Abass Fall dénonce le népotisme et les abus de rémunération sous le gouvernement de Macky Sall

Lors d’une interview exclusive accordée à Radio Sénégal International (RSI) ce dimanche 26 janvier 2025, le ministre du Travail, Abass Fall, a tiré la sonnette d’alarme sur des pratiques de recrutement népotique et des abus financiers qui auraient marqué les derniers mois du gouvernement de Macky Sall.

Dans ses déclarations, Abass Fall a particulièrement pointé du doigt la gestion du ministère des Télécommunications et de la Communication sous Moussa Bocar Thiam, ancien titulaire de ce portefeuille. Il a révélé que des modifications de décrets auraient été effectuées pour justifier des rémunérations anormalement élevées, notamment en faveur de certaines assistantes dans ce département stratégique.

« Ces assistantes ont bénéficié de salaires compris entre 2 et 3 millions de F CFA, des montants qui dépassent même le salaire d’un ministre », a dénoncé Abass Fall. Selon lui, le salaire d’un ministre au Sénégal est fixé à 2,9 millions de F CFA, sans inclure les indemnités de logement. Une telle disparité, a-t-il ajouté, témoigne d’une gestion financière opaque et d’un favoritisme institutionnalisé.

Le ministre du Travail a également insisté sur l’urgence de rétablir la transparence dans la gestion des ressources publiques et de combattre le népotisme qui gangrène certains secteurs de l’administration. « Il est impératif que les Sénégalais aient confiance dans leurs institutions. Les abus commis dans le passé ne doivent plus se reproduire », a-t-il martelé.

Cette dénonciation intervient dans un contexte politique marqué par les efforts du gouvernement actuel pour restaurer la confiance de la population après les accusations de mauvaise gouvernance qui ont entaché les dernières années de l’ère Macky Sall.

Pour l’instant, Moussa Bocar Thiam n’a pas encore réagi à ces graves accusations. Cependant, ces révélations risquent de susciter de vives réactions au sein de la classe politique et d’alimenter le débat public sur les dérives dans la gestion des affaires de l’État.

L’affaire relance également la question de la réforme des pratiques administratives pour garantir une répartition équitable des ressources et une meilleure gouvernance.

Kaolack / COUD : Le Cadre de Réflexion pour le Développement de l’Éducation au Sénégal recadre ceux qui évoquent le népotisme au sein du COUD

La nomination de Djidiack Faye, nouveau directeur des restaurants de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), continue de susciter des débats. Selon certaines sources, il serait un proche du directeur général du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD), Ndéné Mbodj, tandis que d’autres affirment que sa présence à ce poste ne serait que symbolique.

En réaction à ces accusations, le Cadre de Réflexion pour le Développement de l’Éducation au Sénégal a tenu une conférence de presse ce dimanche pour défendre cette nomination et répondre aux critiques.

« La nomination de Djidiack Faye n’est rien d’autre que la reconnaissance de sa compétence, de son leadership dans la gestion des biens publics et de son engagement pour l’émergence du pays. Nous verrons très bientôt des changements significatifs dans la gestion des restaurants au sein de l’UCAD. Grâce à ses compétences, les résultats escomptés seront visibles rapidement », a déclaré Chérif Moulaye Camara, porte-parole du jour du cadre.

Les étudiants, de leur côté, réclament une amélioration notable de la qualité des repas dans les restaurants universitaires. Ce problème, qui ressurgit presque chaque année, est une préoccupation majeure au sein de cette prestigieuse université.

Cependant, le porte-parole du cadre, M. Camara, reste confiant : « Avec l’arrivée de ce nouveau directeur, tous les problèmes rencontrés par les étudiants seront bientôt de vieux souvenirs. »

Il reste à voir si cette nomination marquera réellement un tournant dans la gestion des services de restauration de l’UCAD et répondra aux attentes des étudiants.

Le ministre des Transports El Malick Ndiaye réfute les accusations de népotisme et annonce des poursuites judiciaires

Le ministre des Transports, El Malick Ndiaye, a annoncé une plainte contre ses détracteurs qui l’accusent de népotisme dans le recrutement du personnel de son cabinet. Cette déclaration a été faite lors de l’émission « Faram faccé » animée par le journaliste Pape Ngagne Ndiaye sur la chaîne TFM.

L’affaire a pris de l’ampleur lorsque des accusations ont émergé, affirmant que le ministre aurait intégré des membres de sa famille au sein de son ministère. Ces accusations ont rapidement enflammé le débat politique, en particulier parmi les rangs de l’opposition, qui y voit un exemple flagrant de népotisme.

En réponse à ces allégations, El Malick Ndiaye a fermement rejeté les accusations, les qualifiant de sans fondement. Il a précisé que les recrues de son cabinet ont été sélectionnées sur la base de leur compétence et de leur expérience, et non en raison de leurs liens familiaux. Le ministre a également souligné que cette campagne de dénigrement vise à ternir sa réputation et celle de son ministère.

Pour appuyer la défense du ministre, Ousseynou Ly, conseiller spécial du Président Bassirou Diomaye Faye, a pris la parole. Il a affirmé qu’il ne s’agit pas de favoritisme, mais plutôt de la sélection d’hommes de confiance par le chef de l’État. Selon lui, ces nominations reposent sur la compétence et la confiance, et non sur des relations familiales. Ousseynou Ly a insisté sur le fait que le président et son gouvernement sont déterminés à choisir des personnes qualifiées pour occuper des postes stratégiques afin d’assurer le bon fonctionnement de l’administration.

La polémique autour de ces nominations reflète une fois de plus les tensions politiques croissantes dans le pays. L’opposition, utilisant ces accusations pour critiquer le gouvernement, appelle à plus de transparence dans les processus de recrutement au sein des ministères.

El Malick Ndiaye, en annonçant sa décision de porter plainte, espère non seulement rétablir son intégrité mais aussi dissuader les futurs détracteurs de propager des informations qu’il considère diffamatoires. Cette démarche judiciaire montre la volonté du ministre de défendre son honneur et de clarifier la situation auprès de l’opinion publique.

L’affaire est maintenant entre les mains de la justice, et les prochains développements seront suivis de près par l’ensemble du paysage politique national. En attendant, le ministre Ndiaye continue de se concentrer sur ses fonctions, insistant sur son engagement à servir le pays avec intégrité et transparence.

Népotisme au Ministère de l’Industrie et du Commerce : Les preuves qui accablent Serigne Guèye Diop

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, est plongé dans un scandale de népotisme supposé, suscitant une vive controverse. Accusé d’avoir nommé sa fille, Mme Ndiaye Seynabou Kébé, au poste de Directrice de cabinet, le ministre se retrouve sous les feux de la critique.

En réponse à ces accusations, le ministère a publié un arrêté daté du 11 juillet, présentant la nomination de six conseillers techniques. Cependant, cet arrêté omet de mentionner la position cruciale du Directeur de cabinet, laissant planer le doute sur la transparence de cette décision. Il semble que le ministère tente de détourner l’attention de cette nomination controversée.

Cet arrêté du 11 juillet intervient après la divulgation de l’affaire, qui a été relayée par plusieurs sites sénégalais dès le 1er juillet. Senenews, par exemple, a publié un article intitulé « Le cabinet très familial du ministre Serigne Guèye Diop », reprenant une information d’Africa Intelligence.

Internet, avec sa mémoire persistante, permet de vérifier facilement que Mme Seynabou Kébé Ndiaye est bien identifiée comme Directrice de cabinet sur le site officiel du ministère. Une simple recherche sur Google associant son nom à celui du ministère confirme cette information, rendant les tentatives de dissimulation inefficaces.

Le silence du ministre Serigne Guèye Diop sur cette affaire, associé à la publication tardive de l’arrêté du 11 juillet, renforce les soupçons de népotisme. Ces éléments rendent difficile pour le ministère de convaincre l’opinion publique du contraire, et la controverse continue de s’amplifier.

Controverse grandissante : Serigne Guèye Diop accusé de népotisme

Au Sénégal, une vive polémique est née ces derniers jours autour de la nomination par le président Bassirou Diomaye Faye de membres d’une même famille dans divers départements ministériels, révélant une gestion qualifiée de « familiale ». L’ancien maire de Sandiara, Serigne Guèye Diop, récemment nommé ministre de l’Industrie et du Commerce, est au centre des débats.

Nommé le 6 avril 2024, Serigne Guèye Diop, ancien directeur du Centre de recherche et développement de Nestlé en Côte d’Ivoire, a constitué son cabinet en y intégrant plusieurs membres de sa famille. Selon des informations rapportées par « Africa Intelligence », Seynabou Kébé Ndiaye, fille aînée de l’épouse du ministre et ancienne employée de Nestlé, a été nommée pour diriger le cabinet.

Seynabou Kébé Ndiaye n’est pas la seule à avoir rejoint le ministère. Yacine Diakhaté, également ancienne de Nestlé, a été désignée conseillère technique. Ces nominations, bien qu’elles puissent sembler justifiées par les compétences professionnelles, sont entachées par le fait que les deux personnes ont des liens familiaux directs avec le ministre.

Pour le volet des relations publiques, Serigne Guèye Diop a choisi de s’appuyer sur sa propre fille, Daba Diop. Diplômée de l’Institut d’études supérieures des arts (IESA) de Paris, Daba Diop a dirigé la communication de l’artiste et ancien ministre du Tourisme, Youssou Ndour, entre 2016 et 2022. Sa nomination soulève des questions sur le recours systématique à des proches pour des postes stratégiques au sein du ministère.

En outre, Ismaïla Ndiaye, consultant en stratégie et mari de Seynabou Kébé Ndiaye, a également été sollicité. Il a apporté son expertise lors de plusieurs réunions au ministère ces dernières semaines, toujours selon « Africa Intelligence ».

Ces nominations alimentent les débats sur le népotisme et la gestion familiale au sein des institutions publiques au Sénégal. Si les compétences professionnelles des personnes nommées ne sont pas remises en cause, leur lien familial avec le ministre soulève des questions d’éthique et de transparence.

Les critiques s’interrogent sur la capacité du gouvernement à gérer les affaires publiques de manière impartiale et sur l’impact de ces pratiques sur la confiance des citoyens envers les institutions. Le président Bassirou Diomaye Faye, interpellé sur ces nominations, n’a pas encore fait de déclaration officielle à ce sujet.

Le ministre Serigne Guèye Diop, quant à lui, se trouve dans une position délicate. Il devra justifier ces choix controversés et prouver que les compétences et l’intégrité de son cabinet priment sur les liens familiaux pour apaiser les tensions et rétablir la confiance dans son ministère.

En attendant, l’opinion publique reste divisée, oscillant entre la reconnaissance des compétences professionnelles des personnes nommées et la dénonciation de pratiques perçues comme favoritistes. Le débat sur le népotisme et la gestion familiale des affaires publiques au Sénégal est loin d’être clos.

Sécurité de proximité : les ASP exigent la démission du Dg Mamadou Salif Sow

Les agents d’assistance à la sécurité de proximité (ASP) sont très remontés contre la direction. Face à la presse ce vendredi, ces travailleurs ont fustigé l’injustice et le népotisme qui règnent au sein de l’agence. D’après Ousmane Diouf qui était leur porte-parole du jour, le directeur général Mamadou Salif Sow a fait des recrutements abusifs. A l’en croire, quarante-huit personnes ont non seulement été enrôlés, mais ils ont obtenu un Cdi après une formation fast track de dix jours au détriment des centaines de travailleurs qui sont dans l’agence depuis 2013.

Considérant ce mépris manifeste et l’injustice dont ils sont victimes, ces agents de l’ASP réclament la démission le DG Mamadou Salif Sow.

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