Kaolack : Vers une meilleure inclusion des personnes handicapées

Le directeur régional de l’Action Sociale de Kaolack, Saër Seck, appelle les autorités territoriales à renforcer l’autonomisation des personnes en situation de handicap à travers des initiatives porteuses de plus-value.

En marge d’une cérémonie dédiée aux personnes handicapées de Kaolack, Saër Seck a rappelé l’importance de la Semaine nationale du handicap, instituée au Sénégal dans le cadre de la Loi d’orientation sociale de 2010. Cet événement constitue un moment clé pour évaluer les politiques publiques en matière de protection sociale, identifier les besoins des personnes handicapées et relever les défis persistants.

Le directeur régional a souligné plusieurs avancées, notamment le déploiement de la Carte d’Égalité des Chances. À Kaolack, 5 870 personnes en sont détentrices, et 4 999 bénéficient également du programme de bourses de sécurité familiale. Par ailleurs, 872 d’entre elles sont enrôlées dans le dispositif de couverture maladie universelle. Cependant, Saër Seck reconnaît que ces chiffres restent insuffisants au regard des besoins réels.

Les efforts en matière d’éducation inclusive sont également notables avec l’existence d’écoles adaptées, mais ces infrastructures doivent être renforcées pour garantir à tous les enfants en situation de handicap un accès équitable à l’éducation.

Pour le directeur régional, l’assistance sociale seule ne suffit plus : l’autonomisation doit être au cœur des stratégies. Il préconise des actions concrètes pour encourager la formation, l’accès à l’emploi et le développement de projets économiques pour les personnes handicapées.

Il a également insisté sur l’importance du rôle des collectivités territoriales dans ce processus, en tirant parti du transfert de compétences en matière de santé et de protection sociale. « Les collectivités disposent souvent de lignes budgétaires telles que secours aux indigents, mais celles-ci restent axées sur l’assistance. Il faut évoluer vers un modèle qui mise sur l’autonomisation », a-t-il déclaré.

Un autre défi évoqué par Saër Seck concerne les difficultés liées au retrait des cartes d’Égalité des Chances. Des dizaines de cartes sont encore non récupérées à cause de problèmes de contact avec les bénéficiaires. Le directeur appelle à la mobilisation des associations et des maires pour identifier et informer les personnes concernées.

En conclusion, Saër Seck invite toutes les parties prenantes – autorités territoriales, agences étatiques, associations – à conjuguer leurs efforts pour répondre aux besoins des personnes handicapées. Le passage à un modèle axé sur l’autonomisation, en lieu et place de l’assistance, est essentiel pour permettre une inclusion véritable et durable.

Les « Badjanou Gox » réclament une meilleure reconnaissance de leur travail

Les « Badjanou Gox », ces femmes engagées dans les quartiers pour aider la communauté et assurer des tâches essentielles, se sentent négligées par les autorités. Leur dévouement sur le terrain mérite une meilleure rémunération et des conditions de travail améliorées, clament-elles.

Dans le département de Keur Massar, leur situation est particulièrement préoccupante. Sur les 334 « Badjanou Gox » actives dans la région, seulement 216 bénéficient d’une modeste motivation financière de 25 000 francs CFA par mois. Une somme jugée largement insuffisante pour le travail accompli.

La Secrétaire générale de l’Association départementale des « Badjanous Gox » de Keur Massar, Fatoumata Fall, a exprimé ce sentiment lors d’une intervention sur les ondes de la Rfm. Elle a lancé un appel au nouveau président, Bassirou Diomaye Faye, pour une amélioration des conditions de rémunération.

« C’est un cri du cœur que nous lançons. Nous adressons nos doléances au président de la République, Bassirou Diomaye Faye. La somme de 25 000 F CFA par mois en guise de motivation est vraiment insuffisante », a déclaré Mme Fall.

La porte-parole des « Badjanous Gox » de Keur Massar a renchéri sur cette demande en rappelant que l’ancien régime s’était engagé à porter cette motivation à 50 000 F CFA. Malheureusement, cette promesse n’a pas été tenue, et les « Badjanous Gox » continuent de percevoir un salaire en dessous de leurs attentes.

Au-delà de l’aspect financier, les « Badjanous Gox » réclament également de meilleures conditions de travail. Elles espèrent que les nouvelles autorités étatiques prendront en compte leurs revendications et œuvreront en faveur d’une reconnaissance adéquate de leur rôle crucial au sein des quartiers.

Bignona : Renforcement du district sanitaire pour une meilleure prise en charge des patients

Le district sanitaire de Bignona a récemment bénéficié d’un important lot de matériel médical, marquant ainsi une étape significative dans l’amélioration des services de santé locaux. Parmi les équipements reçus figurent une dizaine d’appareils d’assistance respiratoire, un ajout crucial compte tenu du fait que l’hôpital ne disposait que d’un seul appareil auparavant. Cette acquisition devrait contribuer à réduire les pertes en vies humaines et à améliorer la qualité des soins médicaux dans la région.

L’initiative a été rendue possible grâce à la générosité et à la collaboration de l’abbé Bernard Diadjia Manga, curé de la paroisse Notre-Dame-de-Lourdes de Bignona, et de ses amis de l’association Sahel Rouergue Quercy d’Aveyron, partenaires de la paroisse. Le matériel médical a été officiellement remis en présence du maire Bacary Diatta et du préfet de Bignona Mamadou Khouma.

Le curé de la paroisse s’est réjoui de la contribution de ces équipements à l’amélioration de la prise en charge médicale, soulignant leur importance pour répondre aux besoins croissants de la population en matière de santé. Le maire de Bignona a exprimé sa gratitude envers l’abbé pour son rôle de médiateur et de soutien social au sein de la communauté, reconnaissant ainsi son impact positif sur le bien-être des habitants.

Le préfet de Bignona a également salué cette initiative et a exprimé sa reconnaissance envers l’abbé et ses partenaires pour leur contribution au renforcement du plateau technique du district sanitaire. Il a appelé le personnel médical à redoubler d’efforts pour que les habitants puissent bénéficier de soins de qualité sans avoir à se rendre à Ziguinchor. Le préfet a également plaidé en faveur des enfants du centre de réinsertion, soulignant l’importance d’apporter un soutien particulier à ces jeunes issus de milieux défavorisés.

Cette initiative illustre l’importance de la collaboration entre les autorités locales, les organisations caritatives et la société civile pour améliorer l’accès aux soins de santé et promouvoir le bien-être des populations les plus vulnérables. Elle témoigne également de l’engagement de la communauté à relever les défis en matière de santé et de développement social dans la région de Bignona.

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