Le Dakarois Quotidien N°672 – 14 ET 15/02/2026
Le Dakarois Sports N°672 – 14 ET 15/02/2026
🔴 CAN 2027 : LA COMPÉTITION CONFIRMÉE AU KENYA, EN TANZANIE ET EN OUGANDA
Le Sénégal a validé son ticket pour les demi-finales de la compétition continentale en s’imposant face à l’Ouganda, co-organisateur du tournoi, au terme d’un quart de finale intense disputé dans une ambiance électrique.
Tenants du titre, les Lions de Souleymane Diallo ont abordé la rencontre avec prudence, conscients de l’hostilité du contexte et du soutien indéfectible du public ougandais à son équipe. Dès l’entame, ils ont volontairement cédé la possession, préférant resserrer leurs lignes et miser sur une organisation défensive rigoureuse. Bien regroupés derrière, les Sénégalais ont fait bloc, annihilant avec sérénité les assauts adverses durant une première période marquée par l’intensité mais vierge de buts.
Au retour des vestiaires, le sélectionneur sénégalais a fait preuve d’audace en renouvelant quasiment toute sa ligne offensive. Un choix payant. Les entrants ont immédiatement insufflé vitesse et percussion, obligeant la défense ougandaise à reculer et à multiplier les approximations.
La récompense est arrivée à l’heure de jeu. Libasse Gueye, intenable sur son couloir gauche, a pris de vitesse son vis-à-vis avant de délivrer un centre millimétré au second poteau. Oumar Ba, parfaitement placé, a contrôlé puis décoché une frappe imparable qui a trompé le gardien adverse. Le Sénégal ouvrait le score (1-0), scellant du même coup sa qualification.
Le Sénégal connaît désormais son adversaire pour les quarts de finale du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) 2025. Les Lions de la Téranga, accrochés par le Soudan (0-0) lors de leur dernier match de poule, terminent à la deuxième place du groupe D et croiseront l’Ouganda, leader du groupe C.
Dans une rencontre fermée et dominée par l’engagement physique, Sénégalais et Soudanais se sont neutralisés. Les hommes de Pape Thiaw ont montré de la solidité défensive mais ont encore une fois manqué de réalisme dans le dernier geste. « Nous avons eu des opportunités, mais il nous a manqué de la justesse pour conclure », a reconnu un membre du staff technique à l’issue de la partie.
Avec ce nul, le Sénégal valide tout de même son billet pour les quarts de finale, mais les supporters restent partagés. Si la défense s’est montrée rassurante, le manque d’efficacité offensive continue d’inquiéter. Dans un tournoi où chaque détail compte, la moindre approximation pourrait coûter cher à l’étape suivante.
Le prochain adversaire, l’Ouganda, arrive lancé. Les Cranes ont terminé en tête de leur groupe grâce à une attaque prolifique et un collectif bien en place. Pour le Sénégal, la tâche s’annonce donc ardue, d’autant plus que le sélectionneur devra se passer d’Abdou Yaya Ly, expulsé en fin de rencontre contre le Soudan après un second avertissement. Son absence privera l’équipe d’un atout défensif de taille.
Le duel entre Sénégalais et Ougandais s’annonce explosif. Les Lions devront hausser leur niveau de jeu et retrouver de l’efficacité devant les buts pour espérer poursuivre l’aventure dans ce CHAN 2025.
Quatre ans après avoir décroché la médaille de bronze à Kigali, les Lions du Sénégal abordent l’AfroBasket 2025 avec une ambition claire : renouer avec le sommet du basketball africain, une place qu’ils n’ont plus occupée depuis leur dernier sacre continental en 1997.
Le tirage au sort de la 31e édition, qui s’est tenu vendredi soir à Luanda (Angola), a placé le Sénégal dans un groupe B équilibré, mais semé d’embûches. Les Lions devront affronter le Mali, l’Égypte et l’Ouganda dans une phase de groupes où chaque faux pas pourrait coûter cher.
La rencontre contre le Mali s’annonce déjà comme un derby à haute tension. Bien que les Aigles maliens aient terminé à une modeste 15e place lors de la précédente édition, l’historique des confrontations entre les deux nations laisse présager un match engagé et disputé. Ce duel sous-régional est toujours marqué par une intensité particulière, et nul doute que les deux équipes voudront s’imposer pour la suprématie ouest-africaine.
Autre adversaire à surveiller de près : l’Égypte. Traditionnellement considérée comme l’une des grandes puissances du continent, la sélection égyptienne reste cependant sur une élimination frustrante en quart de finale en 2021, face à l’Ouganda. Elle arrive à l’AfroBasket 2025 avec l’intention de faire oublier cette déconvenue, et son potentiel collectif en fait un rival sérieux dans ce groupe.
Enfin, le Sénégal retrouvera l’Ouganda, adversaire qu’il avait dominé lors de la dernière édition. Toutefois, les Ougandais ont montré qu’ils étaient capables de bousculer les hiérarchies, comme en témoigne leur quart de finale en 2021. Une vigilance maximale sera donc de mise.
C’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour les Lions, avec un effectif en partie renouvelé et un nouveau sélectionneur, DeSagana Diop, ancien international sénégalais. Cette dynamique de renouveau pourrait être un atout, mais aussi un défi en termes de cohésion et d’automatismes. Le staff mise sur un subtil mélange entre expérience et jeunesse pour relever ce pari.
L’AfroBasket 2025, qui se déroulera du 12 au 24 août en Angola, marquera donc un test grandeur nature pour le Sénégal. Très attendus, les Lions auront l’obligation de répondre présent dès leurs premiers matchs pour s’affirmer comme de véritables prétendants au titre. Le rendez-vous est pris.
Le tirage au sort de la huitième édition du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) 2024 se déroulera le 15 janvier prochain à Nairobi, au Kenya. Annoncé par la Confédération africaine de football (CAF) ce lundi, l’événement aura lieu au Kenyatta International Convention Centre, à partir de 17h00 GMT. Cette cérémonie marquera une étape importante dans la préparation du tournoi, qui se déroulera du 1er au 28 février 2024.
Cette année, le CHAN sera une compétition coorganisée par trois pays : le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie. Il s’agit d’une édition historique, qui réunira des équipes composées exclusivement de joueurs évoluant dans leurs championnats nationaux respectifs. C’est un aspect particulier du CHAN, qui met en avant le football local et permet aux joueurs de briller sous les couleurs de leur pays sans l’opportunité de jouer à l’étranger.
Le Sénégal, actuel champion en titre, participera à cette compétition pour la quatrième fois. Vainqueur du CHAN 2022, le pays est déterminé à défendre son trophée et à prouver à nouveau sa supériorité sur le continent africain. Les Lions, qui ont démontré un haut niveau de jeu lors de leurs précédentes participations, devront faire face à une concurrence accrue cette année, avec plusieurs équipes prêtes à tout donner pour détrôner les champions en titre.
Le tirage au sort du CHAN 2024 est très attendu, car il déterminera les groupes et les rencontres à venir. Cette étape cruciale donnera un premier aperçu des confrontations qui promettent d’être palpitantes et disputées. Les équipes devront se préparer à relever des défis de taille pour espérer décrocher la victoire.
Le CHAN 2024, qui met en lumière le football africain et le talent local, est une compétition qui capte l’attention des passionnés du continent. Chaque édition est une occasion pour les joueurs de se faire remarquer et d’illustrer la richesse du football africain, tout en stimulant la passion des supporters.
Avec un tirage au sort prévu dans quelques jours, le suspense grandit. Les équipes, les joueurs et les supporters attendent avec impatience de découvrir les groupes et les matchs qui composeront cette édition du CHAN. Le tournoi promet de belles émotions et de nouvelles histoires à écrire dans l’histoire du football africain.
Le décès de la marathonienne ougandaise Rebecca Cheptegei, brûlée vive par son compagnon le 1er septembre dernier, a suscité une onde de choc internationale. Cette tragédie s’ajoute à une série de meurtres liés au genre, soulignant l’ampleur des violences sexistes, notamment en Afrique de l’Est. L’agresseur, Dickson Ndiema Marangach, a succombé lundi soir aux brûlures qu’il s’était infligées lors de l’attaque, a annoncé mardi l’hôpital Moi Teaching and Referral d’Eldoret, dans l’ouest du Kenya.
L’incident, survenu à Endebess, une ville de l’ouest du Kenya, a choqué la communauté sportive et bien au-delà. Selon les déclarations du père de Rebecca, la dispute entre l’athlète et son compagnon aurait été provoquée par un différend concernant un terrain qu’elle avait acquis pour y construire sa maison. En revenant de l’église avec ses enfants, Cheptegei a été aspergée d’essence par Marangach, qui l’a ensuite embrasée. Grièvement brûlée à plus de 80%, la jeune femme, âgée de 33 ans, est décédée des suites de ses blessures le jeudi suivant.
Rebecca Cheptegei avait récemment pris part au marathon des Jeux olympiques de Paris, où elle avait terminé 44e. Sa mort a provoqué une vive émotion à travers le monde, notamment dans la communauté sportive. La ville de Paris a annoncé qu’elle rendrait hommage à l’athlète en nommant un site sportif en son honneur.
La tragédie de Cheptegei a également attiré l’attention sur le fléau des violences faites aux femmes. Le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a fermement condamné ce « meurtre violent », pointant du doigt un problème trop souvent négligé. En 2022, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a recensé 725 femmes tuées dans des violences liées au genre au Kenya.
Cette affaire s’inscrit dans une série de meurtres ayant endeuillé le monde de l’athlétisme. En 2021, Agnes Tirop, une athlète kényane prometteuse, avait été retrouvée poignardée à mort à son domicile. Son mari est actuellement jugé pour ce crime. Un an plus tard, en 2022, la Bahreïnie d’origine kényane Damaris Mutua a également été assassinée par son compagnon. Ces actes violents, qui prennent pour cible des femmes sportives, reflètent un problème systémique qui dépasse le cadre du sport.
Rebecca Cheptegei sera inhumée samedi dans son village familial, dans l’est de l’Ouganda. Sa mort rappelle avec force l’urgence de mettre fin aux violences sexistes et de protéger les femmes contre les abus qui leur coûtent trop souvent la vie.
La Cour constitutionnelle ougandaise a rejeté un recours visant à contester la légalité de la loi anti-homosexualité de 2023, malgré les protestations de défenseurs des droits humains, d’universitaires et de membres du parti au pouvoir. Cette législation controversée, promulguée en mai dernier, prévoit des sanctions sévères contre les actes homosexuels et la promotion de l’homosexualité, y compris la peine de mort pour ce qu’elle qualifie d’homosexualité aggravée.
L’adoption de cette loi a déclenché un tollé international, avec des critiques émanant de l’Organisation des Nations Unies et de nombreuses organisations de défense des droits humains. Les opposants à la loi ont vivement exigé son annulation, mais leurs efforts ont été vains face à la décision de la Cour constitutionnelle.
En plus des répercussions sur les droits humains, cette législation a également eu un impact économique significatif sur l’Ouganda. Le pays s’est retiré de l’AGOA (African Growth and Opportunity Act), entraînant la perte d’aide étrangère et d’investissements. Cette situation souligne les tensions entre les considérations juridiques, les droits humains et les impératifs économiques auxquels est confrontée l’Ouganda.
Le groupe français TotalEnergies a annoncé ce 4 janvier 2024 lancer une «mission d’évaluation» sur le volet foncier de ses projets pétroliers en Ouganda et en Tanzanie, East African Crude Oil Pipeline (EACOP) et Tilenga, qui sont vivement contestés par des associations environnementales et de défense des droits humains. Cette « mission d’évaluation du programme d’acquisitions foncières mené en Ouganda et en Tanzanie dans le cadre des projets Tilenga et EACOP » est confiée « à Lionel Zinsou, personnalité reconnue pour son expertise en matière de développement économique de l’Afrique », a précisé TotalEnergies dans son communiqué.
TotalEnergies annonce que son programme d’acquisition foncière dans le cadre du développement de son projet pétrolier en Ouganda et en Tanzanie touche à sa fin. Dans ce cadre, elle a décidé de mandater Lionel Zinsou, économiste, ancien Premier ministre du Bénin, pour évaluer ce qui a été fait sur le terrain.
Lionel Zinsou aura pour tâche d’évaluer à la fois le programme d’acquisitions foncières du projet Tilenga/EACOP, les conditions de consultation, d’indemnisation et de relocalisation des populations impactées, ainsi que le traitement des griefs, détaille TotalEnergies dans un communiqué ce jeudi matin. Il devra également donner son appréciation sur les programmes mis en place pour contribuer à l’amélioration des conditions de vie de ces populations et proposer si nécessaire des actions complémentaires à mettre en œuvre.
Si en Tanzanie, le processus d’acquisition a été mené rapidement et sans grande opposition, en Ouganda la tâche a été plus compliquée. La société civile et les ONG ont dénoncé tout au long du processus ces dernières années des pressions faites aux populations, l’expropriation, l’empêchement abusif de l’usage de leurs terres ou encore des dédommagements inappropriés.
Le projet a nécessité au total l’achat d’environ 6 400 hectares au nom des États ougandais et tanzaniens, selon la major, ce qui impacte selon elle toujours plus de 19 000 foyers.
Les ONG, elles, avancent le chiffre de 100 000 personnes touchées : des cas qui vont du rachat d’une parcelle agricole à l’expropriation d’une maison.
Total affirme qu’aujourd’hui 98% des foyers concernés ont signé les accords de compensations. Cependant des actions en justice concernant ce volet foncier sont encore en cours en Ouganda et en France…