Coopération sino-sénégalaise : 1 836 milliards de FCFA de prêts contractés en 24 ans, un partenariat structurant pour le développement

Le Sénégal s’impose progressivement comme l’un des partenaires stratégiques majeurs de la Chine en Afrique de l’Ouest, à la faveur d’un volume important de financements mobilisés sur plus de deux décennies. Entre 2000 et 2024, le pays a contracté 29 prêts auprès de bailleurs chinois, pour un montant cumulé estimé à 3,3 milliards de dollars, soit environ 1 836 milliards de francs CFA. Ces chiffres ressortent des dernières données publiées par le Centre de politique de développement mondial de l’Université de Boston, qui dresse un panorama détaillé des engagements financiers chinois sur le continent africain.

À l’échelle africaine, les prêteurs chinois ont signé, sur la même période, 1 319 accords de prêts représentant un volume global de 180,87 milliards de dollars avec 49 gouvernements africains et sept institutions régionales. Ces financements, orientés vers des secteurs jugés stratégiques, traduisent la volonté de Pékin de consolider son ancrage économique en Afrique, tout en accompagnant des projets structurants dans les pays partenaires.

Au Sénégal, la ventilation sectorielle des prêts met clairement en évidence la prédominance du secteur des transports. Huit prêts, totalisant près de 1,4 milliard de dollars, ont été consacrés aux infrastructures lourdes, notamment à la construction et à la réhabilitation d’axes autoroutiers majeurs. Ces investissements visent à améliorer la mobilité, à réduire les coûts logistiques et à renforcer le désenclavement de plusieurs zones du pays, avec en toile de fond l’ambition de soutenir la croissance économique et l’intégration territoriale.

Derrière les transports, le secteur de l’eau et de l’assainissement s’impose comme une autre priorité. Quatre prêts, représentant 648,7 millions de dollars, ont été mobilisés pour financer des projets hydrauliques aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural. Ces investissements s’inscrivent dans une logique d’amélioration de l’accès à l’eau potable, de renforcement des réseaux de distribution et de modernisation des systèmes d’assainissement, dans un contexte où les besoins restent importants face à la croissance démographique et à l’urbanisation rapide.

Les télécommunications figurent également parmi les secteurs ayant bénéficié d’un appui conséquent. Six prêts, d’un montant cumulé de 514,9 millions de dollars, ont permis de soutenir la modernisation des infrastructures numériques, le déploiement de réseaux de communication et le développement de centres de données nationaux. Cette orientation reflète l’intérêt croissant porté au numérique comme levier de transformation économique et de compétitivité.

Au-delà de ces domaines phares, la coopération financière sino-sénégalaise touche une large palette de secteurs. L’énergie a bénéficié d’environ 328,7 millions de dollars de financements, tandis que l’administration publique a reçu près de 176,4 millions de dollars. D’autres secteurs, comme l’industrie et l’éducation, ont également enregistré des engagements, même si les montants y sont plus modestes. Cette diversité illustre l’extension progressive de l’empreinte chinoise dans les services publics et les infrastructures essentielles du pays.

Selon l’analyse de l’Université de Boston, l’année 2024 marque un tournant dans la stratégie des institutions financières chinoises. Les nouveaux prêts se concentrent davantage sur des pays avec lesquels les relations sont déjà bien établies, disposant de marchés plus profonds et présentant un potentiel de rentabilité jugé plus élevé, tout en étant perçus comme moins risqués. Dans ce contexte, l’Angola a capté la part la plus importante des financements en 2024, avec 1,45 milliard de dollars destinés principalement aux projets d’énergie et de routes.

Derrière l’Angola, des engagements plus modestes ont été enregistrés au Kenya, en Égypte, en République démocratique du Congo et au Sénégal. Cette position confirme néanmoins le statut du Sénégal comme partenaire de confiance de Pékin, bénéficiant d’un historique de coopération soutenue et d’un portefeuille de projets diversifié.

Sur fond de débats récurrents autour de l’endettement et de la soutenabilité des finances publiques, ces chiffres relancent la réflexion sur l’impact réel de la coopération sino-africaine. Pour le Sénégal, l’enjeu majeur reste de veiller à ce que ces financements se traduisent par des infrastructures durables, productives et génératrices de croissance inclusive, afin que les investissements consentis contribuent effectivement à transformer l’économie et à améliorer les conditions de vie des populations.

Bassirou Diomaye Faye signe un partenariat stratégique de 6 milliards FCFA avec la Fondation Gates

En marge de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a rencontré ce mercredi Bill Gates, président de la Fondation Gates. Cette entrevue s’est conclue par la signature d’un partenariat stratégique d’une valeur supérieure à 6 milliards de francs CFA, soit plus de 10 millions de dollars.

Selon la présidence sénégalaise, cet accord s’inscrit dans le cadre du New Deal technologique lancé par le chef de l’État. Il vise à transformer profondément l’écosystème numérique du pays, en mobilisant des ressources et des innovations capables d’accélérer la modernisation de plusieurs secteurs clés.

Parmi les axes prioritaires du partenariat figure la mise en place d’une identité numérique universelle destinée à l’ensemble des citoyens sénégalais. Cette mesure devrait faciliter l’accès aux services publics et renforcer l’inclusion numérique. Le projet prévoit également la création d’un hub d’intelligence artificielle qui orientera ses travaux vers des solutions innovantes dans les domaines de la santé et de l’agriculture, deux piliers essentiels du développement national.

Une Delivery Unit sera enfin installée pour veiller à la transparence et à l’efficacité dans la mise en œuvre des projets. Ce mécanisme, inspiré des meilleures pratiques internationales, aura pour mission de s’assurer que les engagements pris se traduisent rapidement par des résultats concrets pour les populations.

En scellant ce partenariat, le Sénégal confirme son ambition de s’imposer comme un acteur majeur de la transformation numérique en Afrique de l’Ouest, tout en bénéficiant de l’expertise et de l’accompagnement d’une fondation reconnue mondialement pour son engagement en faveur du progrès technologique et social.

Sénégal – FIDA : un partenariat renforcé pour moderniser l’agriculture et soutenir les zones rurales

En marge du Forum africain des systèmes alimentaires qui se tient actuellement à Diamniadio, le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a reçu en audience le président du Fonds international de développement agricole (FIDA), Alvaro Lario.

Selon une note publiée sur la page officielle de la Présidence, cette rencontre a été l’occasion de réaffirmer la solidité et la pertinence du partenariat entre le Sénégal et le FIDA, un partenariat construit autour de projets concrets en faveur de l’agriculture et du développement des zones rurales.

Les discussions ont porté sur plusieurs enjeux stratégiques. Les deux parties ont d’abord mis en avant la souveraineté alimentaire, considérée comme une priorité partagée et incontournable pour le continent. Le président Faye a insisté sur la nécessité d’accompagner durablement le monde rural à travers des investissements structurants, capables de renforcer les capacités de production, de réduire les pertes post-récoltes et de soutenir les exploitations familiales.

La modernisation des pratiques agricoles et la valorisation de la jeunesse ont également occupé une place centrale dans les échanges. Pour le chef de l’État, il s’agit non seulement de garantir une agriculture plus performante et résiliente, mais aussi d’en faire un véritable levier de création d’emplois et de perspectives pour les jeunes générations.

La rencontre a également permis de rappeler l’importance des axes de la Vision Sénégal 2050, qui place l’agriculture au cœur de la transformation économique et sociale du pays. Dans cette perspective, le rôle du FIDA est jugé essentiel pour appuyer des projets innovants, durables et inclusifs.

À l’issue de l’audience, le président Bassirou Diomaye Faye et Alvaro Lario ont réitéré leur volonté commune de consolider une coopération exemplaire, orientée vers l’innovation, la durabilité et le mieux-être des populations rurales.

Ce renforcement du partenariat Sénégal–FIDA s’inscrit dans une dynamique plus large, où l’agriculture est perçue comme le moteur d’une transformation structurelle de l’économie sénégalaise et un pilier pour atteindre la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Partenariat sino-sénégalais : Ousmane Sonko et l’ambassadeur Li Zhigang accélèrent la concrétisation du projet d’aciérie

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a reçu ce samedi 23 août 2025 l’ambassadeur de la République populaire de Chine, S.E. Li Zhigang, accompagné de hauts responsables de China Harbour Engineering Company (CHEC) et de BAOWU International, géant mondial de la sidérurgie. La rencontre, tenue à la Primature et rapportée par la cellule de communication officielle, s’inscrit dans la continuité des engagements pris lors de la récente visite d’Ousmane Sonko en Chine.

Au cœur des discussions figurait le projet d’implantation d’une aciérie au Sénégal, considéré comme un levier stratégique pour l’industrialisation du pays et un pilier du partenariat économique sino-sénégalais. La présence conjointe de CHEC, spécialisée dans les grandes infrastructures, et de BAOWU International, leader incontesté de la production d’acier, traduit la volonté des deux parties de donner une dimension concrète et opérationnelle à ce projet industriel d’envergure.

Selon la Primature, cette rencontre visait non seulement à réaffirmer l’engagement politique des deux pays, mais aussi à accélérer le processus de mise en œuvre des projets stratégiques discutés à Pékin. L’aciérie, en particulier, apparaît comme un investissement structurant qui pourrait transformer durablement le tissu économique sénégalais. Elle permettra de réduire la dépendance aux importations d’acier, d’approvisionner le marché local et régional, et de créer des milliers d’emplois directs et indirects.

Au-delà de l’impact économique, le projet est perçu comme un catalyseur de transfert de technologies et de renforcement des capacités locales. Le Sénégal, qui ambitionne de faire de l’industrialisation un moteur de sa croissance, voit dans ce partenariat une opportunité de renforcer ses infrastructures, de moderniser son appareil productif et d’accroître sa compétitivité sur la scène internationale.

La rencontre entre Ousmane Sonko et l’ambassadeur Li Zhigang illustre également la solidité des relations diplomatiques entre Dakar et Pékin. Depuis plusieurs années, la Chine s’impose comme un partenaire économique de premier plan pour le Sénégal, en finançant et réalisant des projets majeurs dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie et de l’agriculture. L’aciérie, dont la mise en œuvre entre dans une phase décisive, s’inscrit dans cette dynamique de coopération renforcée, tournée vers le développement durable et la création de valeur ajoutée locale.

En concrétisant ce projet, le Sénégal franchirait une étape importante dans sa quête d’industrialisation et d’autonomie économique, tout en consolidant un partenariat stratégique avec la Chine, acteur incontournable de l’économie mondiale.

Sénégal – PAM : Un partenariat renforcé pour la sécurité alimentaire et le développement inclusif

En marge de sa visite à Yokohama, le Président de la République du Sénégal a reçu en audience Mme Cindy McCain, Directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM), venue avec une importante délégation.

Cette rencontre a été l’occasion de saluer la qualité de la coopération entre le Sénégal et le PAM, un partenariat qui ne cesse de se consolider au fil des années. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté commune de le renforcer davantage autour de trois axes prioritaires :

le développement du programme de cantines scolaires, afin d’assurer une meilleure nutrition et de favoriser la rétention des élèves à l’école ; l’autonomisation des femmes, considérée comme un levier essentiel pour le progrès social et économique ; l’accès durable à l’eau, condition indispensable pour garantir une sécurité alimentaire effective.

Séville – Partenariat stratégique : Diomaye et Macron tracent les contours d’une nouvelle ère de coopération

À l’occasion de la Conférence des Nations unies sur le financement du développement, qui se tient actuellement à Séville, les présidents Bassirou Diomaye Faye et Emmanuel Macron ont eu un échange bilatéral majeur. Une rencontre marquée par la volonté affirmée des deux chefs d’État de poser les bases d’un partenariat renouvelé et équilibré entre le Sénégal et la France.

Le président français a déclaré vouloir « refondre le partenariat entre le Sénégal et la France », insistant sur la nécessité de construire une relation au service « des intérêts de nos peuples et de notre souveraineté ». Ce propos, fortement symbolique, s’inscrit dans le sillage d’une nouvelle dynamique voulue par le chef de l’État sénégalais, qui prône une coopération basée sur la dignité, le respect mutuel et l’efficacité.

Plusieurs axes stratégiques ont été mis en avant par Emmanuel Macron : le partenariat économique, les questions de sécurité et de défense, la coopération culturelle ainsi que le travail de mémoire. Ces « chantiers » traduisent une approche globale de la relation bilatérale, allant au-delà du simple cadre diplomatique pour embrasser les enjeux historiques, sociétaux et régionaux.

Dans ce sens, Macron a salué « l’engagement du Sénégal en faveur de la stabilité régionale », soulignant le rôle moteur que joue Dakar dans la gestion des défis du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. Pour Paris, le Sénégal reste un partenaire stratégique sur le plan diplomatique, sécuritaire et économique, dans un contexte africain en pleine recomposition géopolitique.

Cette rencontre intervient dans un climat international marqué par une volonté croissante des États africains de redéfinir les termes de leur coopération avec les anciennes puissances coloniales. Le président Diomaye Faye, qui incarne cette aspiration à la souveraineté et à la transformation, entend faire du Sénégal un exemple de rupture positive.

Le dialogue entre les deux dirigeants ouvre donc la voie à une nouvelle étape dans les relations franco-sénégalaises. Une relation repensée, décentrée des anciennes logiques d’alignement, et recentrée sur des intérêts partagés, dans le respect des choix politiques et économiques de chaque pays.

Télévision numérique : EXCAF Télécoms dénonce un partenariat jugé illégal entre TDS-SA et TNTSAT AFRICA

Le Groupe EXCAF Télécoms, pionnier dans la télédiffusion au Sénégal, est monté au créneau ce jeudi pour dénoncer avec véhémence la signature d’un partenariat stratégique entre TDS-SA (Télédiffusion du Sénégal), l’opérateur national, et la société malienne TNTSAT AFRICA. Dans un communiqué au ton ferme, EXCAF exprime sa « vive indignation » face à ce qu’il considère comme une manœuvre illégale et une tentative de détournement de ses missions.

Ce partenariat, révélé par voie de presse, porterait sur la fourniture de 16 000 décodeurs hybrides, l’intégration d’un système de cryptage sécurisé, le renforcement des capacités de diffusion par de nouveaux équipements techniques, ainsi que la mise à disposition d’un dispositif mobile de type FlyAway pour la couverture d’événements. Autant de composantes que EXCAF estime être de sa responsabilité exclusive, dans le cadre d’une convention signée avec l’État du Sénégal dans le cadre de la transition vers la Télévision Numérique Terrestre (TNT).

EXCAF rappelle qu’il est l’opérateur historique de la TNT au Sénégal, ayant porté à bout de bras la modernisation du secteur audiovisuel national depuis plus de trente ans. À ce titre, il dénonce une tentative « unilatérale et hors cadre légal » de TDS-SA de l’évincer au profit d’un opérateur étranger, sans concertation, sans rupture formelle conforme aux engagements contractuels, ni appel à manifestation d’intérêt.

Le groupe dénonce également ce qu’il considère comme une rupture « abusive, unilatérale et injustifiée » de la collaboration qui liait les deux entités depuis plusieurs années. Pour EXCAF, cette décision fragilise non seulement un partenariat stratégique public-privé mis en place dans le cadre de la modernisation du paysage audiovisuel sénégalais, mais elle constitue aussi une source de préjudice économique, technique et moral considérable pour l’entreprise, ses employés, ses partenaires techniques et l’ensemble de son réseau.

En toile de fond, cette crise met en évidence une profonde tension sur la gouvernance de la TNT au Sénégal et pourrait poser des questions de légalité, de souveraineté technologique et de transparence dans l’attribution des marchés publics liés à la télédiffusion.

Alors que l’État du Sénégal prône une nouvelle ère de gestion rigoureuse et de reddition des comptes dans tous les secteurs, cette affaire pourrait relancer le débat sur la place des opérateurs nationaux dans les choix stratégiques en matière de communication et de souveraineté numérique.

Kaolack / Partenariat : La fondation Caritas Osnabrück va nouer un partenariat stratégique avec les écoles de la région

En visite officielle à Kaolack ce lundi, M. Martin Bäumer, co-président de la fondation Caritas Osnabrück (Allemagne), a parcouru plusieurs réalisations de la fondation dans la capitale du Saloum. À cette occasion, il a salué l’accueil chaleureux réservé par l’Association Jokoo Sénégal et les populations locales.

M. Bäumer a exprimé sa volonté de poursuivre les actions entamées par son prédécesseur, feu Helmut Buschmeyer, connu au Sénégal sous le nom de Yoro, décédé le 14 avril 2024. « Nous voulons continuer l’œuvre de Yoro, surtout en faveur du bien-être des enfants en situation de handicap », a-t-il déclaré.

De son côté, Vieux Guédel Mbodji, président de l’Association Jokoo Sénégal/Deutschland, a rappelé l’engagement constant des deux structures partenaires :

« L’Association Jokoo Sénégal/Deutschland et la fondation Caritas Osnabrück mènent depuis plusieurs années des actions humanitaires dans divers secteurs : la santé, le sport, et surtout l’éducation, qui est au cœur de notre mission actuelle. Rien que pour 2024, la fondation a construit six nouvelles salles de classe et attribué plus de 216 bourses scolaires annuelles aux élèves de la région. »

Au cours de leur mission, la délégation a visité l’école élémentaire publique inclusive Sérigne Aliou Cissé de Sam, un établissement qui accueille des enfants en situation de handicap. « Cette visite entre dans le cadre de notre volonté de nouer un partenariat stratégique avec l’école. Nous voulons y faire des investissements importants pour renforcer l’inclusion », a précisé M. Mbodji.

Les responsables de l’établissement ont profité de l’occasion pour exposer les difficultés rencontrées, notamment l’inaccessibilité physique, l’absence de toilettes adaptées, le manque de manuels en braille et de supports audio, ainsi que l’absence de transport scolaire adapté.

Madame Salla Sall, directrice de l’école inclusive, a plaidé pour un appui renforcé de la fondation :

« Les élèves en situation de handicap font face à de nombreux obstacles dans le système éducatif actuel. Le soutien de la fondation serait crucial pour garantir un environnement scolaire digne et adapté. »

La délégation a également visité l’école élémentaire de Kabatoki 1, où la situation est alarmante : des salles de classe vétustes, des toitures trouées, des pièces sans portes ni fenêtres.

Wally Kassé, directeur de l’école, a témoigné :

« Trois salles de classe sont à l’abandon. Les toits menacent de s’effondrer, exposant les élèves aux intempéries. Apprendre ici relève de l’héroïsme. »

La visite s’est poursuivie à Ndiébel, où la fondation a prévu de construire deux nouvelles salles de classe dans les prochains mois, toujours en partenariat avec l’Association Jokoo Sénégal.

Avec cette nouvelle dynamique insufflée par M. Martin Bäumer, la fondation Caritas Osnabrück affiche clairement son ambition : renforcer la coopération et étendre son impact dans la région de Kaolack, en plaçant l’éducation inclusive au centre de ses priorités.

Énergie : Ousmane Sonko réaffirme la volonté de partenariat entre la Senelec et le Congo malgré la suspension du contrat

Dans un contexte marqué par la suspension du contrat d’affermage entre la Senelec et l’État congolais, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a tenu à clarifier la position du Sénégal et à réaffirmer sa volonté de collaboration énergétique avec la République du Congo. Cette déclaration a été faite à l’occasion d’un point de presse conjoint tenu ce jeudi à Dakar, en présence de son homologue congolais, Anatole Collinet Makosso, en visite officielle au Sénégal.

Le chef du gouvernement sénégalais a d’abord salué les perspectives de coopération bilatérale, insistant sur l’importance de bâtir des relations solides et équitables entre États africains. Parmi les axes stratégiques évoqués, la question énergétique occupe une place centrale. Pour Ousmane Sonko, le Congo, en tant que pays souverain, est pleinement légitime à explorer les modèles qui conviennent le mieux à l’organisation de son secteur de l’électricité. Il estime que cette recherche de solutions structurées peut et doit se faire avec la contribution d’expertises africaines, notamment celle du Sénégal.

Revenant sur le contrat d’affermage signé en février dernier entre la Socelec, filiale de la Senelec, et l’État congolais, Ousmane Sonko a précisé qu’il n’a jamais été question d’une annulation pure et simple de l’accord. Il s’agit, selon lui, d’une suspension provisoire motivée par des considérations internes au Congo. Il évoque la nécessité pour le gouvernement congolais d’effectuer certains « réglages » afin de lever les réserves exprimées localement, notamment par les syndicats, les partenaires sociaux et d’autres acteurs de la société civile congolaise.

« Il n’a pas été question ici d’annulation du marché », a déclaré le Premier ministre sénégalais. « Il y a des préoccupations intérieures qui ont amené le gouvernement congolais à considérer qu’il fallait suspendre le temps de procéder à un certain nombre de réglages. » Il a tenu à se montrer confiant quant à l’issue de cette phase de suspension : « Je demeure convaincu que ce contrat sera parfait, que ce contrat sera validé, et que ce sera un bel exemple de ce que nous pouvons faire dans cette dynamique de coopération sud-sud, de coopération entre pays africains. »

Dans son propos, Ousmane Sonko a également dénoncé une tendance persistante dans les pays africains à recourir systématiquement à des entreprises étrangères venant de pays lointains, au détriment de partenariats régionaux et continentaux. S’il reconnaît que l’ouverture à ces entreprises n’est pas à rejeter, il plaide pour une priorité accordée à l’expertise africaine : « Souvent, nous avons à rougir de faire venir des entreprises qui viennent de très, très loin. Ce qui n’est pas mauvais. Nous ne sommes pas hermétiques. Mais il est important que nous apprenions à faire confiance à nos propres ressources. »

À travers cette sortie, le Premier ministre sénégalais cherche non seulement à apaiser les tensions nées de la suspension du contrat mais aussi à positionner le Sénégal comme un acteur crédible dans la coopération énergétique en Afrique. La Senelec, par l’intermédiaire de sa filiale Socelec, ambitionne en effet de s’exporter dans d’autres marchés du continent, en misant sur son expérience dans la gestion et la distribution de l’électricité.

Cette affaire, bien qu’elle ait momentanément ralenti l’élan initial, reste pour les deux parties un projet en cours, que les ajustements nécessaires pourraient renforcer plutôt qu’annuler. Elle pose aussi les jalons d’une réflexion plus large sur la souveraineté énergétique, la transparence des accords interétatiques, et la capacité des entreprises africaines à répondre aux besoins des pays du continent.

Marrakech : Macky Sall réaffirme son appel à « un partenariat Afrique-Europe rénové »

Présent ce dimanche à Marrakech à l’occasion d’un forum diplomatique de haut niveau, l’ancien président sénégalais Macky Sall a lancé un plaidoyer fort en faveur d’un nouveau type de partenariat entre l’Afrique et l’Europe. Dans un contexte international marqué par les fractures géopolitiques, l’ex-chef d’État, dont la voix continue de peser dans les cercles africains et internationaux, a souligné l’urgence d’une refondation des relations entre les deux continents.

S’exprimant devant un auditoire composé de diplomates, de chercheurs et de représentants institutionnels, Macky Sall a affirmé que le temps était venu de dépasser les schémas hérités du passé. « L’Afrique et l’Europe sont condamnées à s’entendre, mais plus dans les termes désuets du passé. Nous avons besoin d’une alliance de coresponsabilité, où chacun assume sa part », a-t-il déclaré avec fermeté.

Selon lui, les défis actuels – qu’il s’agisse du climat, de la sécurité, des migrations ou encore du développement économique – exigent des réponses concertées et équitables. Macky Sall a notamment pointé du doigt les déséquilibres structurels qui continuent de marquer les rapports entre les deux régions, appelant à un modèle de coopération fondé sur les intérêts mutuels et non sur une logique d’assistance unilatérale.

L’ancien président du Sénégal, artisan du dialogue euro-africain lorsqu’il était à la tête de l’Union africaine, a également mis l’accent sur la nécessité de réformes concrètes dans les mécanismes de financement, les accords commerciaux et les politiques de mobilité. « Il ne suffit plus de multiplier les sommets ou les déclarations d’intention. Ce qu’il nous faut aujourd’hui, c’est une coopération de résultats, capable d’impacter les vies des populations africaines et européennes », a-t-il martelé.

Ce nouvel appel de Macky Sall intervient alors que les relations Afrique-Europe sont à un tournant. Entre la montée des souverainismes sur les deux continents, la compétition stratégique avec d’autres puissances comme la Chine ou la Russie, et la pression migratoire croissante, le partenariat historique semble chercher un nouveau souffle. La parole de l’ancien président, réputé pour son sens du consensus et de la diplomatie, pourrait jouer un rôle catalyseur dans la redéfinition de ce dialogue intercontinental.

À Marrakech, Macky Sall a, une fois de plus, démontré qu’il entend continuer à peser sur les grandes orientations africaines, même après son départ de la présidence. En rappelant la nécessité d’une Afrique écoutée, respectée et considérée comme partenaire à part entière, il réaffirme son engagement pour une gouvernance mondiale plus juste et plus inclusive.

Macky Sall à Washington : plaidoyer pour un partenariat durable entre l’Afrique et l’Occident

De retour de Berlin, où il a pris part au sommet annuel du Global Solutions Initiative, l’ancien président sénégalais Macky Sall a poursuivi sa tournée diplomatique à Washington. Il y a assisté à la session de printemps de l’Atlantic Council, l’un des think tanks les plus influents des États-Unis en matière de politique internationale. Membre de son Conseil consultatif international, aux côtés de figures telles que José María Aznar, Carl Bildt ou encore le PDG de Pfizer, Macky Sall y a porté une voix africaine soucieuse d’équilibre et de dialogue dans un contexte mondial en recomposition.

Cette session intervient alors que le retour de Donald Trump à la Maison Blanche rebat les cartes de la politique étrangère américaine, avec des conséquences potentielles lourdes pour le continent africain. L’inquiétude est particulièrement vive autour de l’avenir de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), un accord commercial vieux de 25 ans, qui permet à plus de 1 800 produits africains, issus de 32 pays, d’accéder au marché américain sans droits de douane. Prévu pour expirer en 2025, cet accord est aujourd’hui fragilisé par la vision unilatéraliste et protectionniste du président Trump, peu favorable au libre-échange, notamment avec des partenaires perçus comme s’éloignant de la sphère d’influence occidentale.

Parmi les pays visés, l’Afrique du Sud est dans le viseur de l’administration américaine en raison de ses rapprochements stratégiques avec la Chine, la Russie et l’Iran. Plus largement, l’AGOA, bien que ne représentant que 0,5 % du PIB régional, demeure crucial pour plusieurs économies africaines exportatrices. Sa remise en cause pourrait avoir des effets économiques déstabilisants, notamment pour des pays comme l’Afrique du Sud ou le Kenya.

Autre sujet de préoccupation : l’avenir du Millennium Challenge Account (MCA), outil central de la coopération américaine en Afrique. Déjà touché par des coupes budgétaires, le MCA pourrait voir son champ d’action considérablement réduit sous l’effet des nouvelles orientations budgétaires de l’administration Trump. Si le Sénégal a bénéficié d’une dérogation obtenue grâce aux efforts diplomatiques de Macky Sall, d’autres nations comme la Libye ou le Maroc n’ont pas été épargnées.

L’aide au développement via l’USAID subit également des restrictions financières, affaiblissant la capacité des États-Unis à maintenir une présence active dans les domaines de la santé, de l’éducation ou de la gouvernance en Afrique. À cela s’ajoute la guerre commerciale entre Washington et Pékin, dont les retombées pourraient affecter les pays africains riches en minerais critiques — lithium, cobalt, terres rares — nécessaires à la transition énergétique mondiale.

Face à cette conjoncture, Macky Sall a réaffirmé à Washington la nécessité d’un partenariat plus équitable entre l’Afrique et l’Occident. Il met en garde contre une vision transactionnelle des relations internationales, qui risque de marginaliser l’Afrique, au moment où d’autres acteurs, notamment la Chine, étendent leur influence sur le continent. Pour l’ancien président sénégalais, seul un engagement durable et mutuellement bénéfique permettra de construire un avenir partagé et stable. Son intervention à l’Atlantic Council s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large visant à repositionner l’Afrique comme un partenaire stratégique à part entière, et non comme un terrain d’affrontement entre puissances.

Agriculture : la CDC scelle un partenariat stratégique avec l’investisseur italien BFI UK

Un pas décisif vient d’être franchi pour la modernisation de l’agriculture au Sénégal. La Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) a signé, ce jeudi 10 avril 2025, un protocole d’accord avec l’investisseur italien BF International Best Fields Best Food Limited (BFI UK). La cérémonie s’est tenue à la résidence de l’Ambassade d’Italie à Dakar, en présence du Directeur général de la CDC, Fadilou Keita, et des représentants diplomatiques et économiques des deux pays.

Le protocole signé prévoit la création d’une société de projet commune, chargée de piloter un vaste programme d’aménagement agricole dans les régions de Sédhiou et Kolda. Ce projet vise à introduire une agriculture durable, innovante et inclusive, à travers l’utilisation de technologies modernes, le développement d’infrastructures agricoles et la formation de compétences locales.

Outre l’amélioration de la productivité agricole, ce partenariat entend également avoir un fort impact social, avec la création d’emplois stables, la valorisation des chaînes de valeur locales, et un accompagnement technique des agriculteurs.

Ce projet s’inscrit pleinement dans les priorités du Plan Sénégal Émergent (PSE), qui fait de la transformation du secteur agricole un levier fondamental du développement économique et social du pays. Il contribue également au renforcement de la coopération bilatérale entre le Sénégal et l’Italie, notamment dans le domaine agro-industriel.

« Ce partenariat avec BFI UK est une preuve tangible que l’agriculture peut être à la fois moderne, rentable et vectrice de développement local. Il est à la croisée des chemins entre performance économique, durabilité environnementale et impact social », a souligné Fadilou Keita lors de la signature.

En associant l’expertise technique de BFI UK à la capacité d’investissement et d’accompagnement de la CDC, ce partenariat ouvre de nouvelles perspectives pour les agriculteurs du sud du pays, tout en contribuant à la souveraineté alimentaire du Sénégal.

Les premières phases du projet devraient démarrer dès cette année, avec la mise en place de périmètres pilotes à Sédhiou et Kolda, en attendant un déploiement à plus grande échelle.

Renforcement de la transformation digitale du port de Dakar : signature d’un partenariat stratégique avec Huawei Technologies Sénégal

Le Port autonome de Dakar (PAD) franchit une étape majeure dans sa transformation numérique avec la signature d’un Memorandum d’Entente (MoU) avec Huawei Technologies Sénégal. Ce partenariat, officialisé le 8 octobre en Chine, vise à accélérer l’automatisation et la digitalisation du port, en s’appuyant sur les solutions innovantes proposées par Huawei en matière de ports intelligents (smart ports).

Lors de sa visite de travail en Chine, le Directeur Général du Port autonome de Dakar, M. Waly Diouf Bodiang, accompagné de ses collaborateurs, a exploré les technologies avancées de Huawei à Shenzhen. Cette coopération s’inscrit dans le cadre d’une stratégie de modernisation des infrastructures portuaires, évoquée par le président de la République, S.E. Bassirou Diomaye Faye, lors du Forum sur la Coopération sino-africaine (FOCAC) en septembre 2024.

Le partenariat avec Huawei permettra au Port de Dakar de se positionner en tant que hub logistique sous-régional, grâce à l’amélioration de sa connectivité et à la gestion automatisée des flux de camions et de conteneurs. Les innovations technologiques intégrées dans ce projet visent à optimiser les opérations portuaires, réduire les temps d’attente et améliorer l’efficacité des services offerts aux usagers.

M. Diouf Bodiang a également souligné que ce projet contribuera à renforcer l’attractivité du port sur le marché international, tout en favorisant le développement économique du Sénégal. En poursuivant sa mission, le Directeur Général du PAD visitera également les ports de Tianjin et de Qingdao pour renforcer la coopération entre le Sénégal et la Chine, et découvrir d’autres technologies portuaires de pointe.

Ce partenariat avec Huawei représente une opportunité significative pour le Sénégal de moderniser ses infrastructures et d’intégrer des technologies de pointe dans ses opérations portuaires, favorisant ainsi un environnement commercial plus dynamique et compétitif.

Rencontre entre le Président Bassirou Diomaye Faye et Tony Elumelu : Un Partenariat pour la Transformation Économique

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accueilli ce vendredi M. Tony Elumelu, PDG du Groupe United Bank for Africa (UBA) et président de la Fondation Tony Elumelu, au Palais de la Présidence. Cette rencontre symbolise un tournant majeur dans les relations entre le gouvernement et les acteurs du secteur privé, avec un accent particulier sur le développement économique et social du pays.

Lors de cette entrevue, M. Elumelu a félicité le Chef de l’État pour sa récente élection, qu’il a qualifiée de « brillante ». Reconnu pour son engagement en faveur de l’entrepreneuriat africain, M. Elumelu a exprimé son enthousiasme à l’idée de collaborer étroitement avec l’administration du Président Faye pour catalyser la transformation économique du pays.

Le PDG de UBA a particulièrement souligné l’importance des secteurs stratégiques, notamment l’énergie et l’autonomisation des jeunes. « Ces secteurs sont cruciaux pour le développement durable de notre continent, » a-t-il déclaré, avant d’ajouter que la Fondation Tony Elumelu est prête à apporter son expertise et ses ressources pour soutenir ces initiatives.

De son côté, le Président Bassirou Diomaye Faye a salué l’engagement de M. Elumelu en faveur de l’Afrique et a réaffirmé sa volonté de travailler main dans la main avec le secteur privé pour accélérer la croissance économique et améliorer les conditions de vie de la population.

Cette rencontre promet d’ouvrir de nouvelles perspectives pour la coopération entre le gouvernement et le secteur privé, avec pour objectif ultime de propulser le pays vers un avenir prospère et inclusif.

COOPÉRATION SÉNÉGALO-RUSSE : Le maire de Thiès scelle un partenariat sur 5 ans avec le gouverneur de Sébastopol

Le 31 juillet 2024, la ville de Thiès au Sénégal et Sébastopol en Russie ont signé un partenariat historique sous la direction du maire Babacar Diop et du gouverneur Mikhaïl Razvojaev. Cet accord, qui vise à renforcer les liens commerciaux, culturels et humanitaires entre les deux villes, marque un nouveau chapitre de coopération internationale, mettant en lumière la vision de Babacar Diop pour une collaboration basée sur le respect mutuel et les bénéfices réciproques.

La signature de cet accord marque un tournant historique dans les relations internationales entre Thiès et Sébastopol. Lors de la cérémonie, Babacar Diop a souligné l’importance de cette collaboration, affirmant que Thiès, avec sa position stratégique et son essor économique, aspire à une coopération fondée sur le respect mutuel et les avantages réciproques, rompant ainsi avec les modèles néocoloniaux du passé.
L’accord signé repose sur plusieurs principes clés :

Égalité et bénéfices mutuels : Les deux parties s’engagent à développer leurs relations dans un esprit d’amitié et de confiance, basées sur des principes d’égalité et de partenariat bénéfique pour tous.
Coopération économique et commerciale : L’accord vise à renforcer la coopération économique et commerciale, facilitant ainsi le développement des activités entrepreneuriales et la production de biens compétitifs.
Échanges culturels et éducatifs : L’un des axes majeurs de cet accord est l’encouragement des échanges culturels, éducatifs, et sportifs. Cela inclut des échanges de productions théâtrales, des expositions artistiques, et des délégations sportives, favorisant ainsi une meilleure compréhension mutuelle et un enrichissement culturel.
Projets communautaires et environnementaux : Les deux villes ont convenu de collaborer sur des projets communs dans les domaines de la protection de l’environnement, de l’éducation, et de la politique de la jeunesse, entre autres.

Cet accord est valable pour une période initiale de cinq ans, avec une possibilité de renouvellement automatique, démontrant ainsi l’engagement à long terme des deux villes envers cette coopération. Ce partenariat ne se limite pas aux relations diplomatiques, mais vise à créer des opportunités concrètes pour les citoyens de Thiès et de Sébastopol, améliorant leur qualité de vie et renforçant les liens entre leurs communautés.
En conclusion, le partenariat entre Thiès et Sébastopol marque le début d’une collaboration prometteuse et novatrice, basée sur des valeurs de respect mutuel, d’égalité, et de bénéfice réciproque. Ce modèle de coopération pourrait bien inspirer d’autres villes à travers le monde à embrasser des relations internationales plus équilibrées et justes.

Investissement et Partenariat : la rupture actée 

Les flux d’investissement d’origine extérieure dans les hydrocarbures ont permis au Sénégal d’occuper le premier rang dans l’UEMOA pour la destination de choix des investissements directs étrangers  avec plus de 2,6 milliards de dollars US  – 1 700 milliards de F CFA – en 2022 et un léger tassement autour du même montant pour 2023 avec l’annonce de DP Word sur le port de Ndayanne.  Malgré les tensions politiques depuis 2021 nos partenaires continuent leur investissement dans notre pays avec la forte  conviction que nos institutions stables et la perspective des  hydrocarbures garantiront un retour sur investissements de leurs capitaux  au Sénégal.

Dans cette course effrénée pour attirer les IDE notre pays s’est doté de cadre juridique pour le partenariat avec la  loi 2021-23 de mars 2021 relative aux contrats PPP  afin de relancer l’investissement multisectoriel  avec le secteur prive’ national et étrangers après le constat d’un endettement lourd  contracte’ pour le financement des projets structurant du PSE. D’ailleurs  le contrat scellé in extremis  entre la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) et le groupe saoudien ACWA pour 459 milliards sans aucune diligence juridique, réglementaire  et environnementale, de surcroît par un Président de la République  en fin de mandat entre dans un cadre. Malheureusement pour nos partenaires, l’usine de dessalement sur l’Atlantique est si  emblématique du  forcing suspect  et de la forfaiture administrative que même nos ambitions d’attirer les gros investisseurs internationaux  ne peuvent  justifier.

Comme pour donner un signal fort aux investisseurs  et sans doute pour acter la rupture comme axe du PROJET, le Sénégal  a décidé de rompre le contrat liant la SONES et le saoudien ACWA Power malgré les liens historiques entre les deux pays et surtout le soutien financier constant de ce pays via la BID et les fond saoudien de développement.  Notre rang comme destination de choix de l’investissement en Afrique de l’Ouest – il est sur – y sera impacte’,  cependant le nouveau pouvoir à le courage de respecter les promesses fortes prises devant les électeurs et le peuple sur une gouvernance à toute épreuve en ce qui concerne nos intérêts économiques et financiers vitaux . Qui ose douter maintenant  de cette volonté de renégocier tous les contrats déséquilibrés dans le domaine  des hydrocarbures et des  infrastructures  notamment.  

Les alternances politiques régulières, la position géographique, la stabilité politique et sociale, l’équilibre politico – institutionnel et de plus en plus les énormes réserves gazières pourront toujours permettre à notre pays d’attirer les meilleurs investisseurs surtout si les réformes – clé dans l’environnement des affaires sont mises en œuvre.

Moustapha DIAKHATE
Expert en Infrastructure et Energie

Pour un « Meilleur Vivre Ensemble » dans la Société : Vers un Partenariat entre le CUDIS et le MEN

Le Cadre Unitaire de l’Islam au Sénégal (CUDIS) et le Ministère de l’Éducation Nationale (MEN) se dirigent vers un partenariat stratégique visant à revivifier les valeurs fondatrices de la société sénégalaise et à les intégrer dans le système éducatif. Cette initiative a été au cœur des débats lors d’un récent atelier présidé par le Ministre de l’Éducation nationale.

L’atelier a permis d’identifier des mécanismes concrets pour renforcer la cohésion sociale et promouvoir un meilleur vivre ensemble au Sénégal. Trois panels thématiques ont été organisés, réunissant des chercheurs et des acteurs sociaux de renom :

  1. Paix, Religion et Vivre Ensemble : Ce panel a exploré comment les valeurs religieuses peuvent contribuer à la paix et à la coexistence pacifique dans une société diverse comme celle du Sénégal.
  2. Contribution des Grandes Figures de l’Enseignement Religieux : Il a été discuté comment les enseignements des figures religieuses emblématiques peuvent être intégrés pour cultiver une culture de paix et de vivre ensemble.
  3. Élaboration d’un Cahier de Proposition pour la Cohésion Sociale : Les participants ont formulé des propositions concrètes visant à promouvoir la cohésion sociale à travers l’éducation et d’autres initiatives communautaires.

Moustapha Mamba Guirassy, soulignant l’engagement du CUDIS pour une société éducative, a affirmé que cette initiative cadre parfaitement avec la vision de Son Excellence BDF, mise en œuvre par le Ministère de l’Éducation nationale pour une école plus performante. Cette collaboration vise à intégrer des valeurs de tolérance, de respect mutuel et de compréhension interculturelle dans le curriculum éducatif, préparant ainsi les jeunes générations à contribuer positivement à la société sénégalaise.

Cette initiative conjointe entre le CUDIS et le MEN représente un pas significatif vers la construction d’une société plus harmonieuse et inclusive. En renforçant l’éducation sur les valeurs fondamentales et en favorisant le dialogue interreligieux, elle promeut un cadre où toutes les communautés peuvent coexister pacifiquement et prospérer ensemble.

Ce partenariat illustre l’importance de la collaboration entre les institutions religieuses et éducatives pour relever les défis sociaux contemporains et construire un avenir meilleur pour tous les citoyens sénégalais.

Partenariat BID – État du Sénégal : Des résultats concrets pour trois projets clés grâce à un financement de 2,5 milliards FCFA

Une étape cruciale a été franchie dans le partenariat entre l’État du Sénégal et le Fonds Lives and Livelihoods (LLF) de la Banque islamique de développement (BID), avec la livraison des premiers résultats de trois projets majeurs. Dirigée par le directeur du centre régional de la BID, une délégation de haut niveau a tenu une réunion de bilan avec le gouvernement sénégalais, mettant en lumière les avancées significatives dans les secteurs clés de l’agriculture, de l’élevage et de la santé.

Le Ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté Alimentaire et de l’Élevage, le Ministère de l’Économie, de la Planification et de la Coopération, le Ministère des Finances et du Budget, ainsi que le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale ont conjointement supervisé ces projets. Parmi eux, le Projet de chaîne de valeur de la filière riz, le Projet régional de soutien au pastoralisme au Sahel (Pdeps), et le Projet d’appui à la prévention et à la pré-élimination du paludisme.

Dotés d’un financement de 2,5 milliards FCFA, ces projets ont été conçus pour créer des emplois et soutenir les populations vulnérables dans leurs activités. Le Projet de chaîne de valeur de la filière riz, par exemple, affiche un taux d’exécution de 60%, avec la création de 71 emplois directs et 5980 emplois certifiés sur une cible de 20 000 emplois.

Le Secrétaire général du Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire, Ousmane Mbaye, a souligné l’importance de ces projets dans la réalisation des objectifs nationaux d’autosuffisance alimentaire. Il a également salué l’approche novatrice des partenaires, qui implique des visites sur le terrain pour évaluer les progrès et résoudre les défis identifiés.

Dans le domaine de la santé, le coordinateur du Programme national de Lutte contre le Paludisme, Dr Doudou Sène, a annoncé des résultats prometteurs dans le cadre du projet d’appui à la prévention et à la pré-élimination du paludisme. Avec pour objectif de réduire de 75% le nombre de cas de paludisme et le taux de décès associés, ce projet a largement dépassé ses objectifs, ouvrant la voie à de nouveaux projets pour éradiquer définitivement la maladie dans la zone d’intervention de la BID.

Le directeur régional de la BID, Dr Nabil Ghalleb, a réaffirmé l’engagement de la banque à poursuivre ce partenariat fructueux.

La visite de la délégation, comprenant des membres de plusieurs organismes donateurs, démontre l’importance accordée à ces initiatives et renforce la coopération internationale pour le développement durable du Sénégal.

Conférence de presse à Dakar : L’Union européenne renforce son partenariat avec le Sénégal

Les ambassadeurs de la Team Europe, composée de l’Union européenne et de quinze États membres, ont annoncé une conférence de presse à Dakar, prévue pour le mercredi précédant la Journée de l’Europe. Cette initiative vise à éclairer les détails du partenariat entre l’UE et le Sénégal, selon des sources officielles.

L’événement prend une importance particulière à la veille de la célébration annuelle de la Journée de l’Europe, qui aura lieu le 9 mai. Cette date emblématique célèbre la paix et l’unité européennes, commémorant la proposition historique de Robert Schuman pour une coopération politique renforcée en Europe, fondement de l’Union européenne moderne.

La tenue de cette conférence de presse témoigne de l’engagement continu de l’Union européenne envers ses partenariats stratégiques avec les pays africains, notamment le Sénégal. Cette rencontre fournira une plateforme pour discuter des initiatives conjointes, des projets de développement et des programmes de coopération bilatérale.

La visite récente du président du Conseil européen, Charles Michel, au Sénégal, dans le cadre d’une tournée en Afrique de l’Ouest, a également renforcé les liens entre l’UE et le Sénégal. Les discussions fructueuses entre Michel et le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye ont souligné l’importance de la coopération économique, politique et sociale entre les deux parties.

La conférence de presse prévue à Dakar sera l’occasion pour les représentants de l’UE et du Sénégal de partager leur vision commune pour l’avenir de leur partenariat, ainsi que les progrès réalisés jusqu’à présent dans divers domaines de coopération.

En ces temps de défis mondiaux, cette initiative témoigne de l’engagement continu de l’Union européenne envers la promotion de la paix, de la stabilité et du développement, tant au niveau régional qu’international.

Teungueth FC signe un partenariat avec Al Hilal Omdurman

Teungueth FC, actuellement en tête de la Ligue 1 sénégalaise avec cinq points d’avance sur son poursuivant, Guédiawaye FC, continue de se distinguer cette saison. Le club de Rufisque, reconnu pour son engagement dans la formation des jeunes talents, a annoncé la conclusion d’un partenariat stratégique avec le club soudanais Al Hilal Omdurman.

L’accord a été officialisé lors de la visite à Dakar de l’entraîneur congolais d’Al Hilal Omdurman, Florent Ibenge, en présence des présidents des deux clubs. Ce partenariat, selon un communiqué publié par Teungueth FC, se concentrera principalement sur une coopération technique. Il englobera des échanges réguliers entre les équipes techniques des deux clubs, visant à renforcer la collaboration dans le repérage et le recrutement de jeunes talents.

Ce partenariat confirme l’engagement de Teungueth FC dans la formation et le développement des jeunes joueurs. Le club sénégalais a déjà fait ses preuves dans ce domaine et compte désormais étendre son influence à l’international grâce à cette collaboration avec Al Hilal Omdurman.

Cette alliance offre une excellente opportunité pour les jeunes joueurs de Teungueth FC de se faire remarquer à l’échelle internationale et de saisir des opportunités de carrière au sein d’Al Hilal Omdurman ou dans d’autres clubs partenaires à l’avenir.

Ce partenariat entre Teungueth FC et Al Hilal Omdurman marque une étape importante dans le développement du football sénégalais et africain. Il témoigne de l’importance de la coopération et de la collaboration entre les clubs pour favoriser la croissance et le succès du football sur le continent.

Coopération Burkina Faso-Russie : Proposition de partenariat pour l’exploitation du lithium

Lors du récent Forum international sur l’énergie nucléaire qui s’est tenu à Sotchi en mars dernier, l’ambassadeur du Burkina Faso près de la Russie, Aristide Ludovic Tapsoba, a évoqué une potentielle collaboration entre les deux pays dans le domaine de l’exploitation du lithium. Cette ressource, cruciale pour le développement des énergies renouvelables et des technologies électriques, est présente en quantité significative au Burkina Faso.

Contrairement à la Russie, qui ne produit pas de lithium, le Burkina Faso dispose donc d’une opportunité stratégique pour l’exploitation de cette ressource. Dans une récente interview accordée au site d’informations Lefaso.net, M. Tapsoba a révélé que son pays est prêt à permettre à la Russie d’exploiter le lithium burkinabé.

La proposition du Burkina Faso repose sur un échange équitable : la Russie serait autorisée à exploiter le lithium, à condition de le transformer localement en batteries et en véhicules électriques. Cette approche vise à garantir que le lithium soit utilisé en premier lieu pour répondre aux besoins du Burkina Faso, contribuant ainsi à son développement économique et industriel.

Cette initiative souligne l’engagement du Burkina Faso en faveur d’une exploitation responsable de ses ressources naturelles, en veillant à ce qu’elles bénéficient d’abord à son propre développement. Elle témoigne également de la volonté du pays de nouer des partenariats économiques mutuellement avantageux avec d’autres nations, tout en contribuant à la transition vers une économie plus verte et durable.

Cette proposition pourrait ouvrir la voie à une coopération fructueuse entre le Burkina Faso et la Russie dans le domaine de l’énergie et de l’industrie électrique, offrant des opportunités de croissance économique et de développement technologique pour les deux pays.

Renforcement de l’employabilité des jeunes au Sénégal : Partenariat entre la CNTS et la Direction de l’Emploi

La Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS) et la Direction de l’Emploi ont officiellement scellé un partenariat visant à promouvoir l’employabilité des jeunes et à créer des emplois durables pour cette tranche de la population. La convention de partenariat, signée mercredi, s’inscrit dans une démarche de collaboration visant à maximiser l’impact des efforts déployés par ces deux entités.

Marième Dieng Kébé, conseillère spéciale du directeur de l’emploi, a souligné l’importance de la mutualisation des moyens pour créer des emplois, en mettant en avant les compétences du comité de jeunes très dynamique de la CNTS. Elle a précisé que la mission de la Direction de l’Emploi est de faciliter et d’informer les demandeurs d’emplois à travers des mécanismes de sensibilisation et de fourniture d’informations.

Lamine Fall, Secrétaire général adjoint de la CNTS, a insisté sur la nécessité d’informer et de sensibiliser les jeunes sur les dispositifs mis en place par l’État pour favoriser leur employabilité. Il a également souligné les défis liés à la migration irrégulière, indiquant que la convention abordera cet aspect en contribuant à « fixer les jeunes dans leur pays en leur trouvant de l’emploi ».

La convention de partenariat entre la CNTS et la Direction de l’Emploi se concentre particulièrement sur deux aspects majeurs : l’employabilité des jeunes et la lutte contre la migration irrégulière. Les programmes de formation professionnelle et les projets d’emploi mis en œuvre par l’État seront mieux promus et exploités grâce à cette collaboration entre les deux entités.

Mouhamadou Lamine Dia, président du comité national des jeunes de la CNTS, a exprimé l’espoir que cette collaboration permettra aux jeunes de réaliser leurs projets professionnels, contribuant ainsi activement à l’économie nationale. Il a souligné la vision d’un Sénégal où l’accès à la formation professionnelle et à l’emploi est équitable pour tous les citoyens. Ce partenariat représente une étape positive vers la concrétisation de cette vision et le renforcement de l’avenir professionnel des jeunes sénégalais.

Vers une montée en puissance du centre d’hémodialyse de liberté 6 à Dakar : Signature d’une convention de partenariat entre la ville et le ministère de la santé

La ville de Dakar et le ministère de la Santé et de l’Action sociale ont officialisé un partenariat majeur mardi en signant une convention visant à renforcer les capacités du centre d’hémodialyse situé à Liberté 6. Aux termes de cette entente, le centre s’apprête à élargir ses services pour prendre en charge jusqu’à 240 patients, un pas significatif dans l’amélioration de l’offre de soins dans la capitale sénégalaise.

Lors de la cérémonie de signature, la ministre de la Santé et de l’Action sociale, Marie Khémesse Ngom Ndiaye, a souligné l’importance de ce partenariat dans le cadre du renforcement des soins offerts par le centre d’hémodialyse. Elle a annoncé que le centre, déjà équipé de 40 générateurs et du matériel nécessaire, sera progressivement étendu pour accueillir jusqu’à 240 patients.

La ministre a salué les efforts déployés par la mairie de Dakar pour organiser la file d’attente et a souligné que dans le cadre de ce partenariat, les prestations du centre de dialyse de Liberté 6 seront gratuites. Elle a cependant appelé à la solidarité, invitant ceux qui le peuvent à contribuer financièrement pour assurer une prise en charge de qualité.

Le maire de Dakar, Barthélémy Dias, a exprimé son engagement en faveur d’une approche multisectorielle dans le domaine de la santé. Il a souligné l’importance d’offrir un plateau technique adéquat pour la prise en charge sanitaire des habitants de Dakar. Dias a partagé son émotion face aux difficultés rencontrées par les Sénégalais pour accéder aux soins de dialyse, soulignant son rêve que le centre puisse offrir des dialyses gratuites.

Dans cette perspective, le maire a appelé les autorités sanitaires à rendre la prise en charge de la dialyse gratuite et a promis que la mairie étudierait les critères et conditions adéquats pour permettre aux populations les plus vulnérables d’accéder à ces soins sans frais.

La signature de cette convention marque un pas significatif vers l’amélioration de l’accessibilité aux soins de dialyse à Dakar et illustre l’engagement des autorités locales et du ministère de la Santé envers la santé des citoyens.

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