Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass : à Kaffrine, les étudiants réclament des infrastructures et le paiement des bourses

La tension monte au campus social de Kaffrine, rattaché à l’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass (USSEIN). Ce mercredi, les étudiants ont tenu une conférence de presse pour alerter l’opinion publique sur la dégradation continue de leurs conditions d’études et pour affirmer leur solidarité avec le mouvement national qui secoue l’enseignement supérieur sénégalais.

Au nom de ses camarades, Zacharia Bakary, secrétaire général de l’amicale de l’UFR Sciences sociales et environnementales, a dressé un constat préoccupant. Selon lui, l’absence d’infrastructures universitaires propres contraint les étudiants à suivre leurs cours dans des abris provisoires installés au sein du Centre régional de formation du personnel éducatif. Un espace initialement destiné aux élèves-maîtres et aujourd’hui partagé, dans des conditions jugées inadaptées à un enseignement supérieur digne de ce nom.

Cette cohabitation forcée, combinée au manque de salles de cours, de bibliothèques fonctionnelles et d’espaces administratifs, freinerait considérablement l’épanouissement académique des étudiants et poserait la question même de l’identité universitaire à Kaffrine. Pour les responsables des amicales, il est urgent que des infrastructures permanentes soient érigées afin de garantir un environnement d’apprentissage stable et conforme aux standards universitaires.

Au-delà de la question des infrastructures, les étudiants dénoncent un encadrement pédagogique insuffisant, marqué par un déficit d’enseignants et des difficultés d’organisation académique. À cela s’ajoutent, selon eux, des retards récurrents dans le paiement des bourses, qui plongent de nombreux étudiants dans une précarité sociale préoccupante. Les lourdeurs administratives sont également pointées du doigt, accusées de ralentir les démarches académiques et de compliquer inutilement leur parcours universitaire.

Dans ce contexte déjà tendu, les étudiants de Kaffrine ont également exigé la libération de leurs camarades actuellement en détention dans le cadre des mouvements universitaires récents. Ils estiment que cette mesure constitue une condition essentielle pour restaurer un climat d’apaisement et favoriser la reprise sereine des activités académiques.

La conférence de presse a également été marquée par un hommage appuyé à Abdoulaye Ba, étudiant décédé le 9 janvier dernier lors d’affrontements survenus à l’Université Cheikh Anta Diop. Pour les étudiants de Kaffrine, ce drame symbolise la profondeur de la crise que traverse l’enseignement supérieur sénégalais. Ils appellent ainsi les autorités à apporter une réponse structurelle et durable aux revendications étudiantes, notamment sur la réforme des bourses, la réouverture des restaurants universitaires et l’amélioration globale des conditions d’études.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°667 – 07/02/2026

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Enseignement supérieur : le paiement des bourses universitaires démarre ce mardi 8 juillet

Bonne nouvelle pour des milliers d’étudiants sénégalais : le paiement des bourses d’études du mois de juin 2025 débutera officiellement le mardi 8 juillet 2025. L’annonce a été faite dans un communiqué publié ce lundi par la Direction des Bourses relevant du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Selon les précisions fournies, cette opération concerne l’ensemble des étudiants régulièrement inscrits dans les établissements publics d’enseignement supérieur sur le territoire national, pour l’année universitaire 2024-2025. Le versement des allocations d’études est effectué par les services du Trésor public, en collaboration avec les banques partenaires et les structures de paiement agréées.

Cette mesure vise à permettre aux étudiants de faire face aux nombreuses dépenses de fin d’année universitaire, notamment celles liées aux examens, à la préparation des soutenances et aux frais de subsistance. Comme à l’accoutumée, la Direction des Bourses a invité les bénéficiaires à vérifier la disponibilité effective de leurs allocations auprès de leurs agences habituelles avant de se déplacer, afin d’éviter les longues files d’attente et les regroupements inutiles.

Le calendrier de paiement est organisé de façon échelonnée, en fonction des établissements et des régions, pour mieux fluidifier la distribution et assurer la prise en charge de tous les ayants droit.

Le paiement des bourses reste un enjeu majeur dans le climat social des universités sénégalaises, où les retards fréquents ont parfois suscité des mouvements d’humeur et des grèves. Le respect de ce calendrier devrait contribuer à apaiser le front universitaire dans un contexte marqué par la multiplication des revendications, tant sur les conditions pédagogiques que sur la situation sociale des étudiants.

Les autorités invitent enfin tous les étudiants à se rapprocher des services de la Direction des Bourses ou des correspondants administratifs de leurs universités pour toute question relative aux modalités pratiques de paiement et à la régularité de leurs dossiers.

Paiement des bourses : le MESRI fixe la date après la colère des étudiants

Face à la grogne des étudiants due au retard dans le paiement des allocations, le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) a réagi en annonçant la date de versement des bourses. Dans un communiqué transmis à la presse, le ministère informe que le paiement des allocations débutera ce jeudi 6 février 2025.

Selon le MESRI, les paiements se feront de manière progressive, notamment pour les étudiants retardataires, en raison des montants élevés à couvrir. Ces allocations concernent la période allant d’octobre 2023 à septembre 2024.

Ce matin, une vague de contestation a secoué l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), où de nombreux étudiants ont exprimé leur exaspération face aux retards répétés des paiements. Des manifestations ont éclaté sur le campus, traduisant un ras-le-bol général quant à la gestion des bourses.

Avec cette annonce du ministère, les étudiants espèrent désormais voir la situation se décanter rapidement afin d’éviter de nouvelles perturbations dans les universités publiques du pays.

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