De retour à Dakar lundi soir après un séjour à l’étranger, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr Abdourahmane Diouf, n’aura passé que peu de temps dans la capitale sénégalaise. Selon les informations rapportées par L’Observateur dans son édition de ce mercredi, le ministre doit à nouveau s’envoler pour le Brésil dans la journée afin de reprendre part aux travaux de la 30e Conférence des Parties des Nations Unies sur les changements climatiques (COP30), qui se tient à Belém du 10 au 21 novembre 2025.
Le retour express du ministre s’explique par un impératif institutionnel : la défense du budget 2026 de son département devant la Commission des finances et du contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale. Cette étape cruciale de la procédure budgétaire a eu lieu mardi, en présence des membres de la Commission du développement durable et de la transition écologique. Le projet de budget, estimé à plus de 110 milliards de francs CFA, s’inscrit dans la continuité des politiques publiques environnementales axées sur la transition écologique, la gestion durable des ressources naturelles et la lutte contre les effets du changement climatique.
Avant son nouveau départ, Dr Abdourahmane Diouf participera au Conseil des ministres prévu ce mercredi matin, sous la présidence du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Ce passage au Palais de la République permettra sans doute au ministre de faire le point sur les travaux déjà engagés à Belém et d’obtenir les dernières orientations gouvernementales concernant la position du Sénégal sur les grands dossiers climatiques débattus à la COP30.
La participation du Sénégal à cette rencontre mondiale s’inscrit dans un contexte où les enjeux liés à la résilience climatique, à la transition énergétique et à la préservation des écosystèmes côtiers occupent une place centrale dans les politiques publiques nationales. Dr Abdourahmane Diouf devrait, à ce titre, défendre la vision du gouvernement sénégalais en matière de développement durable, tout en plaidant pour un renforcement du financement climatique destiné aux pays africains, particulièrement vulnérables face aux impacts du réchauffement global.