Ousmane Sonko à Ouagadougou pour l’inauguration du Mausolée Thomas Sankara

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, est arrivé à Ouagadougou ce vendredi 16 mai 2025 pour prendre part à l’inauguration du Mausolée dédié à Thomas Sankara et à ses douze compagnons. Accueilli avec les honneurs par son homologue burkinabè Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, cette visite marque un moment fort de mémoire panafricaine et de solidarité entre les deux nations.

Ousmane Sonko en visite officielle de 48 heures à Ouagadougou

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, effectuera une visite officielle de 48 heures à Ouagadougou, à partir de ce vendredi, selon une information relayée par Sud Quotidien et confirmée par le service de communication de la Primature.

Ce déplacement s’inscrit dans une dynamique de renforcement des liens entre le Sénégal et le Burkina Faso. Durant son séjour dans la capitale burkinabè, M. Sonko s’entretiendra avec le capitaine Ibrahim Traoré, président de la transition burkinabè, ainsi qu’avec son homologue, le Premier ministre Jean Emmanuel Ouédraogo. Ces rencontres permettront d’aborder plusieurs dossiers d’intérêt commun, notamment la coopération bilatérale, les enjeux sécuritaires dans la sous-région, et les perspectives d’intégration africaine.

Le programme du chef du gouvernement sénégalais comprend également une rencontre avec la communauté sénégalaise vivant à Ouagadougou, ainsi qu’une interview exclusive prévue à la RTB, la chaîne de télévision publique du Burkina Faso.

Le moment fort de cette visite sera sans nul doute la participation d’Ousmane Sonko à la cérémonie d’inauguration du mausolée de Thomas Sankara, prévue pour ce samedi. Cet événement hautement symbolique sera précédé d’un sommet entre les délégations des deux pays, au terme duquel une déclaration conjointe sera faite à la presse.

Pour cette mission diplomatique, le Premier ministre sera accompagné par plusieurs membres du gouvernement sénégalais, notamment la ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine, Yassine Fall, le ministre des Forces armées, Dame Diop, et la ministre des Sports, Khady Diène.

Ouagadougou : grande mobilisation populaire en soutien à la junte et au capitaine Ibrahim Traoré

Ouagadougou,Plusieurs milliers de personnes ont envahi mercredi la place de la Nation, au cœur de la capitale burkinabè, pour exprimer leur soutien au capitaine Ibrahim Traoré et au régime militaire en place. Cette mobilisation intervient quelques jours seulement après que les autorités ont affirmé avoir déjoué un “grand complot” contre le pouvoir.

À l’appel de la Coordination nationale des associations de veille citoyenne (CNAVC), proche du régime, les manifestants ont scandé des slogans hostiles à l’impérialisme et affirmé leur attachement à la souveraineté nationale. Pancartes à la main, ils arboraient des messages explicites : « Soutien total au président Ibrahim Traoré et au peuple du Burkina Faso », « À bas l’impérialisme et ses valets locaux » ou encore « Vive la résistance anti-impérialiste ».

Des drapeaux burkinabè, russes et ceux de l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, flottaient au-dessus de la foule, aux côtés de posters géants du capitaine Traoré, devenu chef de l’État à la suite d’un coup d’État en septembre 2022.

Un contexte de tensions régionales et internationales

Cette démonstration de force survient dans un climat marqué par de fortes tensions diplomatiques. Le 21 avril, le gouvernement burkinabè a annoncé avoir mis en échec un complot de grande envergure, présenté comme une tentative de coup d’État, orchestrée depuis l’étranger. Les autorités ont particulièrement pointé du doigt la Côte d’Ivoire, qu’elles soupçonnent d’héberger des opposants. Une accusation catégoriquement rejetée par Abidjan.

Au cours du rassemblement, la CNAVC a également fustigé les déclarations du général américain Michael Langley, commandant d’Africom, qui aurait accusé le président Traoré de détourner les réserves d’or du pays à des fins personnelles. « C’est un meeting de soutien au capitaine Traoré, mais aussi une dénonciation ferme des propos mensongers du général américain », a déclaré Adama Kima, un des organisateurs, lors d’une intervention retransmise en direct sur la télévision nationale.

Une ligne politique claire : rupture avec l’Occident, rapprochement avec Moscou

Depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Traoré, le Burkina Faso, à l’instar du Mali et du Niger, a entrepris une rupture progressive avec ses anciens partenaires occidentaux, notamment la France, pour se tourner vers la Russie. Ce changement d’orientation s’inscrit dans une volonté affichée de reconquête de la souveraineté nationale et de lutte contre le terrorisme qui continue de sévir dans la région sahélienne.

À l’occasion de ce que la CNAVC a qualifié de « Journée mondiale de soutien au Burkina Faso », un des porte-parole du mouvement a lancé un message fort : « Nous, peuples épris de justice et de souveraineté, affirmons notre solidarité indéfectible avec la lutte héroïque du peuple burkinabè pour son émancipation. »

Manifestation devant l’ambassade du Sénégal à Ouagadougou contre Sonko et Diomaye : Contestation de leurs convictions Panafricanistes

Une manifestation a eu lieu aujourd’hui à Ouagadougou pour contester les convictions panafricanistes des leaders sénégalais Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye. Cette protestation intervient alors que Sonko prévoit une tournée fraternelle au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Les manifestants remettent en question l’authenticité de leur engagement panafricaniste, ajoutant une dimension de tension à la visite prévue dans la région.

Manifestations à Ouagadougou : Tensions entre le Burkina Faso et le Sénégal à propos de la CEDEAO

Des tensions diplomatiques ont éclaté aujourd’hui à Ouagadougou alors que des dizaines de manifestants burkinabé ont convergé vers l’ambassade du Sénégal pour exprimer leur mécontentement. La manifestation vise à dénoncer ce que les protestataires perçoivent comme une ingérence des nouvelles autorités sénégalaises dans les affaires internes du Burkina Faso.

Au cœur du conflit se trouve la récente formation de l’Alliance des États du Sahel (AES), incluant le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Cette alliance a exprimé des préoccupations quant à la position du Sénégal au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), alors que le Sénégal promeut une refonte de l’organisation sous-régionale.

Les manifestants affirment que cette position sénégalaise pourrait compromettre les intérêts et l’autonomie politique du Burkina Faso et des autres membres de l’Alliance du Sahel. Ils appellent à une clarification des intentions sénégalaises et à un respect strict des principes de souveraineté nationale et de non-ingérence.

Les autorités burkinabé ont jusqu’à présent appelé au calme et ont promis de traiter la situation avec diplomatie. Cependant, la détermination des manifestants souligne les tensions croissantes au sein de la région sahélienne concernant l’orientation future de la CEDEAO et ses implications pour la coopération régionale.

En attendant, les regards restent braqués sur Ouagadougou, où ces développements pourraient avoir des répercussions significatives sur les relations interétatiques et la stabilité politique dans le Sahel.

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