L’APR rejette le rapport de la Cour des Comptes et dénonce une manœuvre politique

DÉCLARATION POLITIQUE DU SECRETARIAT EXÉCUTIF NATIONAL

ET SI ON DISCUTAIT, AUTREMENT, DU  » RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES« ?

Jeudi 13 Février 2025, les Sénégalais ont été informés de la sortie tant attendue du Rapport de la Cour des Comptes. 

Près de 10 mois après l’avènement d’un nouveau pouvoir au Sénégal, l’attente du rapport était d’autant plus forte qu’en Septembre 2024, M. Ousmane Sonko avait ouvertement et illégalement accusé le régime du Président Macky Sall de méfaits économiques d’une exceptionnelle gravité. S’appuyant sur un rapport de l’IGF, il a osé parler de falsifications, de « chiffres trafiqués », « truqués « , de  » carnages financiers, de détournements de deniers publics »! 

Bref, il a usé de tout le lexique expressif de la négativité absolue!

Avant même que le rapport de la Cour des Comptes ne fut publié, Ousmane Sonko lui – même et de hauts cadres du Pastef avaient tenté de préparer, sans convaincre, nos compatriotes sur le  » caractère explosif » du rapport  » accablant  » l’ancien pouvoir.

 De fait, ils cannibalisaient, en amont du processus, le rapport démonétisé, dévalorisé et tendancieux, car totalement aligné sur les positions du nouveau pouvoir !

Vint alors le Jeudi 13 Février 2025 durant lequel, le  » rapport de la Cour des Comptes  » fut publié !

L’Alliance Pour la République avec le soutien de membres du Gouvernement de Bennoo Bokk Yaakaar et d’Alliés du Takku Wallu Sénégal, organisa, avec promptitude, une vigoureuse et très brillante riposte centrée sur les failles, défaillances et autres carences dudit  » Rapport « !

Pourtant, à y regarder de plus près, nous aurions pu procéder autrement !

En effet, la brillante prestation de nos Camarades a révélé au grand jour les formidables capacités de combat intellectuel, politique et de mobilisation de l’APR !

Aujourd’hui, non seulement l’APR maintient sa position mais elle se porte en faux contre le Rapport de la Cour des Comptes  » et le rejette purement et simplement.

L’APR ne le reconnaît point comme étant celui de la Cour des Comptes !!

Les rapports sur la période 2019 à 2023 ont déjà été présentés, certifiés et validés en coordination avec l’Assemblée nationale du Sénégal. 

Ces rapports figuraient sur le site de la Cour des Comptes jusqu’au jeudi 13 février à midi. 

Alors, comment est-il possible d’accepter un nouveau rapport de la même institution pour la même période ? 

Le Secrétariat Exécutif national de l’Alliance Pour la République invalide sans équivoque et avec fermeté, le  » Rapport  » présenté le 13 Février qui, à ses yeux, est le rapport du Gouvernement drapé du nom de la Cour des Comptes. 

C’est le rapport de L’Inspection Générale des Finances de Septembre 2024, présenté par Ousmane Sonko, réchauffé et réajusté. 

Pourquoi la Cour des Comptes n’a-t-elle pas présenté elle-même son rapport à l’opinion nationale et internationale ? 

Notre conviction était établie que la Cour des Comptes ne pouvait, se dédire, en disant autre chose que ce qu’elle avait déjà dit. 

Il faut dès lors, bien comprendre les objectifs politiques et partisans de la mise en scène de la présentation de ce rapport du Gouvernement qui sont de 2 ordres :

1 l’accélération du projet, funeste, du pouvoir : disposer d’une base légale pour procéder à la liquidation de nos camarades anciennement ordonnateurs de dépenses et/ou gestionnaires de fonds (Ministres et DG) !!! C’est tout le sens qu’il faut accorder à la sortie lunaire du  » Gouvernement  » (sans son PM) qui avait besoin de rassurer les partenaires du Sénégal et de présenter, via le Ministre de la Justice, le but essentiel de la publication du  » Rapport » et de la  » Conférence Gouvernementale à savoir: exposer les grandes Lignes du Programme de destruction de l’APR 

2 Non seulement, décapiter l’APR, mais aussi et surtout, faire douter nos bases éparpillées et désorientées.

L’un des buts majeurs de la manœuvre politique, est d’écorner l’image du Président Macky Sall au plan international. Les succès personnels du Président Macky Sall reconnu dans sa dimension d’Homme d’État majeur dans la sphère mondiale, font très mal au pouvoir actuel, hanté par un possible retour au pouvoir du Président Macky en 2029! 

A la suite de sa brillante rencontre avec la presse où elle a mis à nu, à travers une critique rigoureuse, méthodique et de très grande qualité du rapport, l’APR s’appliquera à montrer l’incompétence préoccupante du pouvoir », pour éclairer davantage l’opinion nationale et pour informer vrai, le reste du monde. 

Dans la même optique, l’Alliance Pour la République se réserve le droit de saisir toutes les instances nationales, régionales et internationales 

 (Le Conseil Constitutionnel, la Cour Suprême, la Cour des Comptes de L’UEMOA) permettant le dépôt d’une plainte contre la Cour des Comptes du Sénégal pour faux, usage de faux et discrédit sur l’honorabilité de citoyens ayant exercé des charges publiques.

Enfin, l’Alliance Pour la République appelle à la mobilisation de tous les démocrates et républicains pour dire non à l’imposture qui tient lieu de politique au mépris des préoccupations légitimes de nos compatriotes et la la cristallisation de la crise économique et sociale que traverse le Sénégal du fait de l’incurie de nos gouvernants.

Faire face et barrer la route aux porteurs du projet de destruction du Sénégal reste pour nous, une tâche urgente et prioritaire.

Licenciements massifs dans les directions générales : Mody Guiro fustige l’arrogance et l’abus de pouvoir de certains DG

Le climat social se détériore au Sénégal, marqué par une vague de licenciements massifs dans plusieurs structures étatiques. Cette situation a provoqué une vive indignation au sein des centrales syndicales, qui dénoncent des décisions arbitraires portant atteinte aux droits des travailleurs. Lors de l’Assemblée générale des centrales syndicales du Sénégal, tenue vendredi dernier à Dakar, Mody Guiro, secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), a dénoncé avec fermeté l’attitude de certains directeurs généraux (DG), notamment au Port autonome de Dakar, où plusieurs agents ont été remerciés sans justification valable.

Depuis quelques mois, de nombreux travailleurs du secteur public se retrouvent brutalement licenciés, souvent sans notification préalable ni accompagnement adéquat. Cette vague de départs concerne plusieurs institutions et directions générales, parmi lesquelles le Port autonome de Dakar, où plusieurs agents ont été remerciés du jour au lendemain, sans que des motifs clairs ne soient avancés. Pour Mody Guiro, cette situation est symptomatique d’un abus de pouvoir de certains responsables qui, profitant de leur position, prennent des décisions mettant en péril la vie de nombreux travailleurs.

« Nous ne pouvons pas accepter que des directeurs généraux se croient au-dessus des lois et licencient des employés sans aucune justification claire. Ces décisions brutales affectent directement des familles entières et mettent en péril la stabilité sociale du pays. » a déclaré Mody Guiro avec indignation.

Face à cette crise sociale, Mody Guiro interpelle directement le président de la République, l’exhortant à prendre des mesures contre ces abus. Il estime qu’il est inacceptable que des travailleurs, qui ont servi loyalement leur pays, soient renvoyés sans procédure claire, sans accompagnement et sans respect du Code du travail. Il demande aux autorités de prendre leurs responsabilités face à cette injustice. Il a également pointé du doigt les incohérences et contradictions de certaines directions générales, où les conditions de travail se dégradent, pendant que les dirigeants bénéficient d’augmentations de salaires et d’avantages considérables.

L’Assemblée générale des centrales syndicales a été l’occasion pour les différentes organisations de travailleurs de s’unir contre ces licenciements jugés abusifs. Plusieurs résolutions ont été adoptées, notamment l’exigence d’un moratoire immédiat sur les licenciements dans les directions générales concernées, l’ouverture d’un dialogue social avec le gouvernement pour clarifier la situation des travailleurs concernés et la mobilisation de tous les syndicats pour contrer toute tentative de précarisation des emplois dans le secteur public.

L’enseignement supérieur en crise : le SAES décrète une grève de 48 heures

Le climat social dans l’enseignement supérieur sénégalais se tend davantage. Le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a annoncé une grève de 48 heures, prévue les mardi 18 et mercredi 19 février 2025. Cette décision fait suite au constat d’un non-respect des engagements pris par le gouvernement concernant plusieurs revendications des enseignants-chercheurs.

Le Bureau National du SAES pointe du doigt le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) et le gouvernement, les accusant de ne pas avoir respecté leurs engagements. Parmi les griefs avancés, le syndicat dénonce notamment :

  • L’absence de régularisation des pensions de retraite des ayants cause des enseignants-chercheurs décédés, en violation du Code des pensions civiles et militaires. Selon le SAES, cette situation dure depuis cinq ans.
  • Le non-respect d’un engagement pris le 22 octobre 2024 par le MESRI, « en accord avec le gouvernement », pour réintroduire le décret revendiqué dans le circuit d’adoption des textes administratifs.
  • Le non-respect de la “clause de confiance” du 16 décembre 2024, qui engageait le gouvernement à signer en l’état un projet de décret relatif aux revendications du syndicat.
  • Le mutisme du MESRI face aux différents points du préavis de grève du 13 janvier 2025, pourtant arrivé à expiration.

Dans son communiqué publié ce dimanche, le SAES appelle ses militants à suspendre non seulement les activités pédagogiques (cours, soutenances, délibérations), mais aussi toute participation aux réunions administratives et aux formations payantes.

Le syndicat invite également les coordonnateurs à convoquer des assemblées générales de campus le mercredi 19 février 2025, afin d’évaluer la situation et de définir les prochaines étapes de la mobilisation.

Le SAES réclame une application immédiate du protocole d’accord signé avec les autorités et demande la restauration des droits des familles des enseignants-chercheurs décédés. « Il est inacceptable que des engagements formels soient bafoués, au détriment des droits des enseignants et de la stabilité de l’enseignement supérieur », déplore le Bureau National du syndicat.

Licenciements au Commissariat à la sécurité alimentaire : le Collectif interministériel des agents de l’Administration dénonce une injustice

Une vague de licenciements secoue le Commissariat à la sécurité alimentaire et à la résilience, rattaché au ministère de la Famille et des Solidarités. Dix travailleurs, dont huit femmes, ont été renvoyés, provoquant la colère du Collectif interministériel des agents de l’Administration sénégalaise. Ce dernier dénonce une décision « injuste et arbitraire », prise par la Directrice générale, Marième Soda Ndiaye.

Dans un communiqué rendu public, le collectif fustige cette décision qui touche des employés sous contrat à durée indéterminée (CDI), soulignant que ces derniers avaient été recrutés dans le respect des procédures en vigueur. « L’injustice continue de s’abattre sur le monde du travail. La directrice générale vient de licencier injustement dix travailleurs, alors que leurs contrats ont été validés par le conseil d’administration et visa de l’inspection du travail », déclare Oumar Dramé, secrétaire général du collectif.

Il ajoute que parmi les travailleurs licenciés figurent des chefs de service et des cadres ayant un niveau d’études élevé, notamment des titulaires de Master. « Ce sont des professionnels qualifiés qui ont servi dignement l’Administration, et aujourd’hui, on les jette comme des malfrats », déplore-t-il.

Le collectif estime que la justification avancée par la direction, selon laquelle ces contrats n’auraient pas été validés par le ministère des Finances, ne tient pas. « C’est l’ancienne direction qui avait besoin de renforcer son personnel et qui a soumis ces recrutements au conseil d’administration, lequel les a approuvés. Pourquoi aujourd’hui les remettre en question ? », s’interroge le communiqué.

Le collectif pointe également une contradiction flagrante dans la gestion de la Directrice générale. « Pendant qu’on renvoie ces employés, les salaires de la Directrice et du Président du conseil d’administration ont été revus à la hausse et validés par ce même conseil. C’est un paradoxe inacceptable », affirme Oumar Dramé.

Face à ce qu’ils considèrent comme un « excès de pouvoir », les travailleurs licenciés comptent se battre pour faire valoir leurs droits. Le collectif annonce qu’il n’écarte aucune option, y compris des recours juridiques et une mobilisation syndicale. « Nous ne comptons pas en rester là. Nous allons nous battre pour la réintégration de ces employés injustement licenciés », prévient Oumar Dramé.

Il appelle également le gouvernement à intervenir pour mettre un terme à ce qu’il qualifie de « gestion arbitraire » du personnel au sein de l’Administration.

Affaire à suivre.

Sommet de l’Union Africaine : Antonio Guterres salue le rôle influent du Sénégal sur la scène internationale

En marge de la deuxième journée du 38ᵉ Sommet de l’Union Africaine, le Président du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a eu un entretien avec le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. Cette rencontre s’est inscrite dans un contexte de tensions mondiales marqué par des crises multiformes, allant des problématiques de sécurité en Afrique à l’urgence climatique, en passant par la réforme du système multilatéral.

Au cours des discussions, Antonio Guterres a tenu à souligner l’importance du Sénégal sur la scène internationale. Selon lui, le pays joue un rôle central dans la stabilisation de la sous-région et demeure un acteur incontournable dans les grandes instances internationales. « Le Sénégal a toujours su faire entendre une voix forte et respectée dans les débats diplomatiques mondiaux. Son engagement en faveur du multilatéralisme, de la paix et du développement durable est un modèle pour de nombreux pays », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU.

Antonio Guterres a également insisté sur le rôle que peut jouer le Président Faye dans la promotion des grandes causes mondiales, notamment celles liées à la réforme du système financier international pour une meilleure prise en charge des intérêts africains.

De son côté, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé son attachement aux principes de justice, de paix et de préservation des grandes institutions africaines. Il a mis en avant la nécessité d’une coopération plus équilibrée entre les nations et d’un soutien accru aux pays africains dans leur lutte contre l’extrémisme violent et les défis économiques.

« L’Afrique ne saurait être laissée en marge des décisions majeures qui concernent l’avenir de la planète. Nous devons renforcer notre unité et parler d’une seule voix dans les instances internationales pour faire valoir nos intérêts », a déclaré le Chef de l’Etat.

Dans la continuité de cette journée diplomatique, le Président Faye s’est entretenu avec Moussa Faki Mahamat, Président sortant de la Commission de l’Union africaine. Il a salué les efforts et l’engagement de ce dernier en faveur de l’intégration africaine et de la consolidation des acquis institutionnels du continent. Tout en reconnaissant les avancées enregistrées au cours des huit années de mandat de Moussa Faki, le Président sénégalais a insisté sur les défis persistants, notamment en matière de gouvernance, de développement économique et de sécurité.

Le 38ᵉ Sommet de l’Union Africaine se tient dans un contexte où l’Afrique cherche à renforcer son autonomie stratégique face aux bouleversements géopolitiques mondiaux. Les discussions ont largement porté sur la nécessité d’une transformation économique du continent, d’une meilleure gestion des ressources naturelles et d’un engagement renouvelé en faveur de la paix et de la stabilité.

Grève imminente des travailleurs de la Justice : Vers une nouvelle crise judiciaire

L’Union nationale des travailleurs de la justice (UNTJ) a annoncé le dépôt d’un préavis de grève le 14 février 2025 auprès du Ministère de la Fonction publique et de la Réforme du Secteur public. « Ce préavis s’inscrit dans le cadre des dispositions légales, notamment l’article 25-4 de la Constitution du Sénégal et l’article 7-7 de la loi 61-33 du 15 juin 1961 relative au statut général des fonctionnaires », a déclaré l’UNTJ dans un communiqué rendu public.

L’entité soutient que « ce mouvement de contestation intervient après des années de revendications non satisfaites concernant les conditions de travail et la reconnaissance statutaire des agents judiciaires ». En effet, le texte note : « depuis 2018, l’UNTJ alerte sur le non-respect du décret 2019-575 du 5 février 2019, qui encadre plusieurs aspects du statut des travailleurs de la justice ». Le communiqué liste parmi ses priorités :

  • Le reclassement des greffiers à la hiérarchie A2 afin de corriger l’anomalie actuelle qui maintient deux hiérarchies (A2 et B2) au sein du même corps de métier.
  • L’intégration des agents autres que les greffiers et les interprètes judiciaires dans le corps des agents des greffes et parquets (hiérarchie B2).
  • L’organisation sans délai du concours professionnel des administrateurs des greffes.
  • L’effectivité de l’indemnité de logement pour les travailleurs de la justice, en raison de l’obligation de résidence stipulée par les articles 21-10 et 45-7 du décret 2019-575.

L’UNTJ prévient : « face à l’absence de réponse concrète de la part des autorités, nous nous réservons le droit de recourir à toutes les mesures nécessaires pour défendre les intérêts des travailleurs de la justice ». Toutefois, le syndicat affirme rester ouvert au dialogue pour parvenir à une issue favorable. Il invite ainsi l’ensemble des travailleurs de la justice à rester mobilisés et à suivre attentivement les directives qui seront communiquées dans les prochains jours.

Fermeture des bases françaises au Sénégal : une menace pour plus de 500 employés sénégalais

La fermeture annoncée des bases militaires françaises au Sénégal suscite une vive inquiétude parmi les travailleurs locaux. Avec un total de plus de 500 emplois directement et indirectement concernés, cette décision pourrait avoir un impact social majeur si aucune mesure d’accompagnement n’est mise en place. Alors que le gouvernement sénégalais et les autorités françaises n’ont pas encore officiellement statué sur l’avenir de ces travailleurs, les syndicats se mobilisent pour défendre leurs droits et exiger des solutions.

Depuis l’annonce du retrait progressif des troupes françaises installées au Sénégal, l’inquiétude grandit chez les travailleurs locaux. Djibril Ndiaye, secrétaire général de la section syndicale des éléments français au Sénégal, a récemment pris la parole pour alerter sur la situation précaire de ces employés. Selon lui, au moins 162 salariés travaillant directement pour les bases françaises risquent de perdre leur emploi, tandis que 327 autres employés sous-traitants sont également menacés. Au total, 524 Sénégalais pourraient ainsi se retrouver sans source de revenus.

« Nous avons envoyé des lettres d’audience au président de la République via le secrétaire général de la CNTS, Mody Guiro. Jusqu’à présent, nous n’avons pas eu de réponse claire concernant notre avenir », a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec les centrales syndicales.

Face à cette menace de chômage massif, les syndicats exigent une solution de redéploiement des travailleurs affectés. Leur principale demande est la reconversion du personnel dans d’autres entreprises ou administrations publiques afin de limiter l’impact de cette fermeture.

« Nous ne pouvons pas accepter que ces travailleurs soient laissés pour compte après des années de service. L’État doit prendre ses responsabilités et négocier une solution avec la France pour éviter une catastrophe sociale », a martelé Djibril Ndiaye.

Les syndicats souhaitent également que le gouvernement sénégalais engage des discussions avec Paris afin d’examiner d’éventuelles indemnisations pour les employés licenciés ou un plan de reclassement pour ceux qui peuvent être intégrés dans d’autres secteurs d’activité.

Cette situation met le gouvernement sénégalais face à un défi de taille : comment gérer le départ des forces françaises tout en préservant l’emploi des travailleurs locaux ?

Le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye, engagé dans une dynamique de renforcement de la souveraineté nationale, devra aussi tenir compte des répercussions économiques et sociales de cette décision. Dans un contexte où le chômage et le coût de la vie pèsent déjà lourdement sur la population, un licenciement massif de ces travailleurs risquerait d’aggraver la situation et d’alimenter le mécontentement social.

Si aucune solution rapide n’est trouvée, la mobilisation des syndicats pourrait prendre de l’ampleur. Des mouvements de protestation ne sont pas à exclure dans les semaines à venir. Les travailleurs concernés attendent des réponses et espèrent que des négociations seront rapidement entamées entre Dakar et Paris.

Appel à faire des sacrifices – Badara Gadiaga interpelle les nouvelles autorités : « On ne fera pas de sacrifices tant que vous ne réduirez pas votre train de vie »

Face aux déclarations du gouvernement appelant les Sénégalais à faire des sacrifices pour faire face aux difficultés économiques du pays, Badara Gadiaga a vivement réagi lors de l’émission Jakaarlo. Il a dénoncé ce qu’il considère comme un double discours des autorités et a appelé ces dernières à montrer l’exemple en adoptant un mode de vie plus sobre avant de demander des efforts à la population.

Badara Gadiaga s’en est pris directement aux nouvelles autorités en pointant du doigt leur niveau de vie, qu’il juge trop élevé. « Vous vivez comme des princes », a-t-il déclaré avec fermeté. Selon lui, il est incohérent de demander aux citoyens de consentir à des sacrifices alors que les dirigeants maintiennent des privilèges jugés excessifs.

Parmi les points qu’il a soulevés figurent :

  • Le maintien des fonds spéciaux, qui restent opaques et peu justifiés selon lui ;
  • L’utilisation de l’avion présidentiel par le Premier ministre pour ses déplacements, une pratique coûteuse ;
  • Les dépenses de l’Assemblée nationale, notamment les achats de véhicules officiels pour les députés, justifiés par une volonté de « restaurer la dignité des parlementaires » ;
  • La distribution de passeports diplomatiques, perçue comme un privilège inutilement étendu ;
  • Les logements de fonction et autres avantages accordés aux responsables politiques.

« On ne fera pas de sacrifices tant que vous ne réduirez pas votre train de vie », a insisté Badara Gadiaga, estimant que les citoyens ne peuvent être sollicités tant que des mesures concrètes de rationalisation des dépenses publiques ne sont pas mises en place.

Il a également émis des réserves sur les annonces gouvernementales concernant la réduction des subventions sur certains produits de base, comme l’électricité (Woyofal) et le carburant. « Nous ne l’accepterons pas », a-t-il averti, craignant une aggravation des difficultés économiques pour les populations les plus vulnérables.

En guise de conclusion, Badara Gadiaga a exhorté le gouvernement à réorienter ses priorités. « On ne solutionne pas des solutions, on solutionne des problèmes. Nous avons des problèmes, vous avez les solutions, alors réglez nos problèmes », a-t-il martelé.

Mansour Faye rejette le rapport de la Cour des comptes et accuse Ousmane Sonko

L’ancien ministre Mansour Faye a vivement contesté, ce samedi, le rapport de la Cour des comptes sur la gestion des finances publiques de l’État. Selon lui, ce document serait un “faux rapport” commandité par le Premier ministre Ousmane Sonko, qu’il accuse d’instrumentalisation politique.

Dans une déclaration publiée ce samedi, Mansour Faye n’a pas mâché ses mots. Il qualifie le rapport de la Cour des comptes de “document commandité” par Ousmane Sonko, qu’il surnomme ironiquement “SAS demi-dieu”. Pour l’ancien ministre, ce rapport ne serait qu’un prétexte pour lancer une “chasse aux sorcières” sans fondement.

“Aujourd’hui, au lieu de solutions, SAS ‘demi-dieu’ fait montre de son impuissance, voire de son incompétence à répondre aux attentes des populations. Il commandite un faux rapport qui ne dit rien de substantiel, sinon lui servir d’excuses pour déclencher une chasse aux sorcières”, a-t-il déclaré.

Mansour Faye remet également en question la fiabilité du document et s’interroge sur la disparition de certains rapports précédents. “À quel rapport se fier ? Celui qui vient d’être publié, bien taillé ? Quid de ceux qui ont disparu des sites ? Tout ceci me laisse perplexe et dubitatif !”, a-t-il ajouté.

Bien qu’il affirme respecter le travail des magistrats, l’ancien ministre reste sceptique et appelle les Sénégalais à ne pas se laisser manipuler.

Mansour Faye conclut son message par un appel aux citoyens, les exhortant à s’opposer aux “intimidations” du gouvernement actuel. “Il est plus que temps que les Sénégalais soucieux de l’avenir de notre chère Nation se ressaisissent et disent STOP. Les menaces et les intimidations ne passeront jamais ! Enough !!!”

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°397 – 15 ET 16/02/2025

🔴 GRÈVE DES FORCES SYNDICALES ET DU SECTEUR DE LA SANTÉ À CAUSE DE LICENCIEMENTS ABUSIFS, FERMETURE D’ENTREPRISES, VIOLATIONS DE DROITS : ÇA GRONDE DE PARTOUT !
🔴 ÉMEUTES DE MARS 2021 à FÉVRIER 2024 : L’ONU S’OPPOSE À LA LOI D’AMNISTIE

🔴 PRÉPARATION CAN U17 : LES « LIONCEAUX » PARTICIPE À UN TOURNOI AMICAL À CASABLANCA
🔴 PRÉSIDENCE DE LA FÉDÉRATION SÉNÉGALAISE DE FOOTBALL : ÉLIMANE LAM LORGNE LE FAUTEUIL D’AUGUSTIN SENGHOR

Loi d’amnistie des événements de 2021 et 2024 : La Rapporteuse spéciale des Nations Unies demande son abrogation

Lors de sa visite officielle au Sénégal, la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la torture, Alice Jill Edwards, a formulé un appel ferme à l’attention du gouvernement sénégalais : l’abrogation de la loi d’amnistie relative aux événements des manifestations de mars 2021 à février 2024. Cette loi, qui accorde une immunité de poursuites aux personnes impliquées dans des actes de violence et des violations des droits de l’homme lors de ces manifestations, est désormais un point de friction majeur.

La Rapporteuse spéciale a vivement critiqué cette loi, soulignant qu’elle ne permettait pas de faire toute la lumière sur les événements ni de rendre justice aux victimes des violences policières et des violations des droits de l’homme qui ont marqué ces manifestations. « Je demande instamment au Sénégal d’abroger la loi d’amnistie qui accorde une immunité de poursuites aux personnes impliquées dans le recours à une force excessive et dans d’autres violations des droits de l’homme », a-t-elle déclaré.

Elle a expliqué que cette amnistie crée une impunité qui empêche de juger et de tenir responsables les auteurs de ces actes de violence, et prive ainsi les victimes de leurs droits à la justice. Selon elle, cette législation empêche le pays de répondre à ses obligations internationales en matière de droits de l’homme et d’assurer la justice pour les victimes de ces événements tragiques.

Alice Jill Edwards a insisté sur la nécessité pour le gouvernement sénégalais d’établir la vérité sur ces événements, de traduire les responsables devant la justice et de garantir des réparations aux victimes. Elle a également mis en avant l’importance de cette démarche pour la réconciliation nationale et le respect des principes de droit.

La Rapporteuse a ajouté que le Sénégal, en tant que signataire de nombreuses conventions internationales relatives aux droits de l’homme, a l’obligation de respecter ces engagements et de garantir à chaque citoyen le droit à la justice. En maintenant la loi d’amnistie, selon elle, le gouvernement prive non seulement les victimes de justice, mais entrave également les processus démocratiques du pays.

En conclusion, la Rapporteuse spéciale a appelé le Sénégal à revoir sa position sur la loi d’amnistie et à prendre des mesures pour s’assurer que la justice soit rendue de manière équitable et transparente. Elle a souligné que des réformes législatives étaient essentielles pour garantir que les autorités et les responsables des actes violents soient tenus responsables de leurs actes, dans le respect des normes internationales en matière de droits de l’homme.

Situation catastrophique des finances publiques : Pastef appelle à la patience et à la solidarité du peuple sénégalais

Le 14 février 2025, lors d’une conférence de presse tenue par le Bureau politique du Pastef, la situation financière du Sénégal a été décrite comme catastrophique, suite au rapport alarmant de la Cour des comptes. Le rapport met en évidence une gestion désastreuse des finances publiques, qualifiée de « carnage financier sans précédent » dans l’histoire politique du pays.

Le professeur Daouda Ngom, coordonnateur des cadres du Pastef, a partagé des constats accablants sur la situation. Selon lui, les « manquements graves », voire « criminels », identifiés par la Cour des comptes ont plongé les finances publiques dans une crise profonde, qualifiée d’ »hypertension ». Le rapport, qui révèle des dérives dans la gestion des fonds publics, a été perçu comme un choc pour les autorités et la population.

Face à ce constat alarmant, Pastef a exigé des mesures de reddition de comptes, appelant le gouvernement à traduire les responsables de ces malversations devant les juridictions compétentes. Le Bureau politique du parti a souligné la nécessité de poursuivre les actions de lutte contre la corruption et de renforcer la transparence dans la gestion des finances publiques. « Notre parti, Pastef/Les patriotes, appelle ainsi le gouvernement à tout mettre en œuvre pour une reddition des comptes et la traduction des brigands financiers devant les juridictions compétentes », a insisté le professeur Ngom.

Malgré la gravité de la situation, le Bureau politique du Pastef a tenté de rassurer la population sur les mesures déjà prises par le gouvernement pour remédier à cette crise. Il a mentionné des initiatives telles que l’élargissement de l’assiette fiscale, la réduction du train de vie de l’État et la mobilisation de l’épargne locale comme des étapes importantes pour redresser la situation.

Dans un contexte où l’État se retrouve avec peu de marge de manœuvre, le Bureau politique de Pastef a lancé un appel à la solidarité nationale, soulignant que ce moment difficile requiert un « sursaut de patriotisme ». Pastef a ainsi appelé le peuple sénégalais à être patient, solidaire et à continuer de faire confiance aux autorités, notamment au président de la République, au Premier ministre et à l’ensemble du gouvernement, pour mener à bien la transformation systémique du Sénégal.

La situation des finances publiques au Sénégal est aujourd’hui une source majeure d’inquiétude. Le rapport de la Cour des comptes, ainsi que les demandes du Pastef pour une meilleure gestion et une reddition des comptes, font état d’une crise profonde qui nécessite des actions urgentes et transparentes. Le gouvernement, tout en mettant en place des mesures pour améliorer la situation, devra relever le défi de restaurer la confiance de la population, en particulier à travers des actions concrètes de justice et de réformes structurelles. Le peuple sénégalais, quant à lui, est appelé à rester solidaire et à faire preuve de patience, dans l’espoir d’une transformation durable du pays.

Licenciements au Port Autonome de Dakar : 781 travailleurs dans la précarité depuis l’arrivée de Waly Diouf Bodian

Le Port Autonome de Dakar traverse une crise sociale d’une ampleur inédite, marquée par le licenciement de 781 travailleurs, principalement des jeunes, depuis l’arrivée à la tête de la direction de Waly Diouf Bodian. Cette situation a été mise en lumière lors d’un grand rassemblement organisé par les centrales syndicales ce vendredi, 14 février 2025, pour coordonner leurs actions et revendiquer de meilleures conditions de travail pour les employés des différentes structures de l’État. Les syndicats ont exprimé leur colère et leur inquiétude face à cette situation qu’ils qualifient de « drame social » et dénoncent le manque d’action concrète de la direction du port pour protéger les emplois.

Lors de l’événement, Abdoul Ndiaye, porte-parole des travailleurs du Port Autonome de Dakar, a pris la parole pour révéler l’ampleur du désastre. Selon lui, les chiffres relayés par les médias ne reflètent pas toute la réalité de la situation. « Ce sont plus de 700 jeunes qui ont été renvoyés. Ce qui se passe au Port de Dakar est un drame social. En réalité, ce ne sont pas 700, mais 781 personnes qui se retrouvent actuellement sans emploi », a précisé Abdoul Ndiaye.

Depuis quelques mois, sous la direction de Waly Diouf Bodian, ces travailleurs, qui étaient employés dans divers secteurs du port, ont vu leurs contrats résiliés sans alternative de reclassement. Pour beaucoup d’entre eux, ces licenciements n’ont pas été justifiés, et ils se retrouvent aujourd’hui dans une situation de précarité, sans perspective immédiate d’emploi.

Les syndicats ne se contentent pas de dénoncer la gestion des ressources humaines au sein du port ; ils pointent également l’absence d’initiatives pour préserver les emplois. « Depuis son arrivée, le directeur général n’a posé aucun acte concret pour éviter ces licenciements », a déploré Abdoul Ndiaye. En effet, aucun plan de réaffectation ni mesure de soutien n’a été mis en place pour atténuer l’impact de ces décisions sur les travailleurs.

La situation est d’autant plus difficile que le Port Autonome de Dakar représente un secteur stratégique pour l’économie sénégalaise, et de nombreux jeunes se sont engagés dans ce domaine en quête de stabilité et de sécurité de l’emploi. Les décisions unilatérales de la direction ont donc non seulement créé une instabilité professionnelle pour ces individus, mais ont aussi exacerbé un climat de mécontentement général parmi les employés.

Face à cette crise, les centrales syndicales ont exprimé leur solidarité avec les travailleurs du port et ont pris l’engagement de poursuivre leur lutte jusqu’à ce que leurs revendications soient prises en compte. Ces revendications incluent la réintégration des travailleurs licenciés et la mise en place d’une politique de préservation des emplois, mais aussi la création de conditions de travail plus humaines et respectueuses des droits des employés.

Lors de la réunion, les représentants syndicaux ont insisté sur l’urgence de la situation et la nécessité pour le gouvernement et les autorités du Port Autonome de Dakar de prendre des mesures immédiates pour résoudre cette crise. La solidarité intersyndicale a été mise en avant, soulignant que ce n’est pas uniquement une affaire des travailleurs du port, mais une question qui touche l’ensemble des travailleurs du secteur public sénégalais.

Les licenciés du Port Autonome de Dakar sont désormais dans l’incertitude la plus totale, se retrouvant pour la plupart dans une situation de précarité économique et sociale. Beaucoup d’entre eux ont exprimé leur désarroi face à un avenir sans emploi et sans soutien, et craignent que cette décision ne marque un tournant négatif dans leur vie professionnelle.

Les syndicats, de leur côté, promettent de ne pas relâcher la pression, déterminés à obtenir une révision de ces décisions et à faire entendre la voix des travailleurs du port. Le mouvement pourrait s’intensifier si les autorités ne répondent pas rapidement à ces préoccupations légitimes.

La crise des licenciements au Port Autonome de Dakar est loin d’être résolue. Les travailleurs demandent des réponses claires et des actions concrètes de la part de la direction du port et du gouvernement pour protéger les emplois et éviter que des situations similaires ne se reproduisent à l’avenir. Les syndicats, unis et mobilisés, continuent de défendre les droits des travailleurs et n’hésiteront pas à intensifier leur lutte si leurs revendications restent sans réponse. Dans ce contexte, la gestion des ressources humaines et la protection des droits des employés dans les structures publiques devront être redéfinies, au risque de provoquer de nouvelles vagues de mécontentement dans les mois à venir.

Santé : Le SAMES annonce une grève nationale de 48 heures

Le secteur de la santé au Sénégal sera fortement perturbé la semaine prochaine. Le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES) a annoncé une grève nationale de 48 heures, prévue du mardi 18 au mercredi 19 février 2025. Cette décision a été prise en raison du manque de volonté des autorités à régler les problèmes persistants du secteur de la santé.

Le docteur Mamadou Demba Ndour, secrétaire général du SAMES, a tiré la sonnette d’alarme lors d’un rassemblement syndical. « Les hôpitaux sont malades, et l’État du Sénégal ne souhaite pas s’impliquer dans la gestion des ressources humaines et les affaires sociales qui préoccupent le secteur de la santé », a-t-il déclaré. Face à ce qu’il qualifie de « désengagement total des autorités », le syndicat exige des réformes urgentes et des mesures concrètes pour améliorer les conditions de travail des professionnels de la santé.

Parmi les revendications du SAMES figurent la revalorisation des salaires et des primes des médecins, l’amélioration des plateaux techniques des structures hospitalières et la régularisation de la situation administrative de nombreux agents de santé. Les médecins dénoncent également le manque de moyens alloués aux hôpitaux et centres de santé, compromettant la qualité des soins dispensés aux patients.

Cette grève de 48 heures, qui s’étendra sur l’ensemble du territoire national, impactera le fonctionnement des hôpitaux et des centres de santé publics. Toutefois, le SAMES a précisé que les services d’urgence resteront opérationnels afin d’assurer la prise en charge des cas critiques.

Les professionnels de la santé rappellent que cette mobilisation s’inscrit dans la continuité de plusieurs alertes lancées ces dernières années. Si leurs revendications ne sont pas prises en compte, ils prévoient de durcir leur mouvement et d’envisager des actions plus radicales dans les semaines à venir.

Grand rassemblement des forces syndicales : Les travailleurs du Sénégal ouvrent la foire à problèmes

Le mouvement syndical sénégalais a connu une mobilisation exceptionnelle ce vendredi avec un grand rassemblement organisé au siège Mafia Diop, haut lieu de la contestation sociale. Face à la montée des difficultés rencontrées dans divers secteurs professionnels, les principales centrales syndicales ont uni leurs voix pour exiger des solutions concrètes aux multiples crises qui affectent les travailleurs.

Les secrétaires généraux des organisations syndicales, notamment Mody Guiro de la CNTS, Elimane Diouf de la CSA, Ivette Keïta de l’UNSAS, Alioune N’diaye de l’UTS, Cheikh Alassane Sene de la FGTS/A, Mariama Diallo de l’UDTS, Bakhaw Diongue du CUCS et Cheikh Diop de la CNTS/FC, ont dirigé les débats et énoncé les revendications des travailleurs.

Lamine Fall, membre de la CNTS et porte-parole du comité technique des centrales syndicales, a exprimé sa satisfaction quant à l’ampleur de la mobilisation. Selon lui, les travailleurs, tous secteurs confondus, doivent rester soudés face aux licenciements massifs et aux précarités croissantes. Il a appelé les autorités à réagir rapidement pour restaurer la confiance et l’harmonie sociale.

Le représentant du secteur des hydrocarbures, Sara Konaré, a exposé les difficultés rencontrées par les travailleurs du pétrole, notamment le non-respect des conventions collectives et la sous-traitance abusive. Il a dénoncé l’absence de cadre de dialogue entre les autorités et les syndicats du secteur, appelant à des mesures urgentes pour assainir la gestion des hydrocarbures et garantir les droits des travailleurs.

Ibrahim Sarr, porte-parole du cadre unitaire des syndicats de La Poste, a dénoncé la mauvaise gouvernance et la gestion chaotique de l’entreprise, qui mettent en péril des milliers d’emplois. Selon lui, la situation actuelle de La Poste est un véritable sabotage qui exige une intervention immédiate de l’État.

Abdoul Ndiaye, représentant du Port Autonome de Dakar, a exprimé son indignation face aux licenciements massifs effectués depuis l’arrivée du nouveau directeur général. Selon lui, 781 travailleurs ont été mis à pied, plongeant de nombreuses familles dans l’incertitude. Il a appelé à une révision immédiate des décisions prises au sein de cette institution stratégique.

Plusieurs autres secteurs ont profité de cette rencontre pour alerter sur leurs difficultés. La Croix-Rouge sénégalaise, confrontée à neuf mois d’arriérés de salaires, a exprimé son désespoir. Les travailleurs de la pêche, du transport, de l’assainissement et de l’eau ont également mis en lumière les multiples défis auxquels ils font face, réclamant des solutions concrètes de la part des autorités.

L’intersyndicale des agents de l’administration publique a dénoncé des licenciements abusifs dans plusieurs ministères et services publics, mettant en péril la stabilité de nombreux fonctionnaires. Hamidou Diedhiou, au nom du G7, a salué la mobilisation et a averti que la grève était inévitable si leurs revendications n’étaient pas prises en compte. M. Diamanka, représentant de l’enseignement supérieur, a renchéri en annonçant un durcissement des actions syndicales dans les jours à venir.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°396 – 14/02/2025

🔴 ABSENCE DE « SIGNATURES » SUR LE RAPPORT D’AUDIT DE LA COUR DES COMPTES : L’APR DOUTE DE L’AUTHENTICITÉ

🔴 COUPE DU SÉNÉGAL : JARAAF ET GUELWAARS FILENT EN HUITIÈMES
🔴 CAN U20 2025 / TENANTS DU TITRE : « LES LIONCEAUX » BÉNÉFICIENT D’UN TIRAGE FAVORABLE

Papa Malick Ndour appelle à la défense des institutions du Sénégal contre « les manipulations politiques »

Alors que le rapport de la Cour des Comptes continue de provoquer des remous dans la sphère politique, l’ancien ministre Papa Malick Ndour est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme une tentative de déstabilisation des institutions sénégalaises. Selon lui, les attaques répétées contre le rapport ne visent pas uniquement à critiquer son contenu, mais plutôt à saper l’intégrité et la stabilité des structures républicaines.

Lors d’un point de presse, Papa Malick Ndour a évoqué une « vassalisation » des institutions publiques, affirmant que certaines manœuvres politiques étaient orchestrées dans le but d’affaiblir les fondements de la démocratie sénégalaise. Il estime que derrière ces attaques, se cache une stratégie de manipulation de l’opinion publique menée par Ousmane Sonko et ses alliés. Pour l’ancien ministre, cette démarche vise à créer une défiance généralisée envers les institutions étatiques afin de renforcer une position politique basée sur la contestation permanente.

« Ce qui se passe actuellement n’est rien d’autre qu’une tentative de destruction méthodique de nos institutions. On cherche à détourner l’opinion publique avec des accusations sans fondement dans le seul but de servir des intérêts personnels et politiques. Cela est extrêmement dangereux pour l’unité nationale », a-t-il déclaré.

Papa Malick Ndour s’inquiète particulièrement des conséquences de cette campagne de dénigrement sur le fonctionnement de l’État et sur les fonctionnaires républicains qui, selon lui, sont injustement pris pour cibles. Il rappelle que l’administration sénégalaise est composée de serviteurs de l’État compétents et dévoués, qui ne devraient pas être instrumentalisés dans des querelles politiques. « Nos fonctionnaires sont les piliers de notre administration. Ils œuvrent chaque jour pour le bien-être du pays sans aucune appartenance politique. Les attaquer, c’est fragiliser notre État », a-t-il ajouté.

Face à cette situation, il appelle à un sursaut national et exhorte les Sénégalais à ne pas tomber dans le piège de la division. Il insiste sur l’importance de défendre les institutions républicaines contre toute tentative de manipulation politique, afin de préserver la stabilité et la transparence du pays.

« Le Sénégal a toujours été une nation respectée pour sa solidité institutionnelle. Nous devons nous mobiliser pour éviter que ce climat de suspicion ne détruise notre réputation et ne mette en péril nos acquis démocratiques. Le peuple doit rester vigilant et ne pas se laisser emporter par des discours populistes qui ne visent qu’à semer la confusion », a-t-il conclu.

Me Aïssata Tall Sall critique le rapport de la Cour des Comptes : « C’est un document qui souffre dans le fond, la forme et la finalité »

La publication du rapport d’audit de la Cour des Comptes sur la gestion de l’État entre 2019 et mars 2024 continue de susciter des réactions vives au sein de la classe politique. Après les critiques formulées par l’Alliance pour la République (APR) contre la publication du rapport dans le cadre de l’initiative « Jub, Jubal, Jubbanti », c’est au tour de Me Aïssata Tall Sall de monter au créneau. La présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal et membre influente de l’APR a tenu, ce jeudi, un point de presse au cours duquel elle a remis en question la crédibilité du document et dénoncé ce qu’elle considère comme un travail biaisé.

Selon l’ancienne ministre de la Justice sous Macky Sall, le rapport de la Cour des Comptes « souffre dans le fond, la forme et la finalité ». D’entrée de jeu, elle a pointé du doigt des « incongruités et incohérences », qui, selon elle, jettent un discrédit sur la démarche adoptée par l’institution de contrôle des finances publiques.

Sur la forme, Me Aïssata Tall Sall déplore l’absence de prise en compte des observations des anciens ministres des Finances ayant exercé durant la période couverte par l’audit. Selon elle, il aurait été plus juste d’inclure les éléments de réponse de ces ministres avant de publier le document. « Il aurait fallu interroger ceux qui ont eu à gérer ces ressources publiques et leur permettre d’apporter des clarifications. Ce travail n’a pas été fait par la Cour des Comptes », a-t-elle regretté.

L’ancienne ministre va plus loin en s’interrogeant sur l’authenticité même du document, soulignant l’absence de signatures officielles. « On peine à savoir qui a revendiqué la paternité de ce document », a-t-elle dénoncé, insinuant ainsi un possible manque de transparence dans le processus d’élaboration du rapport. Pour elle, un document d’une telle importance aurait dû être signé par les magistrats en charge de l’audit afin d’éviter toute contestation sur son origine et sa validité.

Sur le fond, Me Aïssata Tall Sall estime que la Cour des Comptes ne fait que se répéter et que ce rapport n’apporte rien de nouveau. Elle rappelle que des audits similaires ont déjà été réalisés sous l’ancien régime et que la Cour ne fait que réutiliser des données anciennes pour justifier des conclusions déjà établies d’avance. « Ce rapport semble vouloir imposer de nouveaux chiffres pour ternir l’image des responsables de l’ancien régime », a-t-elle accusé, affirmant que cette démarche s’inscrit dans une volonté de nuire politiquement aux anciens dignitaires du pouvoir.

La sortie de Me Aïssata Tall Sall vient ainsi renforcer la ligne défensive de l’APR face aux accusations de mauvaise gestion portées contre le régime de Macky Sall. Alors que le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye promet des poursuites judiciaires contre les auteurs présumés de malversations financières, l’ancienne ministre de la Justice considère que ces accusations relèvent davantage d’un agenda politique que d’une réelle volonté d’assainissement des finances publiques.

Les débats autour de ce rapport risquent donc de se prolonger, entre un gouvernement déterminé à faire toute la lumière sur la gestion passée et une opposition qui dénonce une chasse aux sorcières. Pendant ce temps, l’opinion publique reste divisée entre ceux qui réclament des sanctions exemplaires et ceux qui voient dans cette affaire une instrumentalisation politique des institutions judiciaires et financières du pays.

Rapport de la Cour des Comptes : l’APR accuse le nouveau régime de « comportement irresponsable »

La publication du rapport d’audit de la Cour des Comptes sur la gestion de l’État entre 2019 et mars 2024 continue de faire couler beaucoup d’encre. Ce document, qui met en lumière des irrégularités dans la gestion des finances publiques sous l’ancien régime, a été rendu public par le gouvernement actuel dans le cadre de son initiative de transparence baptisée « Jub, Jubal, Jubbanti ». Face aux conclusions accablantes du rapport, le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a annoncé l’ouverture de poursuites pénales contre des responsables présumés de détournements de fonds et d’autres infractions économiques.

En réaction, l’Alliance pour la République (APR), parti de l’ancien président Macky Sall, a tenu une conférence de presse ce jeudi 13 février pour contester les accusations et dénoncer une instrumentalisation politique du rapport. D’après les cadres du parti, le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye agit de manière irresponsable en rendant publics des chiffres qui, selon eux, seraient exagérés ou mal interprétés. Ils estiment que cette posture pourrait nuire gravement à la réputation du Sénégal et compromettre sa capacité à obtenir des financements à l’international. « Le comportement irresponsable du nouveau régime va coûter très cher au Sénégal, en réputation et en coût d’emprunt », a déclaré un responsable du parti. En wolof, il a ajouté : « Ku meunul bahul lu yakku yowa ! » (Celui qui n’a pas su gérer ne doit pas détruire ce qui existe).

L’un des points majeurs de discorde entre l’APR et le gouvernement actuel concerne la dette publique. L’APR a tenu à rappeler que la dette publique sénégalaise repose sur deux composantes distinctes. La première est la dette intérieure, qui englobe les emprunts contractés auprès des banques locales et les émissions de bons du Trésor sur les marchés financiers régionaux. La seconde est la dette extérieure, qui comprend les prêts obtenus auprès d’organismes bilatéraux et multilatéraux, ainsi que les fonds levés sur les marchés financiers internationaux. Selon les cadres du parti, il est erroné d’inclure dans la dette publique certaines facilités financières accordées par les banques locales pour l’exécution de projets et programmes spécifiques. Ils accusent le gouvernement actuel d’avoir gonflé les chiffres en y intégrant des avances et découverts bancaires, ce qui, selon eux, ne correspond pas à la définition traditionnelle de la dette publique.

Un autre point de friction concerne la vente de biens immobiliers de l’État. Selon le rapport de la Cour des Comptes, plusieurs immeubles appartenant à l’État ont été cédés dans des conditions jugées opaques. En réponse, l’APR affirme que ces transactions ont été réalisées dans le cadre légal et que les immeubles ont été vendus à la SOGEPA, une société publique dont l’État détient l’intégralité du capital. Le parti rappelle que la loi n°2022-36 du 22 novembre 2022 autorise expressément le transfert de ces biens à la SOGEPA, soit par cession, soit à titre gratuit ou onéreux. L’APR estime que la Cour des Comptes n’a d’ailleurs émis aucun grief majeur sur ces ventes et accuse le gouvernement de manipuler l’information à des fins politiques.

Sur la question de l’encours de la dette de l’administration centrale, l’APR affirme que le rapport de la Cour des Comptes ne remet pas en cause les chiffres contenus dans les lois de règlement adoptées sous le régime de Macky Sall. Selon eux, la Cour aurait même corrigé certaines erreurs du ministère des Finances, qui aurait omis d’intégrer un montant de 81,29 milliards de francs CFA. Pour les partisans de l’ancien président, cela prouve que les chiffres avancés par le gouvernement actuel sont biaisés et ne reflètent pas la réalité des finances publiques.

La question des disponibilités bancaires de l’État est également un sujet de contestation. Le rapport mentionne que les fonds disponibles en banque s’élèvent à 173,6 milliards de francs CFA, mais l’APR conteste ce chiffre, affirmant que les données du Trésor et des institutions bancaires situent plutôt ces disponibilités à 263,9 milliards. Cette divergence de chiffres alimente la méfiance de l’ancien régime, qui soupçonne le gouvernement actuel de vouloir noircir artificiellement le tableau financier pour justifier certaines décisions politiques.

Les engagements financiers de l’État vis-à-vis du secteur bancaire constituent un autre point de discorde. Selon la Cour des Comptes, à la fin de l’année 2023, les engagements financiers de l’État s’élevaient à 2 219,79 milliards de francs CFA. Or, le rapport officiel du gouvernement actuel évoque un chiffre bien inférieur, estimé à 619,8 milliards. L’APR interpelle l’exécutif sur cette différence de près de 1 600 milliards de francs CFA et exige des explications claires sur l’origine des données utilisées par le ministère des Finances.

Derrière ces querelles techniques et financières se cache une véritable bataille politique entre l’ancien et le nouveau régime. L’APR se défend vigoureusement contre ce qu’il considère comme une tentative de criminalisation de la gestion de Macky Sall et de ses collaborateurs. Le parti accuse le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye d’orchestrer une campagne de diabolisation pour détourner l’attention des difficultés actuelles du pays.

De son côté, le gouvernement maintient sa ligne dure en promettant des poursuites judiciaires contre les responsables présumés de malversations. Le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a assuré que des enquêtes approfondies seront menées et que toutes les personnes impliquées, qu’elles soient anciennes ou actuelles figures de l’État, devront rendre des comptes. L’exécutif affirme que son objectif est d’assainir la gestion publique et de rétablir la confiance des citoyens dans les institutions du pays.

L’affaire ne fait que commencer et pourrait avoir des conséquences politiques majeures dans les mois à venir. Si les enquêtes judiciaires confirment les accusations portées par la Cour des Comptes, d’anciens ministres et hauts responsables risquent des poursuites pénales pouvant aller jusqu’à des peines de prison. L’APR, quant à elle, promet de ne pas se laisser faire et annonce déjà qu’elle mènera une bataille politique et médiatique pour défendre son bilan et rétablir sa vérité.

Dans ce contexte explosif, l’opinion publique suit avec attention l’évolution du dossier. Pour les citoyens, l’enjeu dépasse le simple règlement de comptes entre deux régimes : il s’agit avant tout de savoir si les promesses de transparence et de bonne gouvernance faites par le président Bassirou Diomaye Faye seront tenues, et si la justice sera véritablement impartiale dans le traitement de cette affaire aux multiples ramifications.

FMI et Banque mondiale : La crise de confiance qui bouleverse les finances publiques du Sénégal

Six mois après avoir dévoilé la situation réelle des finances publiques, le gouvernement sénégalais se retrouve face à une crise de confiance avec les institutions financières internationales. Lors d’une conférence de presse, Ahmadou Al Aminou Lo, ministre Secrétaire Général du gouvernement, est revenu sur les répercussions de cette politique de transparence, notamment sur les relations avec le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque mondiale.

Dès son arrivée au pouvoir, l’actuel gouvernement avait promis de faire la lumière sur la gestion des finances publiques. En juillet dernier, les autorités avaient dénoncé une falsification des chiffres économiques sous l’ancien régime, révélant un déficit budgétaire bien plus important que celui officiellement annoncé. Ces déclarations ont eu un effet immédiat : la méfiance des partenaires financiers s’est installée, entraînant un gel des financements extérieurs.

« Quand nous avions annoncé que les chiffres sur les finances publiques étaient faux, tous les organismes qui nous prêtaient de l’argent, c’est-à-dire le FMI et la Banque mondiale, avaient retenu leur main », a expliqué Ahmadou Al Aminou Lo. En clair, la révélation de ces irrégularités a poussé les bailleurs à suspendre certains décaissements, rendant plus difficile la gestion budgétaire de l’État.

L’économie sénégalaise repose en grande partie sur les financements des institutions internationales. Le FMI et la Banque mondiale jouent un rôle clé dans l’équilibre budgétaire en fournissant des prêts et en soutenant des projets de développement. Le gel de ces financements complique donc sérieusement la mise en œuvre des réformes économiques prévues par l’État.

Face à cette situation, le gouvernement est confronté à un dilemme : continuer sur la voie de la transparence au risque de fragiliser davantage la confiance des bailleurs ou bien adopter une approche plus diplomatique pour rassurer les investisseurs internationaux.

Cette crise de confiance a des impacts concrets sur l’économie sénégalaise. Le gel des financements extérieurs réduit la capacité du gouvernement à honorer certaines dépenses publiques, notamment les investissements dans les infrastructures et les services sociaux. En outre, la suspension de ces appuis budgétaires accroît la pression sur les finances publiques, obligeant l’État à explorer d’autres sources de financement.

Les entreprises nationales, en particulier celles qui dépendent des contrats publics, ressentent déjà les effets de cette situation. Certains projets de grande envergure, financés en partie par des fonds internationaux, connaissent des retards, ce qui freine la croissance économique et l’emploi.

Pour sortir de cette impasse, le gouvernement devra rapidement mettre en place une stratégie visant à restaurer la confiance des institutions financières internationales. Plusieurs pistes sont envisagées :

  1. Renforcer la transparence et la bonne gouvernance : La publication régulière des rapports financiers et des audits indépendants pourrait rassurer les bailleurs sur la gestion des ressources publiques.
  2. Négocier avec le FMI et la Banque mondiale : Une approche diplomatique avec ces institutions est nécessaire pour clarifier la nouvelle politique économique et obtenir des engagements concrets en faveur de la reprise des financements.
  3. Diversifier les sources de financement : Le Sénégal pourrait explorer d’autres options, notamment en renforçant ses relations économiques avec des partenaires non traditionnels tels que la Chine, la Turquie ou les pays du Golfe.
  4. Mobiliser les ressources internes : Une réforme fiscale efficace pourrait permettre d’accroître les recettes de l’État et réduire la dépendance aux financements extérieurs.

Le pari du gouvernement sur la transparence est certes courageux, mais il implique des ajustements stratégiques pour éviter une crise prolongée. Le Sénégal se trouve à un tournant crucial où il doit conjuguer vérité et pragmatisme pour garantir une stabilité économique durable.

Rapport de la Cour des comptes : Ousmane Diagne annonce des enquêtes et des poursuites judiciaires

Le gouvernement sénégalais prend très au sérieux les révélations du rapport de la Cour des comptes. Ce mercredi, le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a tenu un point de presse pour détailler les mesures qui seront prises après la publication de ce document accablant sur la gestion des finances publiques entre 2019 et mars 2024.

Devant la presse, le Garde des Sceaux a reconnu la gravité des faits mis en lumière par le rapport, affirmant que des enquêtes seront lancées pour identifier les responsables et les traduire en justice.

« L’exploitation du rapport de la Cour des comptes révèle des faits graves. Cette juridiction, que nous considérons comme crédible, a fait un travail minutieux, et nous devons maintenant tirer toutes les conséquences judiciaires de ses conclusions. »

Le ministre a insisté sur le respect de la procédure légale, rappelant les principes fondamentaux tels que la présomption d’innocence, les droits de la défense et le principe du contradictoire.

« La mise en œuvre diligente de toutes les mesures judiciaires nécessaires sera effectuée afin d’élucider ces faits, d’identifier les responsables et de les traduire devant les juridictions compétentes. »

Dans ce cadre, des enquêtes approfondies seront ouvertes, et tous ceux impliqués dans des irrégularités financières seront poursuivis, y compris les coauteurs et complices présumés.

Ousmane Diagne a précisé que les dossiers pourraient être orientés vers la Haute Cour de justice, juridiction compétente pour juger les personnalités publiques ayant exercé de hautes fonctions, ainsi que vers le Pool judiciaire financier (PJF), chargé des crimes économiques et financiers.

« Tous ceux qui sont impliqués dans ces affaires seront identifiés et, si nécessaire, déférés devant les juridictions compétentes. »

Le ministre a conclu en affirmant que le peuple sénégalais sera informé en toute transparence de l’évolution des enquêtes. Cette annonce s’inscrit dans la volonté du gouvernement de renforcer la lutte contre la corruption et la mauvaise gestion des fonds publics.

Sénégal : Cheikh Diba tire la sonnette d’alarme sur la situation financière du pays

Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a livré un constat préoccupant sur l’état des finances publiques sénégalaises. Lors d’un point de presse, il a insisté sur l’urgence de réformer la gestion budgétaire pour éviter un effondrement financier.

Cheikh Diba a rappelé que le rapport présenté par la Cour des comptes constitue une “photographie fidèle” de la situation financière du pays entre 2019 et 2023. « Il confirme et valide les constats établis par l’Inspection générale des finances et met en lumière les insuffisances qu’il est désormais impératif de corriger avec rigueur et détermination », a-t-il déclaré.

Selon les données dévoilées, le déficit budgétaire moyen annuel a atteint 11,1 % au cours des cinq dernières années, tandis que l’endettement public s’élevait à 99,67 % du PIB en décembre 2023. Des chiffres qui illustrent, selon le ministre, la gravité des déséquilibres financiers accumulés ces dernières années.

Face à cette situation critique, Cheikh Diba a affirmé que le gouvernement n’a d’autre choix que d’agir rapidement. « Nous nous engageons dès aujourd’hui à mettre en œuvre des réformes structurelles ambitieuses pour garantir la soutenabilité budgétaire et la prospérité de notre nation », a-t-il assuré.

Le ministre a également salué le travail effectué par la Cour des comptes et l’Inspection générale des finances, soulignant l’importance de cet exercice pour assurer la transparence et la responsabilité dans la gestion des ressources publiques.

Au-delà du constat, Cheikh Diba considère cette crise comme une opportunité pour repenser le modèle de gestion publique. « Ce moment est l’opportunité de bâtir un nouveau modèle de gestion publique », a-t-il déclaré, appelant à une approche plus rigoureuse et méthodique dans la gestion des finances de l’État.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°395 – 13/02/2025

🔴 « ANOMALIES » DANS LA GESTION SELON L’AUDIT DU RAPPORT SUR LA SITUATION DES FINANCES PUBLIQUES DE 2019 au 31 MARS 2024 : LES RAPPORTS PRÉCÉDENTS À LA POUBELLE
🔴 MARCHÉ DES OBLIGATIONS : CHUTE DES EUROBONDS DU SÉNÉGAL

🔴 GROSSE FRAYEUR DANS LA « TANIÈRE » : BLESSURES DE NICOLAS JACKSON ET D’ILIMAN NDIAYE
🔴 FRANC PRÉVIENT AMA BALDÉ : « L’ARÈNE NATIONALE DE PIKINE EST NOTRE TITRE FONCIER »

Sénégal : Les révélations de Bougane Gueye Dany sur la gestion des finances publiques enfin confirmées par la Cour des comptes

Le rapport récemment publié par la Cour des comptes sur la gestion de la dette publique au Sénégal n’a fait que confirmer des accusations portées depuis plusieurs mois par l’opposant Bougane Gueye Dany. En effet, l’homme politique avait dénoncé des irrégularités concernant des crédits contractés sans l’accord de la Direction du Crédit, ainsi que des comptes ouverts illégalement, sans l’autorisation du ministère des Finances. Ces dénonciations, qui avaient été largement ignorées à l’époque, trouvent aujourd’hui un écho officiel, alors que la Cour des comptes et l’Inspection générale des Finances (IGF) semblent enfin reconnaître la gravité de la situation.

Bougane Gueye Dany, dans ses nombreuses interventions publiques, avait déjà attiré l’attention sur la manipulation des fonds publics par certains fonctionnaires. Selon lui, ces pratiques de gestion opaque permettaient à des individus d’agir en dehors du contrôle des agents comptables de l’État, exposant ainsi les finances publiques à de graves dérives. Pourtant, malgré ces alertes, ces irrégularités avaient été minimisées par les autorités, et il aura fallu attendre la publication du rapport de la Cour des comptes pour que ces faits prennent une ampleur plus large.

Le rapport de la Cour des comptes révèle que le précédent gouvernement avait non seulement omis de communiquer des données fiables concernant la dette et le déficit publics, mais que certaines opérations financières, notamment des crédits, avaient été contractées sans l’accord nécessaire de la Direction du Crédit. Pire encore, des comptes avaient été ouverts sans l’approbation préalable du ministère des Finances, ce qui constitue une grave violation des procédures budgétaires et financières en vigueur.

Ces révélations viennent également mettre en lumière le manque de transparence dans la gestion des finances publiques, un problème qui avait été soulevé à plusieurs reprises par l’opposition, mais qui n’avait pas trouvé de réponses satisfaisantes jusqu’à récemment. Ce retard dans la prise en compte des dénonciations de Bougane Gueye Dany et d’autres figures politiques montre un manque de rigueur dans les mécanismes de contrôle interne des finances de l’État, alors que la gestion des fonds publics devrait être soumise à une transparence totale.

Le ministère des Finances a annoncé la tenue prochaine d’une réunion avec les investisseurs internationaux pour clarifier la situation et discuter des mesures de centralisation de la gestion de la dette publique. Cependant, il est impératif que cette réunion soit l’occasion de revenir sur ces irrégularités passées et de prendre des mesures concrètes pour éviter toute répétition de telles pratiques à l’avenir.

Il est aussi essentiel que les responsabilités soient clairement établies et que les responsables de ces dérives financières soient identifiés et sanctionnés. La mise en place de réformes plus strictes en matière de contrôle des finances publiques devient aujourd’hui indispensable, tant pour rassurer les citoyens que les partenaires internationaux du Sénégal, qui réclament plus de transparence et de rigueur dans la gestion des fonds publics.

Hamidou Anne critique la gouvernance de Diomaye Faye : entre désillusion et incertitudes

Lors d’une interview fleuve sur 7TV, Hamidou Anne, essayiste et ancien conseiller au ministère des Affaires étrangères, a livré une analyse sans concession de la situation politique, économique et diplomatique du Sénégal sous l’ère de Bassirou Diomaye Faye. Selon lui, le pays traverse une période de grande incertitude, marquée par des décisions qu’il juge inadaptées et une gouvernance qu’il qualifie d' »agitation stérile ».

Hamidou Anne n’a pas mâché ses mots en décrivant le gouvernement en place comme une équipe de « stagiaires sans maîtres de stage ». D’après lui, l’actuelle administration peine à définir une ligne directrice permettant d’amorcer un réel développement du pays. « Ces gens en face ne redresseront rien. Ils sont simplement dans l’agitation », a-t-il affirmé face à la journaliste Maïmouna Ndour Faye. Pour lui, le travail de fond et la discrétion sont les véritables moteurs du progrès, et non les débats stériles qui dominent actuellement l’espace public.

Revenant sur l’un des dossiers brûlants du moment, la reddition des comptes, l’essayiste a particulièrement pointé du doigt le traitement du cas de Farba Ngom. Il s’interroge sur la légitimité de la levée de son immunité parlementaire, qu’il considère comme précipitée et contraire aux principes démocratiques. Toutefois, il admet que l’exigence de transparence et de justice reste essentielle pour asseoir l’État de droit, à condition qu’elle soit appliquée de manière équitable.

Interrogé sur la possibilité d’une poursuite judiciaire contre l’ancien président Macky Sall, Hamidou Anne s’est montré catégorique : « Le régime actuel ne va pas le traduire en justice. Ce ne sont que des paroles en l’air ». Selon lui, tant que des figures comme Juan Branco ne seront pas inquiétées par la justice internationale, toute volonté affichée de poursuite contre Macky Sall restera illusoire.

Hamidou Anne a également réaffirmé son opposition à la loi d’amnistie, estimant qu’il aurait fallu rendre justice avant de l’adopter. « Je me suis dit que ceux qui ont cassé, brûlé, vandalisé, devaient être corrigés à la hauteur de leurs actes », a-t-il déclaré. Il critique ainsi la logique d’impunité qui, selon lui, affaiblit l’autorité de l’État. Malgré son désaccord initial, il reconnaît le pragmatisme de Me Aïssata Tall Sall, qui s’est pliée à cette décision par souci de stabilité.

Sur le plan international, Hamidou Anne déplore un « effacement progressif du Sénégal sur la scène africaine et mondiale » depuis l’arrivée au pouvoir de Diomaye Faye. S’il concède que la ministre des Affaires étrangères, Yassine Fall, est injustement critiquée, il estime néanmoins que son action reste timide.

« Le Sénégal a toujours été une puissance diplomatique », rappelle-t-il, citant des épisodes marquants comme l’envoi de troupes en République démocratique du Congo en 1965 ou encore le rôle du pays dans les grandes négociations africaines sous Abdoulaye Wade. « Aujourd’hui, nous constatons que le Sénégal renonce progressivement à cette ambition d’universalisme. »

Au terme de son intervention, Hamidou Anne a dressé un constat sombre sur la situation actuelle, insistant sur le manque de vision du gouvernement et les difficultés croissantes auxquelles font face les Sénégalais. « Nous ne pouvons pas nous permettre de gouverner sur des promesses creuses. Il faut une feuille de route claire et des actions concrètes », conclut-il.

Chute des Eurobonds du Sénégal après la publication du rapport de la Cour des comptes

Les obligations souveraines en dollars du Sénégal ont connu une forte baisse ce mercredi, marquant un coup dur pour la confiance des investisseurs sur les marchés financiers. Cette chute survient après la publication d’un rapport très attendu de la Cour des comptes, qui a mis en lumière une situation financière plus préoccupante que prévu.

Selon Reuters, l’Eurobond du Sénégal avec une échéance en 2033 a été particulièrement affecté, enregistrant une baisse de plus de 2 centimes pour s’échanger à 79,95 cents pour un dollar.

D’après Bloomberg, cette tendance baissière a également touché l’obligation à échéance 2048, qui a chuté de 2,1 cents, atteignant 67,59 cents pour un dollar à 15h, heure de Londres. Il s’agit de la plus forte baisse intraday observée depuis près de cinq mois, positionnant ainsi le Sénégal parmi les marchés émergents les plus touchés de la journée.

La baisse des obligations sénégalaises intervient après la publication du rapport de la Cour des comptes sur la période 2019 – 31 mars 2024. Ce document met en évidence une dette publique plus élevée que celle annoncée précédemment, soulevant des interrogations sur la viabilité budgétaire du pays.

L’analyse de la Cour des comptes met en avant des dépassements budgétaires, des irrégularités dans l’exécution des dépenses publiques et une opacité dans la gestion de certaines ressources. Ce constat alarmant a immédiatement eu des répercussions sur la perception du risque souverain du Sénégal, ce qui explique la réaction des marchés financiers.

Cette chute des Eurobonds traduit une perte de confiance des investisseurs, qui cherchent désormais des clarifications et des assurances de la part du gouvernement sénégalais. Un porte-parole du Fonds monétaire international (FMI) a d’ailleurs déclaré que l’institution allait analyser ce rapport en détail et engager des discussions avec les autorités sénégalaises pour évaluer les mesures à prendre.

Le FMI scrute les conclusions de la Cour des comptes du Sénégal : vers un renforcement de la gouvernance financière ?

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé ce mercredi qu’il allait examiner de près le rapport récemment publié par la Cour des comptes du Sénégal, document qui met en évidence plusieurs irrégularités dans la gestion des finances publiques. Cette annonce intervient dans un contexte où le Sénégal est engagé dans un programme économique avec l’institution financière, notamment dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité de résilience et de durabilité (FRD).

Le rapport de la Cour des comptes, publié en début d’année, a soulevé des préoccupations majeures sur l’utilisation de certains fonds publics. Parmi les points mis en avant, on retrouve des irrégularités dans la gestion des dépenses publiques, un manque de transparence dans l’octroi de marchés, ainsi que des dysfonctionnements dans l’exécution budgétaire.

L’un des volets les plus scrutés concerne l’utilisation des ressources allouées aux secteurs clés comme la santé, l’éducation et les infrastructures. Selon les conclusions des magistrats de la Cour des comptes, certains décaissements ont été réalisés sans justificatifs clairs, ce qui alimente les interrogations sur la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle et de redevabilité au sein de l’administration sénégalaise.

Face à ces révélations, le FMI a rapidement réagi en affirmant qu’il analyserait en détail le contenu du rapport et engagerait des discussions avec les autorités sénégalaises pour évaluer les mesures à prendre. Dans un courriel adressé à l’agence Reuters, un porte-parole de l’institution a déclaré :

« Le FMI reste déterminé à soutenir les autorités pour aller de l’avant ».

Toutefois, aucune précision supplémentaire n’a été donnée sur les actions concrètes que l’institution pourrait recommander ou exiger du gouvernement sénégalais.

Cette annonce du FMI est particulièrement significative, car elle intervient à un moment où le Sénégal est sous surveillance économique en raison de sa dette publique et de ses engagements envers les bailleurs internationaux. Le pays a bénéficié de plusieurs facilités de financement du FMI ces dernières années, et la bonne gouvernance des finances publiques est un critère clé pour maintenir cette confiance.

Si le FMI estime que les irrégularités relevées par la Cour des comptes sont suffisamment préoccupantes, il pourrait conditionner certains de ses futurs financements à des réformes structurelles visant à renforcer la transparence budgétaire et la lutte contre la mauvaise gestion des ressources publiques.

Jusqu’à présent, le gouvernement sénégalais n’a pas encore réagi officiellement à l’annonce du FMI. Cependant, plusieurs acteurs politiques et économiques du pays ont déjà commencé à appeler à des réformes profondes pour restaurer la confiance dans la gestion des finances publiques.

L’un des enjeux majeurs sera de voir si le gouvernement mettra en place des mesures concrètes pour corriger les failles identifiées par la Cour des comptes ou si cette affaire risque d’être reléguée au second plan. Dans tous les cas, l’attention du FMI sur ce dossier montre que les instances internationales prennent très au sérieux les conclusions de la Cour des comptes, ce qui pourrait accentuer la pression sur les autorités pour des réformes urgentes.

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 12 FEVRIER 2025

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 12 février 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République. A l’entame de sa communication, le Président de la République a adressé ses condoléances les plus attristées au Khalif général et à la Communauté mouride, suite au rappel à Dieu, le samedi 08 février 2025, de Serigne Bassirou Mbacké Anta NIANG, Khalif de Darou Mouhty. Il a demandé au Gouvernement de prendre toutes les dispositions avec les organisateurs en vue du bon déroulement du Magal de Darou Mouhty qui sera célébré le vendredi 14 février 2025.

Le Chef de l’Etat a largement évoqué le rapport d’audit de la Cour des Comptes relatif à la situation des finances publiques de la période de 2019 au 31 mars 2024 que le Premier Président de l’institution supérieure de contrôle des finances publiques lui a transmis. Ce rapport, basé sur des principes de transparence, offre une vue claire et exhaustive de la situation des finances publiques sur cette période et met en lumière plusieurs manquements graves qui nécessitent des actions immédiates. Tout d’abord, des rattachements irréguliers de recettes ont été identifiés. Certaines recettes ont été comptabilisées sur des exercices antérieurs, ce qui a faussé la réalité du déficit budgétaire pour certaines années. Cette situation a contribué à sous estimer les déficits budgétaires, créant ainsi un déséquilibre dans la présentation des comptes publics. Le déficit budgétaire, déjà préoccupant, a atteint des niveaux critiques au cours des dernières années. Il est passé de 9,85% en 2019 à 9,17% en 2020, 11,47% en 2021, 12,65% en 2022, et 12,30% en 2023. Cette progression rapide du déficit met en évidence la nécessité de réformes structurelles urgentes pour contenir et réduire ce déséquilibre financier historique. Ensuite, il a relevé que des dépenses importantes, notamment celles financées sur ressources extérieures, n’ont pas été correctement retracées dans les documents comptables et budgétaires. Ce manque de traçabilité crée des écarts importants dans le suivi budgétaire et nuit à la transparence des opérations financières de l’État. Le rapport souligne également des utilisations irrégulières des comptes spéciaux du Trésor. Des transferts budgétaires vers des services de l’État ont été réalisés sans justification claire, ce qui pose de sérieux problèmes de traçabilité des fonds publics. De plus, il a été constaté que certaines dépenses importantes ont été effectuées en dehors des procédures budgétaires établies, aggravant ainsi le manque de transparence. Par ailleurs, le rapport note des discordances dans la gestion de l’endettement public. Il a été révélé que des emprunts ont été contractés en excès, entraînant un sur-financement partiellement utilisé pour des dépenses sans couverture budgétaire. Cela expose les finances publiques à des risques considérables et alourdit le fardeau de la dette nationale. Ainsi, le taux 1 d’endettement public a connu une croissance tout aussi alarmante sur la même période. En 2019, l’endettement atteignait déjà 65,59% du PIB, mais il est monté à 75,50% en 2020, 83,58% en 2021, 86,62% en 2022 pour se hisser à 99,67% en 2023.

Le Président de la République a indiqué que cette trajectoire d’endettement doit être rapidement inversée pour préserver la soutenabilité des finances publiques et éviter de compromettre les équilibres économiques de long terme. Enfin, un autre point préoccupant est l’absence de rapport exhaustif sur les dépenses fiscales pour les années 2022 et 2023. Ce manquement notable contrevient aux directives de l’UEMOA qui exigent une évaluation régulière des exonérations fiscales accordées par l’État, rendant ainsi difficile une gestion efficace des finances publiques dans ce domaine.

Le Chef de l’Etat a assuré que face à ces constats alarmants, des mesures conservatoires et correctives doivent être prises sans délai. Tout d’abord, il est impératif de mettre fin aux rattachements irréguliers de recettes et d’assurer que toutes les recettes et dépenses soient comptabilisées de manière transparente et régulière. Le Premier Ministre et le Ministre des Finances et du Budget devront prendre les dispositions nécessaires pour garantir que les pratiques budgétaires respectent strictement les règles en vigueur. Ensuite, un audit approfondi sera réalisé pour réconcilier les écarts observés dans la gestion des dépenses financées par des ressources extérieures.

Le Président de la République a également souligné la nécessité de réformer la gestion des comptes spéciaux du Trésor afin de garantir que les transferts budgétaires soient effectués de manière conforme et transparente. En outre, il est essentiel de revoir la politique d’endettement de l’État afin d’éviter toute dette contractée en excès et de mieux gérer le sur financement. Un suivi rigoureux des emprunts devra être mis en place pour s’assurer que les fonds sont utilisés conformément aux besoins budgétaires réels.

Enfin, il est impératif de produire et publier les rapports sur les dépenses fiscales dans les délais légaux. Ces rapports doivent permettre une gestion transparente et rigoureuse des exonérations fiscales conformément aux directives de l’UEMOA. Ces réformes visent à renforcer la confiance dans la gestion des finances publiques et à garantir une meilleure transparence au profit de la nation.

Il a demandé au Premier Ministre, Chef du Gouvernement, de veiller à la mise en œuvre de ces réformes indispensables pour asseoir une gestion exemplaire des finances publiques et assurer la stabilité économique du pays.

Face à la recrudescence des accidents de la route, le Chef de l’Etat a demandé au Premier Ministre de veiller, avec les Ministres en charge des Transports terrestres, Forces armées, Intérieur et Sécurité publique, à l’application rigoureuse des décisions prises notamment la Circulaire primatoriale de recadrage et d’orientation en vue de prévenir les accidents de la route et d’assurer une meilleure circulation routière pour les usagers, les transporteurs et les Forces de Défense et de Sécurité.

Le Président de la République a rappelé l’urgence de renforcer la formation des chauffeurs, d’assurer une réglementation rigoureuse de la circulation des cyclomoteurs, de faire respecter les horaires de circulation des véhicules de transport et de réorganiser le fonctionnement des gares routières, d’accélérer le renouvellement des parcs automobiles de 2 transport et de gros porteurs mais aussi d’évaluer les actions et l’ancrage institutionnel de l’Agence nationale de Sécurité routière (ANASER). Il a demandé au Premier Ministre de placer la sécurité routière au premier rang du Plan d’action du Gouvernement. Dans le même élan, le Chef de l’Etat a instruit le Premier Ministre et le Ministre chargé des Infrastructures et des Transports terrestres de finaliser, avant fin mars 2025, l’évaluation rapide des projets routiers en vue du lancement prochain du nouveau « Programme national de développement des réseaux routier et autoroutier ». Il a appelé à l’équité dans le déploiement des programmes et projets routiers et autoroutiers et au développement maitrisé de la Société publique « Autoroutes du Sénégal », entité déléguée par l’Etat pour capitaliser et valoriser le patrimoine autoroutier national. Par ailleurs, le Président de la République a signalé l’urgence, pour l’Etat, de redéfinir le modèle économique de construction, d’exploitation et d’entretien des routes et autoroutes du Sénégal en actualisant la réglementation portant classement des infrastructures routières nationales et secondaires incluant les ouvrages de franchissement et en réexaminant les modalités de financement des infrastructures routières et de leur entretien. A cet égard, il a demandé au Ministre des Infrastructures et des transports terrestres de proposer une nouvelle politique d’entretien routier, intégrant la réhabilitation d’ouvrages de franchissement qui se sont particulièrement dégradés durant l’hivernage.

A ce sujet, il a demandé au Premier Ministre de veiller au renforcement des moyens logistiques d’intervention du génie militaire qui vient toujours en appoint pour assurer avec les structures spécialisées de l’Etat la continuité de la circulation routière et le désenclavement de certaines zones du pays. Le Chef de l’Etat a aussi souligné la nécessité d’une revue systématique des interventions du PUDC, du PROMOVILLES, du PUMA, du FERA, de l’AGETIP, de l’ADM et des différentes collectivités territoriales en termes de réalisation de pistes rurales et de la voirie urbaine. Il a indiqué au Gouvernement que le moment est venu de consolider l’ensemble des programmes routiers, autoroutiers, de pistes de désenclavement et de voirie urbaine en vue d’une cohérence d’ensemble et d’une mise en œuvre pragmatique de la politique de l’Etat en matière de réalisation d’infrastructures routières et autoroutières, selon un chronogramme, des axes, linéaires et financements maitrisés.

Le secteur de l’Elevage et des productions animales demeure un des piliers de l’économie nationale.

Le Président de la République salue l’engagement remarquable des éleveurs et autres acteurs du secteur qui doivent être davantage soutenus pour mieux valoriser la contribution de l’Elevage et des productions animales dans la nouvelle politique de souveraineté alimentaire. Il a rappelé au Gouvernement l’urgence de veiller à l’application effective et intégrale des dispositions du Code pastoral en vue d’asseoir une meilleure évolution du secteur de l’élevage dans l’écosystème du secteur primaire et dans la richesse nationale. Il a souligné l’impératif d’accentuer, sur le terrain, les dispositifs préventifs et coercitifs de lutte contre le vol de bétail. Il s’agit aussi et surtout d’assurer un meilleur aménagement des parcours de bétail, de développer la production industrielle d’aliments de bétail, les cultures fourragères et les parcs de vaccination des ruminants ainsi que l’édification des forages pastoraux afin de limiter les conflits récurrents avec les éleveurs notés dans plusieurs localités du pays et au niveau des zones transfrontalières.

Le Chef de l’Etat a souligné également, la nécessité d’intensifier les programmes d’amélioration des races bovines et de promotion à terme de l’autosuffisance du Sénégal en moutons, dans la perspective de la Tabaski, au regard des efforts significatifs déployés par l’Etat depuis l’année dernière. Il a, en outre, demandé au Gouvernement de renforcer le sous-secteur de l’aviculture par des dispositifs de financement adaptés aux entrepreneurs locaux. Le Gouvernement veillera à la modernisation des abattoirs et de leurs dispositifs d’exploitation, dans le cadre d’un programme spécial qui sera mis en œuvre à l’échelle nationale.

Pour clore ce chapitre, le Président de la République a invité le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage et le Secrétaire d’Etat chargé des coopératives et des organisations paysannes à prendre toutes les dispositions avec l’ensemble des éleveurs, acteurs et opérateurs de l’élevage et des productions animales, en vue du bon déroulement de la Journée nationale de l’Elevage qu’il présidera, le samedi 22 février 2024, à Kaolack.

Evoquant son agenda diplomatique, le Chef de l’Etat a informé le Conseil de sa participation, à partir du jeudi 13 février 2025, au Sommet de l’Union africaine à Addis Abeba. Dans sa communication, le Premier Ministre a informé le Conseil de l’impératif de la rationalisation des agences d’exécution. En effet, la philosophie ayant guidé leur mise en place à travers la loi d’orientation en date du 04 mai 2009, a été dévoyée au fil des ans pour aboutir à une pléthore d’agences.

Le Premier Ministre a informé qu’il a réactivé la Commission d’Evaluation des Agences d’Exécution (CEAE), dans le but de lui soumettre, dans les meilleurs délais, des propositions de rationalisation des agences d’exécution, conformément à l’engagement de réduction du train de vie de l’Etat. Le Premier Ministre a ensuite évoqué l’agenda des réunions et conseils interministériels, au nombre de douze (12) qu’il compte présider au cours du premier semestre 2025.

Les sujets évoqués porteront notamment sur Air Sénégal, AIBD, l’éducation nationale, le pèlerinage à La Mecque édition 2025, l’économie sociale et solidaire, l’agriculture, le tourisme, le logement social, les programmes civiques et citoyens, les Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 ainsi que la lutte contre le trafic de bois et la déforestation. Cet agenda sera ajusté en fonctions des besoins d’organisation d’autres réunions.

Par ailleurs, le Premier Ministre a rappelé aux membres du Gouvernement l’importance à accorder à l’exécution satisfaisante du calendrier législatif qui sera marqué par une activité intense en 2025 dans le cadre de la mise en œuvre de l’Agenda de transformation systémique Sénégal 2050. Il a exhorté les Ministres à veiller scrupuleusement sur la qualité des avant projets de textes préparés par leurs services juridiques et sur le strict respect du circuit de validation hiérarchique interne.

Enfin, le Premier Ministre a demandé aux Ministres en charge des Infrastructures portuaires, de l’Energie, de l’Intérieur et de l’Environnement de prendre toutes les dispositions utiles pour la finalisation diligente des travaux du Port minéralier et vraquier de Bargny.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES :
Le Ministre de l’Energie, du Pétrole et des Mines a fait une communication sur le Projet Compact électricité du Sénégal avec le MCC suite à la décision prise par le Gouvernement américain le 03 février 2025 et sur l’Etat de la phase 1 du Programme d’urgence d’électrification rurale (PUELEC) ;
Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a fait le point sur l’impact de la nouvelle politique étrangère américaine sur l’économie sénégalaise et son financement ;  Le Ministre de l’Industrie et du Commerce a fait la situation des prix du marché du riz, de l’huile et des denrées de première nécessité ;
Le Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture a fait une communication sur le suivi des infrastructures de proximité prévues dans le cadre de l’organisation des JOJ Dakar 2026 ; Le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage a fait le point sur la campagne de commercialisation agricole 2025.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES,

Le Conseil a examiné et adopté :  Le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Bureau d’Intelligence et de Prospective économique (BIPE).
Le Ministre de la Formation Professionnelle,

Porte-Parole du Gouvernement

Amadou Moustapha Njekk SARRE

Finances publiques du Sénégal : la Cour des Comptes dévoile ses conclusions

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Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°394 – 12/02/2025

🔴 AFFAIRE DES 8 MILLIARDS F CFA / « LE MINISTÈRE DES FINANCES FAIT L’OBJET DE CONVOITISES » : QUI VEUT LIQUIDER CHEIKH DIBA ?
🔴 VIOLENTS AFFRONTEMENTS ENTRE ÉTUDIANTS ET FDS, SUICIDE PRÉSUMÉ D’UN ÉTUDIANT DE L’UGB : GANGRÈNE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

🔴 LARGE VICTOIRE CONTRE BREST EN LIGUE DES CHAMPIONS : PSG ARRACHE SA QUALIF’ POUR LES HUITIÈMES
🔴 LUTTE / RÉGULARISATION DU COMBAT BOY NIANG VS REUG REUG : LE CHOC PRÉVU EN JUIN

Affaire des 8 milliards : Abdou Mbow exige des explications et interpelle le gouvernement

L’Assemblée nationale a été le théâtre d’une vive interpellation ce mardi 11 février, alors que le député Abdou Mbow, membre du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, a exigé des explications du gouvernement sur un supposé scandale financier impliquant un ministre de la République et un homme d’affaires.

L’affaire a été révélée par le journaliste et chroniqueur Pape Sané lors d’une émission diffusée sur Walf TV. Selon lui, une somme colossale de 8 milliards de francs CFA serait au centre de transactions douteuses entre un haut responsable gouvernemental et un opérateur économique. Ces allégations ont rapidement pris une ampleur nationale, alimentant les débats sur la gouvernance et la transparence sous le nouveau régime.

Face au ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, présent à l’Assemblée pour défendre des projets de loi sur la réglementation bancaire et la microfinance, Abdou Mbow a exprimé sa profonde indignation. « Il est inadmissible qu’un tel scandale puisse être banalisé comme l’ont été d’autres affaires il y a quelques mois sous le nouveau régime. Nous avons promis au peuple sénégalais un État de droit, une gouvernance vertueuse, et nous ne pouvons pas laisser planer le doute sur une question aussi grave », a-t-il martelé devant l’hémicycle.

L’ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar (BBY) a ensuite mis en garde contre l’impact que de telles accusations pourraient avoir sur la confiance des citoyens envers les institutions publiques. « Le Sénégal ne peut plus se permettre de tolérer l’opacité dans la gestion des deniers publics. Chaque ministre, chaque dirigeant doit rendre compte. Il est du devoir du gouvernement de tirer cette affaire au clair. La crédibilité de nos institutions en dépend. »

Interpellé sur cette question brûlante, le ministre des Finances, Cheikh Diba, a adopté une posture prudente, évitant d’entrer dans les détails de l’affaire. « Le ministère des Finances fait l’objet de nombreuses convoitises. Le débat est là. Nous n’allons pas entrer dans des considérations spécifiques, car l’affaire est entre les mains de la justice. Mais je peux vous assurer que nous partageons ces valeurs de transparence et de Jubël-Jubënti (droiture et intégrité). Nous n’accepterons pas que le Président ou le Premier ministre ait plus de valeurs que nous. Que chacun prie pour son prochain… », a-t-il déclaré devant les députés.

Thierno Alassane Sall fustige la politique budgétaire : « Nous sommes dans une hypertension budgétaire »

L’Assemblée nationale a été le théâtre d’un échange houleux ce matin lors de l’examen du projet de loi n°01/2025 sur la réglementation bancaire et du projet de loi n°02/2025 portant sur la microfinance. Le député Thierno Alassane Sall (TAS) a vivement critiqué les priorités budgétaires du gouvernement, s’adressant directement au ministre des Finances, Cheikh Diba. Il a dénoncé une situation économique préoccupante et un endettement excessif qui mettrait le pays en difficulté.

Dans son intervention, Thierno Alassane Sall a qualifié la situation financière du Sénégal d’« hypertension budgétaire ». Selon lui, le pays atteint un niveau record d’endettement, avec 3 885 milliards de francs CFA consacrés au service de la dette en 2025, un montant sans précédent dans l’histoire du Sénégal. Il estime que cet endettement met en péril la souveraineté économique du pays et limite considérablement les marges de manœuvre du gouvernement pour investir dans des secteurs essentiels comme l’éducation, la santé et les infrastructures.

Le député a également critiqué le choix du gouvernement de mettre en avant la réglementation de la microfinance dans un contexte aussi alarmant. Il juge paradoxal de débattre de ce sujet alors que les finances publiques sont en crise. À ses yeux, la priorité devrait être la stabilisation économique et la réduction du déficit budgétaire plutôt que la promotion d’un système de microfinance qui ne pourra pas compenser les failles structurelles du secteur financier sénégalais.

En insistant sur la nécessité d’un contrôle strict des dépenses publiques, Thierno Alassane Sall a souligné que la mauvaise gestion financière et les gaspillages risquent d’aggraver encore davantage la situation budgétaire du pays. Il appelle à une réforme en profondeur des finances publiques afin d’éviter que le Sénégal ne tombe dans une spirale d’endettement incontrôlé.

Face à ces critiques, le ministre des Finances, Cheikh Diba, a défendu son action en affirmant que les finances publiques étaient sous contrôle et que des mesures étaient en place pour garantir la stabilité économique du pays. Il a toutefois reconnu la nécessité de poursuivre les réformes afin de limiter l’impact de la dette sur l’économie nationale.

Affaire des 8 milliards : Cheikh Diba brise le silence et défend son intégrité

Le débat autour du supposé scandale financier impliquant 8 milliards de francs CFA continue de faire grand bruit au Sénégal. Après les révélations du journaliste-chroniqueur Pape Sané sur Walf TV, l’affaire a pris une ampleur nationale, s’invitant jusque dans les plus hautes sphères de l’État. Face à cette polémique, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a enfin réagi lors du vote du projet de loi sur la réglementation bancaire à l’Assemblée nationale.

Tout est parti d’accusations portées lors d’une émission sur Walf TV, mettant en cause un ministre de la République et un homme d’affaires dans une supposée affaire de détournement de fonds. Depuis, la question agite l’opinion publique, alimentant les débats sur la transparence et la gouvernance économique au Sénégal.

Lors de son intervention à l’Assemblée nationale, Cheikh Diba a tenu à mettre les choses au clair sans pour autant entrer dans les détails de l’affaire, actuellement entre les mains de la justice. « Le ministère des Finances fait l’objet de nombreuses convoitises. Le débat est là. Nous n’allons pas entrer dans des considérations spécifiques, car l’affaire est entre les mains de la justice. Mais je peux vous assurer que nous partageons ces valeurs de transparence et de Jubël-Jubënti », a-t-il affirmé.

S’adressant aux députés et, par extension, à l’opinion publique, Cheikh Diba a insisté sur son attachement aux principes d’éthique et de transparence. « Nous n’accepterons pas que le Président ou le Premier ministre ait plus de valeurs que nous. Que chacun prie pour son prochain… », a-t-il lancé, en guise de réponse aux critiques et aux soupçons qui pèsent sur lui.

Pour l’heure, aucune preuve formelle n’a été avancée sur l’existence réelle de ce scandale financier, et les autorités judiciaires n’ont pas encore communiqué sur l’évolution du dossier. Toutefois, cette affaire remet une fois de plus sur la table les questions de gestion des deniers publics et de responsabilité des hauts fonctionnaires.

Alors que l’opinion publique reste divisée sur cette affaire, une chose est sûre : la transparence et la bonne gouvernance seront au cœur des débats politiques des prochaines semaines.

Affaire à suivre…

Assemblée nationale : le Premier ministre Ousmane Sonko bientôt face aux députés

Dans une déclaration faite ce mardi à l’issue d’une séance plénière, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a annoncé que le Premier ministre Ousmane Sonko et son gouvernement se soumettraient prochainement à l’exercice des questions au gouvernement. Cette tradition parlementaire permet aux députés d’interroger l’exécutif sur ses actions et sa politique.

Cette session de questions-réponses constitue un moment clé dans le fonctionnement des institutions. Elle offre aux députés l’occasion d’exercer leur mission de contrôle de l’action gouvernementale, tout en permettant aux citoyens de mieux comprendre les orientations du gouvernement. Ousmane Sonko, chef du gouvernement depuis avril 2024, devra ainsi répondre aux préoccupations des parlementaires sur les différents chantiers en cours.

En parallèle, El Malick Ndiaye a annoncé le lancement d’un audit du personnel parlementaire et d’un bilan des compétences, entamé il y a deux semaines. Cette initiative vise à optimiser le fonctionnement de l’Assemblée nationale et à garantir une gestion plus efficace des ressources humaines.

Le président de l’Assemblée a souligné que ces réformes s’inscrivent dans une volonté de modernisation et de transparence, afin de renforcer l’efficacité des services parlementaires et d’améliorer la gouvernance de l’institution.

El Malick Ndiaye a précisé que le bureau de l’Assemblée nationale et la conférence des présidents se réuniront très prochainement pour définir les modalités et le calendrier de cette session de questions au gouvernement.

Il a tenu à rassurer les députés et l’opinion publique quant à la volonté de l’Assemblée de remplir pleinement son rôle, en mettant l’accent sur la responsabilité et l’engagement institutionnel.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°393 – 11/02/2025

🔴 CONVOCATION DE FARBA NGOM PAR LE POOL JUDICIAIRE FINANCIER : OPACITÉ TOTALE SUR LE DOSSIER
🔴 COMMANDE D’UN AUDIT DE L’IGE SUR LA GESTION DE LAT DIOP À LA LONASE : L’AFFAIRE MOHAMED DIENG, PAS ASSEZ ACCABLANTE ?

🔴 14e JOURNÉE LIGUE 1 : AS PIKINE ET HLM DAKAR COUPENT LA POIRE EN DEUX
🔴 DÉCÈS D’UN EX-INTERNATIONAL SÉNÉGALAIS : MAMADOU SYLLA PERD SON DERNIER MATCH

Affaire Pape Sané : Le journaliste maintient ses propos et défend ses sources devant les enquêteurs

Convoqué ce lundi par la Division des Investigations Criminelles (DIC), puis conduit à la Brigade des Affaires Générales (BAG) du Palais de justice de Dakar, le journaliste-chroniqueur Pape Sané a été interrogé pendant plusieurs heures sur ses récentes déclarations lors d’une émission sur Walf TV. Il avait évoqué un scandale financier présumé impliquant plusieurs milliards de francs CFA et mettant en cause un homme d’affaires ainsi qu’un ministre de la République.

Accompagné de ses avocats, Me Moussa Sarr, Me Youssouf Camara, Me Cheikh Niass et Me Amadou Diallo, Pape Sané a assuré qu’il avait maintenu l’intégralité de ses propos devant les enquêteurs et qu’il avait apporté toutes les preuves pour étayer ses révélations.

Lors de son audition, le journaliste a été invité à détailler les faits qu’il a avancés lors de son intervention médiatique. Il a affirmé avoir fourni des éléments concrets et expliqué en profondeur l’affaire pour laquelle il a été convoqué.

« Nous avons donné notre version du dossier et présenté toutes les preuves en notre possession. L’audition a duré plusieurs heures et, à la fin, on nous a demandé d’attendre que la hiérarchie soit informée », a-t-il déclaré à la presse à sa sortie du Palais de justice de Dakar.

Les enquêteurs ont également demandé à Pape Sané de révéler l’origine des documents qu’il détient sur cette affaire. Toutefois, fidèle à l’éthique journalistique et à la protection des sources, il a refusé de divulguer ses informateurs.

À l’issue de l’interrogatoire, Pape Sané a assuré que les enquêteurs ne lui avaient rien reproché et qu’aucune charge n’a été retenue contre lui.

« Ils m’ont signifié que je pouvais retourner chez moi, mais que je reste à la disposition de la justice », a-t-il précisé.

Cette convocation intervient dans un climat de tension entre certains journalistes et les autorités, alors que plusieurs enquêtes sensibles sur des affaires politico-financières secouent l’actualité nationale.

L’audition de Pape Sané relance le débat sur la protection des journalistes et leur capacité à enquêter sur des sujets sensibles sans subir de pressions judiciaires. Son cas sera suivi de près par les organisations de défense des libertés de la presse, alors que le Sénégal a récemment fait face à plusieurs tensions entre médias et pouvoir.

Gestion de la Lonase : L’IGE ouvre une enquête sur Lat Diop

L’Inspection Générale d’État (IGE) a lancé une mission d’audit sur la gestion de Lat Diop à la Loterie Nationale Sénégalaise (Lonase). Cette décision intervient cinq mois après l’inculpation de l’ancien ministre des Sports, actuellement en détention pour des faits présumés de détournement de deniers publics, d’extorsion et de blanchiment de capitaux.

Selon les informations relayées par Ledakarois.sn, une équipe d’auditeurs de l’IGE, composée des vérificateurs P. A. Touré, B. Diakhaté et d’experts en comptabilité, a été déployée pour examiner en profondeur les finances et la gouvernance de la Lonase sous l’ère Lat Diop. Les auditions ont débuté mardi dernier, marquant une étape cruciale dans cette enquête qui pourrait révéler d’éventuelles irrégularités dans la gestion de la société nationale des jeux de hasard.

Lat Diop a été écroué en septembre 2024, après avoir été cité dans une affaire de corruption impliquant Mouhamed Dieng, administrateur de la plateforme Xbet Sénégal. Ce dernier accuse l’ancien patron de la Lonase d’avoir exigé et reçu des pots-de-vin en échange de l’attribution de contrats lucratifs dans le secteur des jeux d’argent. Selon Dieng, le montant total des sommes versées à Lat Diop s’élèverait à 8 milliards de francs CFA.

Toutefois, Lat Diop a toujours nié en bloc ces accusations, affirmant qu’il s’agit d’un règlement de comptes orchestré par des intérêts privés et politiques. Depuis l’ouverture de l’enquête préliminaire à la Division des Investigations Criminelles (DIC), il a maintenu son innocence, mais cela ne l’a pas empêché d’être placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du Pool judiciaire financier.

L’intervention de l’IGE dans cette affaire ajoute une nouvelle dimension à l’enquête. Contrairement à la procédure judiciaire en cours, qui repose sur les témoignages et les éléments fournis par les plaignants, l’Inspection Générale d’État a pour mission de passer au crible la gestion financière et administrative de la Lonase sur la période où Lat Diop était aux commandes.

Si des anomalies ou des détournements avérés sont détectés, cela pourrait renforcer l’accusation contre Lat Diop et compliquer davantage sa défense. À l’inverse, si l’audit ne révèle aucune faute grave, cela pourrait remettre en question la validité des accusations portées contre lui.

Avec cette double pression judiciaire et administrative, Lat Diop joue une partie décisive qui pourrait influencer son avenir politique et judiciaire. Pendant que ses avocats tentent d’obtenir une mise en liberté provisoire, l’IGE poursuit son examen minutieux des comptes et contrats de la Lonase.

Affaire des 1.000 milliards : l’activiste Ardo Gningue porte plainte contre X après l’appel de Badara Gadiaga

L’affaire des 1.000 milliards continue de faire des vagues sur la scène politico-judiciaire sénégalaise. Après l’appel du chroniqueur Badara Gadiaga, incitant les citoyens à saisir la justice pour faire la lumière sur cette affaire, l’activiste Ardo Gningue a officiellement déposé une plainte contre X auprès du procureur de la République près le Parquet Financier.

Dans sa plainte, Ardo Gningue évoque des soupçons de « détournement de deniers publics » et d’« enregistrement illicite », en lien avec la déclaration du Premier ministre Ousmane Sonko qui avait affirmé, le 27 octobre 2024, avoir découvert un compte contenant plus de 1.000 milliards de FCFA. Pour l’activiste, cette annonce publique, faite en dehors d’un cadre officiel et sans validation des autorités financières compétentes, soulève de nombreuses interrogations sur l’origine et l’affectation de ces fonds.

Selon Ardo Gningue, la transparence sur cette affaire est une exigence démocratique, et seul un cadre judiciaire peut permettre d’apporter des éclaircissements sur ce dossier qui suscite de vifs débats au sein de l’opinion publique. « Ces faits sont d’une extrême gravité. Si les accusations sont avérées, elles relèveraient d’un détournement de deniers publics à une échelle jamais vue dans l’histoire du pays », a-t-il déclaré en marge du dépôt de sa plainte.

Ce dépôt marque le début d’une nouvelle phase dans cette affaire, qui pourrait connaître des rebondissements judiciaires dans les jours à venir. La balle est désormais dans le camp du Parquet Financier, qui devra décider de l’ouverture ou non d’une enquête pour élucider la provenance et la gestion de ces 1.000 milliards évoqués par le Premier ministre.

Après l'appel du chroniqueur Badara Gadiaga à saisir la justice sur l'affaire des 1.000 milliards : l'activiste Ardo Gningue répond et dépose une plainte contre X


Après l'appel du chroniqueur Badara Gadiaga à saisir la justice sur l'affaire des 1.000 milliards : l'activiste Ardo Gningue répond et dépose une plainte contre X

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°392 – 10/02/2025

🔴 PROPOSITION DE MOUTH BANE POUR LUTTER CONTRE LE TERRORISME DANS LE SAHEL : LA COOPÉRATION INTER-ÉTATS : UNE ISSUE
🔴 NOUVELLE OFFENSIVE DE L’OPPOSITION CONTRE « PASTEF » : LE FDR, FER DE LANCE !

🔴 DÉFAITES DE GORÉE ET DU JARAAF : AJEL ET SONACOS CRÉENT LA SURPRISE

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) : une nouvelle coalition pour contrer le régime de Pastef

Une nouvelle coalition politique a été officiellement lancée ce dimanche au Sénégal. Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) regroupe plusieurs figures de l’opposition, notamment Khalifa Sall, Anta Babacar Ngom, Oumar Sarr et Modou Diagne Fada. Cette alliance vise à défendre les principes démocratiques du pays face à ce qu’elle considère comme une dérive autoritaire du régime Pastef.

Les initiateurs du FDR dénoncent une rupture brutale dans le processus démocratique sénégalais depuis l’accession de Pastef au pouvoir. Ils estiment que la gouvernance actuelle remet en cause les règles du jeu politique qui ont toujours été bâties sur le consensus. Ils reprochent au gouvernement de Bassirou Diomaye Faye et d’Ousmane Sonko une gestion marquée par des actes de représailles politiques et une volonté de restreindre les libertés publiques.

Selon eux, plusieurs signaux indiquent une régression démocratique. Ils pointent du doigt l’arrestation et la poursuite judiciaire de plusieurs opposants et journalistes, la destitution du maire de Dakar dans des conditions qu’ils jugent arbitraires, ainsi que la levée de l’immunité parlementaire d’un député sans véritable fondement juridique. Ils dénoncent également l’interdiction systématique des manifestations pacifiques, affirmant que le Sénégal traverse une situation inédite dans son histoire politique récente.

Les fondateurs du FDR estiment que cette situation a engendré une désillusion grandissante parmi les Sénégalais, qui avaient espéré un changement démocratique après l’élection de Bassirou Diomaye Faye. Selon eux, le pouvoir actuel a trahi les aspirations populaires et s’est enfermé dans une logique de règlement de comptes, alimentant un climat de tension politique et sociale.

Face à cette situation, le FDR entend jouer un rôle central dans l’opposition en organisant une mobilisation nationale contre ce qu’il qualifie de dérives autoritaires. La coalition prévoit de mener des actions fortes pour sensibiliser l’opinion publique et faire pression sur le gouvernement afin d’obtenir des réformes démocratiques. Elle compte engager un dialogue avec d’autres forces politiques et la société civile pour élargir sa base et peser dans le débat politique.

La principale exigence du FDR est la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques ainsi que l’arrêt des poursuites contre les opposants et les journalistes. La coalition réclame également le respect des libertés fondamentales garanties par la Constitution, notamment la liberté d’expression et le droit de manifestation pacifique.

Avec la création du FDR, le paysage politique sénégalais pourrait connaître une recomposition majeure. Cette nouvelle plateforme pourrait fédérer une large opposition contre le gouvernement et devenir une force incontournable dans les prochains débats politiques. La question demeure toutefois de savoir si elle parviendra à rallier suffisamment de soutiens pour s’imposer comme une alternative crédible face au régime en place.

Affaire des titres fonciers 5058/NGA, 13833/NGA et 1838/NGA : Est-ce la fin de l’acharnement médiatico-judiciaire contre Tahirou Sarr ?

Monsieur Tahirou SARR n’est pas un acteur politique. Il n’est militant d’aucun parti. Il travaille dignement pour son pays. Le patron de Sofica est toujours disposé à accompagner les régimes en place comme toujours. Alors pourquoi, cherche-t-on à le sacrifier dans ces combats entre acteurs politiques ? Tahirou SARR est un patriote au service du Sénégal. Après le beau geste du premier Ministre Ousmane SONKO à l’égard du champion Babacar NGOM «Sedima », qu’il a reçu en audience, il devrait ouvrir ses portes à Tahirou SARR qui n’a qu’ une seule ambition : aider son pays. 

La Sureté Urbaine a mené une enquête le 22 Janvier 2025. Il s’agit de l’information ouverte dans le cadre d’une enquête relative à l’indemnisation d’expropriation pour cause d’utilité publique des titres fonciers 5058/NGA, 13833/NGA et 1838/NGA, au profit de la société SOFICO SA représentée par le sieur Seydou SARR dit Tahirou SARR. Les héritiers propriétaires desdits TF, estimant irrégulière et frauduleuse ladite procédure, avaient mandaté le sieur Matar DIENE à l’effet de déposer plainte contre la société susnommée. Les auditions des acteurs principaux ont totalement blanchi Tahirou SARR victime d’acharnement depuis plusieurs mois.

Dans la procédure d’enquête, la sureté urbaine a saisi la direction des domaines pour obtenir les procès-verbaux de réunion de conciliation de la commission régionale pour l’indemnisation au profit de la société « SOFICO SA » concernant les titres fonciers 5058/NGA, 13833/NGA et 1838/NGA. Les enquêteurs ont également entendu l’ancien Directeur des domaines Manmour Diallo, sans oublier les fonctionnaires et autres personnes ayant pris part à la réunion de conciliation. En plus, la sureté urbaine a saisi le centre des services fiscaux de Ngor Almadies pour vérifier si ce service a procédé à une indemnisation relativement aux titres fonciers 5058/NGA, 13833/NGA et 1838/NGA. Les enquêtes ont également cherché à obtenir l’acte d’acquiescement portant sur le titre foncier n 13833/NGA. Dans la même procédure, les limiers ont saisi le Payeur général du Trésor afin d’obtenir les copies des preuves de paiement au profit de la société « SOFICO SA » sur la base d’actes d’acquiescement dument signé par le bureau des domaines de Ngor Almadies à la date du 20 septembre 2017. Il faut reconnaitre que la Sureté urbaine a effectué un travail professionnel sans rien laisser au hasard.

Dans les investigations, le Payeur général du Trésor a apporté les éléments suffisants à propos des paiements reçus par Sofico appartenant à Tahirou SARR.  Il a précisé que l’acte d’acquiescement sollicité par les enquêteurs n’est pas un élément crédible pouvant aider dans la recherche de traçabilité de paiement. Aux enquêteurs, le Payeur a remis le relevé du compte N 368 3018 ouvert au nom du receveur des domaines qui permet de retracer les paiements effectués au profit de « SOFICO SA » du 01 Janvier 2017 au 29 Décembre 2017.

Pour l’année 2017, SOFICO SA a reçu des paiements d’un montant total de 6 milliards 554.125.000 FCFA. Ce montant est détaillé comme suit : d’abord, 2 milliards 815.225.000 FCFA au titre de l’indemnité due aux expropriés du TF 17.865/DP. Ensuite, Sofico a reçu 01 milliard 394.400.000 FCFA au titre de l’indemnité due aux expropriés du TF 5.5471GR, puis  744.500.000 FCFA au titre de l’indemnité due aux expropriés du TF EX 7.129/DG7 et enfin 1 milliard 600.000.000 FCFA au titre de l’indemnité due à Ndiaga NDOYE et consorts dans le cadre du programme de la réalisation des parcelles assainies sur le TF 1451/R par la SNHLM.  Dans le constat du relevé du compte, il apparait «qu’aucun paiement n’a été effectué au profit de la société SOFICO SA au titre de l’indemnisation due aux expropriés des titres fonciers, objet de l’enquête » soulignent les enquêteurs.

Il n’est inutile de rappeler que le sieur Matar DIENE, représentant les héritiers propriétaires des TF expropriés avait déposé une plainte contre Tahirou SARR. Ce dernier a été entendu par les enquêteurs. Face aux enquêteurs, Monsieur DIENE a déclaré que le receveur des domaines de Ngor Almadies lui avait souligné que les  03 TF en question étaient devenus la propriété de monsieur Tahirou SARR, directeur général de la SOFICO SA.

Dans un Etat de droit, nul ne peut remettre en cause cette procédure qui a abouti à la cession des TF à Tahirou SARR. Rappelons que le patron de Sofico avait signifié au receveur des Domaines de Ngor Almadies, par voie d’huissier, 02 procès-verbaux de conciliation homologués par le Président du Tribunal Régional Hors Classe de Dakar. Ces deux documents portent un accord signé entre Tahirou SARR et les héritiers propriétaires desdits titres fonciers.  Cet accord atteste que les héritiers ont cédé leurs créances sur l’Etat du Sénégal à Tahirou SARR. Cette cession lui a permis de se substituer aux héritiers pour percevoir, au nom de sa société SOFICO SA, les indemnités d’expropriation dues par l’Etat du Sénégal.

LA JUSTICE CONFORTE TAHIROU SARR

Par ailleurs, l’ensemble des pièces fournies (des procès-verbaux de conciliation) par Monsieur Diene contre Tahirou SARR devant les enquêteurs attestent que le juge a homologué les accords intervenus entre les héritiers propriétaires des TF concernés par la procédure d’expropriation, représentés par l’Etude Maitres SO et SO et la société SOFICO SA du sieur Seydou SARR, représentée par l’Etude de Maitre Papa Aly DIAGNE. Ces documents fournis par un supposé mandataire des familles sont venus conforter Tahirou SARR dans ses droits.

Les procès-verbaux de conciliation ont permis de comprendre que  le premier lot N O872 du 08 mai 2014 concerne les TF N o 5058/NGA et 13833/NGA, propriété des héritiers de feus Rokhaya THIAW, Ousmane SAMBA et Mboye GUEYE. En vérité, les familles n’ont rien perçu de l’Etat du Sénégal malgré leurs multiples démarches en ce sens. Elles ne voulaient plus continuer à attendre davantage. C’est ainsi que les héritiers ont cherché une solution pour être payés dans l’urgence. Voilà pourquoi, ils ont décidé de céder cette créance à la société SOFICO SA, pour un montant estimé à 257.460.000 FCFA.

Par ailleurs, les enquêteurs ont brillamment investigué sur le procès-verbal N 2218 du 18 décembre 2014 par lequel le juge El Hadji Boubou NDIAYE a homologué l’accord intervenu entre les héritiers des feus Birame NDOYE, Aby NDOYE Mamadou NDOYE, Thierno THIAW, Abdoulaye THIAW, Marième THIAW et Rokhaya THIAW représentés par monsieur Ousseynou TALL élisant domicile en l’Etude de Maitres SO et SO et la société SOFICO SA représentée par le sieur Seydou SARR élisant domicile en l’Etude de Maitre Papa Aly DIAGNE. Sur ce même dossier, l’accord officialise la cession, par héritiers à la société SOFICO SA, de la créance que leur doit l’Etat du Sénégal au titre de l’indemnisation pour l’expropriation pour cause d’utilité publique dont ils ont fait l’objet et portant sur le titre foncier N 1838/NGA (ex 6374/DG) d’une superficie de 32.870 m . La cession de cette créance est acceptée par les deux parties pour un montant de 328.000.000 FCFA.

Il a été rappelé que sur les deux procès-verbaux de conciliation,  les signatures du Président du tribunal et de son greffier  y sont bien visibles. On remarque également celles des deux parties. Les deux procès-verbaux ont été enregistrés  au niveau des services des impôts et domaines.

Il est important de souligner que les procès-verbaux et les mandats signés et versés dans le dossier, ont permis de conclure que la procédure de cession au bénéfice de la société SOFICO SA, ne souffre d’aucune irrégularité. Car les héritiers propriétaires des TF en question ont désigné l’avocat Me Abdourahmane SO dit Lenine pour négocier et céder la créance qu’ils avaient sur l’Etat du Sénégal. L’avocat muni d’un mandat spécial délivré par les héritiers, a négocié avec la société SOFICO SA du sieur Seydou SARR. C’est ainsi qu’un accord  a été trouvé pour la cession des créances des héritiers. Devant les enquêteurs, Monsieur Diene a soulevé des irrégularités visant Me SO, qui ne peuvent toutefois, pas être opposées au sieur Seydou SARR et  à sa société Sofica.

En outre, il faut dire que lors de l’enquête préliminaire, les héritiers Alioune Badara MBENGUE, Tamsir Mboye GUEYE et Mamadou NDOYE,  mandataires des autres héritiers, avaient reconnu sur procès-verbal avoir donné mandat à Maitre Abdourahmane SO avec la mission de  négocier et céder leur créance d’indemnisation dans le cadre de la procédure d’expropriation de leurs TF. Mais d’autres héritiers ont estimé que ce mandat remis à l’avocat était provisoire.

Par ailleurs, sur les faits, même si les mandats présentés par le mandataire étaient faux, cette faute ne sera  pas opposable à Tahirou SARR ni à sa société SOFICO SA.  En plus, le sieur n’a pas aucun moyen de vérifier l’authenticité d’un mandat falsifié. Il est important de souligner que dans ce dossier, Sofico n’a jamais agi en tant qu’intermédiaire.

Il faut retenir qu’à propos de ce TF N 1838/NGA, Matar DIENE a initié plusieurs procédures tant au civil qu’au pénal contre Tahirou SARR et sa société SOFICO. Le sieur DIENE a sollicité de la Justice, l’annulation du PV d’homologation. Ce dernier a été débouté à trois reprises par les jugements N°790 du 07 octobre 2019, N 741 du 03 novembre 2020 et N 1005 du 11 décembre 2019 rendus par le tribunal.

Concernant les deux TF N13.833/NGA et N 5058/NGA, Tahirou SARR a soutenu devant les enquêteurs qu’il n’y a pas de contentieux avec les héritiers propriétaires. Selon lui, les TF font l’objet d’une autre procédure de cession de créance homologuée par le président du TGI de Dakar suivant PV N 872 du 08 mai 2014. Par ailleurs, il a produit un exemple du protocole d’accord en date du 30.06.2022 intervenu entre la SOFICO et ces derniers qui ont reçu l’intégralité de la somme due. Tahirou SARR a par ailleurs produit l’ensemble des justificatifs des paiements qu’il a effectués à Alioune Badara MBENGUE mandataire des héritiers propriétaires.

Les auditions à la Sureté urbaine ont révélé que dans l’affaire dite des 94 milliards du TF N 1451/R, la Cour d’Appel de Dakar, dans son jugement N 211 du 21 juillet 2021, a donné raison à la SOFICO contre la DGID qui avait demandé la suppression des actes d’acquiescement au motif qu’il n’y avait pas de créance. Il a été souligné que la Cour d’Appel a reconnu l’effectivité de la créance. Par ailleurs, il a été rappelé que l’acte sous seing privé de cession de créance restait dans l’ordonnancement juridique même s’il n’était pas homologué par le tribunal.

Disons que selon les enquêteurs, concernant la société SOFICO et Seydou SARR, l’enquête n’a pu établir aucune charge pouvant justifier des poursuites à leur encontre. En effet, les éléments d’enquête analysés supra n’ont décelé aucune irrégularité qui leur serait imputable, de nature à entacher la procédure qui a abouti à la subrogation de ladite société dans les droits des héritiers propriétaires des TF en cause.

Rappelons que dans l’affaire dite des 94 milliards du TF N 1451/R, la Cour d’Appel de Dakar, dans son jugement N 211 du 21 juillet 2021, a donné raison à la SOFICO contre la DGID.   Et dans l’affaire des titres fonciers 5058/NGA, 13833/NGA et 1838/NGA, l’enquête à la Sureté urbaine n’a pu établir aucune charge pouvant justifier des poursuites contre Tahirou SARR.

A quand la fin de l’acharnement contre Tahirou SARR lynché dans les média au moment où d’autres pays africains honorent leurs champions ?

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°391 – 07/02/2025

🔴 APRÈS « SUNU LAMB » ET « STADES », MAINTENANT « PUBLIC » ET « DAKARACTU » : UN RÉGIME BOURREAU DE LA PRESSE !
🔴 POSSIBILITÉ DE RÉVISION DES DONNÉES SUR LA SITUATION ÉCONOMIQUE ET SOCIALE, SELON L’ANSD : POURQUOI NE PAS AVOIR ATTENDU LES CONCLUSIONS DE LA COUR DES COMPTES ?

🔴 COUPE DE LA LIGUE (1ére J.) : RS YOFF, AS PIKINE, GÉNÉRATION FOOT ET KAFFRINE PRENNENT LES COMMANDES
🔴 MERCATO / APRÈS 3 ANS D’ATTENTE : UN NOUVEAU DÉFI POUR SALIOU CISS À 35 ANS

[Document] Voici la liste réactualisée des médias conformes aux dispositions du code de la presse

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DEFICIT BUDGETAIRE ET DETTE PUBLIQUE : L’Ansd confirme les chiffres du défunt ministre des Finances, Moustapha Ba

L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a publié, hier, son rapport sur la Situation économique et sociale nationale (Sesn) 2022-2023. Dans sa section économie et finances, le rapport de l’Ansd confirme les chiffres qui ont été publiés par le défunt ministre des Finances et du budget, Mamadou Moustapha Ba.

Lors de sa conférence de presse du 26 septembre 2024, le Premier ministre Ousmane Sonko avait accusé l’ancien régime d’avoir maquillé les chiffres des Finances publiques pour cacher sa politique d’endettement effrénée. «Le régime de Macky Sall a menti au peuple, a menti aux partenaires, a tripatouillé les chiffres pour donner une image économique, financière, qui n’a rien à voir avec la réalité», avait chargé le Premier ministre. En attendant la publication du rapport définitif de la Cour des comptes sur la déclaration générale de conformité pour la gestion 2023, pour confirmer ou infirmer les accusations du Premier ministre contre l’ancien régime, les chiffres publiés par l’Agence nationale de la statistique et du développement (Ansd) ne donnent pas raison au Premier ministre. Ils contredisent même les accusations du chef du gouvernement sur un probable maquillage des chiffres des Finances publiques par l’ancien régime. Par contre, l’Ansd qui a publié, ce 4 février 2025, l’édition 2022-2023 de la Situation économique et sociale du Sénégal, confirme les chiffres du défunt ministre des Finances et du budget, Mamadou Moustapha Ba. Dans un entretien exclusif accordé à L’Observateur du mardi 12 décembre 2023, revenant sur la dette publique du Sénégal, Mamadou Moustapha Ba précisait qu’«en fin décembre 2023, l’encours de la dette publique est projeté à 13 666 milliards FCfa contre 11 782,6 milliards en fin décembre 2022, soit une hausse de près de 16%, ce qui porte la croissance annuelle moyenne de l’encours de la dette à 14,5% sur la période 2012_2023, contre 21,8% entre 2007 et 2012.» Compte non tenu du surfinancement de l’ordre de 604,8 milliards, qui permet au Sénégal de sécuriser en avance une partie de ses besoins de financement de l’année 2024, Moustapha Ba soulignant que le stock de la dette aurait progressé de 10,8% en fin 2023. Rapporté au Produit intérieur brut (Pib) nominal de 2023, l’encours de la dette publique s’élève à près de 72,2% (soit 69,4%, hors surfinancement) en fin décembre 2023 contre 68,2% en fin décembre 2022, soit une hausse de 1,2 point de pourcentage du Pib.
Dans la section du rapport sur l’économie et les finances, l’Ansd renseigne qu’en 2022, les recettes mobilisées par l’Etat du Sénégal ont atteint 4 046,1 milliards FCfa, et s’élèvent à 4 746,5 milliards FCfa en 2023. Au même moment, les dépenses exécutées ont été de 3 957,6 milliards FCfa et 4 359,2 milliards FCfa respectivement, entraînant un besoin de financement de 917,3 milliards FCfa et de 922,8 milliards FCfa, respectivement (Tableau des opérations financières de l’Etat consolidé 2022 et 2023).

«L’encours de la dette publique est arrêté à
11 782,8 milliards de FCfa en 2022 contre 13 797,8 milliards de FCfa en 2023»

Le financement de ce besoin est assuré respectivement par une accumulation nette de passifs d’un montant global de 1 436,4 milliards et 1 728,5 milliards, ainsi que par un passif extérieur de 772,7 milliards et 1 090,1 milliards. Par rapport à l’année 2021, le financement de ce déficit a entraîné une accumulation nette de passifs de 1 031,01 milliards FCfa, soit une diminution de 258,32 milliards en 2022 et de 64,78 milliards en 2023. Ces passifs se répartissent en titres de créances (+273,7 milliards en 2022 et +123,3 milliards FCFA en 2023) et crédits (+498,91 milliards en 2022 et +966,8 milliards FCfa en 2023). Les titres de créances sont passés de 565,9 milliards FCfa en 2021 à 273,7 milliards FCfa en 2022 et 966,8 milliards de FCfa en 2023, soit un recul (absolu) respectif de 292,12 milliards et une augmentation de 400,9 milliards FCfa.
En dépit de la baisse des emprunts obligataires de l’État en 2022, l’Ansd explique que les entreprises privées ont renforcé le marché financier sous régional en mobilisant 261,5 milliards de FCfa. En 2022, les émissions de titres sur le marché régional ont totalisé 1 042,9 milliards FCfa, comprenant 799,2 milliards FCfa pour les emprunts obligataires et 243,6 milliards pour les bons du Trésor. L’encours de la dette de l’administration publique centrale est arrêté à 11 782,8 milliards FCfa, soit 68,4% du PIB en 2022, et à 13 797,8 milliards de FCfa en 2023. En 2022, la dette publique était composée de 10 097,9 milliards FCFA de dette extérieure (85,7%) et de 1 684,8 milliards FCfa de dette intérieure (14,3%). En 2023, la dette extérieure s’élève à 9 244,5 milliards FCfa (67%) et la dette intérieure à 4 553,3 milliards FCfa (33%). Les engagements sous forme de garanties s’élèvent, en cumul, à 649,0 milliards FCfa en 2022 et à 570 milliards FCfa en 2023. Les ressources de financement mobilisées ont atteint 3 392,0 milliards FCfa en 2022 et 3 907,84 milliards FCfa en 2023. Cela représente une augmentation notable de 327,25 milliards FCfa en valeur absolue, soit une progression de 10,2 % en termes relatifs.
La Situation économique et sociale nationale (Sesn) est une publication annuelle qui fait la synthèse des informations statistiques émanant de l’Ansd et des autres structures du Système national statistique (SSN), dans le cadre de l’exécution de leurs tâches quotidiennes. FALLOU FAYE
Publié dans L’observateur du Mercredi 05 Février 2025

Immunité parlementaire : Amadou Ba et Birima Mangara préservés

Le juge du 2e cabinet du tribunal de Dakar a rendu une décision ce jeudi rejetant la demande du procureur de la République visant à lever l’immunité parlementaire des députés Amadou Ba et Birima Mangara. Cette décision survient alors que l’ancien Premier ministre, Amadou Ba, est cité dans une affaire d’indemnisation relative à l’expropriation pour cause d’utilité publique de certains titres fonciers au profit de la société Sofico.

Malgré les accusations, la protection juridictionnelle des députés, en vertu de leur immunité parlementaire, demeure donc en place. Ce rejet pourrait avoir des conséquences sur l’évolution de l’enquête et sur les démarches futures, mais il met également en lumière les tensions entre les exigences judiciaires et les privilèges accordés aux parlementaires.

Gel de l’aide américaine : opportunité ou menace pour l’Afrique souverainiste ?

La récente décision du président Donald Trump de suspendre pour 90 jours l’aide publique au développement des États-Unis suscite de vives réactions à travers le monde. Si cette mesure inquiète de nombreux États dépendants des financements étrangers, elle est perçue sous un autre angle par certains économistes et dirigeants africains. Pour des leaders souverainistes comme le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko et les chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel (AES) – Burkina Faso, Niger et Mali –, ce gel pourrait, paradoxalement, constituer une opportunité pour affirmer leur indépendance économique.

L’économiste Papa Demba Thiam voit dans cette suspension un signal fort qui pourrait favoriser un changement de paradigme dans la gestion économique des pays africains. Dans un entretien accordé à Le Soleil, il qualifie Trump « d’allié objectif et stratégique » pour les gouvernements africains qui prônent la souveraineté et la responsabilisation économique.

Selon lui, le président américain rejette ce qu’il appelle « la fabrique de pauvreté institutionnalisée » entretenue par certaines bureaucraties multilatérales et bilatérales. En adoptant une approche axée sur le pragmatisme des affaires, Trump pousse les États africains à revoir leur modèle économique et à s’engager dans des stratégies de développement autonomes basées sur des partenariats public-privé solides.

L’autre point positif relevé par l’économiste est l’idée que le développement ne devrait pas reposer uniquement sur les financements publics. Il estime qu’aucun État au monde ne finance à lui seul son développement. « Un État-stratège se donne les moyens conceptuels et financiers pour développer des stratégies de croissance qui offrent des opportunités d’investissement irrésistibles », explique-t-il.

Dans cette logique, l’argent public devrait servir à créer un environnement économique favorable à l’investissement privé plutôt qu’à perpétuer une dépendance aux aides extérieures. Cette vision rejoint celle défendue par plusieurs dirigeants africains, notamment Ousmane Sonko et les chefs d’État de l’AES, qui militent pour une souveraineté économique renforcée.

La suspension temporaire de l’aide américaine constitue donc un véritable test pour les économies africaines. Pour les pays qui ont construit leur budget sur ces aides, le choc pourrait être brutal. En revanche, pour ceux qui cherchent à s’émanciper de la tutelle financière étrangère, cette situation représente une occasion de démontrer leur capacité à bâtir une économie résiliente et durable.

Le défi sera de mettre en place des chaînes de valeurs nationales, régionales et internationales capables d’attirer des investissements tout en garantissant une croissance inclusive. Si les États africains parviennent à relever ce défi, cette décision de Trump pourrait, contre toute attente, marquer un tournant positif pour le continent.

Plutôt qu’une catastrophe annoncée, le gel de l’aide américaine pourrait être un catalyseur pour un changement structurel dans la manière dont les États africains envisagent leur développement. Il appartient désormais aux gouvernements concernés de transformer cette contrainte en opportunité, en renforçant leur souveraineté économique et en repensant leurs stratégies de croissance.

Loin d’être une fatalité, cette situation pourrait bien être le début d’une ère où l’Afrique cesse d’être dépendante de l’aide internationale pour devenir un acteur économique pleinement autonome et respecté sur la scène mondiale.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°390 – 06/02/2025

🔴 CASAMANCE / SUSPENSION DES PROGRAMMES DE L’USAID : 300 FAMILLES MENACÉES DE SANS-ABRISME
🔴 APRÈS L’INTERVIEW AVEC LE « DAKAROIS QUOTIDIEN » SUR LES IMPACTÉS DES VDN2, VDN3 ET BRT : BABACAR MBAYE NGARAF OBTIENT GAIN DE CAUSE

🔴 PRÉPARATIFS MONDIAL 2025 : TROIS MATCHS AMICAUX SÉNÉGAL-SEYCHELLES EN VUE
🔴 RÉHABILITATION DU STADE LÉOPOLD SÉDAR SENGHOR : DE VASTES PROJETS DANS L’ESPACE EXTÉRIEUR

Les nominations en conseil des ministres du Mercredi 05 Février 2025

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Au titre du Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères : 

•      Monsieur Moustapha NDOUR, Conseiller des Affaires étrangères principal, matricule de solde 514 533/C, précédemment Ambassadeur du Sénégal au Mali, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Frank-Walter STEINMEIER, Président de la République fédérale d’Allemagne, en remplacement de MonsieurCheikh Tidiane SALL, appelé à d’autres fonctions ;

•       MonsieurIbrahima SECK, Conseiller des Affaires étrangères principal, matricule de solde 518 954/D, précédemment Premier conseiller à l’Ambassade du Sénégal en Malaisie, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Sénégal à Oman, auprès de Sa Majesté Haitham Bin TARIQ Al Saïd, Sultan d’Oman, en remplacement de Monsieur Serigne Aliou DEME.
Au titre du Ministère de l’Industrie et du Commerce :

•       Monsieur Seydina Aboubacar Sadikh NDIAYE, Commissaire aux Enquêtes économiques, matricule 604457/D, Conseiller spécial à la Primature, est nommé Secrétaire général du Ministère de l’Industrie et du Commerce, en remplacement de Monsieur Makhtar LAKH.

•       Monsieur Assane Diankha, Commissaire aux Enquêtes économiques, est nommé Secrétaire général de l’Agence sénégalaise de Promotion des Exportations (ASEPEX), en remplacement de Madame Ndèye Oumou NDIAYE.

Au titre du Ministère des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires : 
•       Monsieur Babacar GUEYE, Professeur de classe exceptionnelle, Spécialiste du Droit de la mer, est nommé Président du Conseil de Surveillance de l’Agence nationale des Affaires maritimes (ANAM), en remplacement de Madame Sokhna BENGA appelée à d’autres fonctions. 

Au titre du Ministère de la Famille et des Solidarités :

•       Monsieur Gade Kounta, Ingénieur en Génie civil, manager des infrastructures publiques, est nommé Coordonnateur national du Programme d’Urgence de Développement communautaire (PUDC), en remplacement de Monsieur Cheikh DIOP.
•       Monsieur Serigne NDIAYE, Ingénieur des grands travaux, génie civil, est nommé Coordonnateur national du Programme de Modernisation des Villes (PROMOVILLES), en remplacement de Madame Aissatou Diokhané Sow.

Au titre du Ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique

•       Monsieur Mamadou Lamine SENE, Ingénieur en électronique et technologies numériques, est nommé Président du Comité directeur du Fonds de Développement du Service universel des Télécoms (FDSUT), en remplacement de Monsieur Serigne Abdoul Ahad Ndiaye ;

•       Monsieur Boubacar Roger THIAM, Expert en Ingénierie financière et Data Science, est nommé Directeur de la Promotion de l’Economie numérique et du Partenariat, en remplacement de Madame Bitilokho Ndiaye.

Communique du conseil des ministres du Mercredi 05 Février 2025 .

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 05 février 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Président de la République a remercié les populations qui se sont mobilisées lors de la 9ème édition des Journées « Setal Sunu Réew ». Il a ensuite demandé au Gouvernement de procéder à une évaluation générale de la mise en œuvre du concept « Setal Sunu Réew » et de son appropriation durable par les populations. Il convient notamment d’intégrer davantage les cibles scolaires prioritaires, les élèves (des écoles et daara), mais également les conseils et associations de quartier soutenus par la mobilisation permanente des structures et services publics tels que la SONAGED et de toutes les bonnes volontés.
       
          Le Sénégal doit promouvoir une culture de propreté et de préservation du cadre de vie.  Dès lors, le Président de la République a demandé au Premier Ministre de lui proposer un nouveau format de la Journée nationale de mobilisation citoyenne qui sera lancé lors des festivités du 04 avril 2025, marquant le 65ème anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale. Ce nouveau format d’engagement citoyen doit constituer un axe majeur du Programme national de Promotion de la Citoyenneté placé sous la coordination du Premier Ministre.
          
          Le Chef de l’Etat a abordé la problématique du rôle de l’enseignant et de l’école dans le renforcement de la citoyenneté et de la construction nationale.  La matérialisation de la vision d’un Sénégal souverain, juste et prospère repose sur un engagement patriotique exemplaire en particulier dans l’espace scolaire. Il a demandé au Ministre de l’Education nationale et au Ministre de la Formation professionnelle et technique de travailler avec tous les acteurs de la communauté éducative et le Ministère des Forces armées pour renforcer l’instruction civique dans les curricula et la vulgarisation des valeurs de discipline, de solidarité et d’excellence dans le système éducatif. Il a exhorté le Gouvernement à veiller au fonctionnement optimal des établissements scolaires et au renforcement permanent de l’encadrement des élèves et apprenants dans le contexte du développement du numérique et de l’Intelligence artificielle. 
 
            Le Président de la République a rendu un hommage particulier à toutes les générations d’enseignants qui ont œuvré sans relâche pour asseoir la formation de qualité des élèves et contribuer au rayonnement de notre système éducatif.  Il a magnifié le rôle primordial et la place fondamentale des enseignants dans la valorisation du capital humain national.  La Nation reconnaissante, va d’ailleurs organiser, le 06 février 2025, sous l’égide du Ministère de l’Education nationale, la cérémonie de remise du Grand Prix du Chef de l’Etat pour l’Enseignant que le Président de la République présidera. 
 
           Le Chef de l’Etat a saisi l’occasion de ce Conseil pour saluer le travail remarquable des hommes de Lettres ainsi que la vitalité de la production littéraire nationale dans tous les domaines. Ce qui constitue un patrimoine inestimable pour le Sénégal. En sa qualité de Premier protecteur des Arts et des Lettres du Sénégal, il a rappelé au Gouvernement l’impératif de promouvoir le livre et la lecture dans le système éducatif et dans l’enseignement supérieur. A cet effet, il a demandé au Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture et au Secrétaire d’Etat à la Culture, en relation avec les Ministres en charge de l’Education nationale, de la Formation professionnelle et technique, de l’Enseignement supérieur, des Collectivités territoriales, de la Communication et du Numérique, d’accentuer les efforts en matière de promotion du livre et de la lecture, notamment des publications nationales et africaines. Il a aussi indiqué l’urgence de restructurer et de renforcer le Fonds d’aide à l’édition et de développer une politique innovante de modernisation des bibliothèques et salles de lecture dans les établissements scolaires, universitaires et d’enseignement supérieur, à la lumière des opportunités et innovations du numérique favorisant l’essor du livre numérique. Il a, par ailleurs, invité le Ministre en charge de la Culture à mobiliser l’assistance et les partenariats nécessaires afin de mieux accompagner les associations d’écrivains. Ces organisations, d’utilité publique, doivent être davantage impliquées dans la mise en œuvre des politiques publiques notamment celles culturelles relevant de l’Agenda national de Transformation à l’horizon 2050. Il a demandé au Ministre et au Secrétaire d’Etat en charge de la Culture de préparer, avec l’ensemble des hommes de Lettres du Sénégal, l’organisation, en fin juin 2025, d’un Forum national sur le livre et la lecture avec la participation de toutes les parties prenantes.           L’ancrage de l’économie sociale et solidaire dans la vie nationale demeure un facteur de mobilisation des populations et un puissant catalyseur de succès dans la mise en œuvre des politiques publiques. C’est dire que la politique nationale en la matière doit favoriser la transformation des systèmes de production et de financement mais également l’intensification de la création d’activités génératrices de revenus et d’emplois durables et décents dans toutes les localités du pays. A cet effet, le Président de la République a invité le Premier Ministre à tenir, d’ici fin mars 2025, un Conseil interministériel sur l’économie sociale et solidaire afin de proposer une nouvelle feuille de route ambitieuse. Il a aussi indiqué au Ministre de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire, la nécessité de poursuivre les actions visant l’accélération des procédures d’obtention des agréments. Les réformes pour le développement des coopératives agricoles et paysannes initiées par le Ministre de l’Agriculture et le Secrétaire d’Etat chargé des organisations paysannes doivent aussi être soutenues. 
          Enfin, le Chef de l’Etat a félicité le Premier Ministre, le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement et l’ensemble du Gouvernement pour toutes les diligences accomplies ayant permis le lancement, le lundi 3 février 2025, à Fass Touré, dans le département de Kébémer, de la phase 2 de l’important projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural.
         Dans sa communication, le Premier Ministre a informé le Conseil de la finalisation d’une étape essentielle des travaux de mise en œuvre opérationnelle de l’Agenda Sénégal 2050, à savoir l’élaboration de la liste des projets, programmes et réformes de la période 2025-2029, soumise à la validation de Monsieur le Président de la République.
         Le travail de déclinaison stratégique a abouti à un portefeuille global de deux cents soixante-seize (276) projets et programmes, dont soixante (60) considérés comme prioritaires, ainsi qu’à une quarantaine de réformes structurelles à entreprendre. Il a relevé le défi majeur que constitue la mise en œuvre agile et structurée de cet agenda. 
         Dans ce sillage, le Premier Ministre a relevé l’articulation à assurer avec environ cinq cents (500) projets et programmes en cours. Ce nombre est ressorti des travaux qu’il avait demandé de mener avant toute dépense d’investissement sur le premier trimestre 2025. À l’analyse de ces projets par le Groupe de travail, il ressort des constats préoccupants relatifs à certains projets, notamment :
–         une durée de vie supérieure à cinq voire dix ans ;
–         de faibles taux de réalisation inférieurs à 20% malgré une longue durée d’implantation ;
–         l’inexistence de dépenses d’investissement au profit de charges de fonctionnement ;
–         le chevauchement d’objectifs sur plusieurs ministères ;
–         l’absence de reporting régulier à la tutelle technique pour des projets opérés par des entités du secteur parapublic.
         Le Premier Ministre a ainsi demandé au Groupe de travail de poursuivre ses analyses en proposant des mesures de rationalisation, notamment des fusions dans les projets et programmes du plan quinquennal 2025-2029 et des suppressions.
         Enfin, le Premier Ministre a invité le Ministre des Finances et du Budget à veiller au strict respect, par les liquidateurs du Haut Conseil des Collectivités territoriales (HCCT) et du Conseil économique, social et environnemental (CESE), du dispositif juridique régissant les modalités de liquidation de ces entités. Dans ce cadre, il a demandé au Ministre, en relation avec ses collègues chargés de la Fonction publique et du Travail et le Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, de lui soumettre, dans les meilleurs délais, les options ouvertes en concernant le traitement de la situation du personnel.
 
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES :
 
•       Le Ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a fait le bilan d’étape de la préparation du pèlerinage à la Mecque édition 2025 ;
 
•       Le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage a présenté la situation de la campagne de commercialisation de l’arachide 2024 et le processus de révision et d’actualisation de la Loi d’Orientation agro-sylvo-pastorale (LOASP) ;
 
•       Le Ministre, Secrétaire général du Gouvernement a fait une présentation des Programmes et projets prioritaires 2025-2029.

Rencontre entre Ousmane Sonko et Babacar Ngom : Seydi Gassama réaffirme son soutien à Ndingler

La récente rencontre entre le Premier ministre Ousmane Sonko et l’homme d’affaires Babacar Ngom continue de susciter des réactions. Parmi les voix qui s’élèvent, celle de Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, qui a tenu à réaffirmer son engagement en faveur des habitants de Ndingler.

Sur le réseau social X, l’activiste des droits de l’homme a réagi à la publication d’une photo où l’on aperçoit le chef du gouvernement aux côtés du fondateur du groupe Sedima. « Les soutiens de Babacar Ngom se réjouissent pour une photo avec Ousmane Sonko. Tant que Ndingler luttera, Amnesty International Sénégal restera à leurs côtés », a-t-il déclaré.

Seydi Gassama a également mis en garde contre toute solution qui ne tiendrait pas compte des revendications des populations locales. Il a averti que si un règlement du litige foncier était décidé sans l’adhésion des habitants de Ndingler, l’affaire pourrait être portée devant les juridictions régionales et internationales. « Toute solution qui ne tiendra pas compte de leurs revendications légitimes fera l’objet de recours devant les juridictions régionales et l’ONU », a-t-il insisté.

Le conflit entre Babacar Ngom et les populations de Ndingler remonte à 2021, lorsque l’homme d’affaires a été accusé d’avoir exproprié 75 hectares de terres situées entre les villages de Ndingler et Djilakh, dans le département de Mbour. Les habitants affirment que ces terres leur appartiennent et dénoncent une tentative de spoliation. De son côté, Babacar Ngom soutient qu’il détient légalement ces parcelles, après une attribution officielle par les autorités compétentes.

Ce litige a engendré de vives tensions entre les populations locales et les employés de la Sedima, chargés d’exploiter ces terres. Des affrontements avaient éclaté, entraînant plusieurs interventions des forces de l’ordre et des tentatives de médiation, notamment sous l’égide des autorités administratives et des organisations de la société civile.

La rencontre entre Ousmane Sonko et Babacar Ngom soulève des interrogations quant à l’orientation que pourrait prendre le dossier sous l’ère du nouveau gouvernement. Le Premier ministre, connu pour ses prises de position fermes sur les questions foncières et sa proximité avec les populations rurales, pourrait-il jouer un rôle de facilitateur dans ce dossier sensible ?

Si certains observateurs y voient une tentative de rapprochement en vue d’une résolution du conflit, d’autres craignent que cette rencontre soit interprétée comme un revirement de position du Premier ministre sur la question des terres rurales et de leur attribution.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°389 – 05/02/2025

🔴 TAUX D’OCCUPATION DE 267% DES PRISONS SÉNÉGALAISES : UN ENFER SURPEUPLÉ
🔴 HAUSSE DES PRIX DES ŒUFS À COUVER ET DES POUSSINS : TENSION SUR LE MARCHÉ DE LA VOLAILLE À LA VEILLE DU RAMADAN

🔴 JEUNES ÉQUIPES EN AFRIQUE : LE SÉNÉGAL PARMI LA CRÈME, D’APRÈS THABO SENONG
🔴 LIGUE 2 / ENTRAÎNEUR DE L’AS KAFFRINE : MAMADOU DIA DIOP REND LE TABLIER

Demande de levée de l’immunité parlementaire d’Amadou Bâ : La Nouvelle Responsabilité dénonce une tentative de liquidation politique

La Nouvelle Responsabilité (NR) a réagi avec surprise et fermeté à l’annonce d’une éventuelle demande de levée de l’immunité parlementaire du député Amadou Bâ. Selon Cheikh Oumar Hann et les autres membres de ce mouvement politique, il s’agit d’une manœuvre clairement orchestrée par le régime en place pour museler les voix discordantes de l’opposition. La NR a dénoncé ce qu’elle considère comme une tentative de liquidation politique visant à éliminer des figures de l’opposition, en particulier Amadou Bâ, à travers des procédures judiciaires.

Lors d’une conférence de presse ce mardi, Moïse Sarr, porte-parole de la NR, a lu un communiqué dans lequel le mouvement exprime sa totale désapprobation de cette initiative. Il a expliqué que l’information relayée par les médias concernant la levée de l’immunité parlementaire d’Amadou Bâ ne repose sur aucun fondement concret et ne prouve en aucun cas que ce dernier ait été impliqué dans des malversations, comme le suggèrent certains rapports. Pour Moïse Sarr, cette démarche semble être un instrument de règlement de comptes politiques et une tentative manifeste d’éliminer un adversaire politique en affaiblissant l’opposition.

Dans leur déclaration, les membres de la NR estiment que cette manœuvre vise à décrédibiliser les figures de l’opposition et à faire taire toute forme de dissidence en brandissant la menace d’une action judiciaire. « Ils cherchent à écraser la voix de l’opposition, mais cette manœuvre est vouée à l’échec », a insisté Moïse Sarr, appelant l’ensemble des forces vives de la nation et la communauté internationale à se mobiliser contre cette « forfaiture ».

La NR a souligné que bien qu’ils aient déjà subi plusieurs attaques de la part du régime, ils avaient préféré ne pas répondre dans un premier temps, jugeant inutile d’entrer dans une logique de confrontation. Toutefois, face à ce qu’ils considèrent comme une tentative d’intimidation, le mouvement a jugé nécessaire d’alerter l’opinion publique et de clarifier sa position.

Concernant l’état d’esprit de leur leader, Amadou Bâ, la Nouvelle Responsabilité a tenu à rassurer l’opinion en affirmant qu’il reste plus que jamais serein et prêt à affronter toute forme d’injustice. Le mouvement a réaffirmé son soutien indéfectible à Amadou Bâ, soulignant sa détermination à résister à ces tentatives d’intimidation.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°388 – 04/02/2025

🔴 ANNONCE DE LA SUSPENSION DE L’AIDE AMÉRICAINE PAR SONKO : NOUVEL ALIBI DE L’ÉCHEC DES POLITIQUES ?
🔴 SŒURS MORTES DANS UNE ATTAQUE AU COCKTAIL MOLOTOV PAR DES MANIFESTANTS EN 2023 : LA FAMILLE EN QUÊTE DE RÉPARATION

🔴 TROISIÈME COMBAT CONTRE BG2 : MODOU LÔ REJETTE UNE SOMME ASTRONOMIQUE
🔴 13e JOURNÉE LIGUE 1 : JARAAF ET LINGUÈRE VICTORIEUSES !

Expropriation foncière : Tahirou Sarr, Mamour Diallo, et les députés Amadou Ba et Birima Mangara dans le collimateur de la justice

Le dossier concernant l’expropriation des titres fonciers n°5058/NGA, 13833/NGA, et 1838/NGA, qui avait été en sommeil pendant un certain temps, a été récemment relancé par le parquet sénégalais. Ce dossier implique la société Sofico et fait l’objet d’une série de mesures judiciaires, notamment à l’encontre de plusieurs personnalités, dont Tahirou Sarr, Mamour Diallo, ainsi que les députés Amadou Ba et Birima Mangara.

Un réquisitoire supplétif a été émis demandant le placement en détention de Tahirou Sarr, tandis qu’un mandat d’arrêt international a été lancé contre Mamour Diallo, une figure clé dans cette affaire. Selon Libération, le parquet a également requis la levée de l’immunité parlementaire des députés Amadou Ba et Birima Mangara, afin d’évaluer leur implication potentielle dans cette expropriation foncière. Ces mesures surviennent après plusieurs auditions menées par la Sûreté urbaine.

Mamour Diallo, cependant, n’a pas pu être entendu lors des investigations, car il est impliqué dans une autre enquête et a quitté le Sénégal en juin 2024. Le mandat d’arrêt international vise à le localiser et à l’entendre dans le cadre de cette affaire.

La demande de levée de l’immunité parlementaire des députés Amadou Ba et Birima Mangara a été formulée dans le but d’examiner plus en profondeur leur rôle éventuel dans l’expropriation foncière. Si cette levée d’immunité est approuvée, elle pourrait entraîner une mise en examen des députés concernés, bien que cela ne garantisse pas nécessairement une inculpation.

Le juge d’instruction du deuxième cabinet est désormais chargé d’examiner ces nouvelles requêtes et de déterminer les suites à donner. La levée des immunités parlementaires, bien qu’un processus délicat, permettrait de poursuivre les enquêtes avec davantage de transparence et de clarté, ce qui pourrait conduire à des éclaircissements sur la manière dont les terres ont été expropriées au profit de la société Sofico.

La situation judiciaire liée à cette expropriation soulève de nombreuses questions sur les pratiques foncières au Sénégal et sur la manière dont les autorités politiques et économiques gèrent de telles affaires. Si certains perçoivent ces enquêtes comme une tentative de rendre justice, d’autres y voient une manœuvre politique, particulièrement avec l’implication de figures de l’opposition comme les députés Amadou Ba et Birima Mangara.

Sénégal : Ousmane Sonko lance la phase II du projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural

Fass Touré, département de Kébémer – Ce matin, le Premier ministre Ousmane Sonko a procédé, au nom du chef de l’État Bassirou Diomaye Faye, au lancement officiel des travaux de la phase II du projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural. Cette initiative s’inscrit dans la volonté du nouveau régime d’améliorer les conditions de vie des populations à travers une politique endogène, misant sur l’utilisation du capital humain et des ressources économiques du pays.

Profitant de cette occasion, le chef du gouvernement a appelé les Sénégalais à s’engager pleinement dans cette dynamique de développement national, insistant sur la nécessité de « se passer de l’aide étrangère ».

« Vous êtes au courant de cette décision du président américain, qui a suspendu toute aide au développement de certains pays africains. Ici, au Sénégal, nous avions un programme relatif à l’électricité, d’un montant d’environ 500 millions de dollars. Pouvons-nous toujours compter sur ce type de financement étranger ? Nous devons nous appuyer sur nos propres ressources et moyens », a-t-il déclaré devant une assemblée attentive.

Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par la volonté affichée du nouveau gouvernement de rompre avec une dépendance excessive aux financements extérieurs et d’opter pour un modèle de développement axé sur l’exploitation des ressources locales.

Le projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural, dont la phase II a été officiellement lancée aujourd’hui, vise à étendre l’accès à l’eau potable à des milliers de foyers sénégalais. Cette initiative répond à un besoin crucial, notamment dans les zones rurales où l’accès à l’eau reste un défi majeur.

En mettant l’accent sur une gestion autonome et durable des ressources, le gouvernement ambitionne de garantir une couverture optimale en eau potable sur l’ensemble du territoire national.

Ousmane Sonko a conclu son discours en appelant les Sénégalais à une mobilisation patriotique afin d’accompagner les autorités dans la mise en œuvre de leur vision du développement. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à bâtir un Sénégal prospère, fondé sur ses propres forces et sur une gouvernance responsable.

Crise au sein des Agropoles : Nomination controversée et blocage des salaires

Le Programme national de développement des agropoles traverse une période de turbulences suite à la récente nomination d’Aissatou Diallo à la tête de ce programme. En juillet dernier, le président Bassirou Diomaye Faye a pris la décision de nommer Aissatou Diallo à la place de Djiby Mbaye Lo, un choix qui semble aujourd’hui diviser et frustrer plusieurs acteurs du secteur.

Dans le passé, la nomination du coordinateur des Agropoles se faisait à travers un appel à candidatures, un processus transparent qui permettait à des candidats qualifiés de concourir pour le poste. Cependant, cette fois-ci, le gouvernement a opté pour une décision interne sans lancer de tel appel, ce qui a provoqué des remous parmi les partenaires techniques et financiers (PTF), qui ont exprimé leur désapprobation vis-à-vis de cette nomination. En conséquence, plusieurs activités du programme ont été suspendues, et la situation semble se détériorer chaque jour un peu plus.

Les travailleurs des Agropoles ne sont pas épargnés par cette crise. Selon plusieurs lanceurs d’alerte sur les réseaux sociaux, notamment Momar Assane, les employés du programme n’ont pas perçu leurs salaires depuis quatre mois. Cette situation alarmante met en lumière les tensions croissantes au sein du programme, exacerbées par la récente décision de nomination.

L’ancien coordinateur, Djiby Mbaye Lo, n’a pas tardé à réagir face à cette situation. Dans une déclaration poignante, il a révélé avoir adressé un recours au président de la République, en vain. « Je suis un citoyen sénégalais. Le premier recours, je l’ai porté auprès du président de la République, parce que je crois en la justice sociale dans un pays », a-t-il déclaré, insistant sur le respect des lois et des engagements pris, notamment le contrat qui le liait au programme jusqu’en 2028. « Est-ce qu’il a reçu toutes les informations ? C’est un autre débat », a-t-il ajouté, dénonçant l’absence de dialogue et de transparence dans la gestion du programme.

Les questions soulevées par cette situation sont nombreuses. D’une part, la légitimité de la décision présidentielle, qui a écarté le processus d’appel à candidatures, et d’autre part, la question de la gestion financière du programme, avec des salaires bloqués pour les travailleurs, qui témoignent d’une crise de gouvernance. Ces événements soulignent un malaise croissant au sein des agropoles, un programme pourtant essentiel pour le développement agricole du pays.

Il est désormais impératif de trouver une solution pour apaiser les tensions et redonner confiance aux travailleurs et aux partenaires. La situation actuelle est préoccupante et pourrait compromettre les objectifs ambitieux du Programme national de développement des agropoles. Dans ce contexte, le rôle du gouvernement et des acteurs institutionnels sera crucial pour restaurer la stabilité et la confiance au sein de ce programme vital pour l’économie sénégalaise.

Accès à l’eau potable : Ousmane Sonko lance la phase 2 d’un projet d’envergure pour les zones rurales

Le Premier ministre Ousmane Sonko a procédé, ce lundi matin à Fass Touré (département de Kébémer), au lancement officiel de la phase 2 du Projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural. Cette initiative majeure, inscrite dans l’Agenda National de Transformation Sénégal 2050, ambitionne d’améliorer l’accès à l’eau potable pour plus de deux millions de Sénégalais vivant dans les zones rurales.

Dans son allocution, Ousmane Sonko a insisté sur l’importance de garantir un accès équitable à l’eau potable entre les zones urbaines et rurales. Il a souligné que cette phase 2 vise à niveler les conditions d’accès à l’eau potable afin qu’elles répondent aux mêmes standards de qualité et de disponibilité sur l’ensemble du territoire.

« Ce grand projet fait partie d’un dispositif global visant à assurer un accès sécurisé et durable à l’eau potable pour nos populations rurales. C’est une question de justice sociale et de développement durable », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a également mis l’accent sur l’optimisation, l’efficience et la transparence dans la gestion des investissements publics, affirmant que ces principes guideraient désormais les politiques de développement mises en œuvre par l’État.

Dotée d’un budget de 64 milliards de FCFA, la phase 2 du projet prévoit :

  • 85 forages et 89 châteaux d’eau pour renforcer les infrastructures d’adduction d’eau ;
  • 1 450 km de réseaux et plus de 18 000 branchements particuliers pour une meilleure desserte des foyers ;
  • 5 250 compteurs installés pour assurer un suivi précis de la consommation ;
  • Des équipements modernes de potabilisation et de traitement de l’eau afin de garantir une eau de qualité aux bénéficiaires.

Toutes les régions du Sénégal, à l’exception de Dakar, bénéficieront de ces infrastructures, permettant ainsi d’étendre l’accès à l’eau potable aux zones les plus reculées du pays.

Le Premier ministre a rappelé que l’accès à l’eau potable est un droit humain fondamental reconnu par les Nations Unies et constitue une priorité absolue pour le gouvernement. Il a insisté sur l’impact de ce projet non seulement sur la santé publique, mais aussi sur le développement socio-économique des communautés rurales.

« Un accès sécurisé à l’eau permet de prévenir de nombreuses maladies, d’améliorer les conditions de vie des ménages et de renforcer les activités économiques, notamment l’agriculture et l’élevage », a-t-il expliqué.

Avec cette phase 2, le gouvernement sénégalais poursuit son engagement en faveur d’une gestion durable et inclusive des ressources en eau. La mise en service de ces nouvelles infrastructures devrait considérablement améliorer la desserte en eau potable et réduire les disparités entre les zones urbaines et rurales.

Le défi reste cependant énorme, car l’eau demeure un enjeu stratégique dans un contexte de croissance démographique et de changements climatiques. Ousmane Sonko a ainsi appelé à une mobilisation collective pour accompagner la mise en œuvre de ce projet et garantir sa pérennité.

« Nous devons changer notre manière de gérer l’eau. Il est impératif d’adopter des pratiques responsables pour préserver cette ressource précieuse et garantir son accessibilité aux générations futures », a-t-il conclu.

Cimenteries au Sénégal : une crise profonde secoue le secteur

Le secteur de la cimenterie au Sénégal est en proie à une crise sans précédent. Entre la chute de la production, la baisse des ventes locales et l’effondrement des exportations, les acteurs du sous-secteur s’inquiètent de l’avenir de cette industrie stratégique. Les derniers chiffres publiés pour novembre 2024 confirment une tendance alarmante qui pourrait impacter durablement l’économie nationale.

Les données récentes révèlent une contraction de 15,3 % de la production de ciment par rapport à novembre 2023. Ce recul s’explique par plusieurs facteurs, notamment la réduction de la demande liée à l’arrêt de nombreux chantiers publics et privés. Le ralentissement du secteur de la construction, moteur essentiel de la consommation de ciment, contribue largement à cette situation préoccupante.

En plus du recul de la production, les ventes locales affichent également une baisse de 8,3 %. Cette diminution traduit une consommation intérieure plus faible, impactée par la conjoncture économique difficile et la raréfaction des investissements dans les infrastructures.

L’impact est encore plus marqué sur le plan des exportations. Selon les statistiques, les livraisons de ciment vers les pays voisins, notamment le Mali, la Mauritanie et la Gambie, ont chuté de 35,3 %. Cet effondrement des exportations s’explique par plusieurs facteurs, notamment des difficultés logistiques et la concurrence accrue d’autres producteurs de la sous-région.

Malgré ce tableau sombre, une note positive a été enregistrée sur le plan mensuel. Entre octobre et novembre 2024, la production de ciment a progressé de 7,3 %, tandis que les ventes locales ont augmenté de 2,4 %. Ce sursaut, bien que modeste, pourrait indiquer un frémissement de la demande, mais il reste insuffisant pour compenser la tendance annuelle négative.

Les experts s’accordent à dire que l’année 2024 restera marquée par une contraction significative du secteur. Selon ConfidentielDakar, jamais une telle baisse de production n’avait été enregistrée depuis 2006, date du début du suivi de l’indice de production du ciment.

Cette situation alarmante pourrait compromettre plusieurs projets d’infrastructure et freiner la croissance du secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP). Si aucune mesure corrective n’est prise, l’industrie cimentière sénégalaise risque de perdre en compétitivité face à ses concurrents régionaux.

Face à cette crise, plusieurs pistes sont envisagées pour redresser le secteur de la cimenterie au Sénégal :

  • Un soutien accru de l’État : Des mesures incitatives, telles que des facilités fiscales ou des aides aux cimentiers, pourraient être mises en place pour stimuler la production et la consommation.
  • La relance des grands projets d’infrastructure : Un redémarrage rapide des chantiers publics et privés permettrait d’absorber une partie de la production excédentaire et de relancer l’activité.
  • Le renforcement de la compétitivité à l’exportation : Une amélioration des chaînes logistiques et une diversification des marchés pourraient aider à pallier la baisse des exportations vers les partenaires traditionnels.

Alors que le Sénégal ambitionne de devenir un hub industriel en Afrique de l’Ouest, la crise du secteur cimentier constitue un défi majeur pour les autorités et les investisseurs. Une réponse rapide et efficace sera nécessaire pour inverser la tendance et assurer la pérennité de cette industrie stratégique.

Kaolack : Les étudiants de l’USSEIN dans la rue pour exiger la livraison des chantiers des campus

Les étudiants de l’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass (USSEIN) de Kaolack sont descendus dans la rue ce lundi 3 février pour protester contre le retard dans la livraison des chantiers de leur campus. Munis de brassards rouges, ils ont organisé une marche pacifique allant de Sing-Sing au rectorat, situé dans le quartier de Kasnack, afin d’interpeller les autorités sur leurs conditions d’études précaires.

« Nous nous sommes réunis pour exiger la livraison des chantiers de l’USSEIN. Nous avons initié cette marche pacifique pour informer l’opinion nationale et internationale que le ministre de l’Enseignement supérieur n’a pas respecté ses engagements. Il fait preuve de dilatoire », a déclaré Oumarou Baldé, porte-parole des étudiants.

Selon les manifestants, les infrastructures prévues pour l’USSEIN ne sont toujours pas achevées, ce qui impacte gravement les conditions d’apprentissage. Avec plus de 6 000 étudiants, l’université est contrainte de disperser ses cours sur plusieurs sites non adaptés, notamment des Centres régionaux de formation professionnelle (CRFP) et des locaux de conseils départementaux.

Les étudiants dénoncent un manque criant d’infrastructures et de ressources pédagogiques adaptées à leurs besoins. « L’Université du Sine Saloum est éparpillée sur quatre sites : Kaolack, Kaffrine, Fatick et Khelcom. Les moyens de transport sont insuffisants. À chaque fois que nous voulons nous déplacer, c’est un véritable parcours du combattant », a expliqué Oumarou Baldé.

Outre les problèmes d’infrastructures, les étudiants réclament également un renforcement du personnel enseignant et une meilleure dotation en équipements pédagogiques.

La frustration des étudiants est à son comble, d’autant plus que les autorités avaient promis la livraison des chantiers en octobre dernier, puis en janvier 2025. Aujourd’hui, en février, aucune avancée notable n’a été constatée.

« Nous n’allons pas céder tant que le ministre ne tiendra pas ses promesses faites en juillet dernier. La situation est alarmante, et nous ne reculerons pas tant que nos revendications ne seront pas prises en compte », a averti le porte-parole des étudiants.

Intrusion et menaces au domicile familial du Premier ministre Ousmane Sonko : un ingénieur interpellé

Dimanche dernier, en fin d’après-midi, la famille du Premier ministre Ousmane Sonko a vécu des moments de frayeur dans son domicile situé au quartier Hlm Néma de Ziguinchor. Un homme s’est introduit dans la maison, insultant et menaçant les membres de la famille, avant de prendre la fuite.

Selon les témoignages recueillis par L’Observateur et Libération, l’incident s’est produit aux alentours de 16 h 30. L’assaillant, identifié comme A. Ndiaye, un ingénieur informatique de 31 ans originaire de Diakène Ouloff (département d’Oussouye), est arrivé à bord d’un 4×4 appartenant à l’entreprise Ecotra. Après s’être garé, il a d’abord attendu devant une boutique située en face du domicile familial du Premier ministre, pensant que ce commerce appartenait à la mère d’Ousmane Sonko.

Le boutiquier, qui a été la première cible de l’assaillant, a confié au journal : « Il m’a abreuvé d’injures avant de me menacer en disant qu’il détenait une arme sur lui. » L’individu a ensuite pénétré dans la résidence des Sonko, profitant de l’absence des vigiles habituellement postés à l’entrée.

Une fois à l’intérieur, il a proféré de violentes insultes et menacé les occupants, qu’il accusait d’être responsables de la faillite de son entreprise. L’alerte a rapidement été donnée, et des voisins se sont mobilisés pour protéger la famille avant d’alerter la police.

L’assaillant a réussi à prendre la fuite avant l’arrivée des forces de l’ordre, mais il a été intercepté un peu plus tard sur la route de Bignona. Il était toujours à bord du véhicule de l’entreprise Ecotra et, selon les premières constatations, se trouvait en état d’ébriété au moment de son interpellation.

Mis en cellule de dégrisement au commissariat central de Ziguinchor, A. Ndiaye doit être entendu ce lundi 3 février. Le procureur de Ziguinchor a été informé de l’affaire et des suites judiciaires pourraient être engagées.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°387 – 03/02/2025

🔴 INDEMNISATION DES « MILITANTS » DE PASTEF VICTIMES DES ÉMEUTES : ABDOU MBOW ET JUGE DÈME CRACHENT DU FEU
🔴 INVESTISSEMENT DE PRÈS DE 16 MILLIARDS F CFA EN GAMBIE : BOUGANE S’IMPLANTE CHEZ BARROW

🔴 13e JOURNÉE LIGUE 1 : L’AS PIKINE REVOIT LA LUMIÈRE
🔴 MANQUE D’INFRASTRUCTURES SPORTIVES À KAOLACK : UN FREIN AU DÉVELOPPEMENT DU FOOTBALL LOCAL

Fadel Barro sur la migration circulaire : « Un aveu d’échec du système sénégalais »

Fadel Barro, leader du mouvement Jaamu Gox Yi et membre fondateur de Y’en A Marre, a exprimé de vives critiques sur la question de la migration circulaire lors de son intervention dimanche dans l’émission En Vérité sur RSI. L’activiste a pointé du doigt les failles structurelles du Sénégal qui poussent de nombreux jeunes à voir l’Europe comme une solution à leurs problèmes, soulignant que cette migration ne fait que masquer un échec plus profond du système politique et économique du pays.

« Les jeunes Sénégalais perçoivent l’Europe comme un Eldorado, parce que les politiques mises en place depuis l’indépendance n’ont jamais permis de leur offrir des perspectives viables ici », a déclaré Fadel Barro. Il estime que la migration circulaire, bien que salutaire pour ceux qui parviennent à éviter l’émigration clandestine, n’est pas une solution durable aux défis du Sénégal. Pour lui, cette situation est un véritable « aveu d’échec » du système en place, qu’il considère comme incapable de répondre aux aspirations de la jeunesse.

Malgré son constat amer, Fadel Barro a reconnu l’importance des initiatives visant à protéger les jeunes de l’émigration irrégulière. Cependant, il insiste sur le fait qu’il est crucial de s’attaquer aux causes profondes de cette fuite des cerveaux et de cette recherche de meilleures conditions de vie à l’étranger.

L’activiste a également critiqué le manque d’ouverture économique du Sénégal envers ses voisins comme le Mali ou la Guinée, soulignant que cette isolation régionale freine la croissance et l’intégration du pays dans un marché sous-régional plus dynamique. Il a ajouté que le pays, malgré ses ressources, reste sous-développé et incapable de transformer son destin sans un changement radical de vision et de leadership.

Pour Fadel Barro, il est urgent de repenser la manière dont les partis politiques fonctionnent au Sénégal et de rationaliser leur approche pour faire émerger des leaders sincères et engagés, capables de transformer le pays et d’offrir des perspectives réelles à sa jeunesse. Il a conclu en appelant à une prise de conscience collective pour un véritable changement, nécessaire à la construction d’un avenir plus prospère et autonome pour le Sénégal.

Bougane Guéye en Gambie : un investissement de 25 millions de dollars annoncé

L’homme d’affaires sénégalais Bougane Guéye a été reçu vendredi dernier par le président gambien Adama Barrow en marge du Forum économique organisé par le Fogeca. À l’issue de cette rencontre, le patron du groupe Boygues Corporation a annoncé un investissement de 25 millions de dollars en Gambie.

Basé à Abidjan depuis quatre ans, le groupe Boygues Corporation s’est imposé dans plusieurs secteurs stratégiques tels que les médias (Dmedia CI), l’ingénierie informatique (Tradex CI) et l’agro-industrie (Boss CI). Ces mêmes domaines seront au cœur des investissements en Gambie, où Bougane Guéye perçoit un fort potentiel économique.

« Nous avons eu des discussions fructueuses avec le président Adama Barrow. À l’issue de cette audience, j’ai pris la décision d’investir 25 millions de dollars en Gambie, un pays qui offre des opportunités intéressantes pour le développement de nos activités », a déclaré Bougane Guéye à la presse.

En s’implantant en Gambie, le groupe Boygues Corporation contribue à renforcer les liens économiques entre le Sénégal et son voisin. Cet investissement pourrait générer de nombreux emplois et stimuler la croissance de secteurs essentiels pour l’économie gambienne.

Espagne : le front de soutien à Farba Ngom s’agrandit

Après la France et les États-Unis, l’Espagne rejoint le mouvement de soutien en faveur du député-maire des Agnams, Farba Ngom. Des Sénégalais résidant dans ce pays dénoncent une « injustice flagrante » qu’ils perçoivent comme une tentative de réduire leur leader au silence.

Selon la porte-parole du mouvement en Espagne, le gouvernement actuel devrait se concentrer sur l’amélioration des conditions de vie des citoyens au lieu de « s’acharner sur les dignitaires de l’ancien régime ». Elle accuse les autorités de vouloir instrumentaliser la justice contre ceux qui ont servi le pays sous l’ancienne administration.

Les soutiens de Farba Ngom réclament un traitement judiciaire équitable et estiment que la justice n’a pas encore apporté la preuve de la légitimité de la procédure engagée contre le chargé de mobilisation de l’APR. Ils exigent ainsi que la transparence et l’impartialité guident les décisions des autorités compétentes.

Pour rappel, Farba Ngom a perdu son immunité parlementaire après une demande formulée par le ministre de la Justice et transmise par la CENTIF, ouvrant ainsi la voie à d’éventuelles poursuites judiciaires.

INDEMNISATION ou « ASSISTANCE » EN GUISE DE REMERCIEMENTS? Le jeu de mots ne passera pas. (Par Abdou MBOW )

Le Gouvernement a décaissé cinq milliards F CFA pour indemniser les victimes des violences politiques entre 2021 et 2024, semblant décidé à appliquer dans une suspecte urgence, le « Projet » de panser les blessures de « SES » militants. Lors du vote de la Loi des finances rectificative, le Ministre des Finances et du Budget avait annoncé que plus de 100 millions F CFA avaient été octroyés aux victimes des évènements politiques de 2021-2024.

La ministre de la Famille et des Solidarités a donné les détails de l’autre partie de l’enveloppe, avec les nouvelles mesures pour les ex-détenus et autres victimes des événements de 2021-2024.

C’est grave ça ! C’est un précédent dangereux… Depuis quand c’est à un Gouvernement d’indemniser des victimes de manifestations et pas à la justice de le faire, si elle l’a jugé nécessaire à la suite de la tenue d’un procès. Et puis, pourquoi n’indemniser que ceux qui ont été victimes dans leur soutien à Sonko, ce qui est une façon de les récompenser avec l’argent de TOUS les sénégalais ? Et tous ceux qui ont été blessés ou qui ont perdu leurs biens ou qui ont vu leurs voitures cassées ou leurs commerces pillés par les militants de Pastef, ils ne sont pas des victimes ??? Et ceux dont on a désigné les maisons aux pillards incendiaires et qui les ont perdues, que leur destine l’état dans sa générosité distinctive ? C’est quoi ce partage partisan ??? Qui va réparer les dégâts causés par les manifestations comme le saccage de l’université Cheikh Anta Diop ??? En fait Sonko est juste en train d’acheter ses militants en leur donnant leur part du gâteau, alors qu’il n’arrive pas à tenir ses promesses de leur donner un avenir décent dans leur pays. Cela efface la honteuse image des jeunes prêts à fuir leur pays…
Qu’est un ex-détenu ? Que valent les décisions de juges qui ont sanctionné certains faits avérés ? 
Les ex détenus sont ceux qui ont attaqué la gendarmerie, y ont mis le feu pour prendre les armes ou exploser les munitions. Les ex détenus sont ceux qui ont confectionné des cocktails Molotov, incendié des bus, l’UCAD, saccagé les édifices publics, dévalisé des boutiques et voulaient marcher vers le Palais de la République. Les ex détenus ont brulé Auchan, Total, et ont toujours averti d’une deuxième et troisième vague de gatsa gatsa beaucoup plus incendiaire. Donc ceux sont ces bandits de grand chemin, ces ennemis de la République qu’on veut indemniser ? Valider ce fait, sans évaluation d’une « Commission Vérité et Réconciliation », suggérée par la loi d’amnistie, c’est considérer que les saccages, les incendies, les destructions de biens privés, les vols, ne sont en fait que des faits qui relèvent de la résistance tout simplement, autrement dit, cela devient un droit.
Dans l’éventualité d’une abrogation de la Loi d’Amnistie, l’état va-t-il demander aux bénéficiaires de ces récompenses déguisées en indemnisations, de rembourser ces millions?
Question subsidiaire : Un ami à moi qui est devenu asthmatique à la suite d’inhalations successives de gaz lacrymogènes en 2021, peut-il accéder à la qualité de victime ?
Du « Grand N’importe Quoi » !!! Du Sonko tout craché !!!

Député Abdou MBOW
Groupe Parlementaire Takku Wallu Sénégal

Ousmane Sonko à Louga : appel à la jeunesse pour un engagement citoyen durable

Dans le cadre de la 9e édition de l’initiative citoyenne « Setal Sunu Reew », le Premier ministre Ousmane Sonko s’est rendu à Louga pour donner le coup d’envoi des activités sous le thème : « Setal Sunu Gox, Moy Sunu Karaangue ». Accompagné des autorités locales, il a profité de l’occasion pour adresser un message fort à la jeunesse sénégalaise, l’exhortant à s’impliquer activement dans la transformation du pays.

Dans son discours, le Premier ministre a mis l’accent sur le rôle central des jeunes dans la construction nationale. Il a souligné que l’initiative « Setal Sunu Reew » ne se limite pas à une simple opération de nettoyage, mais vise à inculquer une culture du civisme, du patriotisme et de l’implication communautaire.

« Vous devez être les premiers à participer aux efforts de construction de ce pays. Nous avons l’obligation de nous concerter en permanence. Vous êtes jeunes et vous avez tout l’avenir devant vous. Que personne ne vous détourne de votre objectif, et surtout, évitez de vous précipiter… », a déclaré Ousmane Sonko devant une foule enthousiaste.

Le Premier ministre a insisté sur la nécessité pour la jeunesse de faire preuve de patience et de détermination. Il a réaffirmé la volonté du gouvernement de mettre en place des réformes structurelles pour redresser le Sénégal, tout en soulignant que ces changements nécessitent le soutien et l’implication active de la population.

Dans cette dynamique, il a appelé les jeunes à rester mobilisés et à faire preuve de vigilance face aux tentatives de division et de manipulation. Pour lui, l’unité et la cohésion nationale sont des éléments essentiels pour garantir une transformation réussie du pays.

Depuis son lancement, « Setal Sunu Reew » s’est imposé comme un mouvement national favorisant le volontariat et la participation communautaire. En encourageant la propreté des quartiers et des espaces publics, cette initiative contribue à renforcer la conscience citoyenne et à améliorer le cadre de vie des Sénégalais.

À Louga, cette 9e édition a mobilisé de nombreux jeunes, associations et acteurs locaux, témoignant de l’adhésion populaire croissante à ce projet.

À travers cette visite, Ousmane Sonko a non seulement réaffirmé l’engagement du gouvernement en faveur du développement, mais il a aussi rappelé aux jeunes leur rôle primordial dans la réussite des réformes en cours. Son message est clair : l’avenir du Sénégal dépend de l’implication et de la détermination de sa jeunesse.

En conclusion, cette nouvelle édition de « Setal Sunu Reew » confirme que la mobilisation citoyenne reste un levier essentiel pour impulser le changement et bâtir un Sénégal plus fort et plus solidaire.

ABSENCE DE SOUTIEN DE L’ÉTAT À LA 145e ÉDITION DE L’APPEL DE SEYDINA LIMAMOU LAYE : Cheikh Omar Diagne était-il le réel coupable du refus d’herbegement des hôtes de Touba ?

La question de l’absence de soutien financier notable de l’État aux événements religieux majeurs du Sénégal continue de susciter l’indignation, notamment après la dernière en date : l’absence d’appui financier à la communauté Layenne.

Lors du dernier Grand Magal, la présidence de la République, via Cheikh Omar Diagne, directeur des Moyens généraux d’alors, a décliné la demande formulée par Touba concernant la prise en charge de l’hébergement de ses hôtes. Ce refus a d’ailleurs dissuadé la ville sainte de Tivaouane de faire une demande similaire pour le Gamou 2024, de peur de subir le même sort.
Aujourd’hui, alors que Cheikh Omar Diagne n’est plus aux commandes, la communauté Layenne, qui a organisé l’Appel de Seydina Limamou Laye, se retrouve également sans soutien financier de l’État. D’où la question suivante : Cheikh Omar Diagne était-il réellement le responsable du refus d’aide à Touba ?
À l’époque, bien que la décision de Cheikh Omar Diagne ait soulevé de vives critiques, il a été maintenu à son poste jusqu’à son limogeage, survenu après ses propos controversés qualifiant les tirailleurs de « traîtres ».
Aujourd’hui, après son départ, c’est la famille Layenne qui se trouve dans la même situation d’abandon de la part de l’État.
Pendant cette 145e édition de l’Appel de Seydina Limamou Laye, Mamadou Lamine Laye, porte-parole de la famille, a exprimé sa déception quant au manque de soutien financier de l’État. Malgré l’absence de soutien institutionnel, la communauté Layenne a démontré une grande autonomie, réussissant à organiser l’événement grâce à ses propres moyens. Mamadou Lamine Laye a rappelé que la communauté Layenne, fidèle à ses valeurs, avait toujours organisé l’Appel avec abnégation et sans compter sur des financements extérieurs. « Nous savons tous que notre communauté a toujours fait preuve d’abnégation dans l’organisation de l’Appel. Malgré l’absence de soutien de l’État, nous avons réussi à réaliser l’organisation », a-t-il déclaré.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°386 – 01 ET 02/02/2025

🔴 APRÈS LE REFUS D’HÉBERGEMENT DES HÔTES DE TOUBA, COLÈRE DE YOFF POUR ABSENCE DE SOUTIEN FINANCIER DE L’ÉTAT : COD ÉTAIT-IL VRAIMENT RESPONSABLE ?
🔴 CONTINUATION DE L’INDEMNISATION DES VICTIMES DES ÉMEUTES PRÉ-ÉLECTORALES SANS PUBLICATION DE LISTE : OÙ EST LA TRANSPARENCE ?

🔴 CHAN 2025 : OFFICIALISATION DU REPORT PAR LA CAF
🔴 IMPACT ET HÉRITAGE DES JEUX OLYMPIQUES DE LA JEUNESSE DAKAR 2026 : Non monsieur l’ex-Maire vous avez manqué l’unique occasion de vous mettre en évidence ! (Par Abdoulaye Diop)

145e anniversaire de l’Appel de Mame Limamoulaye Laye : Mamadou Lamine Laye critique l’inaction de l’État et appelle à plus de soutien

Le 145e anniversaire de l’Appel de Mame Limamoulaye Laye, qui s’est tenu récemment, a été marqué par une grande affluence et un fervent esprit de solidarité au sein de la communauté Layenne. Lors de la cérémonie de clôture, Mamadou Lamine Laye, porte-parole de la famille Layenne, a exprimé sa satisfaction quant à l’organisation de cet événement religieux majeur, qui attire chaque année des milliers de croyants venus rendre hommage à Mame Limamoulaye.

Le 145e anniversaire de l’Appel de Mame Limamoulaye a été un moment fort de rassemblement spirituel et de communion au sein de la communauté. De nombreuses familles religieuses et figures religieuses de tout le pays se sont rendues à l’événement pour célébrer cet appel fondateur lancé par Mame Limamoulaye Laye, un événement de grande portée pour les croyants de la communauté Layenne.

Le porte-parole de la famille Layenne a salué la mobilisation exceptionnelle de la communauté, soulignant l’importance de ce rendez-vous spirituel dans le renforcement des liens entre les membres et de la solidarité entre les familles religieuses présentes. « Au nom de toute la famille de Mame Limamoulaye, nous vous adressons nos sincères remerciements pour avoir marqué de votre présence cet APPEL », a déclaré Mamadou Lamine Laye, exprimant sa gratitude à tous ceux qui ont participé à cette commémoration historique.

Malgré le succès de l’événement, Mamadou Lamine Laye a exprimé des réserves sur l’absence de soutien de l’État pour l’organisation de cette célébration. Il a souligné que, bien que l’État n’ait pas apporté de soutien substantiel, la communauté Layenne a fait preuve d’une autonomie impressionnante en réussissant à organiser l’événement grâce à ses propres ressources.

« Nous savons tous que notre communauté a toujours fait preuve d’abnégation dans l’organisation de l’APPEL. Malgré l’absence de soutien de l’État, nous avons réussi à réaliser notre APPEL », a-t-il déclaré, faisant référence à la résilience et à la détermination de la communauté Layenne face aux défis. L’absence de soutien institutionnel, selon lui, n’a pas freiné la volonté de la communauté de mener à bien cet événement.

Mamadou Lamine Laye a insisté sur le besoin de soutien pour la préservation des événements religieux et culturels, comme celui de l’Appel de Mame Limamoulaye, qui sont au cœur de l’identité spirituelle et culturelle du Sénégal. Il a exprimé l’espoir que l’État prenne conscience de l’importance de ces rassemblements et envisage de fournir un soutien institutionnel pour alléger la charge de la communauté et favoriser le succès de telles initiatives à l’avenir.

La cérémonie du 145e anniversaire de l’Appel de Mame Limamoulaye Laye, bien qu’ayant été un succès organisationnel, a laissé une note d’amertume chez certains membres de la communauté, particulièrement concernant le manque de soutien de l’État. Cependant, ce rassemblement a également servi à renforcer les liens entre les croyants, à rappeler la richesse de l’héritage spirituel de Mame Limamoulaye et à souligner l’autonomie et la résilience de la communauté Layenne dans la gestion de ses propres affaires religieuses.

ANNULATION DE LOTISSEMENTS ET SUPPRESSION DE CERTAINES PARTIES DES PUD DE MALIKA ET DE GUÉDIAWAYE : « Bon nombre d’impactés risquent de devenir bientôt des sans-abri », dixit Babacar Mbaye Ngaraf

Dans un entretien exclusif accordé au « Dakarois Quotidien », Babacar Mbaye Ngaraf, président de l’Alliance Sauver le Sénégal et coordonnateur de la plateforme « Nay Leer », aborde des sujets d’actualités :
les failles du Plan Directeur d’Urbanisme (PUD) et les défis de l’école sénégalaise. Entre appels à la transparence et plaidoyer pour l’éducation, il en appelle à des solutions justes et urgentes.

Selon vous, quelles sont les failles du Plan Directeur d’Urbanisme (PUD) ?

Permettez-moi d’abord de rappeler que le PUD n’est pas né ex nihilo. C’est une réponse à une forte demande des populations, exprimée en toutes occasions. Dans ses efforts de développement, Guédiawaye se heurtait de plus en plus à un problème d’espace pour disposer de certains équipements et infrastructures indispensables à son rang de ville moderne. Ne pouvant s’étendre que sur la zone nord occupée par la bande des filaos qui, morte depuis plusieurs années, avait fini par céder la place à des niches de dépôts sauvages d’ordures et de lieux de retrait de malfrats. C’est dans ces conditions que des consultations et échanges ouverts à tous ont permis d’élaborer un plan d’aménagement du littoral en prenant en compte toutes les préoccupations et observations.
Par rapport à votre question, je pense que si on doit parler de failles, cela doit être à deux niveaux :
• L’aménagement d’équipements et d’habitations sur le domaine public maritime.
• La non-prise en compte de l’existant, c’est-à-dire les détenteurs de titres trouvés sur place.

Le Premier ministre avait pris des dispositions relatives à l’annulation de certains lotissements, attributions de parcelles et la suppression de certaines parties des PUD de Guédiawaye et de Malika. Quelles appréciations en faites-vous ?

Du comité ad hoc, on attendait une réponse à la lancinante problématique du foncier, mais on a l’impression d’avoir plutôt des recommandations aggravantes de la situation, avec des risques de multiplication des problèmes. On ne propose pas comme solution d’éteindre le feu en y versant de l’huile.
Les notaires, les inspecteurs des impôts et les avocats membres du comité ad hoc peuvent-ils se taire face à des idées d’annuler des lotissements où des gens disposent de droits réels ayant donné lieu à des transactions (cessions, hypothèques, garanties ou apports à des projets) ? Un État ne viole pas la loi sous prétexte d’apporter des corrections. S’il y a des abus et des errements, il faut sanctionner les fautifs sans faire du tort au citoyen lambda qui, peut-être, a été victime d’un fonctionnaire véreux à qui il avait fait confiance en considérant son rang et sa conscience.

Quelles sont vos arguments pour étayer votre constat ?

Pour les PUD de Guédiawaye et Malika, les populations n’ont qu’inquiétude, même si on a satisfaction pour les mesures sur la partie océanique :
• Les impactés par le PUD (c’est-à-dire les possédants de parcelles existantes avant PUD) ne savent pas où donner de la tête, tandis que les particuliers attributaires de lots peinent à obtenir un quitus de mainlevée après neuf longs et pénibles mois d’attente. Aujourd’hui, ils ont beaucoup plus besoin, avant tout, de la levée des mesures de suspension prises par le Directeur Général des Impôts et Domaines sur le PUD afin de pouvoir disposer de leurs baux, implanter et identifier leurs lots. Il en est de même pour la Mairie de la ville, « maître d’ouvrage dudit PUD », qui ne sait même pas où se trouvent ses propres équipements.
• Les lotissements dits Yeumbeul Nord, près de Gadaye et Malika, sites de recasement des impactés du BRT, VDN 2 et VDN 3, sont victimes d’extrapolations des mesures concernant le PUD. Ce sont des lotissements sur le domaine national qui datent de 2016, donc antérieurs au PUD de 2023. Du fait des mesures, ceux qui étaient en construction voient leurs matériaux se dégrader et se faire voler. Pire, leurs ressources financières, tirées des indemnisations, se volatilisent gravement sous l’effet du loyer (référence faite aux expropriés par l’État dans le cadre de la réalisation du BRT et du prolongement de la VDN).

Quelles sont les conséquences alors ?

Au rythme où vont ces mesures, la seule chose sûre et certaine est que bon nombre d’impactés risquent de devenir bientôt des « sans-abris ». On ne peut pas prendre des mesures sans penser au sort des victimes qu’elles feront, lesquelles victimes n’ont pourtant commis aucune faute pour être sanctionnées.
J’en profite pour inviter le Premier ministre à penser à ses administrés, ces populations qui, sans avoir commis aucune faute, sont aujourd’hui victimes des calomniateurs, maîtres dans la médisance sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, on a l’impression que dans notre pays, avoir des biens acquis à la sueur de son front, après un dur labeur, est un délit. Les « Gorgorlous » qui sacrifient leur sommeil, leur repos, quelquefois même leur santé pour sortir la tête de l’eau, sont la proie facile d’autres Sénégalais autoproclamés lanceurs d’alerte. On est en train de tuer le défi de réussir, la rage de vaincre dans le respect des lois et règles.

Parlons de l’éducation, il est enregistré de jour en jour des dépôts de préavis de grève. En tant que syndicaliste, ne craignez-vous pas de nouvelles perturbations scolaires ?

L’école sénégalaise a perdu trop de temps ces dernières années, faute de gestion par anticipation des luttes syndicales. Les gouvernants attendaient toujours que la situation soit pourrie pour ouvrir des négociations.
Avec les nouvelles autorités, on espère ne pas connaître ces situations. Le chef du gouvernement maîtrise très bien les problèmes des enseignants. Il a toujours exprimé et manifesté sa solidarité avec nos revendications. C’est ce qu’il pouvait faire à l’époque, car il n’avait aucun pouvoir d’agir. Aujourd’hui qu’il a les commandes, on est sûr que beaucoup de revendications trouveront satisfaction. Les syndicats ne demandent jamais l’impossible. Si le gouvernement ne refuse pas le possible, ensemble, on relèvera les défis d’une école publique de qualité.
L’agression physique sur les enseignants commence à devenir monnaie courante. On ne peut plus se contenter de simples communiqués de condamnation sans aucune mesure pour parer à des éventualités. Il faut se pencher en urgence sur les problèmes de déficit d’enseignants, le manque de moyens conformes au curriculum, l’iniquité par rapport aux élèves des classes spéciales (classe à double flux, classe multigrade), les abris provisoires, et la situation des autres décisionnaires non pris en compte dans la signature du récent protocole. Il faut aussi régler les surimpositions et les indemnités de correction au CFEE, ainsi que les sujétions des directeurs d’école.

Le Dakarois

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°385 – 31/01/2025

🔴 ANNULATION DE LOTISSEMENTS ET SUPPRESSION DE PARTIES DU PUD DE MALIKA ET DE GUÉDIAWAYE : DES IMPACTÉS RISQUENT DE DEVENIR DES SANS-ABRI, SELON BABACAR MBAYE NGARAF
🔴 SEXISME DANS LES MÉDIAS : 75% DES SALLES DE RÉDACTION DÉPOURVUES DE POLITIQUES AXÉES SUR LES FEMMES

🔴 NOUVEL ENTRAÎNEUR DU STADE RENNAIS : « UN DÉFI PASSIONNANT » POUR HABIB BÈYE
🔴 MATCHS AMICAUX EN 2025 : LE SÉNÉGAL PRÉPARE DES CHOCS AVEC 2 GÉANTS EUROPÉENS

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°384 – 30/01/2025

🔴 SEYDINA LIMAMOU LAYE AL MAHDI : LA GLAIVE CONTRE LES CASTES ET LE CULTE DES GÉNIES
🔴 MISE EN PLACE D’UN COMPTOIR COMMERCIAL DE L’OR : UN PAS VERS LA SOUVERAINETÉ DU MARCHÉ LOCAL ?

🔴 VIOLENCES DANS LES « NAVÉTANES » : LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ANNONCE DES RÉFORMES
🔴 LIGUE 1 : JARAAF VAINQUEUR DU« CLASICO » FACE AU CASA SPORTS

Vers un Comptoir Commercial National de l’Or : Une avancée pour la souveraineté et les bijoutiers sénégalais

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a donné des instructions fermes au gouvernement pour la mise en place d’un Comptoir Commercial National de l’Or. Cette initiative vise à assurer une souveraineté accrue sur les ressources aurifères du pays et à répondre aux besoins croissants des bijoutiers sénégalais, qui peinent à s’approvisionner en or sur le marché local.

Le secteur de la bijouterie au Sénégal souffre depuis longtemps d’un accès limité à l’or brut ou raffiné, en raison de la forte exportation du métal précieux vers des marchés internationaux plus lucratifs. De nombreux artisans sont ainsi contraints de se tourner vers des circuits informels ou d’importer à des prix élevés. Avec la mise en place du Comptoir Commercial National de l’Or, le gouvernement ambitionne de structurer la filière et de garantir un accès direct et régulé à l’or produit sur le territoire national. Ce comptoir aura pour mission de collecter et raffiner l’or extrait localement, notamment par les artisans miniers et les sociétés industrielles. Il établira des prix compétitifs et transparents, permettant aux bijoutiers sénégalais de se procurer l’or à des coûts maîtrisés. Il permettra également de réduire la dépendance vis-à-vis des circuits informels et des importations, en créant un cadre légal et structuré pour la distribution du métal précieux. La traçabilité et la transparence seront renforcées afin de lutter contre l’exploitation illégale et les exportations non contrôlées. Cette mesure s’inscrit dans une volonté plus large de maîtriser les ressources naturelles du pays et de garantir que leur exploitation bénéficie en priorité à l’économie nationale.

Au-delà de la mise en place du comptoir, le Président de la République a souligné l’importance de renforcer les relations entre les sociétés minières et les populations locales. Le développement du secteur minier a souvent été accompagné de tensions liées aux impacts environnementaux, aux conditions de travail et aux retombées économiques limitées pour les communautés vivant à proximité des sites d’exploitation. Le Chef de l’État a ainsi chargé le gouvernement d’élaborer un mécanisme de concertation et de régulation, en partenariat avec les collectivités territoriales et les acteurs de la société civile. Ce dispositif devra prendre en compte la protection de l’environnement et du cadre de vie en imposant des normes strictes aux exploitants miniers pour limiter la pollution et restaurer les zones dégradées. Il devra aussi promouvoir l’emploi local en encourageant les sociétés minières à recruter prioritairement des travailleurs issus des communautés riveraines et encadrer la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) afin que les multinationales investissent davantage dans les infrastructures locales comme les écoles, les routes, les centres de santé et l’accès à l’eau potable. Cette initiative marque une volonté forte du gouvernement d’instaurer un modèle plus inclusif d’exploitation minière, où les richesses du sous-sol bénéficient directement aux populations sénégalaises.

Dans une optique de transparence et d’optimisation du secteur minier, le Président de la République a demandé au Premier ministre de réaliser une évaluation conjointe de la Société des Mines de Fer du Sénégal Oriental (MIFERSO) et de la Société des Mines du Sénégal (SOMISEN). Cette évaluation vise à analyser l’efficacité des deux entités dans la gestion et la valorisation des ressources minières du pays. Elle permettra d’éviter les redondances et d’améliorer la coordination entre les acteurs publics et privés du secteur, tout en optimisant les retombées économiques et sociales des exploitations minières pour le développement du Sénégal.

Exploitation minière : le Président de la République ordonne une évaluation nationale approfondie

L’exploitation des ressources minières au Sénégal suscite de nombreuses interrogations quant à son impact sur le développement territorial et les bénéfices qu’elle apporte aux populations locales. Conscient de cette problématique, le Président de la République a pris la décision de mener une évaluation nationale approfondie afin d’identifier les dysfonctionnements du secteur et d’y apporter des solutions adaptées.

Cette évaluation vise à analyser en détail les effets de l’exploitation minière sur les plans économique, social et environnemental. L’objectif est de s’assurer que les retombées financières générées par cette activité profitent réellement aux communautés locales et que les engagements pris par les entreprises minières en matière de responsabilité sociale et environnementale soient respectés.

Pour garantir une mise en œuvre efficace de cette initiative, le Chef de l’État a instruit les ministres en charge des Mines, des Collectivités territoriales, des Finances, de l’Économie et de l’Environnement de travailler en synergie sous la supervision du Premier ministre. Cette équipe gouvernementale devra produire un rapport détaillé permettant d’identifier les failles du système actuel et de formuler des recommandations pour une meilleure gestion des ressources minières.

Dans ce cadre, une attention particulière sera portée au Fonds d’Appui au Développement des Collectivités Territoriales (FADCT), censé soutenir le développement des zones minières. Ce fonds, qui doit être alimenté par une partie des revenus issus de l’exploitation minière, est destiné à financer des infrastructures sociales de base telles que les écoles, les centres de santé et les réseaux d’eau potable. Le Président a insisté sur la nécessité de garantir un financement régulier et une gestion rigoureuse de ce fonds afin qu’il remplisse pleinement son rôle au bénéfice des populations locales.

Par ailleurs, le Chef de l’État a rappelé l’importance d’accélérer les investissements en infrastructures dans les régions minières. Il a exhorté les entreprises exploitantes à respecter les dispositions du Code minier, qui les oblige à contribuer au développement économique et social des localités où elles opèrent. Il a également insisté sur la nécessité de veiller au respect des normes environnementales, afin de minimiser l’impact de l’exploitation minière sur les écosystèmes et les ressources naturelles.

À travers cette évaluation nationale, l’État entend corriger les inégalités observées et garantir une gestion plus transparente des ressources minières. Il s’agit de mettre en place un cadre plus équitable où les populations locales bénéficient pleinement des richesses extraites de leur sous-sol, tout en préservant leur environnement et en améliorant durablement leurs conditions de vie.

Avec cette nouvelle démarche, le gouvernement affiche sa volonté de renforcer la gouvernance minière et de s’assurer que le secteur contribue réellement au développement du pays. Les résultats de cette évaluation seront déterminants pour orienter les futures politiques publiques en matière d’exploitation des ressources naturelles et pour instaurer une relation plus équilibrée entre les acteurs miniers et les communautés locales.

Communique du conseil des ministres du Mercredi 29 Janvier 2025

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 29 janvier 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Président de la République a évoqué la commémoration de la 145ème édition de l’Appel de Seydina Limamou Laye Al Mahdi les 30 et 31 janvier 2025. Il a adressé ses chaleureuses félicitations au Khalif général des « Layènes », Serigne Mouhamadou Makhtar Laye et aux fidèles pour leur mobilisation et leurs prières pour un Sénégal de paix, de stabilité et de progrès dans la solidarité. Il a demandé au Gouvernement de veiller, en étroite collaboration avec les organisateurs, au bon déroulement des manifestations religieuses relatives à l’Appel dans les localités et sites concernés (Yoff, Cambérène, Ngor).

Dans le même ordre d’idées, le Chef de l’Etat a indiqué au Gouvernement la nécessité d’accompagner la bonne organisation du Magal de Porokhane, prévu le 06 février 2025, et de veiller au renforcement des dispositifs de prévention et de sécurité routières.  Par ailleurs, il s’est incliné devant la mémoire des victimes de l’accident survenu le mardi 28 janvier 2025 sur la route nationale (axe Bambey- Khombole). Il a présenté ses condoléances aux familles éplorées et souhaité un prompt rétablissement aux blessés.

Le Président de la République est revenu sur la gestion préventive des approvisionnements du pays et de la stabilité des prix des produits de consommation courante dans le contexte des débuts prochains du Ramadan et du Carême. Ces deux événements sont des périodes particulières de grande ferveur religieuse. Ce sont aussi des moments de forte consommation de denrées et de produits de première nécessité (riz, sucre, huile, lait, farine, pain, etc.). Dans ce contexte spécial, il a demandé au Ministre de l’Industrie et du Commerce de lutter contre toute rétention des stocks et spéculation sur les prix des produits et de mobiliser tous les moyens nécessaires à l’approvisionnement suffisant et correct des marchés en denrées et produits de consommation courante selon les prix fixés des produits homologués. Il a invité le Ministre de l’Industrie et du Commerce et le Secrétaire d’Etat aux PME / PMI à intensifier la promotion du « consommer local » avec l’implication significative des industries alimentaires et l’accélération de l’exécution des projets et initiatives de transformation, in situ, de la production nationale. Pour clore ce chapitre,  le Chef de l’Etat a rappelé au Gouvernement l’urgence de restructurer les systèmes d’approvisionnement du pays en produits alimentaires et en hydrocarbures tout en tenant compte notamment du statut récent de pays producteur de pétrole et de gaz du Sénégal. 


L’exploitation des ressources minières dans plusieurs localités du pays ne participe pas activement au développement territorial et ne profite pas aux populations locales. C’est dire que la prise en compte par l’Etat de la situation des populations vivant dans les zones minières devient une priorité nationale. Voilà pourquoi le Président de la République a demandé aux Ministres en charge des Mines, des Collectivités territoriales, des Finances, de l’Economie et de l’Environnement de procéder, sous la supervision du Premier Ministre, à l’évaluation nationale de l’impact économique, social et environnemental de l’exploitation minière sur le développement des localités polarisées. Il a indiqué l’urgence de faire le point sur le Fonds d’Appui au Développement des Collectivités territoriales et les investissements en infrastructures sociales de base issus des prescriptions du Code minier.

Par ailleurs, le Président de la République a demandé au Gouvernement de définir avec les acteurs territoriaux un mécanisme consensuel d’amélioration des relations entre les sociétés minières et les populations à travers la préservation de l’environnement et du cadre de vie, la promotion des emplois locaux et un meilleur encadrement de la Responsabilité sociétale d’Entreprise (RSE). Dans le cadre de la consolidation de la transparence dans le secteur minier, il a indiqué au Premier Ministre la nécessité d’évaluer l’action combinée voire complémentaire de la Société des Mines de fer du Sénégal oriental (MIFERSO) et de la Société des Mines du Sénégal (SOMISEN). En outre, il a demandé au Gouvernement d’œuvrer, dans le cadre de la souveraineté sur nos ressources, à la mise en place du Comptoir commercial national de l’Or et satisfaire la forte requête de nos bijoutiers. 

           Les compétitions « Navétanes » sont une des sources majeures de trouble à l’ordre public provoquant des incidents violents et tragiques dans plusieurs localités du Sénégal. A ce sujet, le Chef de l’Etat a demandé au Ministre chargé des Sports d’engager des concertations avec toutes les parties prenantes en vue d’une maitrise du calendrier des compétitions et surtout de procéder à la réforme du Mouvement « Navétanes » afin de l’ancrer dans le développement du civisme et la promotion d’une citoyenneté constructive.

         Le Premier Ministre a informé le Conseil de la poursuite des travaux de mise en œuvre opérationnelle de l’Agenda Sénégal 2050, en mettant l’accent sur l’affinement de la liste des projets, programmes et réformes prioritaires à soumettre à la validation de Monsieur le Président de la République au plus tard à la mi-février 2025. 

       Le Premier Ministre a ensuite fait part au Conseil de la formalisation, au travers d’un arrêté en date de ce jour, de la directive de Monsieur Président de la République relative au suivi, sous sa direction, de la coopération entre le Sénégal et les pays et structures du Proche et Moyen Orient et du reste de l’Asie. Cette coopération concerne actuellement environ deux cents (200) partenariats ou projets de partenariats dans divers domaines, avec une quinzaine de pays et d’institutions financières. Ainsi, une task force réunissant un certain nombre de ministères, l’APIX et le FONSIS, a été mise en place. Elle est notamment chargée d’évaluer les partenariats en cours, d’analyser les dossiers soumis au Premier Ministre relatifs aux intentions de partenariat avec ces pays et d’identifier les opportunités d’investissements directs étrangers ou de portefeuille au Sénégal en provenance de ces pays.

        Enfin, le Premier Ministre a souligné l’urgence attachée, d’une part, à la ferme prise en charge du pré-archivage et du reversement de fonds documentaires aux Archives nationales, par les ministères et les structures qui leur sont rattachées et, d’autre part, à la construction d’une Maison des Archives moderne. Aussi, envisage-t-il de mettre en place un comité interministériel sur la gouvernance des archives, chargé de superviser la reconstitution, suivant les normes établies, du pré-archivage dans les ministères et structures ainsi que de coordonner l’élaboration d’une stratégie nationale de gestion des archives.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES : 

•       Le Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires a fait le point sur la mise en œuvre opérationnelle des pôles territoires.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES, 

Le Conseil a examiné et adopté :
•       Le Projet de décret portant application de la loi n° 2020-01 du 06 janvier 2020 relative à la création et à la promotion de la startup au Sénégal.

Rationalisation des dépenses publiques : Ousmane Sonko encadre les missions à l’étranger

Dans un effort de rationalisation des dépenses publiques, le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a pris une série de mesures visant à mieux encadrer les missions à l’étranger des agents de l’État. Cette décision, qui fait suite aux recommandations de la première édition de la Conférence des administrateurs et managers publics (CAMP) du 20 janvier dernier, vise à renforcer la bonne gouvernance et le contrôle de l’action publique.

Dans une circulaire récemment publiée, le chef du gouvernement a rappelé l’existence du décret n°2017-1371 du 27 juin 2017, qui réglemente les déplacements à l’étranger et fixe les taux des indemnités. Il a également mentionné l’instruction primatoriale n°0005PM/SGG/DAGE du 14 novembre 2022, prise pour mieux encadrer ces missions. Cependant, malgré ces dispositifs, des irrégularités persistent, justifiant ainsi un rappel strict des règles en vigueur.

Le Premier ministre a ainsi défini des mesures claires et contraignantes pour les missions à l’étranger des membres du gouvernement, des magistrats, des militaires et des autres agents de l’État. Ces mesures incluent :

1. Révision des indemnités journalières

Les indemnités journalières allouées aux hauts responsables varient selon les zones géographiques :

• Zone 1 (Amérique du Nord, Amérique Latine et Asie) : 250 000 F CFA

• Zone 2 (Europe, Royaume-Uni, Afrique Australe et du Nord) : 250 000 F CFA

• Zone 3 (Afrique de l’Ouest, Centrale et de l’Est) : 200 000 F CFA

• Zone 4 (Nouvelle-Zélande, Australie) : 250 000 F CFA

• Pour les autres agents de l’État, une indemnité unique de 150 000 F CFA, quel que soit le pays de destination.

2. Réorganisation des classes de voyage

• Première classe : Réservée exclusivement au Président de la République, au Président de l’Assemblée nationale et au Premier ministre.

• Classe Affaires : Attribuée aux présidents de cours et tribunaux, ministres, secrétaires d’État, ambassadeurs, recteurs d’universités, hauts commandants de la gendarmerie, chef d’état-major général des armées (CEMGA), etc.

• Classe Économique : Imposée à tous les autres agents de l’État et personnel des agences et entités publiques.

3. Exigence d’une autorisation préalable

Désormais, tout déplacement à l’étranger nécessite une approbation formelle du Premier ministre. Pour le personnel de la Présidence, cette autorisation relève du Ministre Secrétaire général de la Présidence. De plus :

• Les demandes doivent être soumises au moins 15 jours avant la date prévue du départ.

• Un calendrier trimestriel des missions doit être élaboré et transmis 15 jours avant le début du trimestre.

• Les délégations internationales sont limitées à un maximum de trois personnes.

4. Mesures strictes pour limiter les abus

Pour éviter toute dérive budgétaire, plusieurs restrictions ont été imposées :

• Encouragement à utiliser les missions diplomatiques existantes pour limiter les coûts.

• Interdiction d’utiliser les Fonds d’équipement pour financer des missions à l’étranger.

• Interdiction de prise en charge des missions par des organisations privées.

• Interdiction de régulariser les ordres de mission après la date de départ, mettant fin aux pratiques de validation a posteriori.

Avec ces nouvelles directives, le gouvernement sénégalais entend maîtriser les dépenses liées aux voyages officiels et promouvoir une gestion plus rigoureuse des ressources publiques. Cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large de transparence et de rationalisation des finances publiques, l’un des engagements clés du Premier ministre Ousmane Sonko depuis son entrée en fonction.

Encadrement des Missions à l’Étranger : Ousmane Sonko Impose une Nouvelle Discipline Budgétaire

Dans une volonté de rationaliser les finances publiques et d’assurer une gestion rigoureuse des déplacements officiels, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a publié, le 22 janvier 2025, une circulaire visant à encadrer les missions à l’étranger des agents de l’État. Cette mesure, qui s’inscrit dans une politique de réduction des dépenses publiques, impose de nouvelles règles strictes pour garantir une meilleure efficacité des voyages officiels.

La gestion des missions à l’étranger a souvent été critiquée en raison de leur coût élevé et de leur pertinence parfois discutable. Malgré les réglementations existantes, plusieurs manquements avaient été observés dans leur application. La nouvelle circulaire vise à combler ces lacunes en s’appuyant sur des textes déjà en vigueur, notamment le décret n°2017-1371 du 27 juin 2017 et l’instruction primatoriale n°0005PM/SGG/DAGE du 14 novembre 2022.

Le document s’applique à toutes les entités publiques, qu’il s’agisse de l’Administration centrale, des services extérieurs ou du secteur parapublic. Il précise que les missions à l’étranger doivent impérativement s’inscrire dans le cadre des engagements internationaux du Sénégal et des actions programmées par le gouvernement. Sont ainsi éligibles les réunions statutaires, les conférences internationales et les formations à forte valeur ajoutée pour les politiques publiques du pays. Toutefois, ces formations devront, dans la mesure du possible, être organisées sur le territoire national avec des formateurs locaux.

L’un des changements majeurs introduits par cette circulaire est la centralisation de l’autorisation des missions. Désormais, toute mission à l’étranger devra être validée par le Premier ministre ou son délégué, matérialisée par un ordre de mission officiel. Chaque ministère devra soumettre un calendrier trimestriel de ses déplacements internationaux pour approbation par le Secrétariat général du Gouvernement.

Les demandes d’ordres de mission devront être déposées au Bureau des Missions à l’Étranger de la Primature au moins quinze jours avant la date prévue du départ. Seules les urgences justifiées bénéficieront d’une exception, mais aucune régularisation a posteriori ne sera admise pour des missions réalisées sans approbation préalable.

Par ailleurs, la taille des délégations envoyées en mission sera désormais limitée à trois personnes, sauf dérogation expresse du Premier ministre. Ce dispositif vise à mettre fin aux délégations pléthoriques qui alourdissent inutilement les dépenses publiques.

Sur le plan financier, la circulaire impose des restrictions strictes sur les frais de mission. Désormais, les indemnités ne seront plus versées pour les stages, séminaires et activités assimilées, les dépenses devant se limiter aux coûts strictement nécessaires.

Le gouvernement interdit également la prise en charge des frais de mission des ministres et de leurs cabinets par des entités du secteur parapublic, sauf si ces missions sont directement organisées par ces structures. Cette mesure vise à éviter des pratiques abusives et à garantir une gestion plus transparente des finances publiques.

Autre interdiction majeure : les structures et organisations privées ne pourront plus financer des missions officielles d’agents de l’État, sauf dans le cadre d’une convention formellement approuvée. Cette disposition a pour objectif d’éviter les conflits d’intérêts et de préserver l’indépendance de l’administration.

Avec cette circulaire, le gouvernement d’Ousmane Sonko affiche sa volonté d’imposer une gestion rigoureuse et cohérente des déplacements officiels. En limitant les coûts et en renforçant le contrôle administratif, cette réforme marque une étape importante dans la rationalisation des finances publiques.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°383 – 29/01/2025

🔴 BILAN DES DÉGÂTS DES INONDATIONS DE L’ANNÉE 2024 : PLUS DE 40 MILLIARDS F CFA DANS LES FLOTS
🔴 MENACÉS D’EXPULSION DES ÉTATS-UNIS : 1 689 SÉNÉGALAIS DANS L’INCERTITUDE

🔴 LIGUE 1 / ENCORE SANCTIONNÉ PAR LA LSFP : LE JARAAF ÉTERNEL RÉCIDIVISTE
🔴 CALENDRIER DE LA CHAN 2024 : LA CAF LÈVE LE VOILE

12 morts dans un accident sur l’autoroute Ila Touba : Yankhoba Diémé pointe les causes et promet des actions

Un accident tragique s’est produit sur l’autoroute Ila Touba, ce mardi 28 janvier 2025, causant la mort de 12 personnes et blessant plusieurs autres. L’incident, survenu aux environs de 6 h 50 près du village de Réfane, a choqué le pays et poussé le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, à s’exprimer sur les circonstances du drame et les mesures envisagées.

Selon les détails fournis, l’accident a eu lieu lorsque le conducteur d’un minibus de transport de type Toyota Hiace a violemment percuté une camionnette en panne stationnée sur la bande d’arrêt d’urgence. La camionnette, utilisée pour le transport de marchandises, était correctement signalée selon les premières constatations. Le minibus, transportant des passagers en direction de Dakar, a dévié de sa trajectoire avant de s’écraser sur le véhicule immobilisé.

Les secours sont rapidement intervenus sur place, mais le bilan humain est lourd. Douze personnes ont perdu la vie sur le coup, tandis que les blessés, dont certains dans un état critique, ont été évacués vers les hôpitaux de la région pour y recevoir des soins appropriés.

Lors de son intervention, Yankhoba Diémé a évoqué deux facteurs susceptibles d’expliquer ce drame : l’excès de vitesse du minibus et la probable somnolence du conducteur, qui auraient contribué à la collision. Il a souligné que cet accident met une fois de plus en lumière l’importance de respecter le Code de la route et d’adopter des comportements responsables au volant.

Le ministre a présenté ses condoléances aux familles endeuillées et souhaité un prompt rétablissement aux blessés. Il a rappelé que le facteur humain reste la principale cause des accidents de la route au Sénégal et a insisté sur la nécessité pour tous les usagers de respecter les règles élémentaires de conduite.

En réponse à ce drame, Yankhoba Diémé a annoncé un renforcement des contrôles routiers, particulièrement sur les axes majeurs comme l’autoroute Ila Touba. Il a également promis une intensification des campagnes de sensibilisation axées sur les dangers liés à l’excès de vitesse, la fatigue au volant et le non-respect des signalisations. En parallèle, des inspections plus rigoureuses des infrastructures routières seront effectuées pour garantir leur bon usage et leur sécurité.

Ce nouvel accident, qui s’ajoute à une longue liste de drames survenus sur l’autoroute Ila Touba, relance le débat sur la gestion de la sécurité routière au Sénégal. Malgré les efforts déjà entrepris, Yankhoba Diémé a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour réduire le nombre de tragédies sur les routes.

En conclusion, le ministre a appelé à un changement de mentalité de la part des usagers de la route, soulignant que la sécurité routière est une responsabilité partagée et que seuls des comportements responsables permettront de réduire durablement le nombre d’accidents.

Affaire Farba Ngom : ses partisans dénoncent un « acharnement injustifié » à travers une pétition

Les partisans de Farba Ngom, figure politique influente du Fouta, ont décidé de monter au créneau pour défendre leur leader. Face à ce qu’ils qualifient de « campagne de dénigrement systématique et d’accusations infondées », ils ont lancé une pétition qui a déjà récolté plus de 1 000 signatures.

Dans leur démarche, ces militants dénoncent un « acharnement médiatique et judiciaire » qu’ils attribuent à des motivations politiques et personnelles visant à entraver les engagements et les actions de Farba Ngom. Ils perçoivent cette situation comme une atteinte grave aux principes fondamentaux de justice et d’équité.

Les revendications des pétitionnaires

La pétition s’articule autour de quatre principales revendications :

1. La fin immédiate de l’acharnement contre Farba Ngom, qu’ils considèrent comme ciblé et injustifié.

2. Le respect de la présomption d’innocence, en exigeant que toute accusation soit traitée dans le respect des règles de droit, sans parti pris.

3. Une enquête impartiale et transparente, menée par les autorités compétentes pour faire toute la lumière sur les faits reprochés.

4. La garantie des droits fondamentaux de Farba Ngom, afin qu’il puisse exercer pleinement ses droits de citoyen, sans intimidation ni pression.

Les initiateurs de la pétition appellent à une mobilisation large, impliquant non seulement les autorités et les organisations de la société civile, mais également les leaders d’opinion et les citoyens engagés. Ils souhaitent que cette affaire soit traitée avec équité et transparence pour éviter toute dérive judiciaire ou médiatique.

Cette pétition intervient dans un climat de fortes tensions politiques, où les rivalités et les accusations entre acteurs politiques sont monnaie courante. Les partisans de Farba Ngom estiment que leur leader est victime d’une tentative de déstabilisation visant à ternir son image et à freiner ses ambitions politiques.

Pour eux, cette pétition n’est qu’une étape dans leur combat pour défendre leur leader face à ce qu’ils considèrent comme une injustice flagrante. Affaire à suivre.

https://www.change.org/p/p%C3%A9tition-contre-l-injustice-et-l-acharnement-sur-farba-ngom

Moustapha Diakhaté dénonce les conditions de détention et les abus judiciaires à la prison de Reubeuss

Récemment sorti de prison, l’ancien parlementaire sénégalais Moustapha Diakhaté a vivement critiqué les conditions de détention et les pratiques judiciaires à la prison de Reubeuss. Lors d’un échange avec les journalistes, il a dénoncé les détentions arbitraires et les failles du système judiciaire, qu’il estime être à l’origine de la surpopulation carcérale dans l’un des établissements pénitentiaires les plus emblématiques du Sénégal.

« Il y a des cas où il n’est pas nécessaire de décerner un mandat de dépôt. Une personne qui comparaît librement ne devrait pas en recevoir un, et cela relève de la responsabilité des magistrats », a déclaré Moustapha Diakhaté. L’ancien député pointe du doigt une tendance inquiétante des autorités judiciaires à incarcérer systématiquement des individus, même lorsqu’ils se présentent volontairement devant la justice. Selon lui, cette pratique abusive alimente les injustices et aggrave les tensions au sein des prisons.

L’une des principales préoccupations soulevées par Moustapha Diakhaté est la durée des détentions préventives. « Beaucoup de détenus qui devaient être jugés dans un délai de six mois croupissent en prison depuis des années », a-t-il révélé. Cette situation, qui concerne principalement les détenus en attente de procès, entraîne une saturation des infrastructures pénitentiaires. L’ancien parlementaire juge inacceptable que des accusés soient emprisonnés pendant de longues années sans jugement, une pratique qui, selon lui, va à l’encontre des principes fondamentaux de la justice.

Il a particulièrement fustigé les cas de personnes accusées de crimes graves. « Une personne accusée d’un crime devrait être jugée après deux ans d’enquête. Il est inadmissible qu’un détenu soit emprisonné pendant cinq ans, puis jugé et condamné à seulement six mois de prison. Cela reflète un grave dysfonctionnement du système judiciaire », a-t-il ajouté.

Moustapha Diakhaté relie ces pratiques judiciaires à la surpopulation carcérale qui gangrène les prisons sénégalaises. Reubeuss, construite pour accueillir environ 1 000 détenus, en abriterait aujourd’hui plus du double, selon plusieurs rapports d’organisations de défense des droits humains. L’ancien parlementaire a exhorté les autorités à revoir en profondeur le système de détention préventive et à privilégier des alternatives à l’incarcération pour les délits mineurs.

Face à ces constats alarmants, Moustapha Diakhaté appelle à une réforme urgente du système judiciaire et pénitentiaire sénégalais. Il exhorte les magistrats à assumer pleinement leur rôle dans la protection des droits des détenus et à éviter les abus liés à l’utilisation excessive des mandats de dépôt.

CONDITIONS INHUMAINES DES TRAVAILLEURS AGRICOLES ÉTRANGERS : La misère noire qui attend les jeunes en Espagne

Les jeunes Sénégalais, poussés par l’espoir d’améliorer leur quotidien, sont de plus en plus nombreux à répondre à l’appel de l’Espagne pour travailler dans les exploitations agricoles. Cependant, une fois sur place, ils risquent d’être confrontés à des conditions de travail inhumaines : exploitation, abus, et privation de droits fondamentaux.

Le programme de migration circulaire récemment lancé par l’Espagne, offrant des opportunités d’emploi aux Sénégalais dans le secteur agricole, a suscité un grand intérêt parmi les jeunes. Cette initiative semble prometteuse, avec des contrats de travail dans la récolte de fruits et légumes pour une période de trois mois renouvelable. Cependant, derrière cette façade attrayante se cache une réalité beaucoup plus sombre et inquiétante, marquée par des conditions de travail et de vie inhumaines que de nombreux travailleurs étrangers, y compris des Sénégalais, ont dû endurer au fil des années dans le sud de l’Espagne.
Depuis 2020, plusieurs médias internationaux, dont Euronews et Infomigrants, TF1 ont publié des reportages accablants sur les conditions déplorables dans lesquelles vivent et travaillent les migrants dans les champs espagnols. Ces reportages ont alerté l’opinion publique sur un phénomène d’exploitation de masse, qui touche principalement les travailleurs migrants venant de pays comme le Sénégal, le Maroc, le Mali, et d’autres nations africaines.
De nombreux jeunes Sénégalais, attirés par les promesses d’un emploi stable et bien rémunéré, se rendent ainsi dans les régions agricoles d’Espagne, notamment à Huelva, pour travailler dans les serres et les champs. Ce qu’ils y trouvent est loin de correspondre à leurs attentes.
Les conditions de travail dans les champs espagnols, et plus particulièrement dans la culture des fruits rouges, sont particulièrement éprouvantes. Les travailleurs sont soumis à des cadences de production effrénées et sont punis s’ils ne respectent pas les objectifs de récolte imposés. Ces sanctions peuvent prendre la forme de journées de travail non rémunérées, parfois de plusieurs jours, où les travailleurs ne reçoivent ni salaire ni nourriture. Cette forme de punition est décrite par les travailleurs comme un système de coercition qui les empêche de subvenir à leurs besoins de manière décente. Ceux qui osent se plaindre ou exprimer leur mécontentement sont souvent victimes de représailles, y compris de licenciements abusifs, et sont contraints d’accepter l’exploitation sous peine de se retrouver sans aucune source de revenu.
Les conditions de sécurité dans ces champs sont également catastrophiques. Des accidents de travail sont fréquents, notamment lors de la récolte des fruits en hauteur, où les travailleurs doivent monter sur des échelles défectueuses. Ces échelles mal entretenues entraînent de nombreuses chutes, souvent graves, et aggravent encore les conditions de travail précaires. En plus de cela, la rémunération est souvent insuffisante pour couvrir les besoins essentiels, et les travailleurs sont régulièrement payés en dessous du salaire minimum. Dans certains cas, ils ne reçoivent tout simplement pas de paiement pour le travail effectué, une situation particulièrement alarmante pour ceux qui sont déjà dans une grande précarité.
Les conditions de vie dans les camps où vivent ces travailleurs sont encore plus déplorables. La majorité des migrants vivent dans des habitations de fortune, faites de palettes, de contreplaqué et de plastique récupérés dans les serres. Ces “abris” ne protègent pas contre les intempéries et ne disposent d’aucune installation de base, comme l’eau potable ou l’électricité. Les travailleurs sont souvent contraints de vivre dans des conditions insalubres, sans sanitaires adéquats et dans des espaces surpeuplés.

ACCIDENTS LÉTAUX

Les incendies dans ces camps sont fréquents, parfois fatals. En avril 2022, par exemple, un jeune migrant marocain est mort dans un incendie qui a ravagé l’abri où il vivait avec d’autres travailleurs. Ce genre d’incidents tragiques soulève de graves questions sur la responsabilité des autorités espagnoles et sur leur volonté réelle de protéger ces travailleurs vulnérables.
La situation des travailleurs étrangers en Espagne est d’autant plus alarmante qu’ils sont souvent sans papiers et vivent dans l’ombre du système. Leur statut précaire les rend encore plus vulnérables à l’exploitation, car ils ont peur de signaler leurs conditions de travail de crainte d’être expulsés ou emprisonnés. En dépit des nombreuses alertes lancées par les organisations internationales et les associations locales, les autorités espagnoles semblent agir avec une lenteur déconcertante, se contentant de promesses et de déclarations publiques sans mettre en œuvre de véritables solutions pour améliorer les conditions de ces travailleurs.
Le Conseil de l’Europe, dans plusieurs rapports, a dénoncé l’exploitation systématique de ces travailleurs migrants, soulignant que, malgré une prise de conscience croissante au sein des autorités espagnoles, la situation ne s’améliore pas. Les inspections du travail, bien que renforcées ces dernières années, restent insuffisantes pour contrer l’exploitation qui se poursuit dans l’ombre. Les autorités espagnoles continuent d’affirmer que la plupart des entreprises respectent la législation en vigueur, mais les témoignages des travailleurs et des ONG indiquent une réalité bien différente. Les abus augmentent chaque année, et les autorités semblent fermer les yeux sur les violations des droits fondamentaux de ces travailleurs étrangers.
Les jeunes Sénégalais qui décident de partir pour l’Espagne en quête d’une vie meilleure doivent être pleinement conscients des risques et des dangers qu’ils encourent. Ces jeunes migrants, souvent dans une situation de grande précarité, se retrouvent pris au piège d’un système où leur dignité humaine est régulièrement bafouée. Les promesses d’un travail rémunéré et d’une vie meilleure en Espagne se transforment bien souvent en un véritable calvaire quotidien, où la souffrance physique et psychologique fait partie intégrante de leur réalité.
Pour ces jeunes, l’Espagne représente un mirage. Le plus souvent, ce qui commence comme une quête pour améliorer leur condition sociale, finit en une lutte pour leur survie.
Il urge de réformer les politiques migratoires et de mettre en place des mécanismes de protection pour ces travailleurs.

Penda THIAM

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°382 – 28/01/2025

🔴 CONDITIONS INHUMAINES DES TRAVAILLEURS AGRICOLES ÉTRANGERS EN ESPAGNE : NOS JEUNES ENVOYÉS DANS L’ABÎME
🔴 « [IL ASSURAIT MA PROTECTION [ÉTANT] MINISTRE DE LA JUSTICE ET PREMIER MINISTRE » : POURTANT… BANDIAKY A SERVI MIMI JUSQU’EN 2022 AU MOINS

🔴 TIRAGE AU SORT CAN 2025 /« NOTRE OBJECTIF SERA DE GAGNER LE TROPHÉE » : PAPE THIAW VISE UN SECOND SACRE

Migration circulaire en Espagne : Kolda en effervescence, les jeunes en quête de l’Eldorado européen

Ce lundi 27 janvier marque le début des dépôts pour le programme de migration circulaire entre le Sénégal et l’Espagne, et Kolda n’a pas échappé à l’effervescence. Depuis les premières heures de la matinée, des jeunes venus de la ville et des zones environnantes ont envahi le tribunal, le Bureau d’Accueil, d’Orientation et de Suivi (BAOS) de l’Agence Régionale de Développement (ARD), ainsi que les hôpitaux. Tous cherchent à réunir les documents nécessaires pour candidater à cette opportunité de travail saisonnier en Espagne.

L’accès au tribunal de Kolda était presque impossible ce matin. Des centaines de jeunes étaient amassés devant l’entrée, attendant avec impatience d’obtenir leur casier judiciaire, indispensable pour compléter leur dossier. « Je suis arrivé à 6 heures du matin, et je ne sais toujours pas si je serai servi avant la fermeture », confie Mamadou, un jeune diplômé en quête d’une meilleure vie.

Non loin de là, le BAOS a également été pris d’assaut. L’enceinte de l’ARD, qui abrite ce bureau, déborde de candidats venus déposer leurs dossiers ou se renseigner sur les exigences. Les agents sur place, débordés par l’afflux massif, peinent à gérer la situation.

Dans les hôpitaux, la situation est similaire. Les visites médicales et contre-visites obligatoires pour les candidats se multiplient, provoquant de longues files d’attente. Certains n’hésitent pas à parcourir plusieurs kilomètres depuis leur village pour s’assurer qu’ils remplissent toutes les conditions nécessaires.

Le programme de migration circulaire, annoncé par le gouvernement, offre aux jeunes âgés de 25 à 55 ans des contrats de travail saisonniers de trois mois en Espagne, notamment pour des emplois dans l’agriculture. Pour beaucoup, cette initiative est perçue comme une planche de salut face au chômage qui sévit dans la région.

Bocar, un jeune artisan de Dioulacolon, a quitté son atelier pour se rendre à Kolda. « J’ai appris la nouvelle la semaine dernière. Depuis, je prépare mes papiers. Je suis prêt à tout laisser derrière moi si cela me permet de soutenir ma famille », déclare-t-il avec détermination.

Cette situation n’est pas isolée. Le programme attire un large éventail de profils, allant des jeunes diplômés aux ouvriers qualifiés. Certains candidats ont même abandonné leurs activités professionnelles pour tenter leur chance, convaincus que cette opportunité pourrait changer leur destin.

L’engouement pour ce programme révèle une réalité préoccupante : le manque d’opportunités locales pousse les jeunes à envisager l’émigration comme unique solution. À Kolda, où les taux de chômage et de précarité restent élevés, l’annonce de ces contrats saisonniers a créé un véritable espoir.

Pourtant, cette ruée met également en lumière les défis auxquels les autorités doivent faire face. La pression exercée sur les infrastructures administratives, médicales et judiciaires reflète un système débordé, incapable de répondre efficacement à la demande.

La forte mobilisation des jeunes autour de ce programme interpelle sur la nécessité d’une politique d’emploi plus ambitieuse au Sénégal. La dépendance à des initiatives ponctuelles comme la migration circulaire ne peut être une solution durable à la précarité.

Alors que les dépôts de dossiers se poursuivent jusqu’au 29 janvier, les autorités doivent réfléchir à des solutions à long terme pour offrir aux jeunes des opportunités d’emploi locales. « Il est temps d’investir dans des projets structurants capables de retenir nos jeunes talents », souligne un observateur de la scène locale.

Affaire Tabaski Ngom : révélations troublantes et enquête tentaculaire

L’affaire impliquant Tabaski Ngom, ex-Agent comptable particulier (ACP) et inspectrice du Trésor, continue de faire couler beaucoup d’encre. Les perquisitions menées par la Division des investigations criminelles (DIC) à son domicile ont révélé des éléments troublants qui approfondissent le mystère autour de ce scandale financier tentaculaire.

Lors de la perquisition à son domicile, les enquêteurs ont saisi des factures provenant de sociétés dont les origines paraissent suspectes. Ces documents, selon des informations de L’Observateur, soulèvent des doutes quant à l’existence légale de ces entreprises. Pour éclaircir la situation, l’Agence nationale pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX) a été sollicitée afin de vérifier leur régularité.

Ces preuves s’ajoutent aux accusations initiales formulées par la Commission de régulation du secteur de l’énergie (CRSE), qui avait déposé une plainte ayant conduit à l’arrestation de Tabaski Ngom. Les témoignages d’autres responsables de la CRSE, notamment I. Niane, A. Ndiaye et N. Sylla, viennent renforcer les soupçons pesant sur l’inspectrice du Trésor.

Au cœur de cette affaire se trouve la disparition présumée de 700 millions de francs CFA des caisses de la CRSE. Les enquêteurs s’efforcent de retracer les mouvements financiers liés à Tabaski Ngom. Des réquisitions ont été envoyées à plusieurs banques, telles que le Crédit Mutuel, la Banque Agricole et la BGFI Bank, afin de détecter d’éventuelles anomalies sur ses comptes.

En parallèle, la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) est mobilisée pour repérer d’éventuelles opérations de blanchiment de capitaux. Les autorités examinent également les éventuels biens immobiliers ou véhicules que Tabaski Ngom aurait pu acquérir avec des fonds détournés, en collaboration avec la conservation foncière et la Direction des transports terrestres.

L’enquête ne s’arrête pas à Tabaski Ngom. D’autres personnalités sont citées dans ce scandale. Djim Momath Ba, ancien directeur général de l’Aprosi, a été inculpé pour complicité de détournement de fonds publics mais libéré sous contrôle judiciaire après avoir payé une caution de 90 millions de francs CFA. Mor Gueye, un autre acteur clé, reste en détention pour des accusations similaires.

L’affaire prend une tournure politique avec l’implication présumée de Moustapha Diop, ancien ministre devenu député. Bien que plusieurs témoignages l’incriminent, son immunité parlementaire empêche pour le moment toute poursuite. Une demande de levée de cette immunité pourrait toutefois être formulée pour permettre aux enquêteurs de progresser.

Avec les nombreuses preuves collectées et les interrogations toujours en suspens, l’affaire Tabaski Ngom demeure complexe. Certaines institutions tardent à répondre aux réquisitions des enquêteurs, retardant l’émergence de la vérité. Cependant, les éléments déjà découverts laissent entrevoir d’autres révélations potentielles dans ce dossier tentaculaire.

Ce scandale financier, qui mêle abus de pouvoir, détournements de fonds publics et blanchiment d’argent, continue de captiver l’opinion publique. Les récentes perquisitions marquent une étape clé dans cette enquête, mais de nombreuses zones d’ombre persistent.

La Jeunesse Sénégalaise : La Grande Trahison de Pastef.

Les images de milliers de jeunes Sénégalais devant la structure qui accueille le dépôt de leurs dossiers leur permettant d’aller travailler en Espagne, sont saisissantes de réalisme quant à leur déconvenue d’avoir du travail dans leur pays, comme il leur avait été promis par leur gourou Ousmane Sonko lors de ses saillies populistes, dénuées du principe de réalité. PROS, comme l’appelaient les jeunes du Sénégal, a promis à ces jeunes garçons et ces jeunes filles monts et merveilles, les assurant qu’ils allaient recevoir chacun 150.000 frs, pour arrêter l’émigration clandestine, dont il faisait alors du régime de Macky Sall le principal responsable de cet exode meurtrier. Aujourd’hui, force est de constater que les jeunes meurent encore plus dans les océans, dans l’indifférence du pouvoir qui ne peut offrir comme palliatif à leur désœuvrement, qu’une opération « setal sa gokh », mensuelle et fortement télévisée par la RTS.

Jeunesse impatiente et déterminée à se prendre en charge.

Ce que les responsables de Pastef aujourd’hui au pouvoir, semblent oublier, c’est qu’ils ont été élus par les jeunes, qui ne sont même plus en état de leur rappeler toutes leurs promesses, en première desquelles ils avaient vendu leur sacro-saint- ⁠souverainisme, leur jurant alors que leur salut demeurait au Sénégal. La fuite des jeunes vers l’Espagne ou vers les structures de « Green Cards » qui pullulent dans le pays, sonne comme un aveu d’échec et surtout d’impuissance.

Même si la course aux coupables de leur reddition des comptes, n’est que poudre de perlimpinpin, ayant pour objet de poser les bases d’un état de la terreur, qui vise à installer un Etat policier, ils savent que cette jeunesse est insensible à ces gesticulations, et attend de pied ferme la réalisation de leurs nombreuses promesses populistes. Emprisonner tous les dignitaires de l’APR ne donnera point satisfaction aux jeunes Sénégalais exaspérés. Ils sont donc déterminés pour exécuter leur forfaiture politicienne, de tout mettre en œuvre pour exiler les jeunes de ce pays qui depuis bientôt une année, sont plutôt témoins de pertes d’emplois plus que de création d’emplois, et demeurent abasourdis par les restrictions de travailler qui sont faites aux jeunes « jakartamen », qui menacent de mettre le feu comme ils leur ont appris lors de leurs conquêtes et exactions populistes d’avant Mars 2024. « Arroseur arrosé » comme dit l’adage.

Les jeunes Sénégalais sont certains d’une chose à présent, c’est de l’incapacité à prendre en charge leur désespoir, et leur envie de travailler à changer leurs destinées. Tout ce qui leur est proposé est l’exil, notamment vers des pays que leur lexique faussement souverainiste et « révolutionnaire, ne cesse pour autant d’insulter.

Quelle honte de voir ces milliers de candidats à l’exode, désemparés par l’absence de capacités à trouver des solutions à leurs inquiétudes !!! C’est parce qu’ils ont honte, que nos dirigeants ont décidé d’installer la terreur, si possible sans témoins. Alors il convient d’exiler cette jeunesse trompée et désespérée.

Du grand « naxébaye » !!!!

Député Abdou MBOW
Groupe Takku Wallu Sénégal

Migration circulaire en Espagne : une ruée vers les BAOS et les tribunaux sénégalais

Ce lundi 27 janvier 2025 marque le coup d’envoi des dépôts de candidature dans le cadre du programme de migration circulaire entre l’Espagne et le Sénégal. Dès les premières heures, les Bureaux d’Accueil, d’Orientation et de Suivi (BAOS) ainsi que les tribunaux ont été envahis par des milliers de candidats espérant décrocher un emploi agricole en Espagne.

À Dakar, comme dans les régions, les scènes de foule sont impressionnantes. Des centaines de jeunes se pressent devant les BAOS et tribunaux pour déposer leur dossier avant la date limite fixée au mercredi 29 janvier 2025 à 18 heures. Ces jeunes, souvent sans emploi, voient dans ce programme une opportunité unique de changer leur destin et de trouver un avenir meilleur.

Les images capturées devant le BAOS de Dakar et le tribunal de Kaolack illustrent l’ampleur de cette attente. À Kaolack, par exemple, le Tribunal de Grande Instance (TGI) est pris d’assaut par des jeunes cherchant à obtenir leur casier judiciaire, une pièce essentielle au dossier de candidature.

Le programme de migration circulaire, initié par le gouvernement espagnol en partenariat avec le Sénégal, vise à recruter des ouvriers agricoles sénégalais âgés de 25 à 55 ans. Ces derniers se verront offrir des contrats à durée déterminée (CDD) de trois mois, renouvelables, pour participer à la cueillette, à l’entassement et au stockage des fruits en Espagne.

Le secrétaire d’État aux Sénégalais de l’extérieur, Amadou Cherif Diouf, avait détaillé les modalités de candidature dans un communiqué publié le jeudi 23 janvier. Les documents requis comprennent une copie du passeport, un casier judiciaire de moins de trois mois, ainsi que d’autres pièces administratives. Cette exigence explique la ruée vers les tribunaux depuis la publication du communiqué.

Pour de nombreux jeunes, ce programme représente une lueur d’espoir dans un contexte marqué par un chômage endémique. « C’est peut-être notre dernière chance de trouver un emploi et d’aider nos familles », confie un candidat dans la file d’attente au tribunal de Kaolack.

Cependant, cette ruée reflète également une réalité sociale préoccupante : le désespoir des jeunes face à un marché de l’emploi local peu prometteur. Certains craignent que les places disponibles ne soient insuffisantes pour répondre à l’immense demande, laissant de nombreux candidats sur le carreau.

Ce programme de migration circulaire est salué comme une initiative pour renforcer les relations bilatérales entre le Sénégal et l’Espagne, tout en offrant une solution temporaire au chômage. Toutefois, il met en lumière les défis structurels du marché de l’emploi sénégalais et la nécessité de trouver des solutions durables pour l’insertion des jeunes.

En attendant, l’Espagne devient pour beaucoup le symbole d’un avenir meilleur, même si l’accès à ce programme reste limité et compétitif. La suite des événements dépendra de la capacité des autorités sénégalaises et espagnoles à gérer ce flux massif de candidatures et à garantir la transparence dans le processus de sélection.

DIOMAYE DONNE LE NOM DE SA FILLE À LA MÈRE DE SONKO : Un geste qui fait taire les rumeurs de frictions au sommet de l’État

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, nommant sa fille Khady, en hommage à la mère du Premier ministre, Ousmane Sonko, ce mardi, envoie un signal fort. Cet acte dément les rumeurs persistantes de tensions entre son chef du Gouvernement et lui.

Le Sénégal était suspendu à ce qui s’annonçait comme un événement national ce mardi : le baptême du nouveau-né du couple présidentiel. Pourtant, à la surprise générale, la cérémonie s’est déroulée ce dimanche dans une discrétion absolue, loin des caméras.
Contre toute attente, le couple présidentiel a choisi de nommer leur fille Khady, en hommage à Khady Ngom, la mère du Premier ministre, Ousmane Sonko. Ce choix envoie un message fort à l’opinion publique. Il met en exergue la solidité des liens entre Bassirou Diomaye Faye et son Ousmane Sonko, présenté comme son « mentor » au sein du Parti des Patriotes du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité (PASTEF). En effet, ce geste, empreint de symbolisme, vient balayer les rumeurs persistantes d’un éloignement ou de désaccords entre les deux leaders.
Depuis plusieurs mois, les spéculations sur une prétendue tension entre les deux hommes s’étaient amplifiées. En septembre 2024, Cheikhna Keïta, ancien commissaire de police, avait été emprisonné pour diffusion de fausses nouvelles après avoir affirmé qu’une présumée altercation physique avait eu lieu entre le président de la République et son Premier ministre au Palais de la République.
Quelques mois plus tard, plus précisément ce 24 décembre 2024, Africa Intelligence rapportait des désaccords supposés sur le sort d’Air Sénégal. La compagnie aérienne, en difficulté financière, serait devenue un point de friction entre les deux hommes. Alors qu’Ousmane Sonko plaidait pour une intervention financière forte de l’État afin de sauver ce bijou national, Bassirou Diomaye Faye s’était montré plus réservé, insistant sur les risques d’un tel soutien sans garanties solides de redressement.
Ainsi, le choix porté sur le prénom de la fille du chef de l’État apparaît comme une réponse claire et directe à ces rumeurs de dissension. En honorant la mère d’Ousmane Sonko, le président réaffirme son respect et son admiration pour son Premier ministre vu que cet hommage n’est pas une première. Pendant ses années de militantisme au sein du « Pastef », Bassirou Diomaye Faye avait déjà choisi de nommer son fils, né de son union avec sa première épouse, Marie Khone, après Ousmane Sonko.
Aujourd’hui, le « bébé patriote », devient, dès lors, le symbole d’une alliance renforcée et un message à l’endroit d’une opposition qui attend le clash du tandem Diomaye-Sonko.


La Dakaroise

SCANDALE PRÉSUMÉ DE LA SECAM : Part de vérité de Mame Boye Diao

Mame Boye Diao, ancien directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), réfute les accusations de malversations financières liées à l’acquisition de la société Secam par la CDC. Il précise qu’il n’a joué aucun rôle dans la finalisation de l’acquisition.

Mame Boye Diao, ancien directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), a fermement démenti les accusations portées contre lui dans le cadre d’un scandale présumé impliquant la société de construction et d’aménagement (Secam). Selon un article du journal Libération et certains sites en ligne, Diao aurait été cité dans une affaire de malversations financières, aux côtés de l’ex-directeur de la CDC, Cheikh Issa Sall. Cette affaire concerne l’acquisition de Secam par la CDC, pour un montant de 6 milliards de francs CFA, ainsi que des accusations de détournements financiers s’élevant à 1,051 milliard de francs CFA et un préjudice de 1,7 milliard de francs CFA.
Mame Boye Diao a réagi rapidement en publiant un message sur sa page Facebook dans lequel il dément formellement toute implication dans ce scandale. Il a précisé que son nom n’a été mentionné que pour rappeler qu’il était directeur général de la CDC au moment de l’acquisition de la société Secam, mais sans qu’il n’y ait de lien établi avec des faits délictueux. Selon lui, cette acquisition s’inscrivait dans la volonté de la CDC de renforcer sa chaîne de valeur dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, avec l’ajout d’une société de génie civil. Cette acquisition, ajoute-t-il, n’a été rendue possible qu’après l’avis favorable de la commission de surveillance et la certification des états financiers de Secam par un expert agréé.
Il souligne que la cession de Secam n’a été finalisée qu’en décembre 2023, soit trois mois après son départ de la CDC, ce qui rend toute implication de sa part dans cette transaction illogique. Diao dénonce ce qu’il considère comme une manipulation de l’opinion publique, précisant qu’il n’a pas été entendu par la DIC (Division des investigations criminelles) et n’a aucune connaissance d’une plainte déposée contre lui. Il rappelle également que l’Inspection générale d’État a mené une mission à la CDC, dont les résultats seront communiqués aux autorités compétentes.
L’ancien directeur général de la CDC met également en doute certaines informations de l’article, notamment la contestation des éléments d’actifs de la société Secam et l’installation de la filiale CDMP dans un de ses immeubles. Enfin, Mame Boye Diao réfute toute accusation de paiement frauduleux, surtout après une lettre d’opposition émise par le ministre des Finances.
Pour rappel, en septembre 2024, avant les élections législatives, une source révélait au « Dakarois Quotidien » que Mame Boye Diao, Doura Baldé et Farba Ngom étaient dans le viseur du Pool Judiciaire Financier (PJF) – voir UNE du 24 septembre 2024 -.
Lors des législatives de novembre 2024, les deux originaires de Kolda ont affiché leur soutien à la mouvance présidentielle, Pastef, pendant que l’enfant du Fouta a réitéré sa fidélité à l’APR. En effet, Farba Ngom, actuel député et maire des Agnams, dont l’immunité parlementaire a été levée car cité dans une affaire de 125 milliards par la Centif, a renouvelé sa loyauté à l’ancien chef de l’État, Macky Sall.

Le Dakarois

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°381 – 27/01/2025

🔴 HOMMAGE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE À LA FAMILLE DU PREMIER MINISTRE : LE « BÉBÉ PATRIOTE » MET FIN AUX RUMEURS DE TENSIONS
🔴 SCANDALE PRÉSUMÉ DE LA SECAM : LA PART DE VÉRITÉ DE MAME BOYE DIAO

🔴 LIGUE 1 / DERBY DE LA BANLIEUE : GUÉDIAWAYE FC SURCLASSE L’AS PIKINE
🔴 LUTTE : LES DUELS SA THIÈS VS ZARKO ET DIÈNE KAÏRÉ VS POKOLA BALDÉ EN CUISINE

Ministère de la Communication : Abass Fall dénonce un scandale de salaires excessifs

Lors d’une interview accordée à Radio Sénégal International (RSI) ce dimanche 26 janvier 2025, le ministre du Travail, Abass Fall, a fait des révélations troublantes sur des pratiques qu’il qualifie de népotiques et politisées sous l’ancien régime. Ces pratiques concerneraient des recrutements et des avantages indus au sein de plusieurs ministères et directions.

Abass Fall a particulièrement pointé du doigt le ministère des Télécommunications et de la Communication, anciennement dirigé par Moussa Bocar Thiam sous le régime de Macky Sall. Selon lui, des décrets auraient été modifiés pour permettre l’attribution de salaires exorbitants allant de 2 à 3 millions de francs CFA à des assistantes. Ces rémunérations dépasseraient même le salaire de base d’un ministre, qui, selon ses précisions, s’élève à 2,9 millions de francs CFA, hors indemnités de logement d’un million.

Le ministre du Travail n’a pas mâché ses mots, dénonçant une gestion financière marquée par des abus et une mauvaise utilisation des ressources publiques. Cette situation, d’après lui, reflète une gouvernance où les intérêts personnels et partisans prenaient le pas sur l’intérêt général.

Ces révélations mettent en lumière la nécessité d’une réforme approfondie des pratiques administratives et financières au sein des ministères. Abass Fall a réaffirmé l’engagement du gouvernement actuel à promouvoir une gestion rigoureuse, fondée sur la transparence et l’équité dans l’attribution des postes et des avantages financiers.

Ces accusations risquent de raviver le débat sur la gestion des ressources publiques sous l’ancien régime. Pour l’instant, aucune réaction officielle de Moussa Bocar Thiam ou d’autres responsables de l’exécutif passé n’a été enregistrée.

Scandale financier : Mame Boye Diao réfute les accusations liées à l’acquisition de la Secam par la CDC

Dans une mise au point publiée en réponse à un article du journal Libération, Mame Boye Diao, ancien directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), a vigoureusement rejeté les accusations de malversations portées à son encontre dans le cadre de l’acquisition de la Société de Construction et d’Aménagement (Secam). Il dénonce une tentative de manipulation de l’opinion et assure que toutes les procédures ont été menées conformément aux règles, bien après son départ de la CDC.

Selon Mame Boye Diao, l’acquisition de la Secam s’inscrivait dans une stratégie de diversification de la CDC pour compléter son écosystème dans le secteur des BTP. Cette démarche visait à intégrer une société de génie civil afin de renforcer les activités déjà existantes, notamment celles de CDC Habitat, CACO (ingénierie) et Béton du Sahel (production de béton). L’ancien directeur général précise que cette opération a été validée par la Commission de surveillance, après examen des documents nécessaires, dont la certification des états financiers par un expert agréé.

Mame Boye Diao insiste sur le fait que l’acte de cession de la Secam n’a été finalisé qu’en décembre 2023, soit trois mois après son départ de la CDC en septembre de la même année. Il réfute catégoriquement toute implication personnelle dans cette acquisition et considère que les accusations portées contre lui reposent sur des interprétations erronées des faits.

Par ailleurs, il souligne qu’il n’a jamais été convoqué par la Division des Investigations Criminelles (DIC) et qu’aucune plainte n’a été déposée à son encontre. Il rappelle également que l’Inspection Générale d’État (IGE) a mené une mission à la CDC et que ses conclusions seront communiquées aux autorités compétentes.

L’ancien directeur général remet également en question certaines incohérences soulevées dans l’article, notamment l’utilisation actuelle d’un immeuble appartenant à la Secam par une filiale de la CDC, la CDMP, alors que les actifs de la Secam sont contestés.

Mame Boye Diao appelle à un traitement rigoureux et objectif des faits et fustige les accusations qu’il qualifie de légères et infondées. Il conclut en invitant les acteurs impliqués à éviter de jeter des personnalités en pâture à l’opinion publique sans preuve tangible.

Affaire Secam : Deux anciens directeurs généraux de la CDC impliqués dans un scandale financier

Un scandale financier d’une ampleur considérable secoue actuellement la Société de construction et d’aménagement (Secam), filiale de la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Mame Diakhoumpa, le nouveau directeur général de la Secam, a déposé une plainte contre Babacar Ndiaye, ancien actionnaire unique de la société, qu’il accuse de malversations financières portant sur 1,051 milliard de francs CFA, ainsi qu’un préjudice évalué à 1,7 milliard de francs CFA. Ce dossier met également en lumière le rôle controversé de deux anciens directeurs généraux de la CDC : Cheikh Issa Sall et Mame Boye Diao.

D’après les informations révélées par Libération, les faits remontent à la période où Babacar Ndiaye a cédé 60 % des parts de la Secam à la CDC pour un montant de 6 milliards de francs CFA. Mame Diakhoumpa, dans sa déposition à la Division des investigations criminelles (DIC), a pointé des irrégularités dans les paiements effectués par la CDC malgré une injonction du ministre des Finances et du Budget, feu Moustapha Bâ, demandant la suspension de la transaction. Selon lui, cette injonction n’a pas été respectée, et les paiements ont continué jusqu’à atteindre 4,7 milliards de francs CFA.

Cheikh Issa Sall, dernier directeur général de la CDC sous Macky Sall, et son prédécesseur Mame Boye Diao ne sont pas directement visés par la plainte, mais leurs noms figurent dans la déposition de Mame Diakhoumpa.

Selon ce dernier, c’est sous la direction de Cheikh Issa Sall que les paiements ont continué malgré les instructions contraires du ministère. Quant à Mame Boye Diao, il aurait initié les négociations pour l’acquisition des parts de la Secam par la CDC. Le premier versement aurait même été effectué durant son mandat à la tête de l’institution.

Ce scandale soulève des questions sur la gouvernance et la transparence au sein de la CDC. Pourquoi les paiements ont-ils continué malgré une directive ministérielle explicite ? Quels mécanismes de contrôle ont failli dans cette opération ?

Mame Diakhoumpa, en portant l’affaire devant la justice, cherche à faire toute la lumière sur les responsabilités dans ce dossier qui mêle malversations présumées et décisions controversées. Une enquête approfondie est attendue pour déterminer les implications exactes des différents acteurs cités et, potentiellement, établir les responsabilités pénales.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°380 – du 25 ET 26/01/2025

🔴 LEVÉE DE L’IMMUNITÉ PARLEMENTAIRE DE FARBA NGOM : ÇA CHAUFFE AUX AGNAMS 
🔴 À PEINE AFFRANCHI DE PRISON : MOUSTAPHA DIAKHATÉ RELANCE L’OFFENSIVE

🔴 PRÉPARATIFS DU TIRAGE AU SORT CAN 2025 : RABAT SORT LE GRAND JEU
🔴 FÉDÉ DE BASKET / « MANQUE DE CONSIDÉRATION » : MAGATTE DIOP REFUSE LE POSTE DE CONSEILLER

Manifestations aux Agnams : tensions après la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom

La levée de l’immunité parlementaire du député-maire des Agnams, Farba Ngom, a déclenché une vive agitation dans sa commune. Ce vendredi soir, de nombreux jeunes ont pris d’assaut les rues pour exprimer leur désaccord, provoquant des troubles dans cette localité du Nord.

Des pneus enflammés et des barricades ont été érigés sur la nationale 2, bloquant la circulation et perturbant le quotidien des habitants. Plusieurs autres zones de la commune ont également été touchées par ces manifestations, témoignant d’un mécontentement palpable dans la population locale.

Dans la matinée, des chefs religieux influents de la région ont organisé des prières collectives. Ces moments de recueillement avaient pour objectif d’implorer la grâce divine en faveur de Farba Ngom, tout en appelant à préserver la paix et la stabilité dans le pays.

Fouta à l'instant...

Moustapha Diakhaté, après sa sortie de prison : « Plus que jamais déterminé à défendre le Sénégal et les Sénégalais »

De retour après son incarcération à Rebeuss, Moustapha Diakhaté, ancien parlementaire et figure politique sénégalaise, s’est exprimé sur son expérience et ses aspirations renouvelées pour le Sénégal. Lors d’un entretien sur la RFM, il a partagé ses réflexions sur son séjour en prison et affirmé son engagement intact pour les valeurs démocratiques.

« Je suis en très bonne santé. Et, comme avant mon entrée en prison, je reste convaincu que le combat pour le respect du pluralisme et de la liberté d’expression reste mon crédo », a déclaré Moustapha Diakhaté, déterminé et serein.

Qualifiant son passage à Rebeuss de véritable leçon de vie, il a décrit la prison comme une expérience enrichissante. « Rebeuss, c’est le plus grand livre que tout Sénégalais doit lire. C’est une vraie université : quand on y entre, on apprend davantage sur le Sénégalais et ses problèmes. Un séjour à Rebeuss, même s’il faut payer pour y aller, il faut le faire. J’ai beaucoup appris là-bas », a-t-il affirmé.

Moustapha Diakhaté a réitéré son engagement politique, qu’il estime aujourd’hui encore plus fort. « Mon combat reste un combat pour la défense du pluralisme et de la liberté d’expression, autrement dit, pour la démocratie, l’État de droit et la bonne gouvernance. Je suis plus que jamais déterminé à consacrer ma vie à la défense du Sénégal et des Sénégalais », a-t-il insisté.

L’ancien parlementaire a promis de revenir plus en détail sur ces différents aspects lors d’une prise de parole prévue mardi, sans donner davantage de précisions sur le contenu ou le cadre de cette intervention.

LEVÉE DE L’IMMUNITÉ PARLEMENTAIRE DE FARBA NGOM : Amadou Ba (Jamm Ak Jariñ), Tafsir Thioye et Mbaye Dione s’abstiennent

Lors du vote à l’Assemblée nationale pour la levée de l’immunité parlementaire du député Farba Ngom, des abstentions notables ont marqué les esprits. Amadou Ba (Jamm Ak Jariñ), Tafsir Thioye et Mbaye Dione, tous anciens membres de l’Alliance pour la République (APR) avant les élections de 2024, ont décidé de ne pas prendre position en votant ni pour, ni contre.
Ces trois figures politiques, autrefois alliées au sein du même camp que le maire des Agnams, étaient des soutiens actifs de l’APR avant la recomposition du paysage politique sénégalais après les dernières échéances électorales. C’est pourquoi leur choix de s’abstenir a suscité des interrogations, notamment sur leurs motivations et leur position actuelle vis-à-vis de leur ancien parti.
Si une majorité écrasante de députés a voté en faveur de la levée de l’immunité de Farba Ngom, cette abstention collective d’anciens alliés de l’APR reflète une certaine réserve ou désaccord face à la procédure en cours.

Assemblée nationale : levée de l’immunité parlementaire du député Farba Ngom

La séance de ce matin à l’Assemblée nationale a abouti à une décision majeure : la levée de l’immunité parlementaire du député Farba Ngom. Sur les 136 députés présents, 130 ont voté en faveur de cette mesure, marquant une étape décisive dans cette affaire.

Ce vote a été marqué par des tensions au sein de l’hémicycle. Les députés de Takku Wallu Sénégal ont quitté la salle en signe de protestation, dénonçant ce qu’ils considèrent comme une démarche biaisée de la part de la majorité parlementaire. Leur départ a accentué les divisions politiques au sein de l’Assemblée, où les débats étaient déjà houleux.

Avec la levée de son immunité, Farba Ngom pourrait désormais être soumis à des poursuites judiciaires, selon les raisons invoquées par les autorités compétentes. Cette décision ouvre la voie à des investigations ou procédures judiciaires, bien qu’aucune information détaillée n’ait été communiquée sur les charges éventuelles.

Ce vote s’inscrit dans un contexte politique marqué par des tensions croissantes entre majorité et opposition. Il constitue également un signal fort sur la capacité de l’Assemblée nationale à traiter des cas sensibles, malgré les critiques de partialité et les divisions internes.

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