Le drame survenu mercredi à Farafenni, en Gambie, continue de livrer son lourd bilan. Initialement annoncé comme particulièrement meurtrier, l’accident de la circulation impliquant deux véhicules en provenance du Sénégal a vu son bilan officiellement réévalué à quinze victimes, dont sept morts et sept blessés graves, selon des sources concordantes.
S’exprimant auprès de PressAfrik, le président du mouvement des chauffeurs patriotes, Birane Diagne, a indiqué que « sept personnes sont décédées sur le coup » à la suite de la violente collision. Une information confirmée par le commandant Yatma Dièye, chef de la Division informations et relations publiques de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (Bnsp) du Sénégal. Dans des déclarations rapportées par le quotidien L’Observateur, l’officier a toutefois précisé qu’il s’agissait d’un « bilan provisoire », faisant état de quinze victimes au total, dont sept blessés graves et un blessé léger.
Le choc, d’une extrême violence, a rendu l’identification de certaines victimes particulièrement difficile. Selon les secours, deux des personnes décédées se trouvaient dans un état ne permettant pas une identification immédiate. Les corps sans vie ont été acheminés vers différentes structures sanitaires du Sénégal, six d’entre eux ayant été déposés à l’hôpital régional de Kaolack, tandis qu’un autre a été transféré à Nioro du Rip, dans le centre-ouest du pays.
Face à la gravité des blessures enregistrées, les autorités sénégalaises ont rapidement activé un dispositif d’évacuation sanitaire d’urgence. Une prise en charge par voie aérienne a été organisée afin de transférer les blessés vers Dakar, où ils doivent bénéficier de soins spécialisés dans des structures mieux équipées.
Pour rappel, l’accident s’est produit le mercredi 7 janvier aux environs de 11 heures, à quelques centaines de mètres du camp militaire de Farafenni. Un minibus de type « Cheikhou-Cherifou », d’une capacité de 15 places et en provenance de la gare routière de Ziguinchor, est entré en collision frontale avec un bus de plus de 60 places circulant en sens inverse. Les circonstances exactes du drame restent à déterminer, même si des témoignages évoquent une manœuvre dangereuse sur cet axe réputé pour sa forte fréquentation et sa dangerosité.
Ce nouveau drame relance une fois de plus le débat sur la sécurité routière le long de la Transgambienne, un corridor stratégique mais tristement célèbre pour la fréquence des accidents mortels. En attendant les conclusions de l’enquête ouverte par les autorités gambiennes, les familles des victimes, elles, pleurent encore leurs proches, tandis que l’émotion reste vive des deux côtés de la frontière.

