Moustapha Diop rattrapé par la justice : une double inculpation qui fait vaciller l’ancien ministre

Le couperet est tombé. L’ancien ministre de l’Industrie et député-maire de Louga, Moustapha Diop, est désormais officiellement inculpé pour complicité de détournement de deniers publics, dans un dossier tentaculaire qui mêle argent public, immunités politiques et une comptable au cœur du scandale. Le journal L’Observateur a levé le voile sur cette affaire explosive qui pourrait signer la fin d’un parcours politique jusque-là jalonné d’influence.

À l’origine de l’enquête, un trou béant de 766 millions de francs CFA dans les comptes publics. L’enquête a mené à Tabaski Ngom, ancienne comptable de l’Agence de promotion des sites industriels (Aprosi) puis de la Commission de régulation du secteur de l’électricité (CRSE). Inculpée en janvier 2025 pour une impressionnante série de délits — association de malfaiteurs, détournement, blanchiment, piratage informatique et entrave à un système de données — elle est aujourd’hui la principale pièce à conviction dans cette affaire.

Selon L’Observateur, Ngom aurait formellement désigné Moustapha Diop comme bénéficiaire d’une partie des fonds détournés, affirmant lui avoir remis des espèces en main propre. Une accusation qui a changé la donne judiciaire.

Jusqu’à récemment, les poursuites étaient bloquées. Moustapha Diop bénéficiait d’une double immunité : ministérielle, pour les faits commis en tant que membre du gouvernement, et parlementaire, en tant que député à l’Assemblée nationale. Le collège des juges d’instruction financiers avait donc jugé irrecevable toute inculpation en l’état.

Mais la Chambre d’accusation du Pool judiciaire financier a balayé cette lecture juridique. Dans une décision rendue ce mercredi, elle a infirmé l’ordonnance des juges instructeurs et estimé que Moustapha Diop n’avait pas agi dans le cadre strict de ses fonctions ministérielles. Il peut donc être poursuivi comme un justiciable ordinaire.

Moustapha Diop n’est pas seul à être éclaboussé. L’enquête révèle un réseau de bénéficiaires présumés, parmi lesquels :

Mor Guèye, opérateur économique, actuellement en détention. Il aurait perçu des fonds détournés via deux de ses sociétés. Djim Momath Ba, ancien directeur général de l’Aprosi et maire de Nioro. Cité par Tabaski Ngom, il a évité la détention préventive en consignant 90 millions FCFA.

Cette inculpation pour complicité de détournement vient s’ajouter à une autre affaire : celle des fonds Forces Covid-19, pour laquelle Moustapha Diop est déjà dans le viseur de la Haute cour de justice. Il fait donc désormais face à une double inculpation, ce qui menace lourdement son avenir politique et l’expose à de potentielles peines pénales.

Gestion des fonds anti-COVID : Moustapha Diop face à la Haute Cour de Justice ce 4 juillet

L’ancien ministre du Développement industriel et des PME-PMI, Moustapha Diop, comparaîtra ce vendredi 4 juillet 2025 devant la Commission d’instruction de la Haute Cour de Justice. Cette audition au fond marque une étape décisive dans la procédure judiciaire enclenchée contre lui pour détournement présumé de fonds publics.

Selon la journaliste Maty Sarr Niang, l’ex-ministre est poursuivi pour sa gestion controversée d’un montant de 2,5 milliards de francs CFA, alloué par l’État du Sénégal dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la COVID-19. Ces ressources étaient destinées à appuyer les entreprises frappées de plein fouet par la crise sanitaire, notamment à travers des programmes d’accompagnement ciblés pour les petites et moyennes entreprises.

À l’issue d’une première audition devant la Commission d’instruction, Moustapha Diop a été placé sous mandat de dépôt, décision qui a suscité de nombreuses réactions dans la classe politique et dans l’opinion publique. Plusieurs observateurs y voient un signal fort de la nouvelle ère de reddition des comptes que le régime du président Bassirou Diomaye Faye entend instaurer.

Les faits qui lui sont reprochés portent, selon des sources judiciaires, sur des irrégularités dans l’attribution des financements, l’absence de justificatifs d’usage, et le non-respect des procédures de passation de marchés. L’audition de ce vendredi pourrait permettre d’approfondir les responsabilités et les circuits de décision autour de l’utilisation de ces fonds.

Moustapha Diop, ancien maire de Louga et figure influente du régime précédent, rejette toutes les accusations portées contre lui. Ses avocats dénoncent une procédure « précipitée » et affirment que leur client n’a agi qu’en respectant les directives gouvernementales de l’époque.

Ce dossier s’inscrit dans une série d’enquêtes menées par la Haute Cour de Justice visant plusieurs anciens dignitaires soupçonnés de malversations. Il pourrait avoir des implications politiques importantes, au regard du poids de Moustapha Diop dans l’ancien dispositif étatique et de l’impact symbolique d’un procès pour détournement de fonds en pleine crise sanitaire.

Moustapha Diop face à la justice : un procès décisif en vue dans l’affaire des 2,5 milliards FCFA

L’ancien ministre du Développement industriel et des Petites et Moyennes Industries, Moustapha Diop, sera entendu au fond la semaine prochaine par la Haute Cour de justice. Une audience cruciale s’annonce dans cette affaire tentaculaire aux allures de scandale d’État, portant sur un préjudice présumé de 2,5 milliards de francs CFA.

Inculpé et placé sous mandat de dépôt le 22 mai 2025 par la commission d’instruction, l’ex-ministre est poursuivi pour une série de chefs d’accusation particulièrement lourds : association de malfaiteurs, corruption, concussion, prise illégale d’intérêts, faux et usage de faux en écritures privées, détournement de deniers publics, escroquerie portant sur des fonds publics, blanchiment de capitaux, et complicité.

Au cœur de cette affaire : un marché public attribué à l’entreprise Sokamousse, portant sur la fourniture de 6,25 millions de masques dans le contexte de la crise sanitaire. Selon un rapport de la Cour des comptes, la société adjudicataire n’aurait livré qu’un peu plus de la moitié des quantités prévues, alors même que l’ensemble des paiements aurait été effectué. Une irrégularité présumée qui a entraîné l’ouverture d’une information judiciaire.

Le fournisseur a toujours réfuté ces accusations, avançant que la commande a été honorée selon les termes du contrat. Pour sa part, Moustapha Diop a tenté de se dédouaner en brandissant des documents justificatifs : bordereaux de livraison, procès-verbaux de réception, et courriers de validation. Entouré de ses avocats, Me Oumar Youm et Me Baboucar Cissé, il a soutenu que « le marché des masques a été intégralement réalisé ».

Mais ces éléments n’ont pas convaincu la commission d’instruction. Contrairement au patron de Sokamousse, qui a évité la détention provisoire en versant une caution de 930 millions FCFA, l’ancien ministre reste en détention. Sa nouvelle comparution, en présence du fournisseur, devrait permettre d’éclaircir les zones d’ombre de ce dossier explosif.

Moustapha Diop, ex-ministre du Développement industriel, emprisonné dans des conditions « VIP » à Rebeuss

Placé sous mandat de dépôt le jeudi 22 mai dernier, l’ancien ministre du Développement industriel, Moustapha Diop, vit son incarcération à la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Rebeuss dans des conditions qui ne laissent pas indifférents.

Selon les informations rapportées par le journal Les Échos, Moustapha Diop est actuellement logé à la chambre 37, un espace connu dans l’univers carcéral comme étant l’une des cellules dites « VIP ». Cette chambre, contrairement aux cellules classiques souvent surpeuplées, est dotée de lits individuels et accueille un nombre très restreint de détenus, ce qui la rend beaucoup plus confortable.

Toujours d’après la même source, Moustapha Diop ne partage pas sa cellule avec d’autres personnalités de l’ancien régime. Cette précision vient alimenter le débat récurrent sur les conditions de détention jugées « aménagées » pour certains dignitaires politiques, souvent en décalage avec le quotidien difficile de la majorité des pensionnaires de Rebeuss. Ce traitement différencié suscite, comme à l’accoutumée, des interrogations au sein de l’opinion publique.

Malgré cette situation judiciaire délicate, l’ancien ministre affiche, selon Les Échos, une attitude calme et digne. Il reste serein face aux procédures en cours et semble prêt à les affronter avec retenue et détermination. En attendant une éventuelle audience ou une évolution dans son dossier, Moustapha Diop s’installe dans une posture de patience et de résilience.

DERNIÈRE MINUTE – Haute cour de justice : Moustapha Diop envoyé en prison

L’ancien ministre du Développement industriel et des PME-PMI, Moustapha Diop, a été placé sous mandat de dépôt ce jeudi 22 mai 2025, à l’issue de son audition par la Commission d’instruction de la Haute cour de justice.

Député-maire de Louga, Moustapha Diop est poursuivi pour détournement de deniers publics portant sur un montant de 930 millions de francs CFA. Cette inculpation fait suite aux révélations contenues dans le rapport définitif de la Cour des comptes sur la gestion du Fonds de riposte et de solidarité contre les effets de la Covid-19, connu sous le nom de Force-Covid-19.

Selon les conclusions des enquêteurs, le ministère dirigé à l’époque par M. Diop avait bénéficié d’un montant total de 2,5 milliards de francs CFA destiné à l’acquisition de masques de protection. Toutefois, ces fonds publics ont été transférés depuis le compte de dépôt du Trésor public vers un compte privé ouvert à la Bank of Africa, géré personnellement par Moustapha Diop. Ce dernier aurait été le seul ordonnateur des paiements, ce qui constitue une violation flagrante des règles en matière de gestion financière publique.

L’affaire prend une tournure plus préoccupante avec la commande de 250 000 masques, d’une valeur de 930 millions de francs CFA, qui aurait été réglée en espèces directement par l’ancien ministre. Des mouvements financiers jugés suspects ont également été identifiés sur les comptes de M. Diop. Ces comptes ont enregistré des dépôts importants émanant de tiers dont l’identité n’a pas encore été révélée.

Cette arrestation marque une nouvelle étape dans les poursuites engagées par l’État contre plusieurs anciens responsables impliqués dans la mauvaise gestion du fonds Force-Covid. Le dossier de Moustapha Diop sera désormais examiné en profondeur par la Haute cour de justice, seule juridiction habilitée à juger les anciens membres du gouvernement pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions.

La suite de l’instruction déterminera si d’autres poursuites ou arrestations pourraient suivre dans cette affaire aux ramifications potentiellement vastes.

Mise en accusation : voici le projet de résolution pour traduire Moustapha Diop devant la Haute Cour de justice

L’Assemblée nationale examine ce jeudi une résolution visant à déférer Moustapha Diop, ancien ministre du Développement industriel et des Petites et Moyennes Industries sous Macky Sall, devant la Haute Cour de justice.

PROJET DE RESOLUTION PORTANT MISE EN ACCUSATION DEVANT LA HAUTE COUR DE JUSTICE DE MONSIEUR MOUSTAPHA DIOP ANCIEN MINISTRE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL ET DES PETITES ET MOYENNES INDUSTRIES 

La Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains, après avoir délibéré, en sa séance du 02 mai 2025, a adopté à la majorité, le projet de résolution dont la teneur suit: 

Considérant qu’il résulte du Rapport définitif de la Cour des Comptes sur le contrôle de la gestion du fonds de riposte et de solidarité contre les effets de la Covid-19 (Forces COVID), et subséquemment de l’enquête effectuée par la Division des Investigations Criminelles que le Ministère du Développement industriel et des Petites et Moyennes Industries, avait bénéficié d’un montant de 2.500.000.000 F CFA pour l’acquisition de masques: 

Ce montant avait été viré dans le compte de dépôt n° 422048 intitulé « Fonds d’appui à la promotion des Petites et Moyennes Entreprises» ouvert à la trésorerie générale puis, transféré dans un compte ouvert à la Bank Of Africa (BOA) par ledit Ministère: 

Considérant qu’il est ressorti de l’enquête et du rapport de la Cour des Comptes qu’en violation de l’article 11 alinéa 2 de l’arrêté n° 21136 du 21 novembre 2017 portant condition d’ouverture, de fonctionnement et de clôture des comptes de dépôt, le Ministre Moustapha DIOP a nommé un gestionnaire dudit compte, portant le même nom, seul ordonnateur des paiements et des décaissements. 

Entendu à son tour, monsieur Ibrahima Macodou FALL, Directeur général de la societé COMASET, a reconnu avoir exécuté une commande de fournitures de 250.000 masques pour un montant de 100.000.000 F CFA reçu intégralement en espèce des mains du Ministre Moustapha DIOP. 

En outre, les enquêteurs ont découvert que les comptes courant et d’épargne du gestionnaire Moustapha DIOP, ouverts dans les livres de la banque UBA ont bien connu des mouvements durant la période de la Covid-19 par des dépôts importants effectués essentiellement par les nommés Mouhamadou SECK et Fatima DIENG. 

Considérant que selon l’article 101 de la Constitution, « le Premier Ministre et les autres membres du Gouvernement sont pénalement responsables des actes accomplis dans l’exercice de leurs fonctions et qualifiés crimes ou délits au moment où ils ont été commis. Ils sont jugés par la Haute Cour de Justice ».   

Considérant que les faits ci-dessus révélés laissent apparaitre des indices et présomptions graves et concordants d’association de malfaiteurs, de concussion, de corruption, de prise illégale d’intérêts, de faux et usage de faux en écritures privées de commerce ou de banque, de détournement de deniers publics, d’escroquerie portant sur des deniers publics, de blanchiment de capitaux et complicité de ces chefs, contre Monsieur Moustapha DIOP, ancien Ministre du Développement industriel et des Petites et Moyennes Industries; 

Considérant que lors de la commission de ces faits révélés par l’enquête de police, Monsieur Moustapha DIOP exerçait des fonctions ministérielles: 

Considérant que ces faits prévus et punis par les articles 238, 239, 159, 160, 161, 162, 156, 157, 135, 136, 152, 153, 45, 46 du Code pénal, 140 du Code de procédure pénale et la loi 2024-08 du 14 février 2024 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive, abrogeant et remplaçant la loi n° 2018-03 du 23 février 2018 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. 

Que de tels faits méritent d’être portés devant la Haute Cour de Justice: 

Décide de la mise en accusation devant la Haute Cour de Justice de Monsieur Moustapha DIOP, ancien Ministre du Développement industriel et des Petites et Moyennes Industries, conformément à l’article 101 de la Constitution, 17 et suivants de la loi n° 2002-10 du 22 février 2002 portant loi organique sur la Haute Cour de Justice, modifiée.

Levée de l’immunité parlementaire de Moustapha Diop : la justice sénégalaise resserre l’étau autour des anciens ministres

L’Assemblée nationale du Sénégal a voté la levée de l’immunité parlementaire de Moustapha Diop, ancien ministre du Développement industriel et actuel député-maire de Louga. Cette décision intervient dans le cadre de l’enquête sur la gestion du Fonds Force Covid-19, un fonds spécial mis en place pour faire face aux conséquences sanitaires et économiques de la pandémie.

Moustapha Diop est soupçonné de détournement de deniers publics portant sur un montant de 2,5 milliards de francs CFA. Une accusation grave, qui marque une nouvelle étape dans les enquêtes visant plusieurs anciens responsables du régime de l’ex-président Macky Sall.

Réagissant à la levée de son immunité, Moustapha Diop a minimisé les faits qui lui sont reprochés, qualifiant la somme en question de « modique ». « Les 2,5 milliards, c’est 0,025 % des fonds. C’est comme prendre une tasse d’eau de la mer », a-t-il déclaré, avant de s’interroger : « Où sont ceux qui avaient 500 milliards, 400, 300 milliards. Pourquoi moi ? »

Cette sortie a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux et dans les médias. Beaucoup y voient une tentative de relativiser la gravité des faits ou de détourner l’attention, alors que la justice tente d’établir les responsabilités dans la gestion opaque du fonds.

Avec la levée de son immunité parlementaire, Moustapha Diop pourra désormais être entendu par les autorités judiciaires. Il pourrait être traduit devant la Haute Cour de justice, la juridiction compétente pour juger les membres du gouvernement pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de reddition des comptes, dans lequel plusieurs anciens ministres sont dans le viseur de la justice. Le gouvernement actuel affirme vouloir faire toute la lumière sur l’utilisation des 1 000 milliards de francs CFA mobilisés pendant la crise sanitaire.

Pour de nombreux Sénégalais, cette série d’enquêtes marque un tournant dans la lutte contre la corruption et l’impunité. La gestion du Fonds Force Covid-19 avait déjà fait l’objet de rapports accablants de la Cour des comptes, dénonçant de graves irrégularités dans l’attribution de marchés et l’utilisation des fonds.

Alors que l’opinion publique attend des actes forts, l’affaire Moustapha Diop pourrait faire figure de test pour les institutions judiciaires et politiques du pays. Elle pose également la question de la responsabilité collective dans la gestion des ressources publiques en période de crise.

Affaire à suivre.

Assemblée nationale : L’immunité parlementaire de Moustapha Diop levée

L’Assemblée nationale du Sénégal a officiellement levé, ce vendredi, l’immunité parlementaire de Moustapha Diop, député-maire de Louga et ancien ministre du Développement industriel. La décision, largement soutenue par les députés, marque un tournant dans l’évolution judiciaire de cette figure politique.

Sur les 124 parlementaires présents lors de la séance plénière, 116 ont voté pour la levée de l’immunité, tandis que 8 s’y sont opposés. Aucun député ne s’est abstenu. Ce vote fait suite à une demande formulée par le ministre de la Justice, relayée par une correspondance du Procureur général près la Cour d’appel de Dakar. L’Assemblée a ainsi entériné la résolution soumise par la Commission Ad hoc, spécialement mise en place pour statuer sur ce dossier.

Cette levée d’immunité ouvre désormais la voie à des poursuites judiciaires contre Moustapha Diop, dont les ennuis judiciaires restent pour l’instant non détaillés publiquement. Toutefois, cette procédure souligne la volonté des autorités de renforcer la transparence et la redevabilité au sein de la classe politique.

L’ancien ministre, réputé pour son influence dans la région de Louga, pourrait donc bientôt faire face à la justice, sauf rebondissement dans les jours à venir. En attendant, cette affaire suscite de vifs commentaires au sein de l’opinion publique et sur les réseaux sociaux.

Affaire des Fonds Covid : Moustapha Diop se rend à la justice et est écroué pour un détournement de 930 millions de Fcfa

Dans un développement majeur de l’affaire des Fonds Covid, Moustapha Diop, ancien responsable au ministère du Développement industriel, a surpris tout le monde en se livrant spontanément à la justice, mettant fin à plusieurs jours de rumeurs sur sa cavale. Présumé en fuite, il a finalement comparu hier devant le juge du deuxième cabinet, en compagnie de son avocat. À l’issue de l’audition, il a été inculpé pour détournement de fonds publics portant sur la somme colossale de 930 millions de Fcfa et placé sous mandat de dépôt. Il a passé sa première nuit derrière les barreaux, marquant ainsi un tournant décisif dans cette enquête à tiroirs.

Cette affaire, qui ébranle progressivement les sphères administratives, n’en est pas à ses premières révélations. Avant Moustapha Diop, Ndèye Aminata Loum, ancienne directrice de l’Agence de gestion et de coopération (Dage), ainsi que Bamba Amar, avaient déjà été inculpés pour des faits similaires. Ces arrestations en cascade dévoilent un vaste réseau de malversations, dont les ramifications semblent s’étendre à plusieurs ministères et agences liés à la gestion des fonds d’urgence durant la pandémie.

Le même jour, un autre nom est venu s’ajouter à la liste : Aliou Sow, ancien Dage du ministère du Développement communautaire. Lui aussi a été visé par la justice, bien que son sort ait été plus clément. Il a été assigné à résidence sous bracelet électronique, une mesure que certains observateurs expliquent par les garanties financières fournies par des importateurs de riz, dont le rôle dans cette affaire intrigue.

La justice sénégalaise semble déterminée à faire toute la lumière sur les détournements présumés autour des fonds destinés à atténuer les impacts de la crise sanitaire. Avec la multiplication des inculpations, cette enquête pourrait encore réserver de nouvelles surprises, alors que l’opinion publique réclame transparence et reddition de comptes dans la gestion des ressources publiques.

Procédure de mise en accusation : Mansour Faye et Moustapha Diop dans le viseur de l’Assemblée nationale

L’Assemblée nationale sénégalaise s’apprête à franchir un cap important dans le cadre de la reddition des comptes prônée par le président Bassirou Diomaye Faye. Selon des informations révélées par L’Observateur, une procédure de mise en accusation visant deux anciens ministres du régime précédent s’ouvre cette semaine. Mansour Faye, ancien ministre du Développement communautaire, de l’Équité sociale et territoriale, et Moustapha Diop, ex-ministre du Développement industriel et des Petites et moyennes industries, sont les premiers à être concernés par cette démarche judiciaire.

Cette initiative parlementaire s’inscrit dans le prolongement de l’enquête sur la gestion des 740 milliards de FCFA mobilisés dans le cadre de la lutte contre les effets de la pandémie de Covid-19. La Cour des comptes avait, dans son rapport, soulevé de nombreuses irrégularités dans l’utilisation de ces fonds, notamment des marchés fictifs, des décaissements jugés irréguliers, ainsi que des paiements pour des prestations jamais réalisées.

La procédure parlementaire s’ouvre par la convocation du Bureau de l’Assemblée nationale, suivie de celle de la Conférence des présidents. Ces deux étapes institutionnelles permettront la désignation des membres de la Commission des lois, qui jouera un rôle clé avant l’ouverture des sessions plénières prévues dès le début de la semaine prochaine.

Les deux anciens ministres devront ensuite être entendus par la Commission d’instruction de la Haute Cour de justice, seule habilitée à juger d’anciens membres du gouvernement pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions. Leur audition portera sur des faits précis mis en lumière par les investigations de la Cour des comptes.

Lors d’une récente conférence de presse conjointe du Procureur général, du Procureur de la République et du Parquet financier, il a été confirmé que les dossiers de cinq anciens ministres ont été transmis à l’Assemblée nationale. Cette première vague, cependant, ne concerne que Mansour Faye et Moustapha Diop.

Les chefs d’inculpation potentiels sont lourds : détournement de deniers publics, escroquerie portant sur des fonds publics, concussion et corruption. D’autres ministères tels que ceux des Mines, de la Santé, de la Femme et de la Famille, figurent également parmi ceux visés par les rapports transmis, laissant présager d’autres procédures à venir.

Avec cette procédure inédite sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye, le Sénégal entre dans une nouvelle ère de gouvernance, où les principes de transparence et de redevabilité semblent vouloir s’imposer. Cette affaire sera sans nul doute un test majeur pour les institutions républicaines, mais aussi pour la crédibilité de la promesse de rupture portée par le nouveau régime.

Disparition de Moustapha Diop : Le Sénégal pleure une légende du cinéma et de la télévision

C’est avec une immense tristesse que nous avons appris le rappel à Dieu de Moustapha Diop, figure emblématique du cinéma et de la télévision sénégalaise. Son départ laisse un vide immense dans le paysage culturel national, tant il a marqué des générations par son talent, sa prestance, et son engagement pour l’art et la transmission des valeurs à travers l’écran.

Acteur au charisme rare, Moustapha Diop a su traverser les époques et imposer son empreinte dans des rôles qui resteront gravés dans la mémoire collective. Des séries télévisées aux grandes productions cinématographiques, il a incarné avec justesse et émotion des personnages forts, profondément ancrés dans la réalité sénégalaise.

Au-delà de sa carrière d’acteur, Moustapha Diop était aussi un mentor pour beaucoup de jeunes artistes. Il a contribué à l’émergence de nombreux talents, partageant avec générosité son expérience et sa passion pour le métier.

Aujourd’hui, le monde de la culture est en deuil. Les hommages affluent de toutes parts, saluant l’homme de conviction, le professionnel rigoureux, mais aussi l’ami fidèle et discret qu’il était.

Nous prions pour le repos de son âme et adressons nos condoléances les plus attristées à sa famille, ses proches, ainsi qu’à toute la communauté artistique sénégalaise.

Qu’Allah, dans Son infinie miséricorde, l’accueille au paradis céleste et lui accorde le repos éternel.

Repose en paix, Moustapha Diop. Ta lumière continuera de briller à travers tes œuvres.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°427 – 22 ET 23/03/2025

🔴 INFIDÉLITÉ CONJUGALE : 39% DES DIVORCÉES SE LIVRENT SANS FILTRE !
🔴 LEVÉE D’IMMUNITÉ PARLEMENTAIRE : MOUSTAPHA DIOP À L’AUTEL POUR TABASKI

🔴 QUALIF’ MONDIAL 2026 : PAPE THIAW : « L’OBJECTIF EST DE TERMINER 1er DU GROUPE »
🔴 ÉQUIPE NATIONALE : ILAY CAMARA REJOINT LA « TANIÈRE »

Assemblée nationale : La levée de l’immunité parlementaire du député Moustapha Diop adoptée à une large majorité

L’Assemblée nationale du Sénégal a voté, ce jeudi 20 mars 2025, la levée de l’immunité parlementaire du député Moustapha Diop. Cette décision, prise à une large majorité de 128 voix pour, 3 contre et 10 abstentions, ouvre la voie à des poursuites judiciaires contre l’élu, conformément à la demande des juges d’instruction du Pôle judiciaire financier (PJF).

La procédure avait été initiée par la commission ad hoc chargée d’examiner la requête de la justice. Après un examen approfondi du dossier, ladite commission s’était prononcée en faveur de la levée de l’immunité parlementaire du député, estimant que les éléments avancés par les magistrats des premier et cinquième cabinets du PJF étaient sérieux, sincères et suffisamment étayés.

Ce rapport a ensuite été soumis à la plénière, qui a suivi la même dynamique. Lors des débats, le président de la commission des lois et le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, ont exposé les motivations de la demande judiciaire, soulignant la nécessité de permettre à la justice de faire la lumière sur cette affaire.

Face à cette décision, le député Moustapha Diop a affirmé sans détour qu’il était prêt à répondre aux convocations des autorités judiciaires afin de défendre son honneur contre les accusations portées par Tabaski Ngom.

« Je suis un homme intègre et je n’ai rien à me reprocher. C’est pourquoi je me tiens à la disposition de la justice pour que toute la vérité éclate », a-t-il déclaré à l’issue du vote.

La séance plénière a été marquée par une participation active des députés, dont une majorité a jugé légitime de permettre à la justice de suivre son cours. Le gouvernement était représenté par le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, ainsi que par le ministre du Travail, Abass Fall.

Cette levée d’immunité parlementaire ouvre ainsi un nouveau chapitre dans cette affaire, qui sera désormais instruite par le Pôle judiciaire financier.

Levée de l’immunité parlementaire de Moustapha Diop : l’Assemblée nationale ouvre la voie à des poursuites judiciaires

L’Assemblée nationale a tranché. Lors d’une session plénière tenue après les travaux de la Commission ad hoc, les députés ont voté en faveur de la levée de l’immunité parlementaire de Moustapha Diop. L’ancien ministre, désormais privé de la protection que lui conférait son statut de député, pourrait faire face à des poursuites judiciaires dans les prochains jours.

Sur les 141 députés ayant pris part au vote, 128 ont approuvé la levée de l’immunité, tandis que 10 se sont abstenus et seulement 3 ont voté contre. Un fait notable retient l’attention : parmi les abstentionnistes figurent des membres de la mouvance présidentielle, qui ont ainsi souhaité exprimer leur soutien à leur collègue sans s’opposer frontalement à la décision majoritaire.

Moustapha Diop, convoqué à plusieurs reprises devant la Commission ad hoc, puis en séance plénière, a répondu présent à chaque appel. Face à ses pairs, il a plaidé son innocence avec vigueur, rejetant en bloc les accusations portées contre lui. Lors de son intervention, il a exhorté les parlementaires à rejeter la demande de levée d’immunité, dénonçant une démarche qu’il juge infondée et politiquement orientée.

Malgré ses plaidoyers, la majorité des députés a opté pour une autre voie. Cette décision ouvre désormais la voie à des poursuites judiciaires à l’encontre de Moustapha Diop, dont les prochaines semaines s’annoncent décisives sur le plan judiciaire et politique.

Affaire Tabaski Ngom : Le député-maire Moustapha Diop brise le silence à l’Assemblée nationale

Pour la première fois depuis son élection, le député-maire de Louga, Moustapha Diop, a pris la parole ce jeudi à l’Assemblée nationale. Face à ses collègues parlementaires, il a décidé de s’exprimer publiquement sur l’affaire qui secoue l’opinion : le dossier Tabaski Ngom. C’est ce scandale présumé qui a poussé l’élu à sortir de sa réserve, rompant ainsi un long silence qu’il avait gardé depuis le début de la législature.

« Je n’ai rien à me reprocher »

D’un ton ferme et sûr de lui, Moustapha Diop a rejeté toutes les accusations portées à son encontre. « Si j’ai accepté de me défendre, c’est parce que je n’ai rien à me reprocher. Dans cette affaire, je suis totalement innocent. Cette dame dont vous parlez tente simplement de salir mon honorabilité », a-t-il déclaré, visiblement déterminé à laver son honneur devant ses pairs.

Il a également tenu à clarifier la nature de sa relation avec Tabaski Ngom, ancienne agent comptable particulière (ACP) à la Commission de régulation du secteur de l’énergie (CRSE). « Je n’ai rien à voir dans cette affaire de détournement, même si je connais cette dame depuis 2022 », a-t-il ajouté.

Poursuivant son intervention, le parlementaire a raconté les circonstances dans lesquelles il a connu Tabaski Ngom. Selon ses dires, leur relation serait strictement d’ordre privé, sans aucun lien avec les affaires financières qui font aujourd’hui l’objet d’une vive polémique. Il n’a toutefois pas donné davantage de détails sur le contexte de leur rencontre ni sur la nature exacte de leurs échanges depuis 2022.

Cette sortie de Moustapha Diop intervient dans un contexte où les rumeurs et spéculations autour de l’affaire Tabaski Ngom alimentent les débats aussi bien dans les médias que dans les milieux politiques. Pour certains observateurs, cette prise de parole du député-maire marque un tournant, car elle montre sa volonté de prendre à bras-le-corps la défense de son image, à un moment où des soupçons de détournement planent sur plusieurs acteurs publics.

Reste désormais à savoir si les clarifications de Moustapha Diop suffiront à calmer la tempête autour de cette affaire ou si de nouvelles révélations viendront relancer la polémique.

Levée d’immunité parlementaire de Moustapha Diop : l’Assemblée nationale se réunit cet après-midi

L’Assemblée nationale se réunira ce vendredi à 15 heures pour statuer sur une question brûlante : la levée de l’immunité parlementaire du député-maire de Louga, Moustapha Diop. Un rendez-vous décisif qui pourrait marquer un tournant dans la carrière politique de l’ancien ministre.

Moustapha Diop, mis en cause dans une affaire de détournement présumé de deniers publics portant sur un montant de 734 millions de francs CFA à la Commission nationale du secteur de l’énergie (CNSR), devra faire face à son destin parlementaire dans les prochaines heures. À l’issue de son audition devant la commission ad hoc ce mercredi, l’édile de Louga s’est montré serein, affirmant n’avoir “rien à se reprocher”.

Mais la configuration actuelle de l’hémicycle ne joue pas en sa faveur. Avec les 130 députés du groupe majoritaire Pastef – Les Patriotes, la probabilité que Moustapha Diop conserve son immunité est quasi nulle. Un scénario qui rappelle celui de Mouhamadou Ngom, dit Farba, également “livré” par l’Assemblée dans un contexte similaire.

Une fois la levée de l’immunité actée, le dossier sera transmis au Pool judiciaire financier. C’est d’ailleurs le juge d’instruction financier qui a sollicité le Garde des Sceaux en vue d’obtenir cette levée, afin de pouvoir auditionner le député-maire de Louga.

Dans cette affaire, l’accusation repose en partie sur une dénonciation de l’Inspectrice générale du Trésor, déjà placée sous mandat de dépôt. Les prochaines heures seront donc cruciales pour Moustapha Diop, désormais à la croisée des chemins entre défense politique et poursuites judiciaires.

Levée de l’immunité parlementaire de Moustapha Diop : l’Assemblée se prononcera ce vendredi

Le dossier Tabaski Ngom, dans lequel le député Moustapha Diop est impliqué, prend un tournant décisif. Ce vendredi 21 mars 2025, les députés se réuniront en plénière pour examiner la demande de levée de l’immunité parlementaire du maire de Louga. L’Assemblée nationale, à travers un communiqué de presse, a annoncé que la Commission ad hoc, qui a auditionné l’ancien ministre, soumettra ses conclusions lors de cette séance cruciale.

L’ordre du jour de la séance plénière, prévue pour 15 heures, se concentrera sur l’examen de la demande concernant la levée de l’immunité parlementaire du député Moustapha Diop. La Commission ad hoc a été chargée de statuer sur cette affaire et ses conclusions seront soumises à l’Assemblée pour validation.

Dans cette affaire, Tabaski Ngom, inspectrice du Trésor et ancienne agente-comptable de l’APROSI, placée sous mandat de dépôt, est poursuivie pour détournement présumé de fonds publics. Elle aurait décaissé 700 millions de FCFA qu’elle aurait prêtés à Moustapha Diop pour financer sa campagne électorale lors des dernières élections législatives. Momath Ba, l’ancien Directeur général de l’APROSI, également cité dans l’affaire, a versé une caution de 90 millions de FCFA pour bénéficier d’un contrôle judiciaire.

Le député Moustapha Diop, pour la première fois, a pris la parole sur cette affaire dans une interview exclusive accordée à Jacob Post TV. Il a fermement démenti les accusations, précisant : « J’ai financé intégralement ma campagne électorale avec mes propres fonds. Tout l’argent que j’ai utilisé peut être retracé. Par conséquent, je n’ai rien à cacher. Si on demandait aux candidats de justifier leur financement, je serais le premier à le faire. »

Affaire du prêt non remboursé : Moustapha Diop, seul contre tous devant la commission ad hoc

L’audition du député-maire de Louga, Moustapha Diop, devant la commission ad hoc de l’Assemblée nationale, a pris des allures de bras de fer politique et judiciaire. Accusé par l’inspectrice du Trésor Tabaski Ngom d’un prêt non remboursé, l’élu a choisi d’affronter seul les membres de la commission, sans avocat ni accompagnant, affichant une sérénité assumée.

Présent dès 14h30, soit une demi-heure avant l’heure officielle de convocation, Moustapha Diop a voulu donner le ton : celui d’un homme déterminé à s’expliquer, sans faux-fuyants. Pendant plus de deux heures, il a répondu aux questions des parlementaires, sans esquive. « Je me suis présenté seul, sans avocat, prêt à répondre à toutes les questions », a-t-il confié dans un entretien exclusif accordé à L’Observateur, soulignant ainsi sa volonté de transparence.

Mais l’audition a révélé une première zone d’ombre : l’écart entre le montant évoqué par la plaignante — 700 millions de FCFA — et celui mentionné dans le rapport de la commission — 300 millions. Une contradiction que Moustapha Diop n’a pas manqué de relever : « Quand j’ai demandé des preuves, ils m’ont répondu qu’elle avait déclaré que je l’avais maraboutée. C’est très léger comme argument », a-t-il ironisé.

Autre point de friction : la volonté de la commission de lever son immunité parlementaire. « On m’a dit que j’étais entendu à titre de simple témoin. Mais alors, pourquoi vouloir lever mon immunité alors que je suis prêt à répondre à la justice ? », s’interroge-t-il. Une position qu’il assume pleinement, allant jusqu’à proposer lui-même de renoncer à cette protection : « Je suis prêt à lever mon inviolabilité pour répondre directement », a-t-il martelé.

Moustapha Diop veut faire de cette affaire un exemple de sa transparence et de sa bonne foi. En refusant tout accompagnement juridique, il entend prouver qu’il n’a rien à cacher. Mais cette posture suffira-t-elle à apaiser les tensions ou à convaincre la commission de l’abandonner à la seule justice ?

Pour l’instant, le mystère demeure entier. La commission ad hoc poursuivra-t-elle la procédure de levée d’immunité ? La justice s’en saisira-t-elle rapidement ? En attendant, cette confrontation n’a fait qu’épaissir les zones d’ombre d’un dossier aux allures de duel judiciaire inévitable.

Affaire des 700 millions : Moustapha Diop clame son innocence et répond à Tabaski Ngom

Au lendemain de son passage devant la commission Ad hoc, ce mardi, le député-maire de Louga, Moustapha Diop, est monté au créneau pour défendre son honneur face aux accusations de détournement présumé de plus de 700 millions de francs CFA. S’exprimant sur les ondes de la RFM, l’élu a vigoureusement nié toute implication dans cette affaire, tout en répondant aux graves allégations formulées par Tabaski Ngom.

« La dame dit m’avoir prêté de l’argent et elle n’a montré aucune décharge. Elle dit être maraboutée. Ce qui est sûr et certain, je ne dois de l’argent à personne. En plus, une dette n’est pas un crime. Mais je répète, je ne dois absolument rien à personne », a déclaré Moustapha Diop, balayant ainsi d’un revers de main toutes les accusations portées contre lui.

L’affaire a pris une tournure encore plus polémique après la diffusion d’un message audio adressé par Tabaski Ngom à l’avocat Me Bamba Cissé. Dans cet enregistrement, la dame accuse frontalement le député de l’avoir maraboutée, tout en exprimant sa profonde détresse : « Je ne laisserai pas ce Moustapha Diop gâcher ma vie. Il m’a maraboutée et ridiculisée devant tout le monde et si aujourd’hui il tente de rejoindre le Pastef pour une issue, je serai capable de lui tirer une balle quitte à ce que j’y laisse ma vie. »

Des propos inquiétants qui jettent une lumière crue sur une affaire mêlant soupçons financiers, accusations mystiques et tensions politiques.

Pour l’heure, la commission Ad hoc poursuit son travail et l’Assemblée nationale devrait se prononcer prochainement sur la suite à donner à ce dossier explosif. En attendant, Moustapha Diop, visiblement déterminé à laver son honneur, rejette catégoriquement toutes les charges qui pèsent sur lui.

Affaire Moustapha Diop : Le député-maire de Louga convoqué par la commission ad hoc de l’Assemblée nationale

Le député-maire de Louga et président du parti Farlu, Moustapha Diop, a été convoqué par la commission ad hoc de l’Assemblée nationale le 18 mars 2025 à 15 heures, dans le cadre de l’affaire l’opposant à Tabaski Ngom, une jeune inspectrice du Trésor. Celle-ci affirme lui avoir prêté la somme colossale de 700 millions de FCFA pour financer sa campagne lors des élections législatives. Face à la gravité des accusations, le Parlement a décidé de lever son immunité parlementaire afin de l’entendre officiellement.

Depuis le début du scandale, Moustapha Diop était resté silencieux, laissant les spéculations se multiplier. Cependant, lors d’une interview exclusive accordée à Jacob Post TV, il a pris la parole pour s’expliquer et rassurer ses partisans.

« Je remercie les militants et partisans du Parti Farlu. Je salue leur engagement et soutien dans cette affaire. Il y a une fille qui dit que je lui dois 700 millions de FCFA. Je voudrais à ce propos rassurer mes militantes et militants : dans cette affaire, je suis propre et je n’ai rien à me reprocher. Personne ne peut me poursuivre en justice parce que je lui dois. »

Ces déclarations montrent la volonté de Moustapha Diop de se défendre publiquement et de rétablir sa réputation, alors que l’affaire a suscité un vif débat sur l’intégrité des responsables politiques.

Interrogé sur l’utilisation présumée des 700 millions de FCFA pour financer sa campagne électorale, Moustapha Diop a démenti avec fermeté les accusations :

« J’ai financé intégralement ma campagne électorale avec mes propres fonds. Tout argent que j’ai utilisé peut être retracé. Par conséquent, je n’ai rien à cacher. Si on demandait aux candidats de justifier leur financement, je serais le premier à le faire. »

Ses propos semblent indiquer une transparence quant à l’origine de ses fonds de campagne. Toutefois, ils soulèvent également des questions sur la provenance d’une telle somme, alors même que la loi sénégalaise encadre strictement le financement des campagnes électorales.

De son côté, Tabaski Ngom affirme que le prêt de 700 millions de FCFA a été accordé à Moustapha Diop pour financer sa campagne, une transaction qui, selon elle, était basée sur un accord de confiance. Sa détermination à faire la lumière sur cette affaire a conduit à la levée de l’immunité parlementaire de Moustapha Diop et à sa convocation par la commission ad hoc.

Les prochaines étapes de cette procédure seront cruciales pour déterminer si les allégations de Tabaski Ngom sont fondées ou s’il s’agit, comme le soutient Moustapha Diop, d’une tentative de manipulation à son encontre.

Cette affaire ne se limite pas à un simple différend financier ; elle soulève des questions fondamentales sur la transparence des financements politiques et la responsabilité des élus. Dans un contexte où la lutte contre la corruption et la gestion éthique des fonds publics sont des préoccupations majeures, l’issue de cette affaire pourrait avoir un impact significatif sur la carrière politique de Moustapha Diop et sur la perception publique du parti Farlu.

Levée d’immunité parlementaire : Moustapha Diop auditionné cet après-midi par la commission Ad hoc

Le député-maire de Louga, Moustapha Diop, sera auditionné ce lundi après-midi par la commission Ad hoc de l’Assemblée nationale, chargée d’examiner la demande de levée de son immunité parlementaire. Cette étape cruciale s’inscrit dans le cadre d’une affaire judiciaire retentissante dans laquelle l’édile de Louga est cité.

Selon plusieurs sources médiatiques, Moustapha Diop aurait décidé de répondre personnellement à la convocation et de se défendre devant ses collègues parlementaires. Une posture qui traduit sa volonté d’éclairer les zones d’ombre de ce dossier aux multiples ramifications.

L’ancien ministre est en effet soupçonné d’être impliqué dans un présumé détournement de fonds publics d’un montant estimé à plus de 700 millions de francs CFA. Une affaire désormais connue sous le nom de « Tabaski Ngom », du nom d’une inspectrice du Trésor actuellement placée sous mandat de dépôt. Cette dernière est poursuivie pour association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux, détournement de deniers publics, accès frauduleux à un système informatique et entrave à un système informatique.

La commission Ad hoc, composée de onze membres – dont neuf issus du groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes, un représentant de la coalition Takku Wallu Sénégal et un député non-inscrit – devra, à l’issue de l’audition, formuler un avis sur la levée de l’immunité parlementaire de Moustapha Diop, condition sine qua non à l’ouverture de poursuites judiciaires contre lui.

Assemblée nationale : Moustapha Diop bientôt privé de son immunité ?

Les membres de la Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains de l’Assemblée nationale sont convoqués ce mercredi 12 mars 2025 à 11 heures pour une réunion décisive. À l’ordre du jour : l’examen d’un projet de résolution visant à mettre en place une commission ad hoc chargée de statuer sur la demande de levée de l’immunité parlementaire du député Moustapha Diop.

Cette réunion se déroulera dans la salle Marie Joséphine Diallo du nouveau bâtiment de l’Assemblée nationale sous la présidence de M. Abdoulaye Tall. La mise en place d’une commission ad hoc est une procédure essentielle avant toute décision sur la levée d’immunité d’un parlementaire.

Si la commission voit le jour, Moustapha Diop pourrait perdre sa protection parlementaire et être exposé à des poursuites judiciaires. L’issue des débats de ce mercredi sera donc déterminante pour la suite de cette affaire.

Affaire Tabaski Ngom : Vers une levée de l’immunité parlementaire de Moustapha Diop ?

L’enquête sur le présumé détournement de 700 millions de francs CFA impliquant l’inspectrice du Trésor Tabaski Ngom connaît une accélération. Le parquet judiciaire financier a saisi le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, afin de demander la levée de l’immunité parlementaire du député-maire de Louga, Moustapha Diop, cité dans ce dossier.

L’affaire a éclaté en janvier dernier, après une enquête menée par PressAfrik révélant un détournement de fonds depuis les caisses de la Commission de Régulation du Secteur de l’Énergie (CRSE). Une partie des fonds aurait été versée à Moustapha Diop par l’intermédiaire de son chauffeur, Mbaye Ngom, et de celui de Dame Ibrahima Ndiaye.

Déjà, plusieurs personnes mises en cause sont dans le viseur de la justice. Momath Bâ, ancien directeur général de l’Agence d’Aménagement et de Promotion des Sites Industriels (Aprosi), a échappé à la détention après avoir versé une consignation de 90 millions de francs CFA à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC).

Contrairement à Momath Bâ, la situation de Moustapha Diop semble plus délicate. Son statut de député lui confère une immunité parlementaire, mais celle-ci pourrait être levée si le ministre de la Justice donne suite à la requête du parquet et saisit l’Assemblée nationale.

Si cette levée est actée, le député-maire de Louga pourrait être entendu par le juge d’instruction du pool judiciaire financier, qui cherche à établir les responsabilités exactes dans cette affaire.

L’évolution du dossier dépend désormais du ministre de la Justice et d’une éventuelle saisine du Parlement. Une levée de l’immunité de Moustapha Diop marquerait un tournant majeur dans cette enquête, laissant entrevoir de possibles poursuites judiciaires à son encontre.

Les habitants de Farar réclament la levée de l’immunité parlementaire de Moustapha Diop dans l’affaire Tabaski Ngom : Un appel à la justice et à la vérité

Le village de Farar, situé dans la commune de Ndiob, département de Fatick, est secoué par une affaire qui met en cause le député-maire de Louga, Moustapha Diop. Ce dernier est cité dans une affaire de détournement de fonds publics impliquant des centaines de millions de francs CFA, dont la victime principale serait Tabaski Ngom, une jeune femme native du village. Lors d’une manifestation qui s’est tenue le dimanche 2 février, les habitants ont exprimé leur colère et leur frustration face à ce qu’ils considèrent comme une injustice. L’enjeu de cette mobilisation est la levée de l’immunité parlementaire de Moustapha Diop, ce qui permettrait à la justice de mener une enquête approfondie et d’éclaircir les circonstances de cette affaire de détournement.

Les manifestants demandent à ce que le président de l’Assemblée nationale convoque les députés afin que la procédure visant à lever l’immunité parlementaire de Moustapha Diop soit entamée. Selon eux, cette démarche est essentielle pour permettre au député-maire de Louga de répondre de ses actes devant la justice, et pour faire toute la lumière sur cette affaire qui embarrasse le programme de gestion des fonds publics. L’absence de cette levée d’immunité est perçue comme un obstacle à la justice et un signe de nonchalance face à une situation grave.

Aly Sène, oncle de Tabaski Ngom et porte-parole de la manifestation, a pris la parole pour dénoncer l’ampleur de l’injustice subie par la famille de la victime. Selon lui, « Tabaski Ngom a été induite en erreur », impliquée dans une affaire dont elle n’était pas à l’origine. Aly Sène a insisté sur la nécessité de rendre justice à cette femme, née et ayant grandi à Farar, et qui a su s’imposer grâce à son travail acharné en tant qu’inspectrice principale du Trésor. Il souligne que Tabaski Ngom a été manipulée et maraboutée dans le cadre de cette affaire, ce qui rend sa situation d’autant plus tragique aux yeux de la communauté.

Les manifestants ont également dénoncé le fait que cette affaire soit restée sans réponse claire de la part des autorités compétentes. Ils reprochent à l’Assemblée nationale de ne pas avoir encore pris la décision de lever l’immunité parlementaire de Moustapha Diop, ce qui serait, selon eux, une première étape indispensable pour rétablir la vérité. « Nous demandons que ceux qui sont responsables de cette situation soient tenus de reconnaître leurs torts », a ajouté Aly Sène, appelant à un procès équitable pour Tabaski Ngom et la famille.

Les habitants de Farar expriment leur soutien indéfectible à la victime et appellent les autorités, y compris le ministre de la Justice, à intervenir de manière décisive pour faire éclater la vérité dans cette affaire. Le village de Farar, uni dans cette cause, continue de réclamer la justice pour l’une de ses filles, une femme intégrée dans les rouages de l’administration publique sénégalaise et victime d’une manipulation qu’elle n’aurait jamais souhaitée.

Affaire Moustapha Diop : l’Assemblée nationale convoque une réunion du Bureau dans un climat de spéculations

L’Assemblée nationale est en ébullition après la convocation, mercredi 29 janvier, des membres de son Bureau pour une réunion prévue ce jeudi 30 janvier à 10 heures. L’annonce, faite par le président de l’institution législative, a immédiatement déclenché une vague de spéculations, notamment sur un possible lien avec l’affaire Moustapha Diop.

L’ancien ministre, aujourd’hui député et maire de Louga, est au cœur d’une controverse financière après les accusations de Tabaski Ngom, inspectrice du Trésor. Cette dernière affirme lui avoir prêté 700 millions de FCFA pour financer sa campagne électorale lors des législatives anticipées du 17 novembre dernier, une somme qu’il ne lui aurait pas restituée.

Jusqu’à présent, Moustapha Diop bénéficie de son immunité parlementaire, ce qui le met à l’abri d’une audition immédiate. Cependant, l’enquête menée par la Division des enquêtes criminelles (DIC) met en lumière son statut de député, et le Parquet financier a été saisi sur la nécessité de l’entendre dans cette affaire.

D’après les informations de L’Observateur, le ministère de la Justice n’a pas encore enclenché de procédure de levée de l’immunité parlementaire. Toutefois, le ministre Ousmane Diagne n’exclut pas d’activer cette option si la situation l’exige. « Ce sera sans état d’âme », confie une source citée par le journal, laissant entendre que l’Exécutif pourrait rapidement passer à l’action.

Dans ce contexte, la réunion du Bureau de l’Assemblée nationale de ce jeudi matin est perçue comme un moment clé. Si l’ordre du jour n’a pas été officiellement dévoilé, l’hypothèse d’une discussion sur l’affaire Moustapha Diop est largement évoquée. Reste à savoir si cette rencontre marquera le début d’une procédure de levée de l’immunité parlementaire ou s’il s’agit d’un simple ajustement interne aux travaux du Parlement.

Affaire Tabaski Ngom : Les minutes de la confrontation avec les chauffeurs de Moustapha Diop

L’enquête sur l’affaire Tabaski Ngom, inspectrice du Trésor accusée de détournement de 700 millions de francs CFA à la Commission de régulation du secteur de l’énergie (CRSE), a franchi une nouvelle étape. La Division des investigations criminelles (DIC) a procédé ce lundi à une confrontation entre Mme Ngom et les deux chauffeurs du député et maire de Louga, Moustapha Diop, Mbaye Ngom et Soute Ngom.

Assistés de leur avocat, Me Aboubacry Barro, les chauffeurs ont fermement rejeté les accusations portées par Tabaski Ngom. Celle-ci avait déclaré aux enquêteurs qu’elle remettait d’importantes sommes d’argent au député par leur intermédiaire. Elle affirme qu’à plusieurs reprises, ces chauffeurs se seraient rendus à son domicile pour récupérer des enveloppes contenant de l’argent, lesquelles étaient transmises par son propre chauffeur, Ibrahima Faye.

Cependant, Mbaye Ngom et Soute Ngom ont nié en bloc, déclarant que leurs visites chez Tabaski Ngom se limitaient à la réception de casquettes et de t-shirts destinés à des activités politiques. Ils ont également insisté sur le fait que leur patron, Moustapha Diop, n’a jamais reçu de fonds de la part de l’inspectrice du Trésor.

Lors de la confrontation, les enquêteurs ont demandé à Mme Ngom de fournir des preuves, telles que des décharges ou des documents attestant de ces transactions. Elle a été incapable de produire ces éléments, ce qui complique davantage sa défense.

En parallèle, Serigne Lo, marabout de Moustapha Diop et originaire de Louga, a été entendu dans le cadre de l’enquête. Cependant, son audition s’est limitée à fournir des renseignements, sans confrontation avec Tabaski Ngom.

Alors que l’affaire continue de captiver l’attention, les investigations se poursuivent sous la supervision du procureur de la République financier. Cette affaire pourrait encore réserver des rebondissements, notamment si de nouvelles preuves ou témoignages venaient à émerger.

Affaire des 700 millions de francs CFA : le chauffeur de Moustapha Diop convoqué par la DIC

La procédure judiciaire concernant le détournement présumé de 700 millions de francs CFA s’intensifie. Ce lundi 20 janvier, la Division des Investigations Criminelles (DIC) a convoqué le chauffeur de Moustapha Diop, député-maire de Louga, suite aux déclarations de Tabaski Ngom, inspectrice du Trésor, arrêtée dans le cadre de cette affaire.

Selon l’avocat de Mme Ngom, celle-ci a affirmé avoir remis des fonds à Moustapha Diop par l’intermédiaire de son chauffeur. Cette accusation place ce dernier au centre des investigations et soulève de nouvelles interrogations sur la chaîne de responsabilité dans cette affaire de détournement.

Avant cette convocation, Tabaski Ngom avait été confrontée, samedi dernier, à deux personnalités-clés : l’Agent Comptable Particulier (ACP) de la Commission de Régulation du Secteur de l’Énergie (CRSE) et son Président. Ces confrontations, organisées dans les locaux de la DIC, visent à reconstituer le circuit des fonds et à identifier les éventuels complices ou bénéficiaires.

Cette affaire, qui éclabousse à la fois des figures politiques et administratives, suscite un vif intérêt au Sénégal. Les accusations portées contre un ancien ministre comme Moustapha Diop illustrent une volonté d’examiner sans complaisance les pratiques de gestion publique.

Pour l’heure, ni Moustapha Diop ni son chauffeur n’ont fait de déclaration publique concernant ces accusations. La suite de l’enquête, qui pourrait inclure d’autres confrontations ou interpellations, s’annonce décisive pour établir la vérité.

Dans un contexte de lutte renforcée contre la corruption, cette affaire est perçue comme un test pour la justice sénégalaise. Les citoyens attendent que toute la lumière soit faite sur ces détournements présumés et que les responsabilités soient clairement établies, quelles que soient les implications politiques ou administratives.

Affaire de détournement de fonds : Moustapha Diop, maire de Louga, cité dans un scandale financier

Un scandale financier d’envergure éclabousse l’ancien ministre de l’Industrie, aujourd’hui maire de Louga et président de la coalition Farlu, Moustapha Diop. Cette affaire, révélée par PressAfrik, implique également l’inspectrice du Trésor Tabaski Ngom, accusée d’avoir détourné plus de 734 millions de francs CFA des caisses de la Commission de Régulation du Secteur de l’Énergie (CRSE) pour financer des activités politiques et des marchés fictifs.

Entre août et décembre 2024, Tabaski Ngom, alors Agent Comptable Particulier (ACP) de la CRSE, aurait opéré plusieurs prélèvements non autorisés sur les comptes de l’institution. Ces fonds, destinés à des projets fictifs et des activités électorales, auraient transité par des intermédiaires, dont Mor Guèye, propriétaire de l’entreprise Sen Setal Web Com. Selon les investigations, une partie de ces fonds – plus de 300 millions de francs CFA – aurait été remise à Moustapha Diop pour financer sa campagne législative anticipée du 17 novembre dernier.

En tant qu’ACP, Tabaski Ngom avait la charge de la gestion des comptes de la CRSE. Toutefois, après son limogeage en octobre 2024, elle aurait continué à effectuer des prélèvements illégaux sous couvert de certificats médicaux retardant sa passation de service. PressAfrik rapporte que l’agent a utilisé ces fonds pour financer des « marchés » qui n’ont jamais été exécutés.

Tabaski Ngom aurait remis 210 millions de francs CFA à Moustapha Diop par l’intermédiaire de son chauffeur et de Mor Guèye. Ce dernier, placé en garde à vue et déféré au parquet le 14 janvier, est accusé de faux en écriture et usage de faux. Il aurait fabriqué de fausses quittances de versements et détourné une partie des sommes confiées.

PressAfrik dispose de plusieurs éléments incriminants, notamment des audios, enregistrements, décharges et documents signés. Une décharge datée du 29 novembre 2024 mentionne que Moustapha Diop a reçu 210 millions de francs CFA de Tabaski Ngom, avec l’engagement de rembourser cette somme. Ce document porte la signature de l’ancien ministre et celle de l’agent du Trésor.

Dans une conversation enregistrée, Tabaski Ngom se plaint de la pression exercée par Moustapha Diop et son entourage pour obtenir des fonds supplémentaires. Elle confie vouloir sécuriser les fonds restants en attendant une preuve écrite signée devant notaire.

Mor Guèye, patron de Sen Setal Web Com, se décrit comme un intermédiaire ayant agi sur instruction de Tabaski Ngom. Il reconnaît avoir acheminé des fonds à Moustapha Diop, mais réfute toute accusation de détournement. « Je n’ai fait que suivre ses ordres. Tout l’argent que j’ai convoyé a été remis, et je peux en fournir la traçabilité », déclare-t-il.

L’enquête révèle que les fonds détournés provenaient des caisses publiques de la CRSE. L’organe de régulation, rattaché à la présidence de la République, a découvert les irrégularités lors d’un rapprochement bancaire. Une plainte a été déposée auprès du parquet financier le 11 décembre 2024.

À ce jour, Moustapha Diop n’a pas répondu aux sollicitations de la presse. Son implication dans cette affaire pourrait ternir davantage son image et celle de sa coalition, Farlu. Le dossier est actuellement entre les mains du parquet financier, et des poursuites pourraient être engagées contre tous les protagonistes impliqués.

Cette affaire met en lumière les failles dans la gestion des fonds publics au Sénégal, notamment dans les institutions stratégiques comme la CRSE. Elle pose également des questions sur l’intégrité des acteurs politiques et la capacité de l’État à prévenir et sanctionner les abus de pouvoir.

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