Kaolack : 40 acteurs économiques formés sur l’accès à la justice grâce à une initiative d’OSIDEA et de la GIZ

Quarante acteurs économiques du département de Kaolack ont bénéficié d’un renforcement de capacités sur l’accès à la justice. Cette initiative est portée par l’Observatoire de Suivi des Indicateurs de Développement Économique en Afrique (OSIDEA), en partenariat avec la Coopération allemande GIZ.

« Comme vous le savez, cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui à l’amélioration de l’accès à la justice pour les acteurs économiques au Sénégal. Ce projet, en collaboration avec la GIZ, cible principalement quatre régions : Kaolack, Saint-Louis, Ziguinchor et Dakar. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des initiatives déjà menées dans tous les départements de Dakar, à Ziguinchor et dans une partie de Saint-Louis. Nous poursuivrons les activités dans les autres zones concernées dans les prochains jours », a expliqué Aliou Ndiaye, coordonnateur du programme OSIDEA.

Ce projet s’adresse aux acteurs économiques, notamment les jeunes et les femmes, et vise à renforcer leur accès à la justice. « Aujourd’hui, on parle beaucoup d’entrepreneuriat, et l’accent est souvent mis sur l’accès au financement. Cependant, les questions liées à la justice sont souvent reléguées au second plan. Nous avons donc estimé qu’il est essentiel que les entrepreneurs disposent de compétences et d’outils en matière d’accès à la justice, mais aussi sur les aspects liés à la formalisation de leurs activités », a ajouté M. Ndiaye.

Concernant le choix de Kaolack, il a précisé : « Cette ville est considérée comme un carrefour stratégique et un pôle économique important du Sénégal. Située au centre-ouest du pays, elle relie plusieurs autres régions, ce qui en fait un point de passage incontournable pour les échanges. »

La rencontre a réuni 40 acteurs économiques, principalement des jeunes et des femmes impliqués dans des activités génératrices de revenus. Elle vise à créer un cadre de réflexion, d’échange et de partage d’expériences. Un ciblage pertinent, selon le coordonnateur d’OSIDEA, qui permettra au projet de gagner en viabilité et d’atteindre ses objectifs.

Le consortium Saxxal Jamm condamne les violences électorales et interpelle le ministre de l’Intérieur

La société civile, représentée par le consortium Saxxal Jamm, s’est vivement exprimée face à la montée des violences observée dès le début de la campagne électorale pour les élections législatives anticipées du 17 novembre prochain. Regroupant plusieurs organisations telles que COSCE, ONG 3D, GRADEC, PACTE, Réseau Siggil Jigeen, LSDH, ONDH, AJED, URAC, AFEX, RADDHO, OSIDEA, CERAG, Handicap Form Educ et Présence chrétienne, le consortium a condamné fermement les affrontements entre partisans de Barthélemy Dias, leader de la coalition Sàmm Sa Kàddu, et ceux d’Abass Fall, candidat de Pastef à Dakar.

Dans une déclaration, le consortium a qualifié ces incidents de regrettables, rappelant que la liberté d’opinion et d’expression est au cœur de la démocratie. « Nous condamnons les violences observées ce week-end entre les militants des différents partis. La société civile rappelle que les élections doivent rester un moment d’expression pacifique des citoyens », a indiqué le consortium, invitant par ailleurs à la libération des acteurs politiques en détention pour favoriser un climat plus serein.

Dans son appel, Saxxal Jamm a exhorté les acteurs politiques à privilégier des débats constructifs axés sur les problématiques d’intérêt national. Le consortium estime que la période électorale devrait être un temps pour exposer des visions et des programmes, permettant aux citoyens d’effectuer un choix éclairé sur la future législature. « Il est essentiel que les formations politiques s’engagent dans un dialogue respectueux et axé sur des idées et des propositions pour le Sénégal », a précisé le consortium.

Saxxal Jamm a également interpellé le ministre de l’Intérieur, l’exhortant à prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir un climat de sécurité et de paix durant cette campagne. L’accent a été mis sur l’importance d’une intervention ferme et équitable pour prévenir toute violence, quelle que soit son origine, et pour s’assurer que le scrutin se déroule dans des conditions sereines. « Nous attendons du ministère de l’Intérieur qu’il prenne des mesures rigoureuses pour protéger la stabilité politique et la paix sociale, éléments indispensables pour une démocratie fonctionnelle », a conclu le consortium.

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