L’affaire des téléphones portables découverts dans la cellule de Farba Ngom connaît un nouveau développement judiciaire. Selon des sources proches du dossier, les investigations menées par la Section de Recherches (SR) de Dakar ont abouti à l’interpellation d’un garde pénitentiaire en service au Pavillon spécial, désormais placé en garde à vue.
Cette arrestation fait suite à une fouille de routine effectuée dans la cellule de Farba Ngom, au cours de laquelle deux téléphones portables avaient été retrouvés. Une découverte qui avait immédiatement soulevé de sérieuses interrogations, compte tenu des règles strictes encadrant la détention et l’usage d’objets de communication en milieu carcéral, a fortiori dans un pavillon à régime spécial.
D’après les premières conclusions des investigations techniques, relayées par le quotidien Libération, l’introduction de ces appareils n’aurait pas pu se faire sans une complicité interne. Les enquêteurs privilégient ainsi la piste d’un contournement délibéré des protocoles de sécurité de l’établissement pénitentiaire, ce qui a conduit à l’audition puis à l’arrestation du garde pénitentiaire concerné.
L’agent interpellé est soupçonné de « complicité de détention d’objets illicites en milieu carcéral », une infraction sévèrement réprimée par la loi. Les enquêteurs cherchent à établir avec précision les circonstances dans lesquelles les téléphones ont été introduits, leur durée de présence dans la cellule ainsi que l’usage qui en aurait été fait.
L’enquête est toujours en cours et pourrait connaître de nouveaux rebondissements. Les autorités judiciaires n’excluent pas l’implication éventuelle d’autres agents pénitentiaires ou de tiers, dans un système organisé visant à faciliter l’introduction d’objets prohibés au sein du Pavillon spécial. Des auditions supplémentaires et des vérifications internes sont annoncées afin de situer toutes les responsabilités.
Cette affaire relance le débat sur la sécurité et le contrôle au sein des établissements pénitentiaires, notamment dans les quartiers sensibles accueillant des détenus à fort enjeu judiciaire ou politique. En attendant les conclusions définitives de l’enquête, le garde pénitentiaire arrêté reste à la disposition des enquêteurs, tandis que la justice poursuit ses investigations pour faire toute la lumière sur ce dossier.