifs.

Dans les ateliers de couture et les salons de coiffure, la situation est également marquée par une faible affluence de clients. Les commerçants, bien que conscients de la situation économique difficile, encouragent les clients à profiter des offres disponibles avant le jour de la fête.

Malgré ce contexte morose, l’esprit de la Korité demeure présent à Koungheul, et les habitants espèrent célébrer dignement cette fête importante de l’Islam, marquant la fin du jeûne du Ramadan.

Marche à Cap Skirring : Les habitants dénoncent l’insécurité croissante

Les habitants du paisible village de Cap Skirring, niché dans la commune de Diembéring, ont pris les rues d’assaut samedi dernier pour exprimer leur inquiétude croissante face à l’insécurité grandissante qui règne dans leur localité. Cette marche spontanée a été l’occasion pour la communauté de dénoncer les nombreux cas de meurtres et d’assassinats qui ont récemment secoué leur village autrefois tranquille.

Porte-parole des femmes du village, Mariama Seck a exprimé avec émotion les défis auxquels ils sont confrontés quotidiennement. Elle a particulièrement mis en lumière les tragédies liées aux noyades sur le quai de pêche de Cap Skirring, un endroit autrefois animé par l’activité de pêche mais aujourd’hui devenu le théâtre de drames humains.

« Nous sommes confrontés à des problèmes de meurtres et d’assassinats, mais surtout de noyades au niveau du quai de pêche de Cap Skirring. Nous n’osons plus sortir après une certaine heure. Il y a une insécurité totale à Cap Skirring », a-t-elle déclaré, reflétant ainsi l’angoisse ressentie par de nombreux habitants.

Cette marche n’était pas seulement une manifestation de mécontentement, mais aussi un appel pressant aux autorités locales pour qu’elles prennent des mesures immédiates et concrètes pour assurer la sécurité de la population locale. Les résidents de Cap Skirring exigent une présence renforcée des forces de l’ordre et des actions concrètes pour mettre fin à cette vague d’insécurité qui perturbe leur quotidien.

Face à ces préoccupations légitimes, il est impératif que les autorités réagissent rapidement et efficacement pour restaurer la paix et la tranquillité dans cette communauté autrefois paisible. Les habitants de Cap Skirring méritent de vivre dans un environnement sûr et sécurisé, où ils peuvent vaquer à leurs occupations quotidiennes sans craindre pour leur vie.

Reprise des activités au marché Tilène de Ziguinchor : L’incendie de Saint-Maur va servir d’accélérateur, affirme Yaye Fatou Diagne

La coordonnatrice du Programme de modernisation et de gestion des marchés, Yaye Fatou Diagne, a exprimé son optimisme quant à la reprise prochaine des activités au marché Tilène de Ziguinchor. Elle a souligné que malgré les retards liés à divers facteurs, la pose des dalles est en phase finale, et une délégation est attendue la semaine prochaine pour une visite. Elle considère que l’incendie survenu au marché Saint-Maur agira comme un accélérateur pour la réouverture du marché Tilène.

Les retards ont été attribués à des facteurs tels que l’exécution budgétaire, les procédures d’exécution, l’impact du Covid-19, et l’hivernage.

La pose des dalles a été retardée en raison de l’hivernage, mais a repris après la saison des pluies.

Yaye Fatou Diagne voit l’incendie au marché Saint-Maur comme un élément qui accélérera la réouverture du marché Tilène.

La ministre du Développement communautaire, de la Solidarité nationale et de l’Équité sociale et territoriale, Thérèse Faye Diouf, a visité Ziguinchor pour manifester la solidarité du gouvernement envers les sinistrés du marché Boucotte.

Le président Macky Sall a instruit d’apporter une aide financière de 50 millions de francs CFA aux commerçants touchés par l’incendie, accompagnée de 10 tonnes de riz pour répondre aux besoins urgents.

Le gouvernement travaille sur un chantier essentiel pour la vie économique à Ziguinchor, notamment la construction du marché Tilène, inscrit dans le Programme de modernisation des marchés sous le ministère du Commerce.

Les efforts pour la reprise des activités au marché Tilène se poursuivent malgré les défis passés. L’incendie à Saint-Maur est perçu comme une opportunité d’accélérer le processus de réouverture, tandis que le gouvernement affirme son engagement envers les commerçants sinistrés.

Violent incendie au marché de Ziguinchor: « la présence de bouche d’incendie nous ont permis de… » Erasme SAMBOU commandant du groupe d’incendie et de secours

Quitter la version mobile