À Kaolack, les coupures d’eau sont devenues récurrentes. Dans plusieurs quartiers, le précieux liquide ne coule presque plus des robinets. Et lorsqu’il arrive, sa qualité laisse fortement à désirer, plongeant les populations dans un profond désarroi.
Ce vendredi, c’est l’Association pour la Défense des Intérêts de Kaolack (ADIK) qui est montée au créneau pour dénoncer cette situation préoccupante.
« La crise de l’eau n’est plus tolérable. Une grande partie de la population est exposée à une eau impropre à la consommation, riche en chlorure et en sodium, avec des conséquences dramatiques sur la santé publique. Des quartiers entiers vivent au rythme des pénuries, entre bidons et indignation. Et pourtant, les factures restent très salées », a fustigé Ababacar Sadikh Biteye, coordinateur de l’ADIK.
Face à cette situation qu’ils jugent intolérable et insoutenable, les membres de l’association appellent à la mobilisation générale.
« De concert avec les forces vives de Kaolack – syndicats, mouvements citoyens, associations, commerçants, leaders religieux et traditionnels – nous allons organiser une marche pacifique pour exiger un accès à une eau potable de qualité, ainsi qu’un plan d’assainissement structurant et inclusif. En tout cas, nous interpellons le ministre Cheikh Tidiane Dièye : Kaolack mérite mieux, Kaolack mérite le respect », a déclaré Mouhamadou Moustapha Ndiaye, membre de l’ADIK.