Crise politique en Guinée-Bissau : Umaro Sissoco Embalo expulse une mission de la CEDEAO

La tension politique en Guinée-Bissau s’est intensifiée avec l’expulsion d’une mission politique de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui travaillait sur une feuille de route pour les élections législatives et présidentielle de 2025. Cette décision du président Umaro Sissoco Embalo accentue les crispations entre son régime et l’organisation sous-régionale, à un moment où son maintien au pouvoir est vivement contesté par l’opposition.

Dans un communiqué publié dimanche, la CEDEAO a révélé que sa mission de haut niveau, déployée du 21 au 28 février 2025 en Guinée-Bissau, a été contrainte de quitter précipitamment le pays après avoir reçu des menaces d’expulsion de la part du président Embalo.

Dépêchée sur instruction des chefs d’État de la CEDEAO et dirigée par le président de la Commission, Omar Alieu Touray, cette mission visait à « soutenir les efforts des acteurs politiques et autres parties prenantes pour parvenir à un consensus politique » en vue d’élections inclusives et pacifiques. L’initiative était menée en collaboration avec le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS).

La délégation a rencontré plusieurs parties prenantes, notamment des représentants du gouvernement, des partis politiques, des institutions électorales et de la société civile. Ces consultations ont permis d’élaborer un projet d’accord sur une feuille de route pour les scrutins à venir. Toutefois, le président Embalo, visiblement opposé à cette initiative, a menacé d’expulser la mission, contraignant celle-ci à quitter Bissau le 1ᵉʳ mars au petit matin.

Cette expulsion intervient dans un contexte politique particulièrement tendu en Guinée-Bissau. Umaro Sissoco Embalo, dont le mandat est contesté par l’opposition, a annoncé que les élections présidentielle et législatives se tiendraient le 30 novembre 2025. Toutefois, la légitimité de cette prolongation est vivement débattue.

L’opposition considère que son mandat a pris fin le 27 février 2025, cinq ans après son investiture. La Cour suprême, de son côté, a statué début février que le mandat du chef de l’État courait jusqu’au 4 septembre 2025. Malgré ces divergences, Embalo a affirmé qu’il signerait un décret officialisant la date du scrutin, sans préciser quand il le ferait.

L’élection de 2020 avait déjà été marquée par des contestations, l’opposition dénonçant des irrégularités et un coup de force institutionnel. Aujourd’hui, la situation semble se répéter avec une opposition qui rejette la prolongation du mandat d’Embalo et une CEDEAO tentant d’éviter une nouvelle crise post-électorale.

L’organisation sous-régionale, qui a annoncé qu’elle rendrait compte de la situation à son président de la Commission, appelle les citoyens et les acteurs politiques au calme et au dialogue. Mais avec cette expulsion et les tensions autour du calendrier électoral, la Guinée-Bissau semble s’acheminer vers une nouvelle période d’incertitude politique.

Le FMI conclut sa mission au Sénégal : une situation économique difficile et des réformes nécessaires pour redresser les finances publiques

Du 5 au 12 septembre 2024, une mission du Fonds Monétaire International (FMI), dirigée par M. Edward Gemayel, s’est rendue au Sénégal pour évaluer la situation économique du pays et poursuivre les discussions concernant le programme économique soutenu par le FMI. Ce programme repose sur les accords de la Facilité élargie de crédit (FEC), du Mécanisme élargi de crédit (MEDC), ainsi que la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), approuvés par le Conseil d’administration du FMI le 26 juin 2023.

À l’issue de la mission, M. Gemayel a révélé que l’économie sénégalaise a connu un ralentissement important au premier semestre de 2024, avec une croissance du produit intérieur brut (PIB) réel se limitant à 2,3 % au premier trimestre, et des signes d’une poursuite du ralentissement au deuxième trimestre. Ce phénomène est principalement dû à une activité plus faible dans des secteurs clés comme le secteur minier, de la construction et agro-industriel, et dans une moindre mesure, dans le secteur primaire. Bien que l’inflation globale ait ralenti, atteignant une moyenne de 2,2 % au premier semestre 2024, cette évolution est attribuée principalement à la baisse des prix internationaux des matières premières et à une demande intérieure modérée.

Le rapport du FMI met également en lumière des difficultés financières croissantes pour le gouvernement sénégalais. L’exécution budgétaire à fin août 2024 a révélé un manque à gagner substantiel en termes de recettes, alors que les dépenses sont restées globalement conformes aux prévisions. En conséquence, le déficit budgétaire a continué de se creuser, et pour financer ce déficit, le gouvernement a dû recourir à des emprunts commerciaux externes à court terme, qui sont coûteux et augmentent la pression sur les finances publiques. En dépit de ces difficultés, la croissance du PIB pour l’année 2024 a été révisée à la baisse, passant de 7,1 % à 6 %, et la croissance du secteur non-hydrocarbures devrait ralentir davantage à 3,3 %, contre 4,8 % initialement prévu.

Le FMI a mis en garde contre une détérioration continue de la situation si aucune mesure corrective n’est prise. Le déficit du compte courant devrait se réduire à 12,7 % du PIB grâce à l’augmentation de la production d’hydrocarbures, mais la situation budgétaire reste préoccupante. Le déficit budgétaire devrait dépasser les 7,5 % du PIB, bien au-delà des 3,9 % initialement prévus, en raison de la baisse des recettes et de l’augmentation des dépenses en subventions énergétiques et en paiements d’intérêts. La dette publique de l’administration centrale devrait également rester supérieure au critère de convergence de l’UEMOA, qui fixe un seuil de 70 % du PIB.

Dans ce contexte, le FMI a souligné l’importance de prendre des mesures de réformes structurelles immédiates et significatives pour restaurer la stabilité fiscale et la viabilité économique. Le Fonds a recommandé de rationaliser les exonérations fiscales et de procéder à la suppression progressive des subventions énergétiques non ciblées, qui sont coûteuses et inefficaces. Ces mesures visent à rétablir un équilibre budgétaire durable et à assurer une réduction rapide du déficit et de la dette publique. Le FMI a également insisté sur la nécessité de traiter l’accumulation des impayés envers les entreprises privées, particulièrement dans les secteurs de la construction et de l’énergie, et de mettre en place un plan d’apurement de ces passifs avec un calendrier précis et transparent.

L’un des domaines clés évoqués lors des discussions avec les autorités sénégalaises a été le secteur de l’énergie. Le FMI a encouragé les autorités à poursuivre les réformes visant à améliorer la viabilité financière de la société nationale d’électricité (SENELEC) et à concevoir une nouvelle structure tarifaire pour l’électricité. Cette révision tarifaire inclurait un tarif social destiné à protéger les ménages vulnérables, tout en permettant à SENELEC de mieux couvrir ses coûts et d’assurer une gestion plus efficiente du secteur.

Le FMI a également salué les progrès réalisés par le Sénégal dans la mise en œuvre des recommandations du Groupe d’action financière (GAFI), ce qui permet au pays de se rapprocher de la sortie de la « liste grise » du GAFI. Ce processus devrait renforcer la confiance dans le climat des affaires, attirer davantage d’investissements et améliorer la transparence des opérations financières.

Les autorités sénégalaises ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les réformes économiques prévues dans le cadre du programme soutenu par le FMI. Elles ont également renouvelé leur volonté de promouvoir la transparence, la bonne gouvernance et la responsabilité publique. Dans ce cadre, un audit général des finances publiques est en cours, et les conclusions de cet audit devraient permettre de mettre en place des actions de réformes vigoureuses pour remettre les finances publiques sur une trajectoire plus saine.

La mission du FMI a été couronnée par des discussions constructives avec les autorités sénégalaises, dont le Premier ministre Ousmane Sonko, le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération Abdourahmane Sarr, ainsi que le ministre des Finances et du Budget Cheikh Diba. L’équipe du FMI a également rencontré des représentants du secteur privé et des partenaires au développement pour échanger sur les meilleures pratiques et solutions possibles pour sortir de la crise.

La BAD lance une mission de dialogue au Sénégal pour la préparation de la stratégie de développement 2026-2030

Le lundi 17 février 2025, une équipe de la Banque africaine de développement (BAD) a démarré une mission de dialogue importante à Dakar. Cette mission s’inscrit dans le cadre de la préparation du rapport d’achèvement de la stratégie de développement 2021-2025 de la BAD pour le Sénégal. Dirigée par Mohamed Cherif, responsable du bureau de la BAD au Sénégal, l’équipe comprend plusieurs experts en développement et se poursuivra jusqu’au 24 février 2025.

La mission a pour objectif essentiel de poser les bases de la nouvelle stratégie de développement de la BAD pour le Sénégal, couvrant la période 2026-2030. Ce dialogue stratégique vise à définir les orientations du futur document de stratégie pays, en tenant compte des besoins réels de développement du Sénégal. Ce processus d’élaboration de la nouvelle stratégie s’inscrit dans une démarche visant à répondre aux défis économiques, sociaux et environnementaux spécifiques du pays. La BAD met également un accent particulier sur l’alignement de la stratégie avec les priorités de l’Union africaine et des Objectifs de Développement Durable (ODD), garantissant ainsi que les interventions de la BAD contribuent à un développement durable et inclusif à l’échelle du Sénégal et du continent.

Cette mission est considérée comme une étape essentielle pour renforcer la collaboration entre le Sénégal et la Banque africaine de développement. En effet, la BAD cherche à affiner ses actions pour mieux répondre aux défis de développement du pays à l’horizon 2030. L’objectif est de soutenir le Sénégal dans la mise en œuvre de ses priorités de développement et de garantir que la nouvelle stratégie sera en phase avec les aspirations du pays pour un développement durable et inclusif.

Le processus de dialogue a également un caractère inclusif, avec une volonté de travailler étroitement avec les autorités sénégalaises, les acteurs économiques et la société civile. Cette approche vise à mieux comprendre les priorités locales et à adapter les solutions proposées aux réalités du terrain, tout en garantissant l’efficacité des actions mises en place.

Un autre aspect important de cette mission est l’alignement des interventions de la BAD avec les grands objectifs mondiaux. Cela inclut notamment l’Agenda 2063 de l’Union africaine, qui aspire à transformer le continent africain d’ici 2063, et les ODD, qui guideront la communauté internationale vers un développement plus équitable et durable d’ici 2030. Cet alignement garantit que les actions de la BAD contribuent non seulement aux objectifs du Sénégal, mais aussi aux grands objectifs globaux de développement.

Missions à l’étranger : Mansour Faye critique la circulaire du Premier ministre Ousmane Sonko

Le Premier ministre Ousmane Sonko a récemment pris un arrêté visant à encadrer les missions à l’étranger des membres du gouvernement et des hauts fonctionnaires. L’objectif affiché est de rationaliser les dépenses publiques et de garantir une gestion rigoureuse des fonds de l’État. Cependant, cette initiative ne fait pas l’unanimité. Mansour Faye, ancien ministre et maire de Saint-Louis, estime que ce texte n’apporte rien de nouveau et cache d’autres dérives des nouvelles autorités.

Dans un communiqué au ton acerbe, Mansour Faye dénonce ce qu’il considère comme une simple opération de communication du gouvernement. Selon lui, cette circulaire ne fait que reprendre des dispositions déjà en vigueur sous l’ère Macky Sall. Il rappelle qu’à l’époque, tout ministre en déplacement devait obligatoirement présenter son ordre de mission ainsi qu’un décret d’intérim à l’aéroport.

« Qu’est-ce qui motive un tel texte ? Un texte qui, dans le fond, n’apporte rien de nouveau », s’interroge l’ancien ministre des Transports terrestres.

Au-delà du fond du texte, Mansour Faye s’attaque aux pratiques actuelles du gouvernement en matière de gestion des ressources publiques. Selon lui, les nouvelles autorités, en place depuis seulement dix mois, font déjà preuve d’une « bamboula » aux frais du contribuable. Il cite notamment l’utilisation de l’avion présidentiel par Ousmane Sonko, une pratique qu’il considère comme inédite et non conforme aux usages diplomatiques.

« De mémoire de Sénégalais, c’est la première fois qu’on observe un Premier ministre faire du ‘Tambambalou’ avec l’aéronef de la République pour des missions que je ne parviens pas à qualifier », ironise-t-il, remettant en question la légitimité des voyages du chef du gouvernement dans la sous-région.

Mansour Faye va plus loin en estimant que la diplomatie sénégalaise est aujourd’hui en souffrance. Selon lui, les déplacements fréquents du Premier ministre, sans accompagnement officiel ni justification claire, affaiblissent la République et désacralisent les institutions.

Par ailleurs, il s’interroge sur le coût de ces voyages pour les contribuables sénégalais alors que la situation socio-économique du pays se détériore. Il pointe du doigt la hausse des prix des denrées de première nécessité et le désespoir des jeunes qui tentent d’émigrer à tout prix, parfois au péril de leur vie.

« Comme pour dire que les priorités sont vraiment ailleurs… urgentes et légitimes ! » conclut-il.

Les propos de Mansour Faye interviennent dans un contexte où le gouvernement d’Ousmane Sonko est particulièrement scruté sur sa promesse de transparence et de bonne gouvernance. Cette polémique autour des dépenses liées aux missions à l’étranger risque d’alimenter le débat sur la gestion des ressources publiques et la nécessité d’une meilleure répartition des priorités nationales.

Régularisation des Motos-Taxis : un Chargé de mission à la Présidence dénonce la “désinformation”

Parrain de la finale du tournoi commémoratif de l’Asc Benno, le Chargé de mission à la Présidence a profité de cette tribune, ce samedi 11 janvier, pour sensibiliser la jeunesse, en particulier les jakartamen, sur les enjeux liés à la régularisation de leur secteur. M. Ababacar Diagne a dénoncé ce qu’il qualifie de “désinformation” orchestrée par des saboteurs cherchant à dénigrer la procédure de régularisation des Motos-Taxis initiée par l’État.

“La régularisation du secteur des Motos-Taxis n’est qu’un premier pas dans le projet de l’État visant à aider et à accompagner la jeunesse pour leur épanouissement. Un secteur qui emploie des milliers de jeunes mérite une attention particulière, qui passe par une identification claire des acteurs et leur mise en conformité avec les lois et règlements régissant le transport”, a déclaré M. Diagne, par ailleurs Coordinateur du JPS (Jeunesse pour le Progrès et la Solidarité) dans le département de Kaolack.

M. Ababacar Diagne a tenu à rassurer la jeunesse sur les intentions nobles du Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et de son Premier Ministre, Ousmane Sonko, concernant ce dossier. “Ce projet a été porté par la jeunesse. Ce sont eux qui ont soutenu le programme Jub Jubal Jubanti, et ils n’en seront jamais des victimes, mais bien des bénéficiaires. Le gouvernement, à travers le Ministre des Infrastructures terrestres et aériennes (MITTA), que nous félicitons pour son travail remarquable, pilotera cette régularisation sans compromettre le gagne-pain des acteurs, contrairement à la désinformation qui circule”, a-t-il poursuivi.

Au-delà de l’assistance qu’entend organiser l’État, une dimension sécuritaire est également mise en avant dans cette démarche. “Beaucoup d’agressions, de vols et d’accidents mortels impliquent des motos dont les conducteurs prennent souvent la fuite, rendant leur identification difficile. Cette situation constitue un problème sécuritaire majeur. Les acteurs du secteur eux-mêmes, lors de nos échanges, reconnaissent qu’il est temps d’assainir leur milieu professionnel pour leur propre sécurité et celle des usagers”, a ajouté le Chargé de mission à la Présidence.

M. Diagne a conclu en saluant les résultats obtenus dans la région de Kaolack, où des centaines de Motos-Taxis ont déjà été régularisées ou sont en cours de l’être. “Nous avons eu des discussions très ouvertes et instructives avec la Directrice régionale des Transports”, a-t-il déclaré.

Concernant la finale du tournoi, l’Asc Xadanlou a battu l’Asc Deukeundo aux tirs au but après un match nul (1-1) à l’issue du temps réglementaire.

Renforcement de la Coopération Régionale : La Mission du Professeur Abdoulaye Bathily auprès des Pays du Sahel

Le Professeur Abdoulaye Bathily, envoyé spécial du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, a rencontré le Général d’Armée Assimi Goïta, chef de l’État du Mali, dans le cadre d’une tournée diplomatique visant à renforcer les liens entre les pays du Sahel. Cette audience a marqué une nouvelle étape dans la consolidation des relations bilatérales entre le Sénégal et le Mali, deux nations historiquement et culturellement liées.

Selon un communiqué publié le 18 octobre par la présidence sénégalaise sur Twitter, cette rencontre symbolise un engagement fort de la part des deux gouvernements pour intensifier la coopération régionale dans un contexte de défis communs. Le message transmis par le Professeur Bathily était centré sur la fraternité et la solidarité entre les deux pays. Les autorités maliennes ont également insisté sur l’importance de cette visite pour approfondir les relations bilatérales et consolider l’unité africaine.

Au cours de l’audience, Abdoulaye Bathily a souligné la profondeur des liens entre le Sénégal et le Mali, en affirmant : « Il n’existe pas une seule communauté au Sénégal qui ne soit liée à une autre au Mali, et vice-versa. L’histoire et la géographie nous imposent de rester ensemble pour forger un avenir commun de prospérité. » Cette déclaration met en avant la nature interdépendante des deux pays, rappelant que leur destin est intrinsèquement lié par des siècles de partage historique et de proximité géographique.

La visite du Professeur Bathily s’inscrit également dans une volonté plus large de renforcer l’unité régionale. Il a salué la récente création de l’Alliance des États du Sahel (AES), une initiative qui vise à promouvoir la stabilité, la sécurité et le développement dans une région en proie à des crises multiples. Il a exprimé la détermination des dirigeants sénégalais et maliens à maintenir cette dynamique de coopération régionale tout en explorant des opportunités d’intégration plus large au sein du continent africain.

« Il est essentiel de réaliser ce que l’on peut accomplir à deux ou trois, mais il est également important de continuer à rechercher et à améliorer les collaborations plus larges », a-t-il ajouté, soulignant ainsi la nécessité de trouver un équilibre entre les initiatives régionales et la coopération africaine plus vaste.

Cette tournée diplomatique du Professeur Bathily intervient à un moment où les pays du Sahel cherchent à répondre collectivement aux défis sécuritaires, politiques et économiques qui secouent la région. La coopération entre le Sénégal et le Mali, renforcée par cette rencontre, pourrait servir de modèle pour d’autres États africains désireux de consolider l’unité régionale et de construire un avenir prospère pour leurs populations.

Mogadiscio demande à l’ONU de mettre fin à sa mission politique en Somalie

Les autorités de Mogadiscio ont officiellement demandé à l’ONU de mettre fin à sa mission politique en Somalie, connue sous le nom de Manusom (Mission d’assistance des Nations unies en Somalie), avant l’expiration de son mandat en octobre prochain. Cette demande a été formulée dans une correspondance adressée au Conseil de sécurité et au secrétaire général de l’ONU, António Guterres, selon le site ‘africanews’.

Dans cette lettre, le ministre somalien des Affaires étrangères, Ahmed Moallim Fiqi, a indiqué que cette décision faisait suite à un examen approfondi des priorités stratégiques du pays. Il a appelé à une conclusion rapide des procédures nécessaires pour mettre fin à la mission avant la fin du mandat actuel de la Manusom, prévue pour le 31 octobre.

La mission politique de l’ONU en Somalie a été établie en juin 2013 par le Conseil de sécurité pour soutenir les autorités somaliennes dans la transition vers la démocratie, après plus de 20 ans de guerre civile. Elle a travaillé en collaboration avec les soldats de maintien de la paix de l’Union africaine, dont la mission de transition ATMIS, et a progressivement réduit sa présence en vue de déléguer les responsabilités en matière de sécurité aux forces somaliennes.

En novembre dernier, le Conseil de sécurité avait suspendu le retrait des troupes de l’Union africaine pendant trois mois à la demande de Mogadiscio, en raison des combats persistants avec le groupe rebelle al-Shabab. Cette nouvelle demande de retrait de la mission politique de l’ONU soulève des questions sur l’avenir de la stabilisation et de la transition politique en Somalie, ainsi que sur le rôle de la communauté internationale dans ce processus.

Le Sénégal envoie des gendarmes en mission de maintien de la paix en Centrafrique et en RDC

Le Sénégal a décidé d’envoyer 540 gendarmes en mission de maintien de la paix en République centrafricaine (RCA) et en République démocratique du Congo (RDC), dans le cadre des opérations de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).

Ce déploiement a été annoncé lors d’une cérémonie officielle au cours de laquelle les gendarmes ont reçu le drapeau national du Sénégal des mains du Général Papa Diouf, Haut commandant en second de la gendarmerie nationale.

Selon le Général Diouf, ce contingent de 540 éléments, comprenant 109 femmes, sera déployé du 8 au 12 mai prochain. Ils prendront le relais de leurs camarades déjà sur place depuis un an.

Les missions confiées à ces gendarmes sénégalais seront multiples, allant de la protection des civils à la garantie de la sécurité de l’État dans les zones où ils seront déployés.

Ce déploiement témoigne de l’engagement continu du Sénégal en faveur du maintien de la paix et de la stabilité dans la région, en réponse aux besoins urgents de protection des populations civiles et de soutien aux efforts de reconstruction et de consolidation de la paix dans ces pays.

Le Président sud-coréen envoie une mission à Dakar pour inviter le Président sénégalais au prochain sommet Corée-Afrique

Le Président de la Corée du Sud, Yoon Suk Yeol, a pris une initiative diplomatique importante en envoyant une mission à Dakar le mercredi 1er mai. Cette mission, dirigée par la vice-ministre des Affaires étrangères, Kang Insun, a pour objectif de remettre une invitation officielle au Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye pour participer au prochain sommet Corée-Afrique, prévu début juin sous le thème « Le futur que nous voulons bâtir ».

Cette révélation a été faite par l’ambassadeur du Sénégal en Corée du Sud, Abdou Salam Diallo, dans une interview accordée au quotidien Le Soleil. L’ambassadeur exprime son souhait que le nouveau chef de l’État sénégalais réponde favorablement à cette invitation, soulignant l’importance de renforcer les relations bilatérales entre les deux pays.

Abdou Salam Diallo insiste sur le fait que la Corée du Sud présente de nombreux avantages pour le Sénégal, notamment en matière de développement, de technologie et de financement de projets. Il souligne également l’estime particulière que la Corée du Sud porte au Sénégal et la volonté de renforcer la coopération entre les deux pays.

La visite de cette mission sud-coréenne à Dakar illustre l’importance accordée par la Corée du Sud à ses relations avec les pays africains, ainsi que sa volonté de jouer un rôle actif dans le développement du continent. Elle offre également une opportunité précieuse au Sénégal de renforcer sa coopération avec un partenaire économique et technologique majeur dans un large éventail de domaines.

Remaniement diplomatique au Mali : Fin de mission pour neuf ambassadeurs

La junte au Mali a décidé de mettre fin aux missions de neuf ambassadeurs en poste à l’étranger. Cette décision a été prise par l’abrogation de leurs décrets de nomination le 5 avril dernier. Les ambassadeurs concernés occupaient des postes à Rome, Nouakchott, Conakry, La Havane, Ottawa, Doha, Abu Dhabi, Dakar (Mohamed El Moctar) et Kigali.

Pour l’instant, les raisons précises de cette décision ne sont pas claires. Cependant, il est à noter que plusieurs cadres attendaient depuis un certain temps leur nomination à des postes au sein des ambassades et des consulats.

En plus des neuf ambassadeurs, deux conseillers diplomatiques ont également été rappelés. Il s’agit de Youssouf Dramane Koné, premier conseiller à l’ambassade du Mali à Moscou, et Nientao Simone Loiseau Tah Philippe, traductrice-interprète et chargée de mission au département des Affaires étrangères et de la coopération internationale.

Cette décision de rappeler les ambassadeurs et les conseillers diplomatiques pourrait refléter une volonté de la junte malienne de revoir sa politique étrangère et de nommer de nouveaux diplomates pour représenter le pays sur la scène internationale. Les implications à long terme de ce remaniement diplomatique restent à voir, notamment en ce qui concerne les relations bilatérales du Mali avec les pays concernés.

La mission de Griezmann contre l’Inter

De retour de blessure après avoir grandement manqué à son équipe, Antoine Griezmann sera mercredi l’atout maître de l’Atlético Madrid pour espérer renverser l’Inter et se qualifier en quarts de finale de Ligue des champions.

Présent lundi et mardi à l’entraînement, toujours avec son sourire habituel, Griezmann est revenu à pic de son entorse à la cheville contractée à l’aller pour aider son équipe à retrouver les quarts, après une élimination en phase de groupes l’an dernier.

En 2022, pour son dernier quart, l’Atlético était passé proche d’éliminer Manchester City (1-0, 0-0) dans une situation similaire, avec une courte victoire des Anglais à l’aller.

Le défi sera peut-être encore plus grand, mercredi face à l’Inter, dont la courte victoire 1-0 au Giuseppe Meazza n’a pas vraiment reflété sa domination, ni sur la rencontre, ni sur son championnat.

Les vice-champions d’Europe, leaders de Serie A avec 16 points d’avance sur leur rival de l’AC Milan, restent sur une série de treize victoires consécutives et n’ont connu que deux défaites toutes compétitions confondues depuis leur finale perdue contre Manchester City en juin 2023.

Mais l’Atlético, toujours intraitable à domicile, a montré cette saison qu’il était capable de soulever des montagnes grâce à la magie de son numéro 7, irrésistible dans le jeu depuis la Coupe du monde 2022 au Qatar.

Dernier sommet en date ? Le Real Madrid, conquis à deux reprises en Liga (3-1) et en Coupe du Roi en prolongation (4-2) grâce à un but sublime de… Griezmann.

En Ligue des champions aussi, l’international français a frappé quand il le fallait, inscrivant cinq buts en six matchs en phase de poules, déjà autant que sur ses deux saisons précédentes cumulées.

Devenu le meilleur buteur de l’histoire de l’Atlético en janvier, « Grizou » était « injouable » jusqu’à sa blessure, comme il en avait plaisanté devant la presse française en novembre dernier.

Mais le Français s’est blessé, à l’aller à Milan, et sans lui l’Atlético n’a remporté qu’un seul de ses quatre derniers matchs.

Avant la défaite contre Cadiz samedi (2-0), Diego Simeone annonçait que la star française était incertaine contre l’Inter. Mais son retour à l’entraînement a dissipé les doutes. 

Désormais lâchée dans la course au titre en Liga, la formation de Diego Simeone comptera donc sur ce « joueur magique », comme l’avait encensé son coach argentin, pour renverser les Intéristes.

La forteresse du Metropolitano

Une qualification, même dans la douleur, pour le prochain tour, offrirait aux Colchoneros de quoi continuer à rêver, dans une saison gâchée par de mauvais résultats à l’extérieur.

Les Rojiblancos pourront compter sur le soutien indéfectible de leurs supporters, dans un stade où ils n’ont subi qu’un seul revers cette saison, après plus d’un an d’invincibilité.

« L’Atletico est une équipe qui varie beaucoup entre chez elle et l’extérieur, nous la connaissons : nous allons essayer de nous préparer au mieux, mais le facteur de l’ambiance aura certainement une influence », a prévenu samedi l’entraîneur de l’Inter Milan, Simone Inzaghi.

Dans les travées du Metropolitano, le chant « una Gitana loca » (une gitane folle en espagnol), rapidement adopté par Griezmann et ses coéquipiers, résonnera avec l’espoir que la prophétie qu’il mentionne se réalise: « une gitane m’a tiré les cartes, elle m’a dit que l’Atlético allait être champion ».

afp

Report de l’élection présidentielle salué par le collectif des chargés de mission : Stabilité et engagement pour le Sénégal

Le report de l’élection présidentielle du Sénégal à la date du 15 décembre 2024 a été accueilli favorablement par le Collectif des chargés de mission à la Présidence de la République. Selon ces proches collaborateurs du chef de l’État, cette mesure contribuera à stabiliser le pays en évitant des contentieux pré-électoraux préjudiciables.

Dans un communiqué, les membres de cette instance ont exprimé leur satisfaction face à cette décision, soulignant son importance pour la stabilité politique du Sénégal. Ils ont affirmé que le président Macky Sall, soucieux de l’avenir du pays, a pris cette mesure afin de permettre un processus électoral serein, exempt de toute contestation.

Le collectif a également évoqué la nécessité de régler certains dossiers impliquant des acteurs politiques et le Conseil constitutionnel, affirmant que cela constituait la véritable motivation derrière le report de l’élection. Ils ont également dénoncé la présence de « traîtres » au sein de l’appareil politique, affirmant que ceux-ci seront identifiés et écartés pour préserver l’intégrité de la République et de l’État de droit.

Enfin, le collectif a réaffirmé son engagement indéfectible envers le président Macky Sall et son soutien à son leadership. Ils ont déclaré qu’ils travailleront activement pour assurer le succès du candidat choisi par le président lors des prochaines échéances électorales, affirmant leur détermination à garantir sa victoire dès le premier tour.

Cette déclaration du Collectif des chargés de mission à la Présidence de la République met en lumière leur soutien indéfectible au président Macky Sall et leur engagement à assurer la stabilité et la prospérité du Sénégal sous sa direction. Elle souligne également l’importance du consensus politique et de l’unité nationale dans la conduite des affaires publiques.

SENEGAL-EUROPE-PRESIDENTIELLE / La mission d’observation de l’UE veut contribuer à une élection »inclusive, transparente et libre » (responsable)

La mission d’observation électorale (MOE) de l’Union européenne au Sénégal s’est engagée à contribuer positivement à une élection présidentielle inclusive, transparente et libre. La cheffe observatrice, Malin Björk, a exprimé cet engagement lors d’une conférence de presse à Dakar.

La mission, déployée au Sénégal depuis le 13 janvier sur invitation du gouvernement sénégalais, vise à jouer un rôle constructif dans le processus électoral. Malin Björk a souligné que l’objectif principal était de contribuer à une élection présidentielle transparente, libre et ouverte à tous les acteurs concernés.

Les observateurs de la mission, au nombre de 32 pour une durée prolongée, seront déployés sur le terrain dans les prochaines semaines pour rencontrer les acteurs impliqués dans le processus électoral. La mission prévoit également de rencontrer des responsables gouvernementaux, des représentants de la société civile, des candidats et d’autres parties prenantes.

Malin Björk a mentionné qu’ils chercheraient à rencontrer Bassirou Diomaye Faye, candidat actuellement en détention, pour garantir l’égalité dans la campagne électorale. La mission se veut impartiale, indépendante et ne souhaite pas interférer dans le processus électoral.

Au total, la mission prévoit de déployer 64 observateurs de courte durée quelques jours avant le scrutin, ainsi qu’une délégation de membres du Parlement européen et une vingtaine de diplomates en poste à Dakar. Le jour du scrutin, plus de 130 observateurs de courte durée de l’Union européenne seront présents.

L’équipe cadre de la mission, dirigée par Marie-Violette César en tant que cheffe observatrice adjointe, se concentrera sur l’analyse approfondie du fichier électoral et d’autres aspects liés au processus électoral. La mission restera au Sénégal jusqu’à mi-mars en cas d’un seul tour, et elle pourrait prolonger sa présence en cas d’un second tour. Des observations et des recommandations seront formulées à la fin de la mission.

Khady Fall : Première Femme à Diriger la Mission de Maintien de la Paix au Congo, Symbole de l’Engagement Féminin pour la Stabilité

Dans une avancée significative vers l’égalité des genres et la reconnaissance du leadership féminin dans les missions de maintien de la paix, le Congo accueillera bientôt un contingent de 140 policiers dédiés à cette noble cause. La nouvelle, rapportée par Source A, révèle une particularité exceptionnelle : la mission sera dirigée par une femme remarquable, Khady Fall.

Cette nomination marque un tournant important dans l’histoire des missions de maintien de la paix, traditionnellement dominées par des hommes. Elle souligne la reconnaissance des compétences, du professionnalisme et du leadership des femmes dans des rôles cruciaux liés à la sécurité et à la stabilité des nations.

Khady Fall, en tant que cheffe de la mission, apportera non seulement son expertise opérationnelle, mais également une perspective unique sur la résolution des conflits et la construction de la paix. Son expérience antérieure, en particulier à la tête du commissariat du Plateau, témoigne de sa capacité à gérer des situations complexes et à œuvrer pour le bien-être des communautés.

Le contingent de 140 policiers qu’elle dirigera représente un engagement fort envers la sécurité et la stabilité dans la région. Ces hommes et femmes, formés et équipés pour répondre aux défis spécifiques de la mission, contribueront activement aux efforts visant à instaurer et à maintenir la paix dans un environnement parfois complexe.

La nomination de Khady Fall est saluée comme un exemple positif de l’inclusion des femmes dans des postes de leadership stratégiques. Elle inspire l’espoir et démontre que le talent et la compétence ne connaissent pas de genre. Cette étape encourageante vers une participation égale des femmes dans des rôles clés renforce l’idée que la diversité renforce la force des missions de maintien de la paix.

L’annonce de Khady Fall à la tête de la mission de maintien de la paix au Congo représente un progrès significatif vers l’égalité des genres et une reconnaissance bien méritée du rôle essentiel que les femmes peuvent jouer dans la préservation de la paix mondiale. Nous espérons que cette nomination servira de modèle pour d’autres initiatives similaires et continuera à ouvrir la voie à un avenir où le leadership féminin dans les missions de maintien de la paix deviendra la norme plutôt que l’exception.

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