Pakistan-Sénégal : 65 ans de relations diplomatiques célébrés à Dakar

Dakar a été le théâtre, ce mardi 28 janvier 2025, du lancement officiel des célébrations marquant les 65 ans de relations diplomatiques entre le Pakistan et le Sénégal. L’événement, organisé par l’ambassade de la République islamique du Pakistan, a mis en lumière la solidité des liens historiques entre les deux nations, ainsi que les perspectives de coopération future.

Lors de la cérémonie, l’ambassadrice du Pakistan au Sénégal, Saima Sayed, a rappelé l’importance du Sénégal en tant qu’acteur clé en Afrique de l’Ouest, notamment grâce à son rôle central au sein de la CEDEAO et de l’Union africaine. Elle a souligné que les 65 années de relations bilatérales témoignent d’un partenariat fondé sur la confiance, la coopération économique et le soutien mutuel sur la scène internationale.

Parmi les domaines de collaboration les plus marquants, l’ambassadrice a cité :

• Le commerce et l’agriculture : Le Pakistan exporte régulièrement du riz vers le Sénégal, un produit de première nécessité dans l’alimentation locale.

• La coopération éducative et diplomatique : Des formations sont offertes aux diplomates sénégalais, aux fonctionnaires et aux militaires dans divers domaines stratégiques.

• Les échanges commerciaux croissants : Les entreprises pakistanaises participent activement aux foires commerciales sénégalaises, tandis que les acteurs économiques sénégalais s’intéressent de plus en plus au marché pakistanais.

• Les secteurs stratégiques : L’ambassadrice a évoqué les opportunités de coopération dans les produits pharmaceutiques, le textile, les articles de sport et les machines agricoles.

L’événement a également été marqué par l’intervention de l’ambassadeur Ousmane Diop, représentant le ministère des Affaires étrangères du Sénégal, qui a réaffirmé la volonté du gouvernement sénégalais de renforcer ces liens. Il a souligné l’importance d’approfondir la coopération bilatérale dans les domaines de l’industrie, de la technologie et de la culture.

Un moment symbolique de cette célébration a été le dévoilement du logo officiel des 65 ans de relations diplomatiques. Celui-ci intègre deux monuments emblématiques : le Minar-e-Pakistan, symbole de Lahore, et le Monument de la Renaissance africaine, icône de Dakar. Cette représentation graphique incarne l’amitié durable entre les deux nations et leur vision commune d’un avenir prospère et pacifique.

L’ambassadrice Saima Sayed a exprimé l’espoir que cette année anniversaire serve de catalyseur pour approfondir la coopération entre les peuples et les gouvernements des deux pays. Elle a insisté sur l’importance de renforcer les liens commerciaux, culturels et éducatifs, afin de répondre aux défis communs et de favoriser un développement mutuellement bénéfique.

Le président iranien Ebrahim Raïssi en visite au Pakistan pour renforcer les liens bilatéraux

Le président iranien Ebrahim Raïssi a entamé ce lundi sa première visite officielle au Pakistan, dans le but de renforcer les liens entre les deux voisins après une brève flambée de tensions en janvier 2024. Accompagné par plusieurs ministres et des hommes d’affaires, Raïssi prévoit des rencontres avec le président et le Premier ministre pakistanais, ainsi que des visites à Lahore et Karachi.

Les relations entre Téhéran et Islamabad avaient été tendues en janvier, lorsque l’Iran avait mené une attaque contre un groupe « terroriste » sur le sol pakistanais, suivi par une riposte du Pakistan ciblant des « caches terroristes » en Iran. Après quelques jours de tensions, les deux pays avaient finalement annoncé le retour à la normale de leurs relations.

Cette visite survient dans un contexte où une vingtaine de membres des forces de l’ordre iraniennes ont été récemment tués dans le sud-est, près de la frontière avec le Pakistan et l’Afghanistan, par un groupe djihadiste basé au Pakistan, selon les autorités iraniennes.

Malgré ces défis sécuritaires, le Pakistan a réaffirmé son engagement envers la coopération avec l’Iran, notamment en annonçant la reprise d’un important projet de construction d’un gazoduc pour la fourniture de gaz iranien au Pakistan, en dépit de l’opposition des États-Unis.

La visite de Raïssi revêt une importance particulière pour consolider les liens économiques et stratégiques entre les deux pays, tout en renforçant la coopération dans la lutte contre le terrorisme et en promouvant la stabilité régionale dans la région.

Des inondations meurtrières frappent le Pakistan, faisant au moins 65 morts

Le Pakistan est en proie à des intempéries dévastatrices qui ont engendré des inondations meurtrières et des effondrements de maisons, causant la mort d’au moins 65 personnes au cours des quatre derniers jours, selon les autorités locales. Ces précipitations, d’une intensité exceptionnelle, ont débuté en début du mois d’avril et ont dépassé de deux fois la moyenne historique pour cette période.

Les régions les plus touchées se trouvent dans la province du Khyber Pakhtunkhwa, située dans le nord-ouest du pays, où 32 personnes, dont 15 enfants, ont perdu la vie. Les habitants ont été confrontés à des crues subites et à des effondrements de maisons, les forçant à chercher refuge sur des terrains plus élevés et à construire des abris temporaires pour se protéger.

Outre les inondations, 28 personnes ont été tuées par la foudre, ajoutant au bilan déjà lourd de cette catastrophe naturelle. Les autorités météorologiques ont souligné que les niveaux de précipitations observés au cours de cette période ont largement dépassé les normales historiques, avec une augmentation de 99% par rapport aux données des 30 dernières années.

Les experts météorologiques ont également mis en avant le rôle du changement climatique dans l’intensification de ces phénomènes météorologiques extrêmes, soulignant ainsi la vulnérabilité du Pakistan face à de tels événements.

Bien que les pluies se soient calmées ces derniers jours dans la plupart des régions du pays, de nouvelles intempéries sont prévues dans les prochains jours, suscitant des craintes de nouvelles conséquences désastreuses pour les populations locales.

Le Pakistan, en tant que cinquième pays le plus peuplé au monde, est confronté à des défis majeurs en matière de gestion des risques liés au climat, comme en témoigne cette tragédie récente.

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