Enquête sur des conventions entre l’État du Sénégal et le cabinet Lazareff Le Bars : le parquet financier ouvre une information judiciaire

Une nouvelle affaire secoue les sphères politico-financières du Sénégal. Selon le journal Libération, une enquête a été ouverte par le parquet financier concernant les conventions signées entre l’État du Sénégal, sous la présidence de Macky Sall, et le prestigieux cabinet français Lazareff Le Bars, spécialisé dans l’arbitrage international, les contentieux et le conseil juridique et fiscal en Afrique.

Au cœur de cette enquête : des soupçons de blanchiment de capitaux. L’Agent judiciaire de l’État (AJE) s’est d’ailleurs constitué partie civile dans ce dossier, ce qui témoigne de la gravité des faits présumés.

D’après les informations relayées par Libération dans son édition du lundi 10 mars, les autorités judiciaires s’intéressent à une série de virements effectués depuis le Trésor public sénégalais au profit du cabinet français, pour un montant global de 6 milliards 736 millions 215 mille 61 francs CFA, répartis entre avril 2018 et avril 2024.

Plus troublant encore : la dernière transaction recensée aurait été réalisée le 2 avril 2024, jour même de la passation de pouvoir entre le président sortant Macky Sall et son successeur Bassirou Diomaye Faye, fraîchement investi après avoir prêté serment. Ce timing particulier a visiblement renforcé les interrogations du parquet.

Les investigations en cours devraient permettre de déterminer la nature exacte des prestations fournies par le cabinet Lazareff Le Bars, d’identifier les bénéficiaires finaux des fonds et d’évaluer la conformité des contrats avec les règles de la commande publique.

L’affaire pourrait donc rebondir dans les prochains jours, avec d’éventuelles convocations et auditions. Elle intervient dans un contexte de transition politique où les nouvelles autorités semblent vouloir renforcer la transparence dans la gestion des ressources publiques et faire toute la lumière sur certaines pratiques de l’ancien régime.

Affaire ArcelorMittal : La justice sénégalaise ouvre une information judiciaire pour corruption et blanchiment

Le dossier opposant l’État du Sénégal à la multinationale ArcelorMittal connaît de nouveaux développements judiciaires. Une information judiciaire a été ouverte à Dakar pour des accusations graves, incluant association de malfaiteurs, corruption, recel, blanchiment de capitaux, escroquerie et complicité. Cette procédure vise plusieurs entités du groupe ArcelorMittal, notamment ArcelorMittal Holdings AG, ArcelorMittal Limited, ArcelorMittal Mining Sénégal SA et ArcelorMittal Infrastructures Sénégal SA.

L’affaire, confiée au doyen des juges, a déjà franchi deux étapes majeures. Premièrement, l’agent judiciaire de l’État a été entendu et a confirmé la plainte, réitérant ainsi la constitution de partie civile du Sénégal. Deuxièmement, la Division des Investigations Criminelles (DIC) a été saisie pour transmettre des convocations aux responsables des filiales sénégalaises du groupe. Or, ces derniers restent introuvables, laissant planer des soupçons de fuite.

Cette évolution intervient alors qu’ArcelorMittal Sénégal était récemment en conflit avec l’administration fiscale. L’entreprise a contesté un redressement de 1,05 milliard de FCFA devant le tribunal. Selon des sources proches du dossier, tous les comptes bancaires rattachés à la société et à ses filiales auraient été vidés, renforçant les inquiétudes sur d’éventuelles manœuvres financières suspectes.

L’origine de l’affaire remonte à 2011, lorsque l’État du Sénégal a saisi la Chambre de Commerce Internationale (CCI) pour dénoncer le non-respect par ArcelorMittal du protocole d’accord relatif à l’exploitation du gisement de fer de la Falémé. En septembre 2013, la CCI a reconnu la responsabilité du groupe sidérurgique, ouvrant la voie à une phase de détermination des réparations. L’État du Sénégal réclamait alors entre 1 600 et 3 300 milliards de FCFA de dédommagements.

Cependant, le 30 mai 2014, un accord transactionnel a été signé entre le gouvernement sénégalais et ArcelorMittal, mettant fin à la procédure. Cet accord, négocié en toute discrétion, prévoyait un versement de 150 millions de dollars à l’État sénégalais. Mais selon l’enquête de Libération, ces fonds n’auraient jamais été reversés au Trésor public.

Un élément troublant de l’affaire réside dans la gestion de ces 150 millions de dollars. D’après la plainte obtenue par Libération, cet argent aurait été versé sur deux comptes CARPA détenus par l’avocat français François Meyer, qui est intervenu dans le dossier à la dernière minute. La mise à l’écart des avocats initialement engagés par l’État du Sénégal suscite des interrogations sur d’éventuelles transactions occultes.

Aujourd’hui, les autorités sénégalaises semblent déterminées à faire la lumière sur cette affaire, en particulier sur la destination réelle des fonds issus de l’accord. L’information judiciaire en cours pourrait déboucher sur des poursuites judiciaires contre les acteurs impliqués, y compris les responsables d’ArcelorMittal au Sénégal.

Un Centre d’Appareillage Orthopédique de Pointe ouvre ses portes en Casamance, un espoir pour les Victimes de Mines

Les victimes de mines du conflit en Casamance peuvent enfin voir leur quotidien allégé grâce à l’inauguration d’un centre d’appareillage orthopédique de pointe. Le coordonnateur de l’Association des victimes de mines (ISAD-ASVM), Sarany Diatta, explique que ce centre marque une nouvelle ère où les membres de l’association n’auront plus besoin de se rendre en Guinée-Bissau pour obtenir des prothèses.

Depuis 2015, l’association a facilité le déplacement de personnes handicapées vers la Guinée-Bissau pour l’acquisition d’appareils orthopédiques. Désormais, ce centre moderne répondra aux besoins des victimes de mines de la Casamance avec des équipements de dernière génération. En outre, il offrira une prise en charge à d’autres personnes vivant avec un handicap de la région et même des pays voisins.

Le centre dispose d’outils de réadaptation physique à la pointe de la technologie, notamment des appareillages de rééducation, des prothèses et des équipements sportifs. Sa réalisation a été rendue possible grâce à la collaboration de plusieurs partenaires, dont le CRS-USAID, l’AJWS, HI, CNAMS, entre autres.

Arame Top Sène, Directrice générale de l’Action Sociale, souligne que ce centre contribuera à combler le déficit en produits et spécialistes dans le domaine de l’orthopédie et de la réadaptation fonctionnelle. Elle exprime également l’espérance que le centre pourra prendre en charge au moins 600 personnes et former au moins 10 techniciens dans le domaine de l’orthopédie et des nouvelles technologies d’assistance.

Situé à Boutoute, dans la commune de Niaguis, ce centre d’appareillage et de réadaptation physique représente un véritable espoir pour les personnes handicapées de la Casamance et au-delà. Son ouverture marque un pas en avant significatif dans la prise en charge et l’accompagnement des victimes de mines et des personnes vivant avec un handicap dans la région.

Disparition tragique d’un jeune conducteur de moto à Thiès : La police ouvre une enquête

Aliou Diallo, un jeune conducteur de moto « Jakarta » de 25 ans, demeurant au quartier Thialy dans la commune de Thiès-Nord, a été retrouvé mort hier sur la route Thiès-Mont-Rolland après avoir été porté disparu pendant plus d’une semaine.

Les éléments de la caserne des sapeurs-pompiers et de la police, alertés de la disparition, se sont rapidement déployés sur les lieux. Ils ont découvert le corps sans vie d’Aliou Diallo dans un état de décomposition avancée. Face à la situation, il a été décidé de procéder à l’inhumation du défunt sur place.

Les circonstances exactes de sa mort demeurent encore inconnues, et sa moto demeure introuvable. Certains de ses proches ont exprimé des soupçons d’agression, suggérant une possible piste criminelle.

Face à ces éléments troublants, la police a ouvert une enquête pour faire la lumière sur les circonstances exactes de ce décès tragique et tenter de retrouver la moto disparue. Les autorités sont actuellement à la recherche de témoins potentiels et examinent toutes les pistes possibles pour élucider ce mystère et apporter des réponses à la famille d’Aliou Diallo et à la communauté locale.

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