Affaire Haute Cour : Me Moussa Bocar Thiam conteste une décision « illégale » et annonce son retour au Sénégal

L’ancien ministre de la Communication, Moussa Bocar Thiam, a réagi publiquement à la suite du vote de l’Assemblée nationale du Sénégal adoptant la résolution portant sa mise en accusation devant la Haute Cour de justice du Sénégal. Dans une publication diffusée sur Facebook, il affirme « prendre acte » de cette décision qu’il qualifie néanmoins d’« illégale » et contraire à la Constitution.

Le vote intervenu le vendredi 27 février marque une étape déterminante dans la procédure engagée contre l’ancien membre du gouvernement de Macky Sall. La majorité parlementaire a validé son renvoi devant la juridiction compétente pour juger les ministres pour des faits présumés commis dans l’exercice de leurs fonctions. Pour Me Thiam, cette mise en accusation constitue une « violation flagrante de la Constitution », position qu’il maintient depuis le début de la procédure.

Malgré ses contestations, l’ancien ministre annonce son retour imminent au Sénégal. Il indique qu’il prendra « immédiatement des congés professionnels » au sein de son cabinet basé dans le Golfe afin de venir se mettre « à la disposition de la justice ». Il insiste sur son statut de « bon républicain », affirmant vouloir faire face aux accusations dans le respect des institutions, tout en dénonçant une manœuvre politique à son encontre.

Dans sa déclaration, Me Moussa Bocar Thiam évoque ce qu’il considère comme une « cabale politique » initiée par le Premier ministre Ousmane Sonko et son entourage. Selon lui, cette procédure viserait à affaiblir l’opposition à travers des actions judiciaires qu’il estime motivées par des considérations politiques. Il soutient que son retour au pays lui permettra de « démonter » les accusations et de défendre son honneur devant la Haute Cour de justice.

L’affaire concerne le dossier de l’aménagement du Parc des technologies numériques, rebaptisé « Sénégal Connect Park », un projet structurant du secteur numérique lancé sous l’ancien régime. Ce dossier avait déjà conduit à l’incarcération de plusieurs cadres du ministère de la Communication et des Télécommunications. Depuis l’ouverture de la procédure, Me Thiam a constamment rejeté les charges retenues contre lui et engagé différentes actions juridiques pour tenter d’obtenir l’annulation de la mise en accusation. Des recours avaient notamment été introduits devant la Cour suprême, le Conseil de l’ordre des avocats et le Conseil constitutionnel, sans succès.

L’évolution de ce dossier sera désormais scrutée de près, tant sur le plan judiciaire que politique. Le renvoi devant la Haute Cour de justice ouvre une nouvelle phase de la procédure, qui pourrait avoir des répercussions importantes sur le paysage politique sénégalais dans les mois à venir.

Me Moussa Bocar Thiam réplique à l’UMS et maintient ses accusations contre le magistrat Idrissa Diarra

L’ancien ministre et maire de Ourossogui, Me Moussa Bocar Thiam, n’a pas attendu 24 heures pour répondre au communiqué publié par l’Union des Magistrats du Sénégal (UMS) dénonçant sa saisine de l’Inspection Générale de l’Administration Judiciaire (IGAJ). Dans sa réaction, Me Thiam reproche à l’UMS de ne l’avoir ni interpellé ni informé l’Ordre des avocats avant de rendre public son communiqué.

Le maire de Ourossogui souligne qu’il « n’appartient pas à l’UMS d’apprécier l’opportunité, la recevabilité ou le bien-fondé d’une dénonciation qui ne lui est pas adressée » et que l’IGAJ est parfaitement compétente pour examiner les plaintes dans le cadre de l’article 3 de la loi 98-23 du 26 mars 1998.

Me Moussa Bocar Thiam maintient fermement ses reproches à l’encontre du magistrat Idrissa Diarra, qui avait été présenté par l’UMS comme irréprochable. Selon l’ancien ministre, ce magistrat « maintient en prison un homme agonisant et même la femme du journaliste Madiambal Diagne en chaise roulante et mourante ». Ces comportements, qualifiés d’intuitu personae, constitueraient « un manquement aux devoirs de son état, à l’honneur, à la délicatesse ou à la dignité de ses fonctions », des manquements relevés par plusieurs organisations de la société civile et même par le Conseil national des droits de l’homme.

Me Thiam précise qu’il compte multiplier les démarches pour dénoncer ces pratiques : il indique qu’il saisira la chambre disciplinaire du Conseil supérieur de la Magistrature ainsi que la Cour des droits de l’homme de la CEDEAO afin de dénoncer les traitements inhumains et dégradants infligés abusivement à des personnes présumées innocentes. Il insiste sur le fait que « la seule et unique personne décriée est le magistrat Idrissa Diarra et personne d’autre », ajoutant que « la solidarité de corps est inopérante puisqu’aucun magistrat ne fait siens les agissements de Monsieur Idrissa Diarra ». Dans ce contexte, il interpelle également l’Ordre des médecins, l’Ordre des avocats, les organisations de protection des droits de l’homme et l’International Association of Lawyers (UIA).

Dans sa réponse à l’UMS, Me Thiam précise qu’il ne s’adresse ni au corps des magistrats, ni à l’association, encore moins à l’institution judiciaire, qu’il dit respecter profondément. Il conclut en affirmant qu’il « voue un respect infini à ce corps et s’incline devant certains qui se sentent affectés par [ses] propos ».

L’ancien ministre critique également le silence de l’UMS face aux déclarations du leader politique Ousmane Sonko, le 8 novembre 2025, qui avait accusé les magistrats de « saborder le travail du pool judiciaire et financier » et appelé l’État à « nettoyer la justice dont certains s’opposent à sa personne », portant ainsi atteinte au Conseil Constitutionnel, à la Cour Suprême et à la Cour d’Appel. Selon Me Thiam, les magistrats Maham Diallo et feu Samba Fall avaient été également visés par ces propos injurieux, mais l’UMS était restée « muette, ratant l’occasion de rappeler à l’ordre quelqu’un qui jette un discrédit notoire sur l’institution judiciaire ».

Affaire Farba Ngom : Me Moussa Bocar Thiam dépose une plainte contre le juge Idrissa Diarra

L’affaire Farba Ngom, déjà au cœur de vives polémiques, vient de connaître un nouveau rebondissement. L’avocat Me Moussa Bocar Thiam a en effet annoncé avoir déposé une dénonciation-plainte contre le magistrat Idrissa Diarra, président du Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier. La plainte, adressée à l’Inspection générale de l’administration de la justice (IGAJ), vise à dénoncer ce que l’avocat qualifie de manquements graves dans la conduite de la procédure impliquant l’ancien député de l’Alliance pour la République (APR).

Dans sa déclaration, Me Thiam affirme avoir « dénoncé des infractions à l’IGAJ pour l’ouverture d’une enquête sur des faits graves » qu’il impute au magistrat Idrissa Diarra. Selon lui, ce dernier se serait rendu coupable de plusieurs délits dans la gestion du dossier Farba Ngom. Le premier reproche formulé concerne un refus de mise en liberté qu’il juge « injustifié », malgré la présentation de quatre avis médicaux alarmants attestant d’un état de santé incompatible avec la détention. Pour l’avocat, cette décision caractérise à elle seule trois infractions : un attentat à la liberté, une mise en danger de la vie d’autrui et une non-assistance à personne en danger.

Me Thiam dénonce également une inertie volontaire dans le traitement du dossier, soulignant qu’aucune audition n’a eu lieu au cours des dix derniers mois de la procédure d’information. Cette lenteur, selon lui, témoigne d’un manquement manifeste à la diligence que requiert la fonction de juge d’instruction. L’avocat parle de « déloyauté manifeste » contraire à la déontologie des magistrats, accusant le juge d’avoir violé les dispositions régissant l’éthique professionnelle dans la magistrature.

Pour appuyer ses accusations, Me Thiam rappelle que quatre experts médicaux distincts ont conclu à l’incompatibilité entre l’état de santé de Farba Ngom et les conditions de détention. Ils auraient, selon lui, établi un risque élevé de « mort subite en plein sommeil », un constat qui rend, d’après l’avocat, la détention de son client « inhumaine et arbitraire ». Il estime que le maintien en détention de l’ancien maire des Agnam s’apparente à un « acharnement » puni par l’article 106 du Code pénal, qui réprime les abus d’autorité et les comportements attentatoires à la dignité humaine.

Me Thiam va plus loin en accusant le juge Idrissa Diarra d’avoir agi sous influence politique. Il affirme que le magistrat aurait cédé à des « désirs politiques » émanant, selon lui, du Premier ministre Ousmane Sonko. Ce dernier, rappelle-t-il, avait récemment mis en cause les magistrats de la Cour suprême, les accusant de protéger le Pool judiciaire financier. L’avocat estime que cette pression politique aurait contribué à la radicalisation de la position du juge dans le dossier Farba Ngom.

Face à ces éléments, Me Thiam demande à l’Inspection générale de l’administration de la justice d’ouvrir une enquête approfondie sur les « agissements répréhensibles » du juge Idrissa Diarra. Il invite l’institution à examiner scrupuleusement les faits qu’il dénonce, considérant qu’ils constituent un manquement grave aux obligations déontologiques et éthiques imposées aux magistrats.

Affaire Farba Ngom : Me Moussa Bocar Thiam fustige une « mascarade judiciaire » et dénonce un « acharnement » contre le Fouta

L’arrestation du député-maire des Agnam, Farba Ngom, continue de susciter une vague d’indignation dans le nord du pays. L’ancien ministre et avocat Me Moussa Bocar Thiam est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de « mascarade judiciaire » et un « acharnement ciblé » contre une figure politique emblématique du Fouta. Dans un entretien accordé à L’Observateur, il n’a pas mâché ses mots et a livré une défense vigoureuse de celui qu’il considère comme « l’un des fils les plus valeureux et généreux de la région ».

Selon Me Thiam, l’incarcération de Farba Ngom représente un désastre politique et moral pour le Fouta. Il décrit une région en état de choc, plongée dans un sentiment d’injustice profond, marquée par l’emprisonnement d’un homme qu’il décrit comme « symbole de loyauté, d’engagement et de générosité ». L’ancien ministre estime que cette arrestation s’apparente à une tentative de briser une dynamique sociale et politique propre à cette zone du pays, historiquement marginalisée mais fortement mobilisée ces dernières années autour de certaines figures influentes.

Au cœur de cette affaire se trouvent de lourdes accusations : blanchiment d’argent, escroquerie, complicité de détournement de deniers publics et association de malfaiteurs. Farba Ngom a été placé sous mandat de dépôt depuis le 27 février 2025 à la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss, dans le cadre du dossier explosif des 125 milliards de francs CFA révélés par la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif). Me Thiam déplore la nature des charges qui pèsent sur son client, en particulier celle de « complicité de détournement », alors que, selon lui, Farba Ngom n’a jamais été administrateur de crédits publics ni en position de responsabilité financière dans les structures incriminées.

L’avocat dénonce également le refus du juge d’instruction d’accepter le cautionnement proposé par la défense. Une dizaine de titres fonciers avaient pourtant été mis en garantie, dans l’espoir d’obtenir une liberté provisoire. Le rejet de cette démarche est interprété par Me Thiam comme une preuve supplémentaire d’un acharnement judiciaire, qu’il estime politiquement orienté. Il affirme que son client est privé de ses droits à une procédure équitable et transparente, et s’alarme d’une justice à deux vitesses.

Farba Ngom, plus connu sous le prénom Mouhamadou, a depuis été extrait à deux reprises de sa cellule pour être réentendu et faire face à de nouveaux chefs d’inculpation. Fin avril, il a été inculpé pour « association de malfaiteurs en bande criminelle organisée », un développement qui a encore aggravé la situation du parlementaire. Le mardi 6 mai, il a de nouveau été conduit à la Section de recherches de Colobane pour une audition relative à une affaire de lotissement impliquant la Banque of Africa (BOA).

Face à l’ampleur de cette affaire, Me Moussa Bocar Thiam a tenu à lancer un message de résistance et de solidarité. Il affirme que « le peuple du Fouta reste debout et résilient » et que la population locale ne compte pas céder face à ce qu’il considère comme une tentative de marginalisation. Pour lui, l’issue ne fait aucun doute : « Nous mettrons fin à cette mascarade judiciaire. »

Dans un climat politique tendu, cette affaire prend une dimension à la fois judiciaire, sociale et symbolique. Elle illustre les nouvelles dynamiques de la lutte contre la corruption tout en soulevant des interrogations sur l’impartialité et la transparence des procédures engagées contre certaines personnalités politiques. Le sort de Farba Ngom, à la fois élu et notable local, est désormais suivi de près par l’opinion publique, particulièrement dans le Fouta où il jouit encore d’un fort soutien populaire.

Me Moussa Bocar Thiam défend Farba Ngom : « Nous n’accepterons pas qu’il soit l’agneau du sacrifice »

L’Alliance pour la République (APR) a tenu une conférence de presse ce lundi pour apporter son soutien à Farba Ngom, député-maire des Agnam, convoqué prochainement par le Parquet Financier Judiciaire (PFJ). Me Moussa Bocar Thiam, porte-parole du jour du parti, a fermement dénoncé ce qu’il considère comme une manœuvre politique visant à faire de Farba Ngom un bouc émissaire.

« Nous n’accepterons jamais que notre camarade soit sacrifié par le duo Diomaye-Sonko. C’est un acteur politique important dans le dispositif de notre parti et un digne fils des Agnam qui a toujours été là pour son peuple. Un digne patriote », a déclaré Me Moussa Bocar Thiam, maire de la commune de Ourossogui, devant un parterre de militants réunis au siège du parti.

Selon lui, cette convocation s’inscrit dans une stratégie de diversion du gouvernement pour masquer ses lacunes dans la gestion des affaires publiques. « Au lieu de dire aux Sénégalais où ils ont mis les fonds levés en 2024, ils préfèrent s’acharner sur des citoyens modèles pour masquer leur incompétence. Ce qui se passe dans ce pays est inédit. Mais nous n’allons pas nous résigner. Le combat sera mené, quoi qu’il puisse nous coûter », a martelé l’ancien ministre.

Le député Farba Ngom, connu pour son influence au sein de l’APR et sa proximité avec l’ancien président Macky Sall, est actuellement sous le coup d’une enquête qui, selon ses soutiens, serait davantage motivée par des considérations politiques que par des raisons judiciaires.

Me Moussa Bocar Thiam félicite le président Bassirou Diomaye Faye

Après la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 24 mars 2024, les différents leaders de la coalition Benno Book Yakaar ont unanimement reconnu la victoire de Bassirou Diomaye Faye. Parmi eux, Me Moussa Bocar Thiam, maire de Ourossogui et ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, a tenu à exprimer ses félicitations au président élu.

Dans un communiqué, Me Moussa Bocar Thiam a déclaré : « A la suite du Président de la République SEM MACKY SALL et de notre candidat Amadou Ba, je félicite le Président Bassirou Diomaye Faye pour cette belle victoire au premier tour de l’élection présidentielle du 24 mars 2024 ».

Il a également adressé des remerciements aux militants et sympathisants de la grande majorité présidentielle, en particulier à la coordination départementale de Matam, dirigée par l’honorable député Farba Ngom, pour leur engagement et leur dynamisme victorieux.

Me Moussa Bocar Thiam a exprimé sa gratitude envers les responsables, les militants et les sympathisants de Ourossogui et de la région de Matam, les remerciant pour leur amour indéfectible et leur engagement constant en faveur du progrès du Fouta et de son émancipation économique et sociale.

Il a également rendu hommage au président sortant, SEM MACKY SALL, pour son excellent bilan au cours des douze dernières années à la tête du pays, renouvelant ainsi toute leur reconnaissance envers son leadership.

Me Moussa Bocar Thiam a exprimé ses vœux de succès au nouveau président Bassirou Diomaye Faye, souhaitant un Sénégal prospère et paisible sous sa direction. Il a souligné que ces élections ont démontré la maturité de la démocratie sénégalaise et la solidité du pays, malgré les défis rencontrés.

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