Kaolack / Ndiaffate : Contentieux foncier – Le maire Aïssatou Ndiaye sort enfin de son silence après des accusations

Un nouveau litige foncier secoue la commune de Ndiaffate, située dans le département de Kaolack. Un groupe d’individus accuse l’équipe municipale d’avoir morcelé de force leurs terres, exigeant l’annulation pure et simple du projet de lotissement en cours. Face à ces accusations, la maire Aïssatou Ndiaye est sortie de son silence. Elle s’est adressée à la presse hier pour livrer sa version des faits.

Selon elle, le lotissement en question, notamment celui de Koutal, s’est déroulé dans les règles. « L’autorisation de lotir existe bel et bien. L’arrêté 04/4 Mai 2021/018242 pour Koutal ainsi que l’arrêté du 4 mai 2021/018271 pour le village de Ndiaffate sont en vigueur. Ils ont été signés par le ministre de l’Urbanisme », a-t-elle précisé en brandissant des documents justificatifs.

« Lorsque nous avons pris fonction, nous avons constaté de nombreux différends fonciers à Ndiaffate et Koutal. Plutôt que d’ajouter à la confusion, nous avons choisi de procéder à une demande de lotissement autorisée pour ces deux localités. Tout s’est fait de manière légale », a-t-elle insisté.

La maire affirme par ailleurs que 95 % des personnes ayant légalement formulé une demande ont déjà reçu leur attestation de terrain, et que 90 % des propriétaires de champs ont récupéré leur quota de parcelles.

Elle dénonce ce qu’elle qualifie de « manipulation politique » : « Il ne s’agit pas de la population, mais d’un petit groupe d’individus à motivations politiques, qui n’ont pas le courage d’aller à la rencontre des habitants. Ils préfèrent semer la confusion par la diffamation. Mais cette manipulation ne passera pas à Ndiaffate », a-t-elle martelé.

Sous le slogan “Commune verte et solidaire”, Aïssatou Ndiaye affirme impulser un profond changement. « À l’entrée de la commune, on sent déjà que Ndiaffate émerge. Depuis plusieurs années, nous avons compris que le développement doit partir de la base. Chaque habitant est concerné, chaque voix compte », a-t-elle souligné.

La commune de Ndiaffate est aujourd’hui citée en exemple lors des réunions régionales. Son modèle de gouvernance participative, alliant tradition et modernité, inspire d’autres collectivités.

Grâce à sa position stratégique et aux projets structurants lancés, Ndiaffate attire de plus en plus de visiteurs, d’ONG et d’acteurs du développement, notamment dans les domaines de l’agriculture et de l’élevage. « Ce n’est pas un miracle. C’est le fruit d’un travail collectif, lent mais profond », conclut le maire Aïssatou Ndiaye.

Waladeck/Ndiaffate : la salinisation des terres et le manque d’eau freinent le développement local

Les populations de la zone de Waladeck, située dans la commune de Ndiaffate (département de Kaolack), font face à de nombreuses difficultés qui freinent le développement de cette localité emblématique. Parmi les problèmes les plus préoccupants : la salinisation des terres et le manque d’eau.

« Avant, ici, on récoltait du riz deux fois par an. Aujourd’hui, même le mil a du mal à pousser », a déploré Samba Ba, coordonnateur du syndicat populaire And Suxali Waladeck. Des centaines de familles vivent de l’agriculture dans cette région. Mais la remontée incontrôlée des sels, aggravée par les effets du changement climatique, a rendu plusieurs hectares incultivables.

Le phénomène n’est pas nouveau, mais il s’est accentué ces dernières années. Les rendements agricoles ont considérablement baissé, poussant de nombreux jeunes à délaisser les champs pour chercher du travail ailleurs, notamment dans les villes ou à l’étranger. « C’est d’ailleurs ce qui favorise l’immigration irrégulière dans la zone », a-t-il ajouté.

Les infrastructures routières posent également un sérieux problème. « À chaque saison des pluies, les pistes en latérite deviennent impraticables. Pendant cette période, il nous est impossible d’aller vendre nos produits au marché. Parfois, même les ambulances refusent de venir, car les routes sont coupées », a rappelé M. Ba. Les enfants, quant à eux, parcourent plusieurs kilomètres à pied pour se rendre à l’école, souvent retardés ou bloqués par l’état déplorable des routes.

Les agriculteurs sont parmi les plus durement touchés. Faute de routes praticables, ils peinent à écouler leurs récoltes, qui pourrissent parfois sur place. Les commerçants, de leur côté, voient leurs coûts de transport exploser, ce qui se répercute directement sur les prix.

« La question des routes rurales est au cœur des enjeux de développement. Sans une politique ambitieuse et concertée de désenclavement, les efforts en matière d’éducation, de santé et d’agriculture risquent de rester vains », a martelé Samba Ba.

Face à la presse ce mercredi 7 mai 2025, le porte-parole des populations de Waladeck a également tiré la sonnette d’alarme sur un autre fléau : le manque d’eau. « L’eau est devenue notre principale préoccupation. Le déficit hydraulique affecte non seulement la consommation domestique, mais aussi l’agriculture et l’élevage, qui sont les piliers de notre économie locale », a-t-il souligné.

La colère gronde parmi les habitants, qui dénoncent l’inaction des autorités. « Cela fait dix ans qu’on nous promet un nouveau forage. Nous sommes fatigués des promesses non tenues », s’est insurgé Samba Ba.

Les habitants de Waladeck appellent à des actions concrètes, urgentes et durables, afin de relever les défis environnementaux, agricoles et sociaux qui menacent l’avenir de leur localité.

Manifestation à Ndiaffate : Les populations réclament la restitution de 235 hectares de terres

À Ndiaffate, une localité située dans la région de Kaolack, la tension monte entre les résidents et la municipalité. Ce dimanche, les habitants des villages de Keur Gallo, Goundiour, Keur Guétta, Keur Mamadou Aissata, et d’autres, ont manifesté leur mécontentement face à ce qu’ils considèrent comme une spoliation foncière. Rassemblés avec des brassards rouges et des pancartes, ils ont exprimé leur refus de la prise de 235 hectares de leurs terres, attribuée aux initiatives de lotissement de la commune.

Le maire Aissatou Ndiaye se retrouve au centre des critiques, accusée par ses administrés d’être la principale responsable de cette situation qui perdure depuis 2022. Les manifestants clament haut et fort : « Nous ne réclamons que nos terres estimées à 235 hectares. » Cette mobilisation citoyenne souligne l’urgence d’une intervention des nouvelles autorités pour prévenir une escalade du conflit.

Les résidents de Ndiaffate appellent à une action rapide pour éviter que la situation ne dégénère davantage. « Avant que la paix ne soit perturbée, nous n’allons pas leur laisser faire, » préviennent-ils, déterminés à défendre leurs droits fonciers. Le message est clair : la restitution de leurs terres est non négociable.

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