PASTEF engage une vaste offensive militante : Ousmane Sonko fixe le cap pour une massification et un ancrage citoyen renforcés

Le président du parti PASTEF-les Patriotes, Ousmane Sonko, a signé ce 15 décembre 2025 une instruction majeure destinée à l’ensemble des structures, responsables et militants du parti. À travers l’Instruction n°01/PASTEF/PR/2025, le leader des Patriotes entend engager le parti dans une nouvelle phase de consolidation organisationnelle, de massification militante et d’ancrage citoyen, dans un contexte marqué par la mise en œuvre du projet de transformation nationale porté par les nouvelles autorités.
Dans son adresse, Ousmane Sonko revient d’abord sur le grand rassemblement du 8 novembre 2025, qu’il qualifie de moment historique. Selon lui, cette mobilisation populaire a confirmé l’attachement profond des Sénégalais au projet politique de PASTEF et rappelle la lourde responsabilité qui incombe désormais au parti. Pour le président de PASTEF, l’heure n’est plus seulement à la conquête du pouvoir, mais à l’exemplarité, à la discipline et à l’enracinement durable au sein des populations.
Dans cette dynamique, le président du parti affirme que PASTEF doit rester le parti politique le plus structuré, le plus vivant et le plus proche des citoyens, fidèle aux idéaux de justice, d’éthique et de transformation qui ont fondé son combat. L’instruction engage ainsi toutes les structures du parti, au Sénégal comme dans la diaspora, à s’inscrire dans une mobilisation politique, sociale et citoyenne permanente.
Parmi les priorités fixées figure la massification du parti. Ousmane Sonko assigne à PASTEF l’objectif ambitieux d’atteindre un million de militants identifiés et actifs d’ici fin 2026. Cette dynamique devra s’appuyer sur une base de données militante fiable et régulièrement mise à jour, ainsi que sur des campagnes d’adhésion organisées dans toutes les communes, les universités, les lieux de travail et les pays de la diaspora. À cet effet, la reprise officielle du placement et de la vente des cartes de membre est annoncée pour janvier 2026, sous la supervision de la Commission nationale compétente.
Le renforcement de la structuration de proximité constitue un autre pilier central de l’instruction. Le président de PASTEF insiste sur le rôle stratégique des cellules, appelées à devenir le cœur battant du parti. L’objectif est de créer ou de redynamiser 10 000 cellules fonctionnelles à travers les 46 départements, les 557 communes et la diaspora. Ces cellules devront être à la fois des espaces d’éducation politique, de participation citoyenne, de solidarité, d’actions sociales et de mobilisation permanente à l’écoute des populations.
Sur le plan interne, Ousmane Sonko met également l’accent sur la redynamisation organique et la cohésion du parti. Il appelle à la tenue régulière des réunions statutaires, à l’élaboration de plans d’action trimestriels et à la production obligatoire de rapports mensuels d’activités. Toutes les coordinations, sections et structures nationales, y compris celles de la diaspora, sont invitées à relancer pleinement leurs activités. Les mouvements nationaux, notamment ceux des jeunes, des femmes, des enseignants, des aînés, des cadres, des artisans, des daaras et des personnes vivant avec un handicap, devront être dynamisés dans le strict respect de leurs règlements intérieurs et de la discipline du parti.
Au-delà de l’organisation politique, le président de PASTEF rappelle que le parti est aussi une force sociale et citoyenne. Dans cet esprit, chaque structure est appelée à mener régulièrement des actions concrètes au service des populations. Il s’agit notamment d’initiatives en faveur de la santé publique, de la solidarité, de la protection de l’environnement, de l’amélioration du cadre de vie, de la promotion de l’éthique publique et de la lutte contre la corruption. La solidarité sociale, l’accompagnement des familles vulnérables, le soutien scolaire bénévole et le mentorat figurent également parmi les axes jugés essentiels pour renforcer l’ancrage populaire du parti.
La sensibilisation politique de proximité occupe une place importante dans cette instruction. Ousmane Sonko invite les militants à intensifier les causeries communautaires, les cercles de dialogue et les panels populaires, mais aussi à instaurer un porte-à-porte hebdomadaire. L’objectif est double : expliquer les réformes engagées dans le cadre de la transformation nationale et recueillir directement les préoccupations des citoyens.
Le président du parti insiste par ailleurs sur la responsabilité particulière des députés, élus locaux, cadres et membres du Conseil national. Ces derniers sont appelés à être présents aux côtés de la base militante, à accompagner les structures locales, à participer activement aux actions citoyennes et à faire preuve de disponibilité, d’humilité et de solidarité. Pour Ousmane Sonko, la cohésion entre dirigeants, élus et militants constitue une condition essentielle de la réussite politique et sociale de PASTEF.
Enfin, l’instruction prévoit un dispositif rigoureux de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation. Les coordinations et sections sont invitées à élaborer sans délai des plans d’action départementaux et communaux, à établir un calendrier d’activités et à transmettre des rapports mensuels. Un mécanisme spécial de suivi-évaluation est mis en place au sein du cabinet du président du parti, tandis que des missions de supervision seront déployées sous la responsabilité du Secrétariat général.
En conclusion, Ousmane Sonko appelle l’ensemble des patriotes à redoubler d’engagement, de discipline et de proximité avec les populations. Pour lui, la transformation nationale ne peut réussir que si le parti reste mobilisé, structuré, solidaire et profondément enraciné dans le vécu quotidien des Sénégalais. Il exhorte chaque structure et chaque militant à s’approprier pleinement cette instruction, qu’il érige désormais en priorité stratégique du parti.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°567 – 26/09/2025

🔴 « INONDATIONS, INFLATION, INJUSTICE » : GUEUM SA BOPP DÉCLENCHE L’OFFENSIVE
🔴 JUSTICE : MANSOUR FAYE ET BOUGAR LIBRES

🔴 FSF / LE PROJET PRAXIS : L’AXE MAJEUR DU PROGRAMME D’ABDOULAYE FALL

Offensive politique coordonnée : le Pastef exerce-t-il une pression sur la justice pour l’arrestation de Badara Gadiaga ?

Le climat politique sénégalais connaît une nouvelle zone de turbulences après l’épisode tendu du dernier numéro de l’émission Jakaarlo. Le chroniqueur Badara Gadiaga s’y est retrouvé au centre d’un vif échange avec le député Amadou Bâ, membre influent du parti Pastef.

Depuis cet affrontement télévisé, plusieurs figures de premier plan de la majorité présidentielle, parmi lesquelles Waly Diouf Bodian et la députée Mame Bousso, se sont relayées sur les réseaux sociaux pour réclamer l’intervention de la justice contre Badara Gadiaga. Cette succession d’appels quasi simultanés à des poursuites judiciaires, relayés publiquement par des responsables politiques, interroge sur la nature de cette démarche : s’agit-il d’une simple réaction collective à des propos jugés injurieux ou d’une offensive coordonnée pour faire pression sur les magistrats ?

La question est d’autant plus sensible qu’elle survient quelques jours après l’arrestation du journaliste Bachir Fofana, placé en garde à vue pour avoir soulevé des interrogations sur la gestion financière de l’Assemblée nationale. Cette arrestation, dénoncée par plusieurs organisations de défense des libertés, avait déjà alimenté les craintes d’un climat de répression contre les voix critiques.

Le contexte national se révèle d’autant plus tendu que le Premier ministre Ousmane Sonko, lors d’une récente intervention sur les réseaux sociaux, avait lui-même émis de virulentes critiques à l’encontre de certaines composantes du pouvoir judiciaire, qu’il accuse d’acharnement ou de partialité dans des dossiers le concernant.

Cette séquence politique, marquée par une multiplication des polémiques et des interpellations de journalistes et chroniqueurs, soulève des inquiétudes sur l’équilibre entre la liberté d’opinion et les tentatives de criminalisation de la critique. Elle ouvre également un débat de fond sur la capacité de la justice sénégalaise à rester imperméable aux injonctions politiques.

Affaire à suivre.

Le gouvernement lance une offensive pour sauver les sociétés publiques en difficulté

Le gouvernement sénégalais entend redonner un second souffle aux sociétés publiques et parapubliques en proie à des difficultés financières. Parmi les entités ciblées figurent notamment La Poste, Air Sénégal, la Sonacos, la Société nationale de recouvrement (SNR) et Dakar Dem Dikk (DDD), toutes confrontées à des défis structurels majeurs.

Lors du débat d’orientation budgétaire tenu samedi à l’Assemblée nationale, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a annoncé la mise en œuvre de deux mesures clés destinées à assurer la relance de ces structures stratégiques. Il s’agit, d’une part, de la création d’un fonds de relance et, d’autre part, de l’installation d’un comité interministériel de restructuration.

Selon les précisions rapportées par Le Soleil, le fonds de relance aura pour vocation de financer les opérations de recapitalisation, les plans de redressement, les restructurations, ainsi que de couvrir les besoins en fonds de roulement des entreprises ciblées. Cet instrument financier vise à redonner de la solvabilité aux structures étatiques en difficulté, dont certaines peinent à honorer leurs engagements les plus élémentaires.

En parallèle, un comité de pilotage sera mis en place sous la tutelle directe de la Primature. Sa mission : accompagner chaque entreprise dans l’élaboration de son plan de redressement, en facilitant l’identification de solutions financières et juridiques adaptées. Il s’agira également d’assurer une coordination efficace entre les ministères concernés et d’encadrer les processus de transformation à mettre en œuvre.

Cette double initiative traduit la volonté du gouvernement de préserver l’emploi, assainir la gestion des sociétés publiques, et réduire leur dépendance vis-à-vis du Trésor public. Ces mesures interviennent dans un contexte économique tendu, où la rationalisation des dépenses publiques et l’efficacité des services sont devenues des impératifs.

La CDC passe à l’offensive pour récupérer 5 milliards de FCFA : une saisie conservatoire sur les comptes de la SRT

La Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) du Sénégal, sous la direction de Fadilou Keita, a franchi une étape décisive dans le dossier opposant l’institution publique à la Société de Réalisation et de Travaux (SRT). Après plusieurs tentatives infructueuses pour obtenir le remboursement d’une créance de 5 milliards de FCFA, la CDC a saisi les comptes bancaires de son débiteur, marquant un tournant dans cette affaire.

Cette créance trouve son origine dans un prêt de 4 milliards de FCFA accordé en décembre 2021 par la CDC à la SRT, dans le cadre du projet immobilier « Cdc-Bambilor ». Ce programme avait pour objectif de proposer des logements accessibles, s’inscrivant ainsi dans une démarche de développement social et économique. En contrepartie, une hypothèque sur un terrain de 20 hectares situé à Rufisque, estimé à 2,4 milliards de FCFA, avait été mise en place comme garantie.

Malgré cette sécurisation et des mises en demeure répétées, la SRT n’a pas honoré ses obligations de remboursement, ce qui a poussé la CDC à adopter une approche plus coercitive.

Depuis son arrivée à la tête de la CDC, Fadilou Keita s’est distingué par une gestion stricte des actifs de l’institution, combinant sécurisation des placements et régulation des partenariats. La décision de saisir les comptes bancaires de la SRT reflète cette volonté de préserver les intérêts de l’institution face aux défaillances de ses partenaires économiques.

Selon des sources proches du dossier, relayées par Libération, cette saisie conservatoire n’a pas manqué de provoquer une réaction de la SRT, qui a introduit une opposition devant le tribunal du Commerce. Cependant, le dossier a été renvoyé au 15 novembre, laissant planer une incertitude sur l’issue de cette confrontation judiciaire.

Pour la CDC, l’enjeu dépasse le simple recouvrement des fonds : il s’agit de réaffirmer son rôle de gestionnaire rigoureux des ressources publiques. En cas de non-remboursement, d’autres actions pourraient être envisagées, avec des implications potentielles pour le projet « Cdc-Bambilor ».

Quant à la SRT, cette affaire met en péril sa crédibilité et ses relations avec ses partenaires. Si elle échoue à résoudre ce différend, les répercussions pourraient affecter son avenir dans un secteur immobilier déjà marqué par des défis financiers et structurels.

Au-delà de ce conflit spécifique, cette affaire reflète une problématique plus large : celle de la confiance entre les acteurs publics et privés dans le financement des projets structurants. La capacité des institutions publiques, comme la CDC, à faire respecter les engagements contractuels est essentielle pour garantir la viabilité des initiatives économiques et sociales.

La décision finale du tribunal sera scrutée avec attention, car elle pourrait constituer un précédent en matière de gestion des litiges financiers dans le secteur immobilier sénégalais. En attendant, la CDC maintient sa position ferme, envoyant un signal clair : les engagements financiers doivent être honorés, quels que soient les défis.

Élections législatives au Sénégal : Ousmane Sonko annonce une offensive décisive pour la coalition Pastef

À quelques jours des élections législatives cruciales prévues ce dimanche, la tension monte dans les rangs des partis politiques sénégalais. Ousmane Sonko, leader de la coalition Pastef/Les Patriotes, a galvanisé ses partisans lors d’un rassemblement à Grand Yoff, annonçant une véritable démonstration de force lors du scrutin. Devant une foule dense composée de militants et de nombreux jeunes, il a mis en garde l’opposition, affirmant que ce rendez-vous électoral pourrait marquer un tournant majeur dans le paysage politique sénégalais.

« Nous nous acheminons vers un rendez-vous décisif dans le déroulement de notre programme gouvernemental », a déclaré Ousmane Sonko. Il a rappelé que, si l’élection présidentielle passée a permis à son camp de remporter une victoire significative, elle n’est qu’une étape dans la mise en œuvre de son agenda politique à long terme. « L’élection présidentielle dernière était importante, mais elle ne suffit pas. Il faut que ces élections législatives soient respectées car, elles nous permettront de poursuivre le travail vers 2050 », a ajouté le leader de Pastef, soulignant l’importance stratégique des législatives pour asseoir sa vision de développement pour le pays.

Ousmane Sonko a également insisté sur l’implication de la jeunesse dans le processus électoral. Dans un contexte où de nombreux jeunes hésitent à participer aux élections, le leader de Pastef a lancé un appel pressant : « Jeunes, allez récupérer vos cartes d’électeurs. Votre voix est cruciale pour faire avancer le changement que nous avons amorcé. » Cet appel témoigne de l’importance accordée par Sonko à la mobilisation des jeunes, un segment de la population souvent perçu comme le fer de lance de son mouvement.

Mais Ousmane Sonko ne s’est pas contenté de viser une majorité simple à l’Assemblée nationale. Il a exprimé clairement son ambition de réduire l’opposition à « sa plus simple expression », se montrant particulièrement offensif à l’égard de ses adversaires politiques. « Nous savons qu’après les élections, beaucoup d’entre eux vont raser les murs. Ils n’auront plus droit au chapitre », a lancé le leader, anticipant une débâcle de l’opposition au lendemain des législatives.

Le discours d’Ousmane Sonko montre une détermination sans faille à obtenir une majorité écrasante à l’Assemblée nationale. Avec une telle majorité, la coalition Pastef pourrait avancer ses réformes sans obstacle majeur, consolidant ainsi le pouvoir du parti et facilitant la mise en œuvre de son programme de gouvernance. Pour Sonko, ce scrutin représente bien plus qu’une simple élection : c’est une étape clé dans la construction de sa vision pour le Sénégal à horizon 2050.

À quelques jours du scrutin, l’intensité de la campagne électorale ne cesse de croître. Le message d’Ousmane Sonko est clair : il veut non seulement remporter ces élections, mais aussi affaiblir durablement ses opposants. Reste à voir si cet appel trouvera écho auprès des électeurs, en particulier les jeunes, qui pourraient jouer un rôle déterminant dans l’issue de cette bataille politique.

Les prochaines heures seront décisives pour la coalition Pastef/Les Patriotes, tandis que l’opposition se prépare à un affrontement électoral qui pourrait redéfinir l’avenir politique du Sénégal.

Ousmane Sonko intensifie son offensive contre Amadou Ba lors d’un meeting à Mbour

Lors d’un meeting tenu le lundi 28 octobre 2024 à Mbour, le candidat à la présidence Ousmane Sonko a lancé de nouvelles accusations à l’encontre de son principal adversaire, Amadou Ba, remettant en question son intégrité. Le leader du Pastef affirme que Ba, qui prône une transparence sans faille, serait impliqué dans des affaires troubles révélées par des rapports de l’inspection générale d’État (IGE) et par le dossier controversé des 94 milliards de francs CFA.

Pour Sonko, des preuves concrètes existent et seront bientôt mises à la disposition du public. Selon lui, ces rapports épinglent Amadou Ba pour des pratiques qu’il juge « compromettantes ». Le rapport de l’IGE et celui sur les 94 milliards contiendraient, d’après Sonko, des informations qui ternissent l’image de transparence et de probité que revendique Ba, actuel chef de file de la coalition Jam AK Ndierin.

Cette prise de position s’inscrit dans un contexte électoral marqué par des échanges tendus entre les deux figures politiques. L’enjeu pour Sonko est d’instiller le doute quant à la sincérité et à l’intégrité de son adversaire, alors que la question de la transparence devient un thème central de la campagne.

Outre les accusations de corruption, Ousmane Sonko a critiqué la réticence apparente d’Amadou Ba à débattre publiquement. Sonko déplore qu’en dépit de ses déclarations assurées, Ba refuse un véritable face-à-face. « Il feint d’en piaffer d’impatience », ironise Sonko, interprétant cette attitude comme un manque de courage de la part de l’ancien ministre des Finances.

Pour Sonko, ce refus de débat constitue une tentative d’éviter des questions délicates qui pourraient mettre à mal la réputation de Ba. Ce dernier, toutefois, se défend de tout acte répréhensible et continue de se présenter comme un candidat attaché à la transparence.

Ces accusations marquent un tournant dans la campagne, mettant en lumière les divergences de style et de stratégie entre Sonko et Ba. Alors que Sonko prône une campagne sans concession, basée sur la transparence et la redevabilité, Ba s’efforce de maintenir une image de sérénité face aux critiques. Reste à voir si ces nouvelles accusations influenceront les électeurs indécis ou si elles provoqueront une réponse de la part d’Amadou Ba dans les jours à venir.

En attendant, les regards se tournent vers la publication éventuelle des rapports mentionnés par Sonko, qui pourraient avoir des répercussions décisives sur la perception publique des deux candidats.

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