Assises des daaras : Ousmane Sonko défend la souveraineté nationale face aux pressions extérieures et annonce des mesures sur l’accès des mineurs à Internet

Lors de la cérémonie de clôture des assises des daaras, le Premier ministre Ousmane Sonko a livré un discours dense, marqué par une forte charge politique et une réflexion approfondie sur les enjeux sociétaux actuels du Sénégal. Au cœur de son intervention, la question de la souveraineté nationale face aux influences extérieures, notamment dans le cadre des réformes liées au durcissement des peines contre l’homosexualité.

Le chef du gouvernement a clairement affirmé que certaines orientations prises par les autorités sénégalaises suscitent des réactions défavorables à l’international. Selon lui, plusieurs États partenaires exerceraient des pressions, y compris économiques, pour infléchir les choix du Sénégal en matière de politique sociétale. Dans ce contexte, il a appelé à une posture de fermeté, estimant que la souveraineté nationale doit primer sur toute autre considération, même si cela implique des sacrifices.

Dans son analyse du contexte mondial, Ousmane Sonko a dressé le tableau d’un rapport de force qu’il juge profondément déséquilibré. Il a souligné que certains pays, bien que minoritaires en termes de population, disposent d’une puissance économique et médiatique considérable leur permettant d’imposer leurs normes et leurs valeurs à l’échelle internationale. À l’inverse, les nations qui défendent des positions divergentes se retrouvent, selon lui, marginalisées et moins influentes sur la scène mondiale.

Le Premier ministre a ainsi insisté sur la nécessité pour le Sénégal de bâtir un modèle de société fondé sur ses propres réalités culturelles, sociales et religieuses. Il a exhorté les acteurs nationaux à résister à ce qu’il considère comme des tentatives d’ingérence, réaffirmant que la souveraineté demeure un principe non négociable dans la conduite des affaires publiques.

Abordant les mutations sociales et leurs impacts, Ousmane Sonko a également exprimé ses inquiétudes quant à la diffusion de contenus qu’il juge contraires aux normes sociales du pays. Il a mis en garde contre le risque de banalisation de certains comportements à travers leur exposition répétée, estimant que cela pourrait fragiliser la cohésion sociale.

Dans cette perspective, il a annoncé la mise en place d’un comité chargé de réfléchir à un encadrement plus strict de l’accès à Internet, en particulier pour les mineurs. Parmi les pistes envisagées figure la possibilité de restreindre l’accès au réseau pour les moins de 16 ans. Le Premier ministre a tenu à préciser que ces réflexions ne s’inscrivent pas dans une logique de restriction des libertés individuelles, mais visent plutôt à garantir l’ordre public ainsi que la sécurité individuelle et collective.

Quitter la version mobile