Nioro du Rip – Ngayène Sabakh : le maire prône une éducation inclusive et solidaire

Ce vendredi 10 octobre 2025, le maire de la commune de Ngayène Sabakh, Goumbo Gaye, a présidé une cérémonie de remise de fournitures scolaires destinées aux écoles de la localité.

L’événement, organisé à la suite du forum communal sur l’éducation, a réuni plusieurs autorités administratives et éducatives, parmi lesquelles le sous-préfet de l’arrondissement de Médina Sabakh, Mbaye Sy, et l’inspecteur de l’éducation, Joseph Indira Dième.

À cette occasion, le maire Goumbo Gaye a remis un important lot de matériels pédagogiques aux directeurs d’écoles, réaffirmant ainsi son engagement ferme en faveur du secteur éducatif.

« Cette année, nous avons doublé la mise afin qu’aucun parent n’ait à acheter de fournitures scolaires pour ses enfants. La population doit sentir les efforts de la municipalité dans tous les aspects essentiels de la vie », a-t-il déclaré.

Le maire a également tenu à saluer le travail remarquable des enseignants, qui ont permis à la commune de se hisser à la première place des résultats départementaux au CFEE.

« C’est le fruit d’un travail collectif entre la mairie, les enseignants et les parents d’élèves », a-t-il ajouté.

Un appui matériel conséquent

Les fournitures distribuées se composent notamment de :

Cahiers double ligne : 1 500 Cahiers 48 pages : 3 200 Cahiers 100 pages : 4 800 Cahiers 200 pages : 3 500 Bic bleus : 10 000 Bic rouges : 8 000 Bic verts : 4 000 Ardoises : 960 Crayons noirs : 2 448 Craie blanche lisse : 1 020 Craie blanche simple : 1 080 Craie couleur lisse : 112 Grésyl : 96 Protège-cahiers (rouge, jaune, vert) : 6 000 Rames de papier : 75 Nattes : 12 Seaux : 52 Éponges : 56 Kits géométriques : 2 800 Ardoisiers : 26 Journaux de classe (français : 50 / arabe : 9) Registres d’appel arabe : 9 Équerres : 13 Compas : 13 Sacs : 15

En guise de motivation, le maire a également offert des sacs diplomatiques à l’ensemble des directeurs d’école, ainsi que des Lacoste aux enseignants de CM2 pour leurs excellents résultats au CFEE.

Des autorités unanimes

Le sous-préfet Mbaye Sy a salué cette initiative exemplaire, félicitant le maire pour sa clairvoyance et son engagement indéfectible en faveur de l’éducation.

« C’est une grande première qu’un maire distribue autant de fournitures. J’invite tous les maires du département, et même du pays, à s’inspirer de cet élan de solidarité et de bienveillance envers les apprenants », a-t-il déclaré.

De son côté, l’inspecteur Joseph Indira Dième, chef de district de l’arrondissement de Médina Sabakh, a exhorté les élèves à regagner massivement les classes afin de respecter le quantum horaire et de maintenir le cap de l’excellence.

Une vision d’avenir

Pour conclure, le maire Goumbo Gaye a réaffirmé sa vision d’une éducation inclusive et solidaire :

« L’éducation est la base du développement. C’est un combat collectif qui exige unité, engagement et persévérance. Ensemble, main dans la main, nous bâtirons une commune forte. »

Nioro du Rip – Souveraineté alimentaire : un modèle agricole dans la région de Kaolack

Dans le cadre de la lutte contre le chômage endémique des jeunes au Sénégal, la ferme communautaire de Nguete Kaye, située dans le village de Dagabani (département de Nioro du Rip), incarne une solution concrète : le retour à la terre. Aménagée sur 30 hectares, la Ferme Fatou Dramé a été créée pour offrir des opportunités d’emploi tout en atteignant des niveaux de production remarquables, oscillant entre 6 et 10 tonnes selon les cultures.

Spécialisée dans le maraîchage, la ferme s’est distinguée par d’excellents rendements, notamment en poivrons et en tomates. Selon Souleymane Wade, technicien du projet, Nioro prévoit d’acheminer 15 000 tonnes de poivrons (verts et rouges) et 6 000 tonnes de piments (rouges et verts) vers la ville sainte de Touba. Cette opération s’inscrit dans le programme pré-Magal, initié chaque année par les fondateurs de la ferme pour approvisionner les marchés des villes d’accueil lors des grands événements religieux.

Sous le regard du chef du Service départemental du développement rural (SDDR) de Nioro et d’autres responsables, la Ferme Fatou Dramé s’est imposée comme un leader de la production maraîchère dans la région de Kaolack. Elle joue un rôle clé dans l’approvisionnement des marchés locaux en tomates fraîches, poivrons et autres produits de consommation courante.

Créée en réponse au dernier rapport du Laboratoire des transformations économiques et sociales – qui pointait un taux de chômage des jeunes avoisinant les 60 % –, la ferme est une initiative de la famille Kane. Elle fonctionne comme une exploitation intégrée employant une vingtaine de jeunes en permanence, et recrutant plus d’une centaine de femmes et de jeunes saisonniers lors des pics d’activité.

Depuis plusieurs années, la ferme affiche des performances exceptionnelles. Chaque semaine, elle fournit aux marchés sénégalais et gambiens plus de 15 tonnes de poivrons, ainsi que plusieurs tonnes de piments, gombos, tomates et autres denrées.

Pour renforcer son impact, ses responsables sollicitent l’appui des autorités – le président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre Ousmane Sonko et le ministre de l’Agriculture, Dr Mabouba Diagne. Ils demandent des moyens matériels supplémentaires pour booster la production et contribuer à assurer une sécurité alimentaire durable dans le Saloum et au-delà.

Nioro du Rip : Le président du syndicat des agriculteurs, éleveurs et maraîchers dénonce les dysfonctionnements dans la distribution des intrants agricoles digitalisés

Depuis quelques années, le Sénégal, à l’instar de plusieurs pays africains, a amorcé la digitalisation de la distribution des intrants agricoles, notamment les engrais subventionnés. L’objectif est louable : lutter contre la fraude, assurer la transparence et accélérer le processus de distribution. Cependant, dans les zones rurales mal desservies par le réseau téléphonique et Internet, cette modernisation rencontre de sérieuses limites. Les agriculteurs en paient le prix fort.

À Nioro du Rip, Ibrahima Thiam, président du Syndicat des agriculteurs, éleveurs et maraîchers, tire la sonnette d’alarme :

« De nombreuses localités n’ont aucun accès au réseau téléphonique ou à Internet. Les plateformes numériques sont donc inaccessibles pour une partie importante des producteurs. »

Il évoque également le poids de l’analphabétisme numérique, particulièrement chez les femmes et les personnes âgées, qui ne maîtrisent ni les smartphones ni les applications utilisées pour l’enregistrement ou le retrait des intrants :

« Même avec du réseau, la compréhension des procédures reste difficile. Cela engendre des coûts supplémentaires, des pertes de temps, et parfois l’abandon de la procédure. »

M. Thiam déplore le manque d’un plan d’inclusion numérique lors du lancement de cette réforme. Selon lui, des villages entiers, isolés et sans signal, sont laissés pour compte, pénalisant ainsi les producteurs les plus vulnérables :

« On constate une baisse de la productivité dans plusieurs zones, une inégalité d’accès aux intrants entre zones connectées et non connectées, et une exclusion des producteurs les plus pauvres, souvent éloignés et peu alphabétisés. »

Déception dans le monde rural

Alors que les nouvelles autorités, arrivées au pouvoir il y a seulement 15 mois, avaient suscité de grands espoirs, le désenchantement gagne le monde rural.

« Promesses non tenues, gestion opaque, décisions impopulaires : les débuts du régime sont marqués par le chaos. »

fustige Ibrahima Thiam, qui dénonce également le manque de concertation avec les acteurs de terrain et des nominations jugées hasardeuses :

« On assiste à des nominations de proches sans expérience à des postes clés, et une communication officielle souvent contradictoire. Il y a un vrai amateurisme dans leur gestion. »

Des solutions concrètes proposées

Face à ces difficultés, le syndicat propose une approche pragmatique :

Une distribution hybride (numérique et physique) des intrants, avec assistance humaine sur place ; La mise en place de centres mobiles itinérants pour desservir les zones sans couverture réseau ; Et surtout, des programmes de formation et d’accompagnement pour familiariser les agriculteurs aux outils numériques.

« Une technologie n’est pas efficace si elle ne parle pas la langue de ceux qu’elle est censée aider. »

a conclu M. Thiam, appelant les autorités à une meilleure écoute des réalités du monde rural.

Nioro du Rip / Médina Sabakh : Les populations réclament des solutions à leurs maux

Les populations des 13 villages de la commune de Médina Sabakh, dans le département de Nioro du Rip, expriment de plus en plus leur mécontentement face aux nombreuses difficultés qu’elles rencontrent au quotidien. Entre le manque d’infrastructures routières, les problèmes sanitaires, l’absence de murs de clôture dans les écoles, elles réclament des solutions concrètes aux nouvelles autorités du pays, rappelant que l’État est une continuité.

Réunies ce mercredi face à la presse, elles ont fait entendre leur voix à travers l’Association And Suxali Sunu Gox. “Nous, populations des 13 villages situés à l’ouest de la commune de Médina Sabakh, rappelons aux nouvelles autorités leurs anciennes promesses électorales, notamment la réhabilitation de la route reliant Keur Samba Couta à Keur Ayib. Nous ne vivons que de promesses sans suite. À plusieurs reprises, nous avons vu des topographes arpenter nos villages. Nous avons même assisté à une pose de première pierre, mais depuis, plus rien”, a dénoncé Médoune Camara, porte-parole des populations.

Des routes en piteux état, un calvaire pour les habitants

Entre espoir et désillusion, les habitants des 13 villages réclament le démarrage effectif des travaux de réhabilitation de la route. “Nous perdons des heures à cause des nids-de-poule et des détours. Cela nous coûte cher en carburant et en réparations de véhicules”, a souligné M. Camara. La situation devient encore plus critique pendant la saison des pluies, où les routes deviennent impraticables, isolant certaines localités.

Un plaidoyer pour l’électrification rurale

L’électrification des villages demeure une priorité pour le développement des communautés rurales. “L’accès à l’électricité améliorerait notre qualité de vie en facilitant l’éducation, l’accès aux soins de santé, le développement de l’économie locale et en renforçant la sécurité”, a plaidé le porte-parole. Il exhorte les autorités à accélérer les projets d’électrification pour couvrir les villages encore privés d’électricité.

La gestion de l’eau en question

Autre point de revendication : la gestion de l’eau par la société Flexeau. “Nous demandons son départ sans condition. Le prix du mètre cube d’eau est excessif : nous payons 250 francs CFA, alors que dans d’autres localités, il est à 150 francs CFA”, a dénoncé M. Camara.

Des écoles non sécurisées et des structures sanitaires défaillantes

Au-delà de ces doléances, le manque de murs de clôture dans certaines écoles pose un réel problème de sécurité pour les enfants. De plus, les structures sanitaires souffrent d’un manque criard de médicaments, compliquant l’accès aux soins pour les habitants.

Face à cette situation préoccupante, les populations des 13 villages de la commune de Médina Sabakh interpellent les nouvelles autorités du pays et leur rappellent que l’État est une continuité. Elles attendent des actes concrets pour améliorer leurs conditions de vie.

Nioro du Rip/ Dinguiraye : 3 morts et 5 blessés dans un accident de la route.

Encore la route tue à Dinguiraye ! Le drame s’est produit, hier jeudi 25 Avril vers 21 heures sur la route de Nioro à hauteur du village de Keur Souleye Thiam. Bilan :  3 morts sur le coup et 5 blessés. Selon nos sources ( sapeurs pompiers du département de Nioro du Rip) sur place une charrette a été heurtée par un véhicule. Finalement les blessés ont été acheminés au district sanitaire de Nioro du Rip.

Mariama Massaly correspondante à kaolack.

Nioro du Rip – scandale de corruption : Exclusion de la coordonnatrice des femmes de la Coalition Diomaye

Une affaire de corruption secoue la coalition politique Diomaye Président à Nioro du Rip, avec l’exclusion de sa coordonnatrice des femmes, Aïcha Souleymane Diallo, suite à des allégations d’acceptation de pots-de-vin.

La coordination départementale de Nioro du Rip a également exprimé son mécontentement face à ce qu’elle qualifie de manœuvres basses et sournoises de la part du pouvoir en place, en particulier de son ministre des finances, Mamadou Moustapha Ba. Ces tentatives de débauchage de militants de l’ex-Pastef sont considérées comme une atteinte à l’intégrité démocratique du Sénégal et à l’image déjà fragilisée de la démocratie.

Cette affaire soulève des préoccupations quant à l’éthique politique et à la probité des acteurs politiques, mettant en lumière les défis persistants auxquels est confrontée la démocratie sénégalaise. Elle met également en évidence la nécessité de renforcer les mesures de lutte contre la corruption et de promouvoir une culture de responsabilité et de transparence au sein des institutions politiques et des organisations civiques.

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