L’avocat Me Doudou Ndoye a dressé un constat alarmant de la situation de son client, Farba Ngom, évoquant une détérioration notable de son état de santé aussi bien physique que moral. À la suite d’une récente visite en milieu carcéral, le conseil s’est montré particulièrement préoccupé par l’évolution de l მდგომარეობ de l’ancien député-maire d’Agnam, qu’il dit avoir trouvé affaibli et profondément marqué.
Selon l’avocat, Farba Ngom n’affiche plus la combativité qui a longtemps fait sa force, y compris dans des moments difficiles de sa vie. Il confie avoir été frappé par le changement d’attitude de son client, déclarant que celui-ci ne lui a pas semblé en bonne condition ni sur le plan moral ni mental. Une situation qu’il juge d’autant plus préoccupante qu’elle contraste avec la résilience dont le détenu avait toujours fait preuve, même face à la maladie.
Au-delà de l’état de santé de son client, Me Doudou Ndoye a également dénoncé ce qu’il qualifie de « double injustice » dans le traitement judiciaire du dossier. Il rappelle que deux juridictions, en l’occurrence le juge d’instruction et la chambre d’accusation, avaient ordonné la mise en liberté de Farba Ngom. Toutefois, ces décisions restent inapplicables en raison d’un pourvoi introduit par le ministère public devant la Cour suprême, ce qui a pour effet de maintenir son client en détention.
L’avocat déplore une situation qu’il estime contraire aux principes fondamentaux du droit, notamment celui de l’égalité des citoyens devant la justice. Pour illustrer son propos, il évoque une incohérence dans l’appréciation des faits, résumée par une formule qu’il juge révélatrice d’un dysfonctionnement du système : selon lui, certains sont blanchis tandis que d’autres restent détenus pour des faits indirectement liés.
Dans la même dynamique critique, Me Doudou Ndoye s’est insurgé contre l’ouverture d’une nouvelle procédure judiciaire visant son client, en lien avec l’usage supposé de téléphones portables en détention. Il considère cette initiative comme une dérive procédurale, estimant que de tels faits relèvent du règlement intérieur de l’administration pénitentiaire et non du champ pénal.
Dans l’attente des décisions de la Cour suprême attendues dans les prochaines semaines, l’avocat a lancé un avertissement sur les implications d’une justice qu’il juge défaillante. Il insiste sur la nécessité de s’assurer de la culpabilité réelle d’un individu avant toute privation de liberté, estimant qu’à défaut, c’est la crédibilité de l’institution judiciaire et la sécurité de l’ensemble de la société qui pourraient être compromises.