Médias : La CJRS mobilise la presse face à la baisse de la liberté d’expression au Sénégal

La liberté de la presse au Sénégal traverse une période de fortes tensions, comme en témoigne la récente publication du classement mondial de Reporters Sans Frontières (RSF) qui a placé le pays dans une position préoccupante. Le Sénégal est en effet passé de la 48e à la 94e place, un recul jugé inquiétant par plusieurs acteurs du secteur des médias. Cette situation a suscité une réaction immédiate de la Convention des jeunes reporters du Sénégal (CJRS), qui a décidé de lancer une initiative de renforcement des capacités journalistiques afin de promouvoir un journalisme responsable et professionnel face aux défis actuels.

C’est dans ce contexte que la CJRS a ouvert, ce mardi 24 février 2026, un atelier de formation de trois jours destiné à quatorze journalistes provenant de différentes régions du pays. Cette formation s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation sur les questions d’éthique, de responsabilité éditoriale et de protection des professionnels des médias dans un environnement sociopolitique de plus en plus marqué par les tensions entre le monde médiatique et les institutions judiciaires. Pour les organisateurs, cette initiative constitue une réponse proactive à la montée des convocations judiciaires visant certains journalistes après leurs prises de position publiques sur des sujets sensibles de la vie nationale.

Le président de la CJRS, Mamadou Diagne, a profité de l’ouverture de cet atelier pour lancer un message fort à l’endroit de la corporation journalistique. Selon lui, la défense de la liberté de la presse doit nécessairement s’accompagner d’une plus grande rigueur éthique dans le traitement de l’information. Il a ainsi souligné qu’on observe aujourd’hui une tendance où certains journalistes participent à des débats télévisés ou publient des contenus très critiques sans disposer de preuves solides, avant de se retrouver confrontés à des procédures judiciaires. Pour Mamadou Diagne, cette situation traduit un manque de prudence professionnelle qui peut fragiliser la crédibilité globale du secteur des médias et exposer individuellement les journalistes à des poursuites judiciaires.

Le responsable associatif a également dénoncé l’instrumentalisation politique ou économique de certains espaces médiatiques, estimant que des accusations non fondées peuvent alimenter les tensions sociales et judiciaires. Il a insisté sur le fait que la responsabilité éditoriale constitue un pilier fondamental du métier de journaliste. Selon lui, la liberté d’expression ne signifie pas l’absence totale de règles déontologiques, mais plutôt l’exercice de cette liberté dans un cadre respectueux des normes professionnelles et juridiques en vigueur. Il a ainsi appelé les journalistes à privilégier la vérification des informations, la contextualisation des faits et le respect du principe de présomption d’innocence dans leurs productions médiatiques.

Dans le même élan, Ndèye Diary Ba, chargée des programmes de Reporters Sans Frontières en Afrique subsaharienne, a présenté les grandes orientations d’un projet stratégique de trois ans soutenu par la coopération allemande. Cette initiative vise à renforcer la protection des journalistes et à améliorer la surveillance des violations de la liberté de la presse dans la région. Le premier axe du programme repose sur la création d’un maillage territorial permettant l’installation de points focaux dans toutes les régions du Sénégal. Ces relais permettront de documenter rapidement les agressions contre les journalistes, les restrictions d’accès à l’information et les autres formes de pression exercées sur les professionnels des médias.

Selon RSF, ce dispositif permettra d’améliorer la réactivité des organisations de défense de la presse face aux atteintes à la liberté d’expression. Au-delà de la formation des journalistes, l’objectif est également de renforcer le plaidoyer institutionnel afin d’encourager les autorités publiques à garantir un environnement plus sécurisé pour le travail journalistique. Cette démarche s’inscrit dans un contexte global où la question de la liberté de la presse reste un enjeu majeur de gouvernance démocratique.

Propagation de fausses informations après la finale de la CAN 2025 : le CORED appelle les médias à la responsabilité

À la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 ayant opposé le Sénégal au Maroc, le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les médias (CORED) a tiré la sonnette d’alarme face à la prolifération de fausses informations dans l’espace médiatique et sur les réseaux sociaux. Dans un communiqué rendu public et daté du 21 janvier, l’organe d’autorégulation des médias sénégalais exhorte les journalistes et les techniciens des médias à faire preuve de prudence, mais surtout de professionnalisme dans le traitement de l’actualité post-finale.

Le CORED dit avoir constaté une circulation massive et virale de contenus trompeurs, notamment des informations non vérifiées, des images sorties de leur contexte, ainsi que des photos et vidéos manipulées. Selon le Conseil, cette vague de désinformation s’est largement propagée après la rencontre, alimentée par les réseaux sociaux et amplifiée par certains relais médiatiques insuffisamment vigilants.

Face à cette situation, le CORED met en garde contre les conséquences potentielles d’une telle dérive. Il appelle les médias à ne pas se faire l’écho de fausses informations susceptibles d’envenimer les relations entre le Sénégal et le Maroc, deux pays liés par des relations historiques et diplomatiques solides. Le Conseil souligne également que la diffusion de contenus erronés ou provocateurs peut exposer les ressortissants des deux nations à des risques inutiles, en attisant des tensions fondées sur des informations infondées.

Dans son communiqué, le CORED rappelle avec insistance que « la diffusion d’une information n’est jamais neutre ». Chaque contenu publié engage la responsabilité de son auteur et de l’organe qui le relaie. C’est pourquoi le Conseil invite les professionnels des médias à adopter un traitement rigoureux et professionnel de l’information, fondé sur la vérification systématique des faits et le recoupement des sources avant toute publication ou diffusion.

Cette exigence de rigueur est d’autant plus cruciale dans un contexte marqué par la montée en puissance des contenus générés par l’intelligence artificielle. Le CORED insiste sur le fait que des images, vidéos et audios falsifiés circulent de plus en plus facilement et peuvent induire en erreur même les observateurs avertis. Dès lors, la vigilance doit être renforcée pour éviter que les médias ne deviennent des vecteurs involontaires de manipulation ou de désinformation.

Pour appuyer son appel, le Conseil invite les journalistes à garder constamment à l’esprit les principes fondamentaux de leur profession. Il rappelle notamment l’Article 1 de la Charte des journalistes du Sénégal, qui consacre le droit du public à une information juste, équilibrée et vérifiée. Le CORED fait également référence à l’Article 13 du Code de la presse, lequel stipule que « le journaliste et le technicien des médias ne doivent pas publier des informations, des documents, des images et des sons dont l’origine n’est pas connue d’eux ».

Régulation numérique : Alioune Sall annonce une nouvelle autorité pour encadrer tous les médias

Le Sénégal se prépare à une réforme majeure dans le domaine de la régulation de l’espace médiatique et numérique. Face à l’évolution rapide des modes de communication, l’État entend mettre fin à un dispositif jugé désormais obsolète. Le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, a révélé, lors de l’examen du budget 2026 de son département à l’Assemblée nationale, qu’une nouvelle autorité de régulation remplacera bientôt le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA).

Selon le ministre, cette future institution aura une compétence élargie pour intégrer et contrôler l’ensemble des médias modernes : télévision, radio, presse en ligne, réseaux sociaux, plateformes de streaming et de diffusion numérique. L’objectif affiché est clair : adapter le cadre règlementaire aux mutations technologiques et combler les zones d’ombre juridiques qui laissent prospérer des dérives quotidiennes sur Internet.

Alioune Sall a indiqué que le projet de loi portant création de cette nouvelle autorité a déjà été examiné en Conseil des ministres le 3 novembre dernier. Le texte poursuit actuellement son parcours institutionnel et se trouve, depuis quatre semaines, au niveau de la Cour suprême pour avis. Il devra ensuite être soumis au Parlement, probablement « en procédure d’urgence », a précisé le ministre, qui s’exprimait en wolof pour mieux sensibiliser les députés sur l’importance de la réforme.

La démarche du gouvernement s’appuie sur un constat largement partagé : le CNRA, créé à une époque où l’essentiel des contenus médiatiques provenait de la télévision et de la radio, ne dispose aujourd’hui ni des prérogatives ni des outils nécessaires pour faire face aux réalités du numérique. « Le CNRA ne régule que la radio et la télévision », a rappelé Alioune Sall. Avec l’explosion des réseaux sociaux, des plateformes de vidéos courtes, du streaming et des sites d’information, ce périmètre restreint laisse un « vide réglementaire » dans lequel prolifèrent insultes, diffamations, fausses informations et contenus attentatoires à la dignité humaine.

Face à l’inquiétude exprimée par certains parlementaires sur l’ampleur des dérives observées en ligne, le ministre a tenu à clarifier les responsabilités institutionnelles. Il a rappelé que son département ne pouvait ni se substituer aux forces de l’ordre ni interférer dans les procédures judiciaires. « Demander au ministre de se substituer à la police n’a pas de sens », a-t-il martelé, distinguant fermement les missions de régulation, de répression et d’enquête.

Il a toutefois souligné que, même en l’absence d’une autorité numérique spécialisée, les auteurs d’insultes ou de publications portant atteinte à la dignité d’autrui restent exposés aux sanctions prévues par le Code pénal. Le futur dispositif, selon lui, viendra renforcer cette protection, de manière plus adaptée au fonctionnement des plateformes numériques. Alioune Sall a assuré que le texte en préparation « prendra en compte toutes les craintes et observations » formulées par les députés, dans le but de mieux encadrer les contenus en ligne sans porter atteinte aux libertés publiques ni au pluralisme de l’information.

Sur le plan budgétaire, l’exercice 2026 marque également une montée en puissance du ministère de la Communication et du Numérique. Les crédits de paiement alloués s’élèvent à plus de 81 milliards de francs CFA, contre 58 milliards en 2025. Cette augmentation reflète la volonté de l’État d’investir dans les infrastructures digitales, la cybersécurité, la modernisation des télécommunications et la gouvernance numérique.

Avec cette réforme attendue, le Sénégal s’apprête à franchir une étape importante dans l’organisation de son espace médiatique, de plus en plus influencé par la digitalisation et les flux d’informations en ligne. La nouvelle autorité, en rationalisant et unifiant la régulation, pourrait redéfinir durablement les règles du jeu pour les acteurs médiatiques traditionnels et les créateurs de contenus numériques.

Médias au Sénégal : le CNRA instaure la « tolérance zéro » et promet une fermeté accrue

Réuni ce jeudi à Dakar lors d’un atelier de sensibilisation destiné aux rédacteurs en chef et responsables de programmes des radios et télévisions, le Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) a envoyé un signal fort au secteur médiatique. Par la voix de son président, Mamadou Oumar Ndiaye, le régulateur a annoncé une politique de « tolérance zéro » contre les dérives constatées ces derniers mois dans l’espace audiovisuel, tout en mettant en avant la pédagogie comme première étape de son action.

Dans sa déclaration, le président du CNRA a dressé une liste des valeurs intangibles que les médias devront désormais respecter strictement. Il a cité la vie privée, l’intégrité du territoire national, la cohésion religieuse et confrérique, la diversité culturelle, l’unité nationale, ainsi que la préservation des bonnes mœurs. Selon lui, ces principes ne souffriront plus aucune entorse. « Aucune forme d’atteinte ne sera plus tolérée. En fait, nous n’avons jamais toléré, mais plus encore que par le passé, nous ferons preuve de fermeté », a-t-il martelé.

Tout en brandissant la menace de sanctions sévères, le CNRA dit vouloir privilégier la pédagogie. Mamadou Oumar Ndiaye a expliqué que des campagnes de sensibilisation seront menées auprès de l’ensemble des professionnels de l’audiovisuel, afin de leur rappeler les dispositions de la loi, des cahiers des charges et des conventions signées avec l’État. « Aujourd’hui, j’ai dit qu’il y aura un avertissement qui sera adressé à tout le monde, mais on espère qu’il sera suffisamment dissuasif pour qu’on n’ait pas besoin de brandir le carton rouge », a-t-il ajouté.

Issu lui-même de la presse, qu’il a servie pendant quatre décennies, le président du CNRA a exprimé son malaise face aux dérives actuelles, qu’il impute à une minorité de « francs-tireurs » et qui, selon lui, ternissent l’image d’une presse sénégalaise longtemps considérée comme une référence en Afrique francophone.

Au-delà de la déontologie médiatique, la sortie du CNRA a également pris une dimension sécuritaire. Mamadou Oumar Ndiaye a mis en garde contre les risques que ces dérives pourraient engendrer, notamment dans les zones frontalières comme Kédougou et Tambacounda. Selon lui, certains contenus diffusés sans contrôle pourraient devenir un « terreau fertile » pour la propagande djihadiste, dans un contexte régional marqué par l’instabilité sécuritaire.

Toutefois, le CNRA reconnaît ses limites opérationnelles, en particulier l’absence de moyens pour surveiller efficacement les radios locales implantées dans les régions. « Nous sommes aujourd’hui incapables de savoir ce qui se dit dans les radios qui sont dans les régions », a regretté Mamadou Oumar Ndiaye, plaidant pour un renforcement significatif des ressources du Conseil. Il a appelé à la mise en place de structures décentralisées et d’outils modernes de monitoring, à l’image des régulateurs d’autres pays africains.

Après plusieurs mois d’attente, le collège du CNRA n’a été installé qu’en mai dernier. Depuis, l’institution s’est attelée à se doter d’une feuille de route, avec un séminaire d’imprégnation et l’étude des premiers dossiers. Avec cette nouvelle stratégie alliant pédagogie et fermeté, le CNRA entend désormais jouer pleinement son rôle d’arbitre de l’audiovisuel sénégalais, dans un contexte où les tensions politiques, sociales et sécuritaires rendent la régulation plus nécessaire que jamais.

Plan de redressement économique : Ousmane Sonko appelle les médias à diversifier leurs sources de financement

Le vendredi 1er août, lors de la présentation officielle du Plan de redressement économique au Grand Théâtre de Dakar, le Premier ministre Ousmane Sonko a tenu à adresser un message clair et direct aux acteurs du secteur médiatique sénégalais. Interpellé par Moustapha Cissé, Secrétaire général du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics), sur la fragilité du modèle économique de la presse et les attentes envers l’État, le chef du gouvernement a réaffirmé une position sans équivoque : la viabilité du secteur ne peut pas reposer uniquement sur les subsides publics.

Face à des préoccupations portant sur la précarité économique et éditoriale, la Convention État-presse et le Fonds d’appui et de développement de la presse (FADP), Ousmane Sonko a d’abord relativisé la place des médias dans le tissu économique et social national. « La presse est un acteur comme beaucoup d’autres, ni plus ni moins », a-t-il affirmé, tout en invitant les professionnels du secteur à explorer des modèles économiques autonomes. Il a soutenu que le financement de la presse devait reposer sur d’autres mécanismes plus solides et durables que l’aide de l’État.

Malgré cette posture tranchée, le Premier ministre s’est montré ouvert à la concertation. Il a proposé l’organisation d’assises ou de cadres de dialogue avec les professionnels de l’information pour discuter des réformes possibles. « Nous attendons les propositions du Synpics avec impatience, nous les examinerons. Mais la presse n’est pas plus importante que les éleveurs, les agriculteurs ou les pêcheurs », a-t-il martelé, pointant une certaine forme d’inégalité dans l’accès à l’aide publique entre secteurs.

Le Premier ministre a par ailleurs souligné que la presse bénéficie déjà de certains avantages que d’autres secteurs n’ont pas. Il a mentionné la tribune permanente dont disposent les médias, et les subventions dont ils peuvent bénéficier, contrairement à d’autres domaines comme le transport ou la pêche. Selon lui, il est impératif que tous les acteurs économiques trouvent leur propre équilibre sans dépendre exclusivement de l’État.

« Il nous faut aujourd’hui travailler à un modèle qui permette à tous les acteurs de faire leur travail dans la sérénité, dans le respect des cahiers de charges, dans le respect de la déontologie », a-t-il insisté, avant d’assurer que le gouvernement resterait à l’écoute et prêt à accompagner toute dynamique constructive dans le secteur.

En guise de conclusion, Ousmane Sonko a rendu un hommage appuyé aux journalistes professionnels et rigoureux : « Je rends hommage à tous ces journalistes qui font correctement leur travail, qui sont professionnels, qui respectent la déontologie. Je leur rends hommage parce qu’il y en a, et fort heureusement. »

Médias : Le CDEPS dénonce une instrumentalisation du CNRA contre la presse sénégalaise

Le climat entre les autorités de régulation et les médias privés sénégalais s’envenime encore. Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) a exprimé ce mardi sa « profonde indignation et inquiétude » après la Décision 0001/CNRA du 7 juillet 2025, par laquelle le Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) a mis en demeure le Groupe Futurs Médias, menaçant de suspendre tout ou partie des programmes de la TFM.

Dans son communiqué, le CDEPS rappelle qu’un précédent communiqué daté du 26 mars 2025 avait déjà été publié par le CNRA, alors même que son collège n’était pas encore installé. Pour le CDEPS, cette répétition d’attaques contre le même organe de presse traduit un acharnement intolérable et une logique partisane contraire aux missions d’un régulateur indépendant. L’organisation professionnelle estime qu’il est inconcevable qu’un organe censé garantir la pluralité et la liberté des médias prenne parti dans les divergences d’opinion et les débats télévisés, qui sont le socle même de la démocratie.

Le CDEPS souligne qu’il est « incompréhensible » que le CNRA condamne systématiquement une partie au profit d’une autre, comme en témoigne l’épisode de l’émission « Jakaarlo » du 4 juillet 2024, au cours de laquelle un chroniqueur et un militant politique avaient échangé des propos vifs. La décision de sanctionner la chaîne au lieu d’en appeler à l’équilibre et à la responsabilité des intervenants est perçue comme une démonstration de parti-pris manifeste.

L’organisation s’alarme également de ce qu’elle considère comme une dérive autoritaire visant à « mettre au pas » la presse, en conformité avec des injonctions qu’elle attribue à un parti politique. Depuis plus de quinze mois, le CDEPS dit se battre contre ce qu’il qualifie de menaces et de manœuvres visant à « asphyxier les médias privés ». Il évoque des mesures cumulatives, telles que l’inquisition fiscale, la privation de ressources publicitaires, le refus d’honorer des prestations pourtant déjà exécutées, les coupures jugées illégales de signaux de certaines chaînes et le blocage prolongé depuis deux ans du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP).

La situation est d’autant plus préoccupante, estime l’organisation, que des journalistes font de plus en plus l’objet de convocations policières et de procédures pénales jugées « expéditives et contraires aux règles judiciaires ». La convocation de Madiambal Diagne par la Division spéciale de la cybersécurité est citée comme le dernier exemple d’un climat de suspicion et de pression constante exercé sur les professionnels des médias.

Face à ce qu’il qualifie de dérive dangereuse, le CDEPS affirme son soutien sans réserve au Groupe Futurs Médias et appelle à un sursaut démocratique. L’organisation exige une indépendance absolue du CNRA et met en garde contre toute tentative d’instaurer ce qu’elle appelle une « police de la pensée » visant à censurer les débats et à intimider les journalistes.

Réaffirmant son attachement indéfectible à la liberté de presse, qu’il considère comme un pilier essentiel de la démocratie, le CDEPS appelle solennellement le président de la République et son gouvernement à assumer leur responsabilité de garants de l’État de droit et des libertés fondamentales. Il invite la société civile, les autorités coutumières, les chefferies religieuses musulmanes et chrétiennes, ainsi que l’ensemble des forces politiques et des citoyens sénégalais à défendre les principes fondateurs d’une société démocratique et pluraliste.

Pour le CDEPS, la liberté d’expression et l’indépendance des médias ne sauraient être des variables d’ajustement au gré des rapports de force politiques.

Modèle économique et financement des médias : Les Assises proposent des réformes clés aux dirigeants

Les conclusions des Assises nationales des Médias viennent éclairer d’un jour nouveau les défis majeurs que traverse la presse sénégalaise. Lors de la restitution officielle, Mactar Silla, président du comité scientifique des Assises, a insisté sur l’urgence de bâtir un modèle économique viable, seul gage d’indépendance et de professionnalisation pour un secteur fragilisé par les mutations numériques et la crise de la distribution.

Parmi les propositions fortes émises par les participants figure la recommandation de porter le financement public du secteur médiatique à hauteur de 1 % du budget national. Cette enveloppe globale intégrerait non seulement le soutien aux médias publics, comme la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS), l’Agence de Presse Sénégalaise (APS), le quotidien Le Soleil et le Centre d’Études des Sciences et Techniques de l’Information (CESTI), mais aussi les ressources destinées au Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP).

Dans le même esprit, les Assises préconisent la création d’un Centre de Gestion Agréé des Médias, qui serait un dispositif d’accompagnement comptable, fiscal et social à destination des entreprises de presse dont le chiffre d’affaires est inférieur à 500 millions de francs CFA. Ce centre aurait vocation à sécuriser les finances des petites structures et à leur permettre de bénéficier d’exonérations fiscales spécifiques, notamment sur l’importation de matériels digitaux destinés à la production et à la diffusion de contenus agréés par le FADP. La mise en place d’un comité d’étude sur la création d’une redevance basée sur les droits d’auteur et les droits voisins dans le secteur des médias est également jugée indispensable.

Les Assises ont par ailleurs insisté sur la nécessité de concevoir un plan national de relance et de modernisation de la distribution de la presse, afin de répondre à la crise qui affecte les circuits traditionnels et d’accompagner la transition numérique. Mactar Silla et le comité scientifique ont plaidé pour une réflexion ambitieuse sur la rémunération des contenus par les grandes plateformes internationales, les GAFAM, et sur la négociation d’accords permettant de mieux valoriser la production sénégalaise à l’étranger. Les participants ont aussi souligné l’importance de soutenir activement les kiosques numériques, de renforcer les partenariats avec les universités et instituts de formation pour faciliter l’accès aux journaux numériques et d’adopter une politique nationale de numérisation des archives.

La question de la transparence et du suivi des financements publics a fait l’objet de recommandations spécifiques. Il s’agira de systématiser la publication des listes des bénéficiaires du FADP, de mettre en place des audits réguliers et d’organiser des études périodiques approfondies sur la situation économique, les structures et les actionnaires des entreprises de presse. Les Assises ont également invité les autorités à instaurer un rapport régulier sur l’état de la liberté de la presse et à tenir un forum national récurrent dédié à l’économie et à l’innovation dans le secteur médiatique.

Sur le plan institutionnel, les experts préconisent d’ouvrir les nominations des dirigeants des organes de régulation et des médias publics par appel à candidatures. Ils encouragent les entreprises de presse à élaborer des plans stratégiques quinquennaux et à développer des projets mutualisés ambitieux, tels qu’une mutuelle de santé pour les professionnels, une coopérative d’habitat et un observatoire indépendant du secteur.

Enfin, la création d’un organe de régulation spécifique dédié à la publicité est considérée comme un levier indispensable pour structurer durablement le financement de la presse et instaurer un climat de confiance entre les acteurs.

Avec ces recommandations, les Assises des Médias dressent une feuille de route claire et audacieuse. Elles appellent les pouvoirs publics à prendre leurs responsabilités pour engager les réformes attendues, afin de doter le Sénégal d’un secteur médiatique plus solide, plus moderne et plus respectueux de sa mission démocratique.

Médias : Habibou Dia annonce une nouvelle ère d’accompagnement pour un secteur plus autonome et structuré

Le directeur de la Communication au ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Habibou Dia, était l’invité de l’émission « FACE AU JURY » ce dimanche sur Pressafrik TVHD. Cette intervention a été l’occasion pour lui de revenir longuement sur les décisions prises par le gouvernement à l’issue des Journées de concertation sur le secteur de la communication, tenues à la demande du président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Ces assises, selon lui, ont permis de tracer une nouvelle trajectoire pour les médias sénégalais, fondée sur la transparence, la modernisation et l’autonomie financière.

Habibou Dia a réaffirmé la volonté du ministère de tutelle de construire un partenariat durable avec les professionnels de la presse, en allant bien au-delà de la seule logique de subvention. Il a annoncé la mise en place prochaine d’un nouveau modèle économique pour les médias. Ce modèle vise à réduire leur dépendance quasi-totale vis-à-vis des appuis publics en leur offrant des opportunités économiques et financières concrètes. Il s’agit notamment de revoir les critères d’attribution des fonds alloués au secteur, de définir avec précision les bénéficiaires légitimes et d’exclure ceux qui ne remplissent pas les conditions. Le gouvernement envisage également de mettre en place un système fiscal adapté, qui permettra aux entreprises de presse d’évoluer dans un environnement plus favorable à leur croissance et à leur structuration.

Sur le volet social, le ministère entend porter une attention particulière aux conditions de travail des journalistes. Habibou Dia a insisté sur la nécessité de garantir leur protection, de veiller à la régularité des salaires, de faciliter leur couverture maladie et d’assurer la prise en charge de leurs cotisations pour la retraite. Il a souligné l’importance de l’accompagnement spécifique des femmes de médias, souvent confrontées à des défis uniques liés à la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale.

Le gouvernement prévoit également un appui direct aux télévisions, producteurs de contenus audiovisuels et cinéastes. Une enveloppe financière dédiée devrait leur être accordée pour faire face aux difficultés actuelles et encourager la production de contenus de qualité, conformes aux exigences des conventions signées avec les autorités de régulation. Le respect des cahiers des charges sera désormais une priorité dans l’allocation de ces soutiens.

Sur le plan réglementaire, plusieurs réformes sont annoncées. Le directeur de la Communication a indiqué que les textes encadrant le fonctionnement du CNRA seront révisés afin de les adapter aux évolutions du secteur. Il a également évoqué la nécessité d’intégrer les quotidiens d’information dans les dispositifs existants, estimant que nombre d’entre eux paraissent aujourd’hui sans contenu réel. Pour y remédier, des cahiers des charges seront imposés afin de fixer un cadre clair pour ces publications en pleine expansion.

Les réseaux sociaux sont aussi dans le viseur des réformes envisagées. Habibou Dia a reconnu leur rôle grandissant dans l’espace médiatique sénégalais, mais a souligné l’urgence d’un encadrement juridique et éthique. L’objectif est de pousser ces plateformes à se formaliser, afin de permettre aux organes de régulation de mieux contrôler leurs activités, et de s’assurer que les contenus diffusés respectent les valeurs sociales, culturelles et morales du pays.

Dans le cadre des discussions entre le ministère et le patronat de la presse, plusieurs mesures sont également en gestation concernant la publicité institutionnelle. Il est notamment question de revoir les mécanismes d’attribution des conventions publicitaires, de corriger les pratiques actuelles de facturation, de clarifier le régime fiscal applicable et d’intégrer les médias dans le nouveau code des marchés publics. Le tout se fera dans une optique de transparence, avec la volonté de rompre définitivement avec les logiques de favoritisme ou d’affinité personnelle.

Enfin, le ministère entend accorder une attention particulière aux « médias particuliers » tels que les radios communautaires, les médias en ligne, les Web TV et les jeunes reporters. Des plans d’accompagnement spécifiques sont en cours d’élaboration pour leur permettre de se structurer, de se développer et d’atteindre une autonomie économique. Un des engagements majeurs annoncés consiste à compléter le Code de la presse pour y inclure des dispositions adaptées à ces nouvelles formes de médias. Il est aussi prévu de les aider à mettre en place leur propre instance de régulation, capable d’assurer leur crédibilité et leur professionnalisme.

Pour les jeunes reporters qui aspirent à créer leur propre entreprise de presse, un programme d’incubation de deux à trois ans sera lancé. À l’issue de cette phase, une évaluation sera faite pour déterminer si les projets incubés méritent un accompagnement sur le long terme ou non. Cette initiative vise à stimuler l’entrepreneuriat médiatique et à favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de patrons de presse responsables et innovants.

À travers cet ensemble de mesures, le ministère de la Communication entend impulser une dynamique nouvelle dans le secteur des médias, en misant sur la régulation, la professionnalisation, la transparence et surtout l’autonomie. Le chantier est vaste, mais les engagements annoncés semblent poser les bases d’une refondation profonde du paysage médiatique sénégalais.

Crise profonde dans les médias sénégalais : le Synpics réclame une réforme immédiate et ambitieuse

Le secrétaire général du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics), Moustapha Cissé, a dressé un constat alarmant de l’état de la presse sénégalaise, à l’occasion de l’ouverture des journées de concertation du secteur de la communication. Devant les professionnels et les autorités conviées à cette rencontre, il a lancé un appel urgent pour une réforme structurelle et durable du paysage médiatique national.

« La presse n’est pas un appendice de l’État. Elle est le souffle même de l’espace public », a-t-il martelé d’emblée, rappelant que la survie de la démocratie passe par la vitalité du journalisme.

Moustapha Cissé a dénoncé une situation de plus en plus intenable pour les entreprises de presse, qu’il décrit comme étranglées par des dettes croissantes, privées de ressources pérennes, exclues de la commande publique et oubliées dans les plans d’accompagnement économique. « Nombre d’entre elles sont menacées de liquidation », a-t-il alerté.

Il a évoqué un « fonds d’appui inopérant », des « contrats de publicité annulés sans mécanisme compensatoire » et des créances que l’État tarde à régler. Des défaillances qui compromettent l’équilibre économique des organes de presse et accentuent leur vulnérabilité.

Le tableau humain n’est pas plus reluisant. Le SG du Synpics a pointé du doigt la précarité grandissante dans les rédactions : licenciements massifs, salaires impayés, absence de couverture sociale, démotivation généralisée. Il a aussi évoqué un phénomène de « fuite des cerveaux », soulignant que de nombreux journalistes expérimentés abandonnent le métier pour des raisons de survie. « Il y a dans ce paysage un exode silencieux, un désenchantement républicain, un effritement du devoir d’informer », a-t-il souligné avec gravité.

Pour Moustapha Cissé, l’immobilisme de l’État est désormais perçu comme une forme de complicité. « Ce que le CAP soutient aujourd’hui, c’est qu’il est encore temps de corriger la trajectoire, mais il ne reste pas beaucoup de marge », a-t-il prévenu.

Le leader syndical plaide pour des réformes urgentes, profondes et consensuelles. En tête des priorités figure la refonte complète du Code de la presse, jugé obsolète. « Ce code, adopté en 2017 sur la base d’un texte datant de 2010, est déconnecté des réalités actuelles : il ne prend pas en compte le numérique, les mutations sociologiques ni la transformation globale du paysage médiatique », a-t-il argumenté. Pire, selon lui, « il contient encore des articles liberticides qui permettent de restreindre la liberté de la presse au lieu de la protéger ».

Autre exigence forte : la mise en place d’une instance unique et indépendante de régulation des médias, en remplacement d’organes actuels jugés inefficaces. Le CNRA, selon lui, ne joue plus pleinement son rôle. Il appelle à une autorité crédible, dotée de moyens et de légitimité pour superviser l’ensemble des supports, dans le respect des libertés fondamentales.

Sur le plan économique, Moustapha Cissé estime que la presse doit bénéficier d’un traitement fiscal spécifique, au même titre que des secteurs stratégiques comme l’agriculture, la santé ou l’éducation. « La presse n’est pas un commerce. C’est un secteur de souveraineté. Elle mérite des exonérations ciblées, un étalement des dettes, un accès au crédit d’équipement. Il faut un programme national de mise à niveau des entreprises de presse adossé au bureau de mise à niveau », a-t-il défendu.

Le Synpics propose également la création d’un fonds spécial de transformation numérique, destiné à accompagner les médias dans l’acquisition de matériel moderne, la transition digitale, la sécurisation des données et la formation aux nouveaux formats.

À travers cette intervention musclée, le Synpics cherche à provoquer un sursaut collectif. Car derrière l’affaiblissement économique et institutionnel de la presse sénégalaise, c’est la qualité de l’information, la pluralité des voix et, in fine, la démocratie elle-même qui sont menacées.

Suspension brutale des médias « non conformes » : une décision qui inquiète et relance le débat sur la liberté de la presse au Sénégal

Le 22 avril 2025, un arrêté ministériel a secoué le paysage médiatique sénégalais en ordonnant la suspension immédiate des médias jugés « non conformes » au Code de la presse. Cette décision survient à un moment particulièrement sensible, à quelques jours de la Journée internationale de la liberté de la presse, prévue le 3 mai. Si la mesure vise officiellement à renforcer la régulation des médias, elle suscite d’ores et déjà de vives réactions et soulève des inquiétudes sur l’avenir de la liberté de la presse au Sénégal.

L’arrêté, pris sans consultation préalable ni procédure judiciaire, a immédiatement défrayé la chronique. Pour de nombreux professionnels de l’information et défenseurs des droits humains, cette décision représente un coup dur pour la liberté d’expression. La suspension des médias dits « non conformes » est perçue comme une forme de censure arbitraire, incompatible avec les principes démocratiques et les engagements internationaux du Sénégal en matière de droits humains.

L’ONG ARTICLE 19, spécialisée dans la défense de la liberté d’expression, a rapidement dénoncé cet arrêté. Selon l’organisation, ce dernier instaure un système de censure préalable sans fondement légal solide. « L’arrêté ne prévoit ni procédure contradictoire, ni contrôle judiciaire préalable, ni même de recours effectif pour les médias concernés », indique ARTICLE 19 dans un communiqué. Selon l’ONG, cette absence de garanties juridiques soulève des préoccupations sur l’équité et la transparence du processus.

L’organisation rappelle que cette décision va à l’encontre des normes internationales en matière de liberté de la presse. En particulier, elle contrevient à la Déclaration des principes sur la liberté d’expression et l’accès à l’information en Afrique, ainsi qu’à l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Ce dernier encadre strictement les restrictions à la liberté de la presse, n’admettant de telles restrictions que dans des cas précis, tels que la protection de la réputation d’autrui, la sécurité nationale, l’ordre public ou la santé.

De plus, cet arrêté ministériel intervient dans un contexte où le Sénégal s’était engagé à réformer son Code de la presse afin de réduire les mesures liberticides et de garantir une plus grande liberté de l’information. Cependant, cette suspension massive semble au contraire marquer un recul démocratique, jetant une ombre sur les avancées réalisées ces dernières années.

Face à cette situation, ARTICLE 19 appelle les autorités sénégalaises à suspendre immédiatement l’application de l’arrêté et à entamer une réforme profonde du Code de la presse. L’organisation préconise la mise en place d’une approche multipartite de co-régulation, associant à la fois les médias, la société civile et les institutions publiques, afin de trouver un équilibre entre la liberté d’informer et la responsabilité éditoriale.

Les défenseurs des droits humains insistent également sur la nécessité de renforcer l’indépendance des organes de régulation des secteurs de la radiodiffusion, des télécommunications et d’Internet. Par ailleurs, il est recommandé d’établir des mécanismes judiciaires permettant de mieux encadrer toute restriction aux activités des médias, afin d’éviter les abus.

L’arrêté ministériel, qui semble marquer un tournant dans la gestion de la presse au Sénégal, intervient à un moment symbolique. À moins de deux semaines de la Journée internationale de la liberté de la presse, cet acte résonne comme un signal d’alarme, non seulement pour les médias sénégalais, mais aussi pour les défenseurs de la démocratie et des droits de l’homme dans le pays.

La décision ministérielle rappelle avec force les enjeux liés à la régulation de la presse et à la liberté d’expression. Dans un contexte où les débats sur la pluralité des médias et la transparence des informations sont de plus en plus cruciaux, cette mesure pourrait bien marquer le début d’un nouveau chapitre dans les relations entre l’État sénégalais et les médias. À un moment où le pays semblait être sur la voie de réformes progressistes en matière de droits humains, cette suspension brutale risque de freiner cette dynamique et d’entacher les efforts pour renforcer la liberté de la presse.

En conclusion, la décision ministérielle du 22 avril marque une nouvelle étape dans les défis auxquels le Sénégal est confronté en matière de liberté d’expression. Si elle est perçue comme une réponse nécessaire à des dérives médiatiques, elle soulève des questions cruciales sur l’équilibre entre régulation et liberté. Le pays se trouve aujourd’hui à un carrefour où la gestion de la presse devra s’inscrire dans une logique de respect des principes démocratiques et des engagements internationaux en faveur des droits humains.

Coup de balai dans les médias : l’État ordonne la cessation immédiate de parution de plusieurs organes de presse

La liberté de la presse au Sénégal vient de connaître un nouveau choc. Plusieurs patrons de presse ont été convoqués à la Division de la Surveillance du Territoire (DST) où leur a été signifiée une cessation immédiate de leurs activités de parution. Cette mesure fait suite à l’arrêté n°011059/MCTN signé le 22 avril 2025 par le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, ordonnant l’arrêt de la publication, de la diffusion et du partage de contenus jugés non conformes au Code de la presse.

Dans un procès-verbal transmis à l’un des organes de presse concernés, le Directeur de la Surveillance du Territoire, Commissaire de Police Divisionnaire, a formellement enjoint l’arrêt sans délai de toute parution. En cas de non-respect, des sanctions prévues par les articles 194, 195 et 200 du Code de la presse seront appliquées, allant jusqu’à la suspension définitive et à des poursuites judiciaires.

L’arrêté ministériel, appliqué avec une rigueur soudaine, a surpris plus d’un. Pour beaucoup d’acteurs du secteur, la méthode employée suscite inquiétude et incompréhension. « On ne nous a laissé aucune marge de régularisation. C’est un couperet tombé du jour au lendemain », déplore un responsable de publication. Dans les rédactions touchées, c’est la stupeur, mêlée à une inquiétude pour la survie économique des structures et la préservation de la liberté d’informer.

En toile de fond de cette vague de suspensions, la question de la conformité au Code de la presse. Le 6 février dernier, le ministère de la Communication avait publié une liste officielle des médias dits “en règle”. Sur les 639 médias recensés au Sénégal, seuls 258 rempliraient les critères légaux, selon Habibou Dia, directeur de l’information au ministère. Les autres, soit 380 organes, sont accusés de fonctionner dans l’illégalité : absence de récépissé, direction non conforme, ou encore défaut de déclaration.

Mais pour de nombreux professionnels du secteur, cette opération ressemble moins à un assainissement qu’à une tentative de musellement. Certains y voient une volonté déguisée de réduire la pluralité de l’information et de mettre au pas les voix indépendantes ou critiques du régime. « On nous parle de régularisation, mais il n’y a eu ni préavis ni accompagnement », affirme un journaliste concerné.

Face à cette situation, les organisations de presse commencent à se mobiliser. Le Synpics, le Cored et d’autres structures corporatives prévoient de tenir des réunions de crise dans les jours à venir pour discuter de la riposte. Il pourrait s’agir d’interpellations publiques, de recours juridiques, voire de manifestations symboliques pour défendre le droit à l’information.

Cessation immédiate de parution : le ballet des patrons de presse à la DST
Cessation immédiate de parution : le ballet des patrons de presse à la DST

Médias : la journaliste Fatou Abdou Ndiaye quitte la SENTV après 15 ans de carrière

C’est une page importante qui se tourne dans le paysage médiatique sénégalais. La journaliste Fatou Abdou Ndiaye a annoncé ce lundi sa démission de la SENTV, après plus de quinze années de présence au sein de la chaîne. Figure emblématique du groupe D-Media, son départ marque un tournant pour cette professionnelle de l’information dont la voix et le visage étaient devenus familiers pour des milliers de téléspectateurs.

Dans une note transmise à la rédaction de Pressafrik, Fatou Abdou Ndiaye a officialisé la nouvelle, sans toutefois évoquer les raisons précises qui ont motivé sa décision. « Je vous annonce aujourd’hui ma démission du groupe après plus de 15 années de collaboration », écrit-elle. Un message sobre, mais chargé d’émotion, dans lequel elle exprime sa reconnaissance envers ses collègues et le public.

« Je tiens à vous remercier chaleureusement pour votre soutien constant et la confiance que vous m’avez toujours accordée tout au long de cette belle aventure. Je vous donne rendez-vous très bientôt pour de nouveaux défis et d’autres horizons à explorer ensemble », ajoute-t-elle.

Journaliste chevronnée, Fatou Abdou Ndiaye a participé à l’essor de la SENTV depuis ses débuts. Au fil des années, elle s’est imposée comme l’une des figures féminines les plus respectées de la chaîne, aussi bien pour la qualité de son travail que pour son professionnalisme. Présentatrice, reporter ou rédactrice, elle a occupé plusieurs fonctions et s’est illustrée dans le traitement de sujets d’actualité, parfois sensibles.

Si son avenir immédiat reste encore inconnu, ses mots laissent entrevoir de nouveaux projets à venir. Beaucoup d’observateurs du paysage médiatique se demandent déjà quelle sera sa prochaine destination, tant son nom reste synonyme d’expérience et de crédibilité.

Ce départ intervient dans un contexte où les mouvements au sein des rédactions se multiplient, entre repositionnements professionnels et quête de meilleures conditions de travail. Pour Fatou Abdou Ndiaye, ce départ semble être aussi le début d’une nouvelle aventure.

Propos grossiers dans les débats télévisés : Le CNRA met en garde les médias contre les injures

Le Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) a exprimé ce mardi 25 mars 2025 son inquiétude face à la multiplication des dérives verbales dans les débats télévisés. L’organe de régulation pointe du doigt l’usage des insanités, injures et propos grossiers sur certains plateaux, notamment de la part de chroniqueurs invités à commenter l’actualité.

Dans un communiqué officiel, le CNRA dénonce des comportements qui, selon lui, portent atteinte aux institutions de la République, à la moralité publique, ainsi qu’à l’image, l’honneur et la réputation des personnes visées. Il estime que ces dérives sont de nature à fragiliser la stabilité nationale et la cohésion sociale, en transformant les médias en tribunes d’invectives plutôt qu’en espaces de débats responsables.

L’organe de régulation rappelle que ces pratiques constituent une violation des règles en vigueur, notamment celles inscrites dans le Cahier des charges des médias audiovisuels. Il insiste sur le fait que les chaînes de télévision, de radio et les plateformes de diffusion sont responsables de la qualité des contenus qu’elles proposent.

Dans ce cadre, le CNRA exhorte les directeurs de médias et animateurs d’émissions à prendre les dispositions nécessaires pour éviter la prolifération de discours offensants et irresponsables.

Le communiqué précise également que le non-respect de ces obligations pourrait entraîner des sanctions sévères, conformément à la législation en vigueur. Ces sanctions peuvent aller de mises en demeure et suspensions de programmes à des interdictions de diffusion ou des amendes conséquentes.

Le CNRA rappelle aux acteurs des médias audiovisuels qu’ils ont un rôle fondamental dans l’éducation citoyenne et la préservation des valeurs démocratiques. En permettant des échanges respectueux et constructifs, ils contribuent à une information équilibrée et à un climat apaisé dans le pays.

Il invite ainsi les chaînes de télévision, les radios et les plateformes numériques à veiller scrupuleusement au respect de la déontologie journalistique, afin d’éviter que leurs espaces de diffusion ne deviennent des lieux d’incitation à la haine ou à la violence verbale.

Cette mise en garde du CNRA intervient dans un contexte où le débat public au Sénégal est de plus en plus marqué par des affrontements verbaux, souvent exacerbés par les tensions politiques et sociales. L’organisme de régulation semble donc vouloir renforcer son contrôle sur les contenus audiovisuels, en réaffirmant son engagement à préserver l’éthique et la responsabilité médiatique.

Patronat de la presse vs Ministère de la Communication : un bras de fer sur la refonte des médias

Le secteur de la presse sénégalaise est secoué par un affrontement de taille entre le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) et le ministère de la Communication, dirigé par Alioune Sall. En cause, une refonte du paysage médiatique initiée par le gouvernement, qui entend assainir le secteur, améliorer les conditions de travail des journalistes et rendre plus transparente l’attribution de l’aide à la presse. Mais cette réforme est loin de faire l’unanimité et suscite une vive opposition du patronat des médias, qui y voit une tentative de mise sous tutelle de la presse privée.

Depuis l’arrivée de Pastef au pouvoir, le ministère de la Communication a mis en œuvre une série de réformes visant à réorganiser le secteur des médias. Parmi les mesures phares, on retrouve la mise en place d’un système d’agrément pour les entreprises de presse, une exigence de mise en conformité aux normes sociales pour bénéficier de l’aide publique et une volonté de rationaliser un paysage médiatique jugé pléthorique.

Pour Mamadou Ibra Kane, président du CDEPS, cette réforme ressemble à une attaque contre la presse privée. « Ils veulent tout simplement liquider les entreprises de presse sous prétexte de régulation. Tous les actes posés par le gouvernement vont dans ce sens », a-t-il déclaré dans une interview accordée à Jeune Afrique.

Le principal point de discorde concerne l’application de l’article 94 du Code de la presse, qui impose une autorisation préalable pour opérer dans le secteur. Le ministère justifie cette démarche par la nécessité d’identifier les médias en activité et de garantir un cadre plus structuré. Mais pour le CDEPS, cette disposition est contraire à la Constitution, qui garantit la liberté d’entreprendre et d’exercer le métier de journaliste sans ingérence administrative.

Les tensions se sont exacerbées en raison d’un manque de concertation entre les parties prenantes. Selon le président du CDEPS, le ministère a agi de manière unilatérale. « Nous n’avons eu qu’une seule rencontre officielle en juillet. Il nous avait promis des consultations avant de lancer la plateforme d’enregistrement des médias, mais il a avancé seul », déplore-t-il.

De son côté, le ministère de la Communication, par la voix de son directeur Habibou Dia, rejette ces accusations. « Entre mai et août 2024, plusieurs consultations ont eu lieu avec le patronat de la presse, les syndicats de journalistes et les jeunes reporters. Nous avons tenu compte de leurs remarques. Dire qu’il n’y a pas eu de concertation est faux », rétorque-t-il.

Le ministère défend sa réforme en mettant en avant la nécessité de professionnaliser le secteur. « Il y a trop de médias qui ne respectent pas les normes sociales et fiscales. Notre objectif est d’assainir la presse, pas de la faire disparaître », assure Habibou Dia. Il reproche au patronat de vouloir préserver un statu quo qui favorise des pratiques précaires, notamment l’absence de contrats de travail et le non-paiement des impôts.

Mais du côté du CDEPS, on dénonce une volonté déguisée de contrôler la presse indépendante et de favoriser les médias proches du pouvoir. « Si l’objectif était réellement d’améliorer les conditions des journalistes, pourquoi ne pas commencer par appliquer la convention collective et mettre en place un fonds d’appui spécifique ? », s’interroge un éditeur de presse sous couvert d’anonymat.

À ce stade, aucun compromis ne semble en vue. Le CDEPS réclame une suspension du processus et une véritable concertation pour éviter ce qu’il considère comme une mise à mort des petits médias. De son côté, le ministère de la Communication affirme que la réforme ira jusqu’au bout, estimant qu’elle est indispensable pour garantir un secteur médiatique plus solide et mieux structuré.

Régularisation des médias : le ministère de la Communication met en garde

Les autorités sénégalaises en charge de la régulation des médias ont validé l’enregistrement d’un site web d’un média local, marquant ainsi une avancée notable dans l’application du Code de la presse. Cette annonce a été faite dans une note officielle publiée ce dimanche, soulignant l’importance du respect des exigences légales pour les entreprises médiatiques.

Après une série de vérifications approfondies, les services compétents ont jugé que le média concerné répond aux normes en vigueur. Cette validation lui permet de poursuivre ses activités en toute légalité, tout en bénéficiant des dispositions prévues par la réglementation sénégalaise.

Cependant, le ministère de la Communication rappelle aux responsables des médias l’obligation de signaler toute modification susceptible d’affecter leur enregistrement. Cette mise à jour régulière est essentielle pour éviter d’éventuelles sanctions et garantir une transparence totale.

Les autorités insistent sur la nécessité pour les entreprises de presse de maintenir leurs informations à jour. Une telle rigueur facilite les contrôles et permet aux médias de jouir des avantages accordés aux structures conformes aux dispositions légales.

Le communiqué avertit également que l’administration se réserve le droit d’effectuer des contrôles à tout moment. Plus encore, il met en garde contre les risques liés aux fausses déclarations, qui pourraient entraîner des poursuites judiciaires.

Cette initiative s’inscrit dans une volonté de renforcer la transparence et la responsabilité dans le secteur des médias au Sénégal. En imposant des règles strictes de régularisation, l’État cherche à garantir un environnement médiatique crédible et conforme aux standards internationaux.

Sénégal – Médias : Plusieurs chaînes de télévision coupées par la TDS/SA, les professionnels dénoncent une « tentative de musellement »

La crise dans le secteur des médias au Sénégal atteint un nouveau palier avec la coupure du signal de plusieurs chaînes de télévision par la société de diffusion TDS/SA. En cause, selon l’entreprise, le non-paiement des redevances mensuelles, une situation qui met en lumière les difficultés financières du secteur.

Parmi les chaînes affectées figurent des médias majeurs tels que RDV, WALF TV, ITV, TOUBA TV, AFRICA 7 et Bantamba TV. Selon TDS/SA, cette décision a été prise en collaboration avec le ministère de la Communication, et repose sur un « non-respect des obligations financières ».

Cependant, les responsables des médias concernés dénoncent une mesure brutale et unilatérale. Contacté par téléphone, Alassane Samba Diop, Directeur Général du groupe Emedia Invest, s’indigne :

« Nous nous sommes réveillés un beau jour et on nous a coupé le signal sans préavis, sans sommation. En effet, Amadou Diop, qui était directeur de la TDS/SA, nous avait demandé de supporter les coûts de diffusion via la Sonatel, en nous assurant qu’ils nous rembourseraient par la suite. Nous avions d’ailleurs fourni toutes les factures comme preuves. Aujourd’hui, nous constatons qu’il y a une volonté manifeste de réduire toutes les télévisions au silence et de créer des chômeurs. Ces gens ne veulent pas accompagner les entreprises privées. Nous dénonçons cette mesure unilatérale. »

Les difficultés économiques des chaînes de télévision ne datent pas d’hier. Depuis plusieurs années, les médias sénégalais peinent à assurer leur rentabilité face à la baisse des revenus publicitaires et aux coûts élevés de diffusion. La digitalisation et l’émergence des plateformes de streaming ont également bouleversé le modèle économique traditionnel.

En 2023 déjà, WALF TV avait vu son signal suspendu pour des raisons similaires, provoquant une vague d’indignation dans le paysage médiatique. Les professionnels du secteur estiment que ces sanctions financières cachent des motivations politiques visant à limiter l’influence de certaines chaînes critiques envers le pouvoir.

Dans un contexte marqué par des tensions politiques et sociales, cette coupure des chaînes de télévision suscite des inquiétudes quant à la liberté de la presse au Sénégal. Pour Babacar Touré, analyste des médias, cette situation s’inscrit dans une tendance inquiétante :

« L’État utilise l’argument financier pour justifier ces coupures, mais il est évident que certaines chaînes dérangent. Les médias privés jouent un rôle essentiel dans l’équilibre démocratique du pays. S’ils disparaissent, c’est toute la liberté d’expression qui est menacée. »

Face à cette crise, les chaînes concernées pourraient être contraintes de négocier avec les autorités pour un rétablissement de leur signal. Cependant, la question du financement des médias reste un défi majeur qui nécessite une réforme structurelle.

Le Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal (SYNPICS) a déjà annoncé une réunion d’urgence pour examiner la situation et proposer des actions. De son côté, le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (CDEPS) appelle à une concertation avec les autorités afin de trouver une solution durable qui éviterait de nouvelles fermetures.

Crise dans le secteur des médias : CDEPS et APPEL dénoncent les dérives du ministre de la Communication

La tension monte entre les organisations patronales des médias et le ministre de la Communication du Sénégal. Ce mercredi 26 février 2025, le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) et l’Association des Éditeurs et Professionnels de la Presse en Ligne (APPEL) ont vivement dénoncé la saisine du ministère de l’Intérieur par le ministre de tutelle pour activer la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) et la Division spéciale de la Cybercriminalité (DSC). Une démarche perçue comme une tentative de répression et de criminalisation de l’activité de presse sous couvert de « mesures de régulation ».

Selon CDEPS et APPEL, le processus d’enregistrement des médias a été entaché de nombreuses irrégularités. La première liste de médias « reconnus », suivie d’une seconde liste de médias « conformes », a révélé des failles techniques et des omissions, reconnues même par le ministère de la Communication. Les professionnels du secteur s’interrogent : si cette dernière liste est bien définitive, pourquoi n’a-t-elle pas encore été officialisée par un arrêté ministériel ? Depuis sa publication le 6 février dernier, le flou persiste et alimente les inquiétudes des acteurs du secteur.

De plus, des erreurs graves auraient été relevées par les services du ministère, les membres de la Commission d’examen et de validation des entreprises de presse ainsi que les organisations professionnelles des médias. Pourtant, au lieu de rectifier ces anomalies, le ministre de la Communication semble poursuivre un agenda solitaire, au mépris du dialogue et des recommandations issues des Assises nationales des médias.

Les organisations patronales des médias rappellent qu’elles ont toujours soutenu la régulation et la professionnalisation du secteur, notamment à travers la création de la Coordination des Associations de Presse (CAP) en 2016 et leur participation active aux Assises nationales des médias. Cependant, elles dénoncent fermement la gestion autoritaire du ministre de la Communication, qu’elles accusent d’avoir aggravé la crise d’un secteur déjà en grande difficulté.

En effet, la presse sénégalaise traverse une période critique, marquée par des faillites d’entreprises de presse et des licenciements massifs. La précarité des travailleurs s’intensifie, menaçant la viabilité économique des médias et la liberté d’informer.

Face à cette situation préoccupante, CDEPS et APPEL en appellent au président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et au Premier ministre pour qu’ils interviennent d’urgence. Malgré les instructions du chef de l’État en faveur d’un « dialogue rénové » avec les acteurs des médias, aucun progrès n’a été constaté. Le ministre de la Communication continue d’ignorer les revendications du secteur et bloque la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales.

CDEPS et APPEL avertissent qu’ils utiliseront tous les moyens légaux pour défendre la liberté de la presse et empêcher ce qu’ils considèrent comme une dérive autoritaire. Ils refusent la confiscation des libertés fondamentales et réclament des médias républicains, libres, indépendants et économiquement viables.

[Document] Voici la liste réactualisée des médias conformes aux dispositions du code de la presse

MCTN_liste_des_médias_conformes_avec_le_code_de_la_presseTélécharger

Médias : le CORED se retire de la présidence de la Coordination des Associations de Presse

Le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les médias (CORED) a annoncé qu’il n’assure plus la présidence de la Coordination des Associations de Presse (CAP). Cette décision marque un tournant dans la structuration du paysage médiatique sénégalais, en pleine mutation depuis les Assises nationales des médias.

Dans un communiqué publié le 1er février 2025, le CORED a précisé que toutes les correspondances destinées à la CAP devront désormais être directement adressées aux responsables de chaque association membre. Ce retrait signifie que l’organe d’autorégulation des médias ne jouera plus le rôle de représentant unique de la CAP dans les échanges avec les autorités et les partenaires.

Selon des sources internes, cette décision serait motivée par la nécessité pour le CORED de se recentrer sur ses missions essentielles : veiller au respect des règles d’éthique et de déontologie dans les médias, plutôt que d’assumer un rôle de coordination des associations de presse.

Le CORED a rappelé que sa présidence de la CAP résultait d’un contexte particulier : les préparatifs des Assises nationales des médias, initiés lors d’une rencontre tenue à Toubab Dialaw en octobre 2023.

Désigné pour assurer le secrétariat des travaux aux côtés du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (SYNPICS), le CORED s’était vu confier la coordination des activités de la CAP dans le cadre de ces Assises. Cette mission exceptionnelle visait à faciliter l’organisation des discussions et à garantir un dialogue efficace entre les différentes parties prenantes du secteur médiatique.

Avec ce retrait, le CORED met fin à cette mission temporaire et se recentre sur son rôle principal : garantir le respect des principes d’éthique et de déontologie dans les médias sénégalais. Cette décision pourrait également ouvrir la voie à une réorganisation de la CAP, avec la mise en place d’une nouvelle présidence plus structurée et élue selon des critères clairs.

D’ores et déjà, plusieurs acteurs du secteur de la presse appellent à une refonte de la gouvernance de la CAP afin de renforcer la représentativité des différentes associations membres et d’éviter qu’une seule entité n’en assume la responsabilité sur une trop longue période.

Crise dans le secteur des médias au Sénégal : le CDEPS convoque un point de presse ce lundi

Le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (CDEPS) tiendra un point de presse ce lundi 20 janvier 2025 à 11 h 00, à la Maison de la Presse Babacar Touré. Cette rencontre, destinée à informer les professionnels et le public, portera sur la crise profonde qui affecte le secteur des médias au Sénégal depuis la troisième alternance politique survenue lors de l’élection présidentielle de mars 2024.

Depuis cette élection, le paysage médiatique sénégalais est confronté à des turbulences sans précédent. Ces difficultés se traduisent par des problèmes économiques majeurs pour les éditeurs et diffuseurs, des tensions liées à la liberté de la presse, ainsi qu’une fragilisation des conditions de travail pour les journalistes. Le CDEPS estime que ces défis, combinés à un environnement politique et économique complexe, menacent l’équilibre du secteur et sa capacité à remplir pleinement son rôle de pilier de la démocratie.

Au cours de ce point de presse, le CDEPS prévoit de détailler les enjeux auxquels sont confrontés les médias sénégalais, notamment la viabilité financière des entreprises de presse, les pressions politiques et les répercussions des nouvelles réglementations sur le paysage audiovisuel et numérique. Le Conseil entend également exprimer ses préoccupations quant à l’avenir des journalistes et des autres professionnels du secteur.

Pour garantir une large diffusion de son message, la communication sera effectuée en français et en wolof. L’objectif est de s’assurer que l’ensemble des parties prenantes, des décideurs politiques aux citoyens, puissent comprendre et s’impliquer dans la recherche de solutions pour redresser la situation.

Ce point de presse est ouvert à tous les médias, qu’ils soient nationaux ou internationaux, afin de porter l’attention sur les défis systémiques auxquels le secteur est confronté. À travers cette démarche, le CDEPS espère sensibiliser le public et mobiliser les autorités pour prendre des mesures concrètes visant à stabiliser et renforcer le secteur des médias au Sénégal.

La crise actuelle, selon les experts du domaine, est une épreuve pour la résilience des acteurs médiatiques du pays. L’initiative du CDEPS de réunir les parties prenantes pourrait être une étape cruciale pour instaurer un dialogue et identifier des pistes de solution.

AWIM 2024 À DAKAR : « Médias et durabilité » pour l’émancipation des femmes journalistes

La conférence initiée par « African Women in Media 2024 » (AWIM), qui s’est tenue à Dakar les 5 et 6 décembre, précédée d’un atelier animé par l’UNESCO le 4 décembre, a réuni des acteurs clés du secteur médiatique pour discuter de la durabilité des médias africains et de l’émancipation des femmes journalistes.

La capitale sénégalaise a accueilli, les 5 et 6 décembre 2024, la conférence d’« African Women in Media 2024 » (AWIM24), en partenariat avec l’UNESCO, sous le thème de la « Durabilité des médias ».
Cette rencontre visant, à explorer les enjeux actuels des médias africains, s’est déclinée sur quatre axes principaux – les modèles économiques et financiers face aux mutations du numérique, les objectifs de développement durable (ODD), les violences basées sur le genre et l’intelligence artificielle (IA) -.
Avant la conférence, un atelier organisé par l’UNESCO a eu lieu le 4 décembre, portant sur l’autonomisation et la protection des femmes journalistes lors des élections. Cet atelier a révélé un fait alarmant : 73 % des femmes journalistes au Sénégal sont victimes de cyberharcèlement. L’UNESCO a ainsi fourni des outils pratiques pour protéger ces professionnelles contre ces violences numériques croissantes.
À la cérémonie d’ouverture de l’évènement, le 5 décembre, Dr Yemisi Akinbobola, cofondatrice d’AWIM, a lancé les travaux de la conférence en mettant l’accent sur l’importance de réexaminer les modèles financiers des médias à travers une approche multidimensionnelle. Elle a, à cet effet, mis en lumière l’impact du manque de structures durables et transparentes sur les carrières des femmes journalistes. Selon elle, un environnement médiatique transparent et éthique est essentiel pour que ces femmes puissent évoluer sans être victimes d’exploitation ou de pratiques contraires à l’éthique.
Dr Akinbobola a également attiré l’attention sur les obstacles structurels que rencontrent les femmes dans l’industrie médiatique, notamment le harcèlement sexuel, l’absence de processus clairs pour les promotions et les longues périodes sans rémunération. Ces problèmes nuisent à l’égalité et à la qualité des contenus, empêchant souvent les femmes d’accéder à des postes stratégiques. De plus, elle a dénoncé les stéréotypes qui orientent les femmes journalistes vers des sujets dits « féminins » comme la santé ou la mode, tandis que les hommes sont privilégiés pour traiter des sujets politiques ou économiques. Ce biais structurel, selon elle, limite leurs opportunités de carrière et perpétue les inégalités.
Quant à Alfred Bulakali, directeur régional d’Article 19 pour l’Afrique de l’Ouest, il a salué les efforts d’AWIM pour sa volonté de promouvoir un paysage médiatique inclusif. « Le thème de cette année, Médias et Durabilité, résonne profondément avec l’agenda féministe ’´sécurité pour tous et toutes’’, visant à garantir aux femmes journalistes un environnement exempt de violences et de discriminations », a-t-il affirmé.

THÉMATIQUES ABORDÉES

La conférence a offert aux participants l’opportunité de s’engager dans des discussions approfondies sur des thèmes clés tels que les droits numériques, la désinformation, la liberté d’expression ainsi que sur l’avenir de l’intelligence artificielle dans les entreprises médiatiques. Parmi les 20 panels proposés sur deux jours )5 et 6 décembre), figuraient des sujets comme « Genre et médias au Sénégal », « Modèles commerciaux viables pour les médias » et « Tendances actuelles de l’IA dans les médias africains ».
Le rôle croissant de l’intelligence artificielle (IA) dans les médias a également été un sujet majeur de discussion. Si l’IA offre des opportunités d’innovation, elle présente également des risques liés à l’amplification des inégalités, en raison de biais algorithmiques. Dr Akinbobola a insisté sur la nécessité d’adopter des règles et des cadres clairs pour l’utilisation de l’IA dans les médias africains, afin qu’elle contribue à la durabilité et ne renforce pas les inégalités existantes.
L’engagement d’AWIM24 s’inscrit également dans le cadre des objectifs de développement durable (ODD), notamment l’ODD 5 sur l’égalité des sexes et l’ODD 16 sur des sociétés pacifiques et inclusives.
Par ailleurs, les discussions ont permis de soulever l’importance de renforcer la protection des femmes dans les médias, en référence à des initiatives ambitieuses comme la stratégie pour l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes. Dans cette perspective, la Déclaration de Kigali d’AWIM pour l’élimination des violences sexistes dans les médias d’ici 2034 a de nouveau été mise sur la table.
Cette édition 2024 d’AWIM a Dakar a été un moment fort pour réaffirmer l’importance de la durabilité des médias dans l’émancipation des femmes journalistes en Afrique. En outre, la mise en lumière des enjeux phares tels que les inégalités économiques, les violences basées sur le genre et l’impact croissant de l’intelligence artificielle, a permis de faire surgir la nécessité de créer des environnements médiatiques plus inclusifs, éthiques et transparents. 


P. THIAM

Élections législatives : le CNRA appelle les médias à la retenue face à la violence verbale

Alors que la campagne électorale pour les législatives du 17 novembre bat son plein, le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a lancé un avertissement aux médias concernant la diffusion de discours violents et susceptibles de susciter des tensions. Dans un communiqué diffusé ce mardi, le CNRA a exhorté les médias à « plus de professionnalisme dans le traitement de l’information », les appelant à se montrer particulièrement vigilants face aux propos pouvant enflammer les débats et porter atteinte à la stabilité sociale en cette période sensible.

Le CNRA a souligné que, notamment en période électorale, il n’est pas de leur rôle de diffuser des contenus susceptibles de propager des situations de tension. « La diffusion de contenus violents ou polémiques peut facilement engendrer des conflits et des désordres », rappelle l’autorité de régulation. Elle demande ainsi aux médias de s’assurer que « de tels manquements ne se reproduisent pas » et encourage les responsables des chaînes de radio, de télévision, et des sites d’information à adopter une approche constructive dans leur couverture de la campagne.

En cette période électorale, les instances de régulation invitent également les candidats et leurs partisans à éviter toute surenchère verbale pouvant attiser les clivages. Le CNRA espère ainsi encourager un climat de dialogue respectueux entre les candidats, permettant aux citoyens de faire leur choix en toute sérénité.

Ce rappel à l’ordre du CNRA survient dans un contexte où les discours de campagne se durcissent, certains candidats n’hésitant pas à employer des propos virulents. Le CNRA se montre donc vigilant quant au rôle des médias, insistant sur l’importance de préserver un espace d’échanges et d’information neutre et respectueux des principes démocratiques.

Nouvelle plateforme de déclaration : Un outil pour réguler les médias au Sénégal

Le paysage médiatique sénégalais se dote d’un nouvel outil pour mieux encadrer et dynamiser ses acteurs. Lors du lancement officiel de la plateforme de déclaration des médias, présidé par le ministre de la communication, Aliou Sall, ce vendredi 16 août, il a été révélé que 50 organes de presse écrite, 150 médias en ligne, 300 radios fm, et 35 télévisions tnt sont déjà recensés dans le pays. ce projet vise à renforcer la régulation des médias, en incitant les autres acteurs du secteur à s’inscrire sur cette nouvelle plateforme.

La création de cette plateforme s’inscrit dans une démarche de simplification, de transparence et de centralisation de la transmission de l’information. elle a pour mission de faciliter le processus d’enregistrement des médias, d’assurer leur conformité avec le code de la presse, de sécuriser les données, et d’améliorer l’efficacité administrative au sein de la direction des communications du ministère.
le ministre de la communication a rappelé que, lors d’un atelier organisé le 25 juin en partenariat avec différents acteurs du secteur, il a été convenu de publier une liste des médias tout en fixant un délai pour l’enregistrement des entreprises de presse. ces entreprises doivent notamment fournir des informations sur leur organe, leur numéro ninea, leur capital, ainsi que des détails sur leur répartition des parts et les responsables éditoriaux, conformément aux exigences du code de la presse.
La plateforme permettra également aux entreprises de presse écrite de se conformer aux articles 80 à 82 du code de la presse en facilitant le dépôt légal et la déclaration de parution. une fois toutes les informations déposées, l’entreprise recevra ses identifiants et un mot de passe pour accéder à son espace en ligne, où elle pourra effectuer le dépôt légal quotidien pour les publications, qu’il s’agisse de quotidiens, d’hebdomadaires, ou de magazines.
Cette initiative vise également à renforcer l’autorégulation par le biais du conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie dans les médias (cored), qui pourra s’appuyer sur la plateforme pour exercer son rôle. en parallèle, la commission nationale de la carte de presse a été reçue par le ministère, avec pour objectif de faciliter l’enrôlement des acteurs de la presse et la dématérialisation de la carte de presse.
Ce nouvel outil représente un pas en avant pour la régulation des médias au sénégal, en favorisant une meilleure organisation du secteur et en soutenant l’engagement pour une presse responsable et conforme aux normes en vigueur.


Fatoumata BA

Le Président Diomaye Faye appelle à une réforme urgente pour sauvegarder la liberté de la presse au sénégal

Le président Bassirou Diomaye Faye a fait une déclaration importante lors de la réunion du Conseil des ministres de ce mercredi, appelant à des « mesures de redressement appropriées » pour la presse nationale. Cette déclaration survient après une journée de grève organisée par les médias sénégalais pour protester contre des mesures fiscales et économiques imposées par le gouvernement.

Dans son communiqué, le président Faye a souligné l’importance de la presse pour la démocratie et a exprimé sa préoccupation quant à la situation actuelle du secteur médiatique. « Le président a demandé au gouvernement, en particulier au ministre de la Communication, de veiller à l’application intégrale du Code de la presse et au bon fonctionnement des entreprises de presse », indique le texte. Il a également évoqué la nécessité d’un dialogue renouvelé avec la presse nationale, afin de résoudre les problèmes rencontrés par les médias.

Le communiqué du gouvernement ne fait pas directement mention de la « journée sans presse » qui a eu lieu le mardi, une initiative prise par les dirigeants des médias sénégalais. Cette journée de grève a vu une mobilisation importante, avec de nombreux journaux, radios et télévisions suspendant leurs activités pour dénoncer les mesures perçues comme hostiles à la liberté de la presse.

Les médias sénégalais ont exprimé leurs préoccupations concernant plusieurs actions du gouvernement, notamment le « blocage des comptes bancaires » des entreprises de presse pour non-paiement d’impôts, la « saisie de leur matériel de production », la « rupture unilatérale et illégale des contrats publicitaires » et le « gel des paiements » dus aux médias. Ces mesures, selon le Conseil des diffuseurs et éditeurs de la presse au Sénégal (CDEPS), viseraient à contrôler l’information et à soumettre les acteurs des médias à une pression injustifiée.

Le président Faye a affirmé que le gouvernement est déterminé à garantir une presse professionnelle, responsable et respectueuse de l’État de droit, soulignant que ces principes sont essentiels pour le bon fonctionnement de la démocratie. Les détails sur les mesures spécifiques de redressement proposées n’ont pas été précisés dans le communiqué, mais le président a insisté sur l’importance de maintenir un dialogue ouvert avec les acteurs médiatiques.

Le contexte de cette déclaration est marqué par une tension croissante entre les médias et le gouvernement, exacerbée par les récentes actions administratives et économiques. La presse sénégalaise a exprimé des inquiétudes concernant les répercussions de ces mesures sur leur indépendance et leur capacité à fonctionner librement. La réponse du président et du gouvernement pourrait jouer un rôle crucial dans la résolution de cette crise et dans le maintien de la liberté de la presse au Sénégal.

La journée de grève des médias, suivie par une large partie du secteur, témoigne de la gravité des préoccupations soulevées. Les prochains développements dans cette affaire seront observés de près par les acteurs du secteur médiatique et par les citoyens, afin de garantir que les principes de liberté et d’indépendance de la presse soient respectés.

Lancement d’une plateforme de recensement des médias au Sénégal : Un pas vers une meilleure organisation

Le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a dévoilé une nouvelle initiative destinée à transformer le paysage médiatique sénégalais : le lancement d’une plateforme officielle pour le recensement des médias. Cette plateforme, qui sera inaugurée lors d’un point de presse prévu le vendredi 16 août à 10 heures à la Maison de la Presse, a pour objectif de centraliser les informations relatives aux différents organes de presse du pays.

Cette nouvelle plateforme a été conçue pour offrir une vue complète et actualisée du secteur médiatique national. Elle regroupera toutes les informations nécessaires sur les médias opérant au Sénégal, allant des grands groupes de presse aux publications locales. L’objectif est de faciliter l’accès à ces informations, de renforcer la transparence et de promouvoir une meilleure régulation du secteur.

Le ministère de la Communication affirme que ce recensement est crucial pour la structuration et la coordination du paysage médiatique. En centralisant les données, la plateforme permettra d’optimiser la gestion des médias et d’assurer une meilleure organisation.

Le lancement de la plateforme sera marqué par un point de presse où les responsables du ministère présenteront en détail les fonctionnalités de l’outil, ainsi que les objectifs visés par le recensement. Cette rencontre se tiendra à la Maison de la Presse et offrira aux représentants des médias l’opportunité de découvrir les modalités d’inscription et de mise à jour des informations sur la plateforme.

Le point de presse permettra également de répondre aux questions des médias et de fournir des clarifications sur les aspects techniques et administratifs du recensement. Les professionnels du secteur seront invités à participer activement à cette nouvelle étape dans la gestion des médias au Sénégal.

La plateforme de recensement des médias vise à :

  • Centraliser les Informations : Rassembler les données sur tous les médias en un seul endroit pour une consultation facile et rapide.
  • Améliorer la Transparence : Offrir une vue claire et détaillée des acteurs et des activités du secteur médiatique.
  • Soutenir la Régulation : Faciliter la gestion et la régulation du secteur médiatique national.
  • Renforcer le Secteur : Aider les médias à se structurer et à accéder à des ressources adaptées.

Le lancement de cette plateforme représente une avancée majeure dans la gestion du secteur médiatique au Sénégal. En centralisant les informations et en facilitant l’accès aux données, le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique espère non seulement renforcer la transparence et l’efficacité, mais aussi soutenir le développement d’un paysage médiatique plus organisé et mieux régulé. Les médias et les professionnels du secteur auront ainsi l’opportunité de bénéficier d’une meilleure structuration et d’une vue d’ensemble plus précise du domaine de la presse au Sénégal.

Déclaration de parution et dépôt légal : Ultimatum pour les médias à se conformer à la Loi d’ici le 29 Juillet

À travers un communiqué de presse rendu public ce jeudi, le directeur de la Communication au ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Ousseynou Dieng, a lancé un appel ferme aux médias qui ne se sont pas encore conformés aux exigences légales en vigueur. Cette initiative vise à renforcer le respect des textes encadrant l’exercice de la presse écrite et digitale au Sénégal.

Selon le communiqué, il a été observé que parmi les 51 quotidiens, hebdomadaires et mensuels de la presse classique, ainsi que les 17 de la presse digitale, nombreux sont ceux qui n’ont pas encore fait de déclaration de parution ni respecté le dépôt légal, en violation des articles 80 et 82 de la loi 2017-27 du 13 juillet 2017 portant Code de la presse. « Par conséquent, il est demandé à tous les éditeurs de presse écrite ou digitale de se conformer à la réglementation en vigueur, au plus tard le 29 juillet 2024, sous peine de se voir appliquer les sanctions prévues par la loi », peut-on lire dans le document.

Le communiqué souligne également les obligations des éditeurs et des distributeurs selon l’article 94 du Code de la presse, qui stipule : « L’exercice de toute activité d’édition, de distribution et de diffusion de services de communication audiovisuelle, quelle que soit la technique utilisée, est subordonné à une autorisation délivrée par le ministre chargé de la Communication, après avis conforme de l’organe de régulation, dans les conditions définies par le code. »

En outre, le directeur de la Communication rappelle que les entreprises audiovisuelles ayant déjà signé une convention et un cahier des charges avec le Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) doivent se rapprocher du ministère chargé de la Communication pour obtenir une licence conformément à la loi. « Il est donc demandé à toutes les entreprises audiovisuelles ayant déjà signé une convention et un cahier des charges avec le CNRA, de se rapprocher du ministère chargé de la Communication, en vue de la délivrance d’une licence conformément à la loi », a déclaré Ousseynou Dieng.

Le communiqué précise que les médias qui ne se conformeront pas à ces exigences d’ici le 29 juillet 2024 s’exposent à des sanctions prévues par la loi. Cette initiative vise à renforcer la réglementation et à garantir que tous les acteurs du secteur des médias respectent les normes en vigueur, assurant ainsi une presse libre, responsable et conforme aux exigences légales.

Cette action du ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique souligne l’importance de la conformité aux lois et règlements pour assurer une gestion transparente et légale des médias au Sénégal. En respectant ces directives, les médias pourront continuer à jouer leur rôle crucial dans la société tout en adhérant aux normes juridiques et éthiques établies.

En somme, le directeur de la Communication appelle à une mise en conformité immédiate des médias avec les exigences légales, rappelant l’importance de respecter le Code de la presse pour maintenir une presse libre et responsable. Les médias ont jusqu’au 29 juillet 2024 pour se conformer, faute de quoi ils s’exposeront à des sanctions légales. Cette initiative vise à garantir la transparence et le respect des normes dans le secteur médiatique sénégalais.

Le CNRA avertit les médias sur les contenus inappropriés

Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a émis une mise en demeure à l’intention des médias audiovisuels, les enjoignant à éviter la diffusion de propos, comportements et images indécents, obscènes, outrageants ou injurieux. Cette initiative vise à protéger les valeurs, sensibilités et identités culturelles sénégalaises.

Dans un communiqué rendu public ce mardi, le CNRA a souligné une recrudescence d’insultes et d’insanités dans des séries télévisées, sur les plateaux et lors de débats, une situation pour laquelle il est régulièrement interpellé.

Le CNRA a rappelé que ce constat de la présence d’insultes, vulgarités et autres propos ou présentations visuelles offensant la morale avait déjà conduit à la diffusion de communiqués les 3 décembre 2020 et 28 janvier 2021. Ces avertissements visaient à prévenir les médias des conséquences de telles pratiques.

En réponse à cette situation préoccupante, le CNRA a formellement mis en demeure les médias audiovisuels, quel que soit leur mode de diffusion, ainsi que les producteurs, de prendre des mesures pour empêcher la diffusion de contenus jugés inappropriés. Le communiqué précise que le non-respect de cette mise en demeure expose les médias et les productions concernées à des sanctions. Celles-ci peuvent aller de l’interdiction de diffusion des séries, productions et émissions en cause à d’autres mesures punitives contre les chaînes diffusant ces programmes.

Le CNRA insiste sur la nécessité pour les médias de jouer un rôle actif dans la préservation des valeurs culturelles sénégalaises et de respecter la sensibilité du public. Il exhorte également les producteurs de contenus à faire preuve de responsabilité et de discernement dans la création et la diffusion de leurs programmes.

Ronaldo offre un penalty à Mané : un geste inhabituel salué par les médias

Ce mercredi, lors de la demi-finale de la King’s Cup d’Arabie saoudite opposant Al-Nassr à Al-Khaleej, Cristiano Ronaldo a réalisé un geste inhabituel en offrant un penalty à son coéquipier sénégalais Sadio Mané. Al-Nassr s’est finalement imposé 3-1 et affrontera Al-Hilal en finale.

Alors que le score était de 1-0 en faveur d’Al-Nassr grâce à un but de Ronaldo, le Portugais a eu l’opportunité de marquer un doublé sur un penalty. Cependant, il a décidé de céder le ballon à Mané, qui a converti avec succès le penalty. Ce geste, bien que rare pour Ronaldo, a attiré l’attention des médias internationaux.

Des publications telles que « The Daily Mail » et « Sport Brief » ont souligné cet acte désintéressé de Ronaldo envers Mané. Les supporters d’Al-Nassr ont également salué ce geste historique sur les réseaux sociaux, exprimant leur espoir que cette entente entre les deux stars profitera à leur équipe.

En finale contre Al-Hilal, Al-Nassr aura besoin de toutes ses stars en grande forme pour espérer remporter le titre, face à une équipe qui domine le football saoudien.

Les travailleurs des médias réclament justice sociale et respect de leurs droits

La crise économique mondiale a durement frappé de nombreux secteurs, et celui des médias ne fait pas exception. Cette réalité, bien connue depuis plusieurs années, est aujourd’hui exacerbée par une hypermédiatisation suite à la récente alternance politique au Sénégal. Cependant, derrière cette façade médiatique, se cachent des travailleurs des médias qui peinent à joindre les deux bouts, victimes de conditions de travail précaires et d’un manque de reconnaissance de leurs droits.

Les travailleurs des médias, journalistes, reporters, techniciens, et autres professionnels de ce secteur, refusent d’être les laissés pour compte dans cette crise. Trop longtemps, ils ont été témoins de combats qui ne profitent qu’aux employeurs, laissant les travailleurs dans des situations de précarité extrême. Il est temps de mettre fin à cette injustice et de mettre en place des solutions qui bénéficient véritablement à tous les acteurs de la chaîne médiatique.

Une récente étude menée par la Convention des Jeunes Reporters du Sénégal (CJRS) révèle des conditions de travail alarmantes pour les reporters. Sur un échantillon de 216 journalistes-reporters interrogés, seulement une minorité dispose d’un contrat stable, tandis qu’un pourcentage alarmant ne bénéficie d’aucune forme de contrat ou de protection sociale. De plus, de nombreux travailleurs ne sont pas enregistrés aux organismes compétents et ne bénéficient pas d’une couverture maladie adéquate.

Cette situation précaire est exacerbée par des conditions de travail difficiles, des cas de harcèlement et de violences basées sur le genre, en particulier envers les femmes dans certaines rédactions. De plus, l’exploitation honteuse des correspondants est monnaie courante, avec des paiements dérisoires pour leur travail acharné.

Face à cette réalité inacceptable, les travailleurs des médias demandent un changement de paradigme. Ils appellent à une application effective de la convention collective, ainsi qu’à la mise en place d’un fonds d’appui destiné exclusivement aux reporters, pour renforcer leurs capacités, assurer leur formation continue et prendre en charge les accidents de travail.

Les travailleurs des médias lancent un appel au Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye pour qu’il tienne ses engagements en faveur d’une politique holistique prenant en compte les préoccupations des journalistes, reporters et techniciens de médias. Sans cela, la jungle médiatique continuera à favoriser les plus forts au détriment des plus faibles, laissant les travailleurs des médias dans une situation de précarité insoutenable.

Communiqué de la SOMIVA en réponse aux accusations diffusées dans les médias

Le 16 avril 2024, un groupe de presse a diffusé une vidéo sur son site internet, prétendant dévoiler un rapport d’enquête douanière concernant la SOMIVA (Société minière de la Vallée du Fleuve Sénégal). La SOMIVA tient à clarifier la situation à travers ce communiqué, soulignant qu’aucun rapport n’a été divulgué, car l’enquête est toujours en cours.

La SOMIVA souhaite informer le public que l’enquête douanière la concernant, lancée le 22 décembre 2022, est toujours en cours. Par conséquent, elle ne peut pas commenter le fond de l’enquête à ce stade.

Toutefois, elle tient à souligner que l’individu principal de la vidéo semble détenir des informations confidentielles, y compris des mémoires en défense déposés par la SOMIVA au cours de l’enquête. Cela soulève des questions sur la nature et l’objectif véritable de la vidéo, qui semble être orchestrée par des individus aux intentions peu claires.

La SOMIVA déplore le caractère partial et malveillant de la vidéo, qui a omis de présenter ses positions et explications dans le cadre de l’enquête. Elle affirme que le véritable objectif de cette diffusion est de semer la désinformation et de créer des tensions, notamment autour de différends entre actionnaires et de questions foncières non liées au contentieux douanier.

La SOMIVA rappelle également qu’elle a toujours respecté les réglementations et les obligations contractuelles qui lui incombent en tant que société minière opérant au Sénégal. Elle souligne que la résolution de certains différends a déjà été tranchée par la Cour Suprême, et que d’autres questions relevées dans la vidéo relèvent de domaines distincts de la réglementation douanière.

En conclusion, la SOMIVA réaffirme son engagement à respecter toutes les obligations contractuelles et réglementaires, et à contribuer positivement à l’économie nationale. Elle se réserve le droit de défendre sa réputation contre toute tentative d’attaque injustifiée.

Pour toute clarification supplémentaire, la Direction de la SOMIVA reste à disposition pour répondre aux questions éventuelles.

Déclaration des Chrétien Patriotes : Condamnation des Propos Discriminatoires et Appel à la Responsabilité des Médias

Les tensions se sont intensifiées suite aux commentaires discriminatoires tenus par le chroniqueur Bachir Fofana lors de l’émission  »Iftaar » diffusée le vendredi 5 avril 2024 sur la télévision ITV. Les Chrétien Patriotes ont réagi avec véhémence, condamnant fermement ces propos et appelant à une prise de conscience collective.

Dans un communiqué publié le 6 avril 2024, les Chrétien Patriotes ont exprimé leur profonde consternation face aux déclarations de M. Fofana, les qualifiant de préjudiciables à l’unité nationale et à la cohésion sociale. Ils ont souligné que de tels discours discriminatoires vont à l’encontre des principes fondamentaux de la Constitution sénégalaise, qui garantit la liberté de culte et l’égalité entre tous les citoyens, indépendamment de leur confession religieuse.

« Nous condamnons avec la plus grande fermeté les propos tenus par M. Bachir Fofana, qui visent à stigmatiser une communauté entière sur la base des actions d’un individu », ont déclaré les Chrétien Patriotes dans leur communiqué. « Ces remarques sont non seulement offensantes, mais elles menacent également les fondements mêmes de notre société multiculturelle et pluraliste. »

Les Chrétien Patriotes ont également mis en lumière le rôle crucial des médias dans la promotion d’un discours inclusif et respectueux. Ils ont appelé les acteurs de la presse à exercer une sélection plus rigoureuse des intervenants invités dans leurs émissions, soulignant la responsabilité qui leur incombe dans la préservation du vivre-ensemble et de la diversité culturelle du pays.

« Nous exhortons les médias à jouer un rôle plus actif dans la promotion du dialogue interreligieux et de la tolérance », ont déclaré les Chrétien Patriotes. « Il est impératif que les médias s’engagent à ne pas donner une plateforme à des discours haineux et discriminatoires, qui ne font que semer la division et l’intolérance dans notre société. »

En concluant leur déclaration, les Chrétien Patriotes ont réaffirmé leur engagement envers les valeurs d’unité, de solidarité et de respect mutuel, appelant à une action collective pour combattre toute forme de discrimination et de préjugés dans le pays.

Mise en garde du CORED contre les discours xénophobes dans les médias

Le Conseil pour l’Observation des Règles d’Ethique et de Déontologie dans les médias (CORED) a émis une mise en garde contre la banalisation des discours tendancieux et xénophobes dans les médias sénégalais, mettant en lumière le cas de Tahirou Sarr du Mouvement nationaliste sénégalais.

Tahirou Sarr, connu pour ses discours publics controversés sur les étrangers vivant au Sénégal et sur l’immigration, a récemment bénéficié d’une présence médiatique accrue. Cette tendance a suscité des préoccupations au sein du CORED, qui considère que la diffusion de discours de ce type peut avoir des conséquences néfastes sur la cohésion sociale et la tolérance.

Dans un communiqué officiel, le CORED a fermement condamné cette tendance, soulignant que les médias ont un rôle crucial à jouer dans la préservation du vivre ensemble et de la diversité au sein de la société sénégalaise. L’instance a rappelé aux professionnels des médias leur responsabilité de ne pas accorder de plateforme à des discours xénophobes, racistes, stigmatisants ou intolérants, conformément aux principes éthiques et déontologiques qui régissent leur profession.

L’article 18 du Code de la presse sénégalais interdit explicitement la diffusion de contenus haineux ou discriminatoires, et le CORED exhorte les médias à respecter cette disposition légale. Il met en garde contre les risques potentiels que représentent les discours de haine pour la stabilité sociale et la paix au Sénégal.

Le CORED appelle les professionnels des médias à exercer une vigilance accrue dans le traitement de l’information et à rejeter toute forme de discours ou d’images susceptibles de diviser la société ou de promouvoir la violence et l’intolérance. Cette démarche vise à protéger les valeurs fondamentales de tolérance, de respect et de solidarité qui sont au cœur du tissu social sénégalais.

Mobilisation générale des médias sénégalais suite au retrait de la licence de Walfadjri

Le secteur des médias au Sénégal est en émoi après la décision abrupte de retirer définitivement la licence de diffusion des programmes du groupe Walfadjri, notamment de sa chaîne WalfTV. Cette mesure, jugée comme une atteinte grave à la liberté de presse, a suscité une réaction ferme de la part de la Coordination des Associations de Presse (CAP), qui appelle à une mobilisation générale.

Dans un communiqué officiel, la CAP a dénoncé avec vigueur cette décision et a exigé la restitution immédiate de la licence de WalfTV. Selon la CAP, cette action ne vise pas uniquement le groupe Walfadjri, mais représente une oppression envers l’ensemble de la presse sénégalaise.

Face à cette situation, la CAP a convoqué tous les responsables de médias, incluant les directeurs de publication, les coordonnateurs, les directeurs de rédaction et les rédacteurs en chef, à une réunion d’urgence. Cette réunion, qui se tiendra ce mardi à la Maison de la presse, a pour objectif d’élaborer un plan d’action efficace et inclusif afin de faire reculer le ministre responsable de cette décision.

Cette mobilisation souligne l’importance cruciale de la liberté de la presse dans toute société démocratique et met en lumière les défis persistants auxquels les médias peuvent être confrontés dans l’exercice de leur mission d’informer et de rendre compte.

La réaction rapide et unifiée des professionnels des médias témoigne de leur engagement indéfectible envers les principes fondamentaux de la démocratie et de la liberté d’expression.

Un Forum à Saly : Les journalistes Sénégalais plongent dans le monde de la régulation des médias

La station balnéaire de Saly accueille actuellement le 7ème Forum de partage et d’échanges avec les professionnels des médias sur les secteurs régulés, organisé par l’Autorité de régulation des télécommunications (ARTP) en collaboration avec la Convention des Jeunes Reporters du Sénégal (CJRS). Une quarantaine de journalistes provenant de divers organes de presse à Dakar, Thiès et Mbour participent à cet événement de trois jours qui vise à explorer le monde complexe de la régulation des médias.

L’ARTP, en tant que gardien de l’image et de la traçabilité des informations pour le compte de l’État du Sénégal, souhaite également établir des partenariats solides avec les médias, selon Goumbala. Il souligne le riche environnement médiatique du Sénégal et l’importance de collaborer pour garantir une information de qualité et transparente.

Pour Ndiaye, ce 7ème Forum est une opportunité pour la CJRS de plonger dans le domaine de la régulation numérique tout en examinant de près dix années d’expérience de régulation. Il est convaincu que les enseignements de cet atelier susciteront un « tout autre intérêt pour tous les secteurs régulés ».

L’ARTP, à travers cet événement, s’engage à maintenir la transparence, le dialogue et l’anticipation des défis futurs dans un secteur qui joue un rôle crucial pour l’économie, les usages et la souveraineté du Sénégal. Le Forum se positionne ainsi comme une plateforme clé pour le partage de connaissances, la réflexion stratégique et le renforcement des liens entre l’ARTP, les médias et la société sénégalaise.

Assises Nationales des Médias : Annonce importante de la CAP avec la publication du rapport général le 25 Janvier 2024

Les médias sénégalais sont sur le point de franchir une étape cruciale avec la Coordination des Associations de Presse (CAP) annonçant la publication du rapport général des Assises nationales des médias. Selon un communiqué officiel, cette annonce majeure sera faite lors d’un événement prévu le 25 janvier 2024 à l’amphithéâtre de la Maison de la presse.

Le rapport général résulte du travail acharné accompli par les six commissions thématiques qui ont été mises en place depuis le lancement des Assises à la fin du mois d’août. Ces commissions, composées d’experts, de professionnels des médias et d’autres parties prenantes, ont exploré divers aspects du paysage médiatique sénégalais.

Les Assises nationales des médias ont été une initiative majeure visant à évaluer et à renforcer le secteur des médias au Sénégal. Depuis leur lancement, elles ont fourni une plateforme de discussion et d’échange d’idées, rassemblant des professionnels des médias, des responsables gouvernementaux, des représentants de la société civile et d’autres acteurs clés.

La publication du rapport général le 25 janvier revêt une importance particulière, car elle marquera la culmination de mois de délibérations, de recherches et de réflexions. Les recommandations et les conclusions du rapport devraient jouer un rôle crucial dans l’orientation future du secteur des médias sénégalais.

Les six commissions thématiques ont probablement abordé des questions variées, telles que la liberté de la presse, l’accès à l’information, la régulation des médias, la formation des journalistes, la transition vers le numérique, et d’autres sujets cruciaux pour l’industrie des médias.

La transparence et l’ouverture entourant la publication du rapport général démontrent l’engagement de la Coordination des Associations de Presse à inclure toutes les parties prenantes dans le processus de réforme et d’amélioration du secteur des médias. Les résultats de ces Assises nationales auront sans aucun doute des implications significatives pour l’avenir du journalisme au Sénégal. Les acteurs du secteur ainsi que le public attendent avec intérêt les recommandations et les initiatives qui émaneront de ce rapport, avec l’espoir qu’elles contribueront à renforcer et à élever le paysage médiatique du Sénégal vers de nouveaux sommets.

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