Journée mondiale de la pêche : « La sardinelle fait partie des espèces migratrices, partagées au niveau de l’Afrique de l’Ouest », selon Sidya Diouf

À l’instar de la communauté internationale, le Sénégal célèbre, ce 21 novembre, la Journée internationale de la pêche. À l’Institut Universitaire de Pêche et d’Aquaculture (IUPA) de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, la commémoration s’est tenue en présence du doyen de la faculté des Sciences et Techniques, représentant le Professeur Aminata Niang Diène, Rectrice de l’UCAD, ainsi que de professionnels, d’experts du secteur et de M. Sidya Diouf, représentant le ministre des Pêches.

Lors de cette journée, les participants ont insisté sur l’importance d’une gestion concertée, au niveau régional, des stocks de sardinelle. Cet événement a également été l’occasion pour le représentant du ministre de souligner la rareté croissante de cette espèce.

Selon Alassane Sarr, directeur de l’IUPA, la gestion de la sardinelle est complexe car cette espèce migratrice est partagée par plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, notamment le Sénégal, la Mauritanie, le Maroc, la Gambie et la Guinée-Bissau. Chaque pays, en fonction de ses objectifs et priorités, met en place des stratégies pour maximiser ses captures, ce qui complique une gestion concertée.

Sidya Diouf, chef de la division pêche artisanale à la direction des pêches maritimes, a ajouté :
« On ne peut pas parler de stocks de sardinelle pour le Sénégal uniquement, car il s’agit d’un stock sous-régional. Il y a quelques années, cette espèce était la plus accessible en termes de prix et la plus commercialisée sur le marché national. »

Cependant, la situation actuelle est marquée par une raréfaction de la sardinelle, qui devient de plus en plus chère, rendant son accès difficile pour de nombreuses familles. « Avec le niveau de vie des Sénégalais, on ne mange plus de poisson, et même si on en mange, ce n’est peut-être pas du bon poisson », a-t-il regretté.

La chaîne de distribution de la sardinelle emploie un grand nombre de personnes, parmi lesquelles des pêcheurs artisanaux, des mareyeurs et des femmes transformatrices. Sidya Diouf a insisté sur l’importance de cette ressource pour les populations locales :
« Parler de cette espèce revêt une importance capitale, car elle était autrefois consommée jusqu’au fin fond du Sénégal. »

La sardinelle est une espèce très sensible aux variations climatiques, notamment à la température et à l’acidification des océans, ce qui accentue sa migration. Selon M. Diouf, outre la nécessité d’une gestion concertée, il est impératif de réhabiliter les écosystèmes dégradés pour préserver cette ressource.

Alassane Sarr a pour sa part insisté sur la surexploitation des ressources halieutiques, un problème majeur pour le secteur de la pêche au Sénégal. Il a souligné que des mesures isolées prises par un seul pays ne suffisent pas : « Cela nécessite d’avoir des organes de gestion et des discussions entre les différents partenaires, car les intérêts des pays ne sont pas toujours alignés. »

La Journée mondiale de la pêche a permis de rappeler l’importance cruciale de cette ressource pour les économies et les populations locales, tout en pointant les défis à relever pour une gestion durable et équitable. Il est désormais impératif que les pays de la sous-région collaborent étroitement pour préserver la sardinelle, une espèce essentielle pour la sécurité alimentaire et le développement socio-économique de l’Afrique de l’Ouest.

Pêche : vers une gestion concertée des stocks de sardinelle en Afrique de l’Ouest

La raréfaction de la sardinelle, espèce clé pour les populations ouest-africaines, a été au cœur des discussions lors de la Journée mondiale de la pêche célébrée ce 21 novembre. Organisée par l’Institut universitaire de pêche et d’aquaculture (IUPA) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, cette rencontre a réuni des experts, professionnels, et acteurs du secteur pour réfléchir à des solutions face aux défis actuels.

La sardinelle, autrefois abondante et accessible, est aujourd’hui une ressource menacée. Selon Sidiya Diouf, chef de la division pêche artisanale à la direction des pêches maritimes, cette espèce migratrice est partagée entre plusieurs pays de la sous-région, notamment la Mauritanie, le Maroc, la Gambie, et la Guinée-Bissau. Chaque État, en fonction de ses priorités, exploite cette ressource de manière autonome, ce qui complique toute tentative de gestion durable.

« On ne peut pas parler de stocks nationaux, car la sardinelle est une ressource régionale. Cette gestion fragmentée a conduit à sa raréfaction, avec pour conséquences une flambée des prix et une accessibilité réduite pour les populations vulnérables », a-t-il expliqué.

Outre la surpêche, d’autres facteurs comme le changement climatique aggravent la situation. « La sardinelle est très sensible aux variations de température et à l’acidification des océans, ce qui la pousse à migrer vers d’autres zones », a indiqué M. Diouf.

La raréfaction de cette espèce a des répercussions directes sur l’économie locale, notamment pour les pêcheurs artisanaux, les mareyeurs, et les femmes transformatrices, qui dépendent de cette ressource pour leur subsistance.

Alassane Sarr, directeur de l’IUPA, a souligné que la surexploitation des ressources halieutiques est l’un des principaux facteurs de cette crise. « La pêche joue un rôle vital pour le Sénégal, mais les stocks s’amenuisent. Pour inverser la tendance, il est impératif d’adopter une gestion concertée et de réhabiliter les écosystèmes dégradés », a-t-il plaidé.

Les experts s’accordent sur la nécessité de mesures concertées au niveau régional. Une approche collective permettrait de surmonter les intérêts divergents entre les pays riverains.

« Un seul pays ne peut résoudre le problème. Il faut des discussions et des organes de gestion impliquant tous les partenaires », a ajouté M. Sarr.

Au Sénégal, la sardinelle a longtemps été l’une des espèces les plus consommées en raison de son faible coût et de sa disponibilité. Elle représentait une source essentielle de protéines pour les populations, y compris dans les zones les plus reculées. Aujourd’hui, son accès limité accentue les défis alimentaires dans un contexte économique déjà difficile.

La Journée mondiale de la pêche a offert une occasion précieuse de sensibiliser les acteurs du secteur aux enjeux cruciaux de la gestion durable des ressources halieutiques. Toutefois, la concrétisation des solutions proposées nécessitera une volonté politique forte et une coopération accrue entre les États concernés.

Alors que les écosystèmes marins continuent de subir les impacts du changement climatique et de la pression humaine, l’avenir de la sardinelle dépendra de la capacité des pays à travailler ensemble pour préserver cette ressource vitale.

Kafountine: Des acteurs de la pêche artisanale en croisade contre la migration irrégulière

Les acteurs de la pêche artisanale de Kafountine ont initié, ce week-end, une journée de sensibilisation contre la migration irrégulière suivie d’un match de football. Ce membre de l’Union nationale des mareyeurs du Sénégal (UNAMS) et, par ailleurs, responsable du parti Pastef à Kafountine a regroupé tous les acteurs de la pêche artisanale le temps d’échanger afin d’apporter des pistes de solutions pérennes.

« Nous sommes des acteurs de la pêche artisanale, moi-même je suis pêcheur et mareyeur. Donc, si nous sommes dans un secteur où la migration irrégulière est en train d’atteindre son paroxysme où nos jeunes, par tous les moyens, veulent aller en Europe pour s’accomplir. Il est donc de notre devoir d’être sur pied pour faire face.

Aussi, il est pour nous, grand temps de prendre nos responsabilités, c’est la raison pour laquelle nous avons convié tous les acteurs de la pêche artisanale le temps d’échanger avec eux afin d’apporter des pistes de solutions pérennes », a indiqué Diégane Diop, membre actif de l’Union nationale des mareyeurs du Sénégal (UNAMS) qui n’a pas manqué de parler de la situation de la migration irrégulière: « vous savez le phénomène de l’immigration est très complexe et nous avons la responsabilité de le combattre. Et à mon sens, il n’y a que les acteurs de la pêche qui se trouvent être les convoyeurs qui peuvent changer les choses.

Nous sommes les propriétaires des embarcations qui prennent la mer et si nous prenons le risque de traverser l’Atlantique avec des passagers en provenance de Tamba, de Kolda ou même de Fongolémi, qui ne connaissent pas la mer, en cas de pépin, cela ne peut être que désastreux. Nous devons nous dire la vérité et être conscients que les clients que nous embarquons sont des innocents et ce sont nos fils, nos neveux, nos frères qui le font.

Aujourd’hui, ce qui s’est passé à Mbour et qui a provoqué la venue du Président de la République est à prendre trés au sérieux. Il fallait voir le visage qu’affichait Bassirou Diomaye Faye pour comprendre que cette affaire n’est pas à négliger. Personne n’a envie de voir ses enfants mourir dans des conditions pareilles.

C’est pourquoi nous présentons une fois de plus nos plus sincères conditions aux familles des disparus. En tout cas, moi Diégane je m’investirais pour que ce qui s’est passé à Mbour n’arrive plus au Sénégal à plus forte raison à Kafountine », a-t-il déploré avant d’ajouter : « mais on doit proposer des choses concrètes aux jeunes pour leur permettre de s’accomplir et réaliser leur rêve dans leur propre pays.

Et parmi les solutions, on doit d’abord régler les cohabitation en mer entre les bateaux et les pirogues. On ne peut pas interdire la pêche aux bateaux mais, on peut les éloigner au moins à 70 ou 80 kilomètres parce que la ressource devient rare. Les pirogues en mer sont nombreuses et il n y a que cela qui pourrait permettre le développement de la pêche artisanale et l’Etat doit aider les pêcheurs artisanaux et les mareyeurs dans ce sens.

Parce que si nous mangeons du poisson c’est à cause de la pêche artisanale. Et les gens doivent également savoir que ces bateaux qui nous amènent des problèmes vendent les produits halieutiques à l’étranger alors que nous, nous assurons la consommation journalière de poisson aux sénégalais. Ici, nous n’avons même pas de quai et avec ces débarquements de poissons, les destinations sont entre autres Ziguinchor, Tamba, Kolda, Kédougou, Bakel, Touba, Dakar…

Donc nous devons tout faire pour soutenir la pêche artisanale. Donc je dois parler au nom de tous les acteurs de la pêche artisanale du Sénégal et nous avons espoir qu’avec le régime du président Faye qui est venu jusqu’ici à Kafountine pour voir s y passe, nos différents problèmes seront pris en charge. Il nous faut juste être un peu patient et tout ira pour le mieux. Des projets pour les jeunes sont entrain d’être concoctés pour lutter contre le chômage des jeunes et surtout la migration irrégulière ».

A signaler qu’en marge de la journée de sensibilisation contre l’immigration irrégulière, un match de football a aussi été organisé dans le but de conscientiser les jeunes à plus penser à s’aventurer dans des projets de voyages irréguliers.        

Aly Saleh

CRISE DANS LE SECTEUR DES PÊCHES : RISQUE DE CHÔMAGE À GRANDE ÉCHELLE , PLUS DE 1200 EMPLOIS DIRECTS MENACÉS

Au port de Dakar , ils sont visibles en dizaines, filets pliés , moteurs éteints. Un décors pas comme les autres. En effet, les navires de pêche avec la licence d’emersale profonde sont à quai depuis un certain temps.
La cause de cet arrêt d’activité n’est rien d’autre qu’une situation très difficile que ces armateurs rencontrent au quotidien face aux nouvelles mesures prisent par les autorités de la DPSP, comprenez par là , la direction de la Protection et de la surveillance des Pêches.

En effet, ces navires en majorité sont détenteurs de la licence de pêche d’emersale profonde. Pour faire simple, il s’agit d’une licence qui confère aux chalutiers crevettiers ciblant les crevettes profondes, aux chalutiers poissonniers et aux palangriers de fond ciblant les merlus et aux caseyeurs ciblant le crabe rouge profond, le droit de pêcher au delà de 35Miles nautiques soit environs à 65 km de nos côtes. Ces professionnels de la pêche sont aujourd’hui confrontés à une grande difficulté à trouver du poisson.
Cette raréfaction de cette ressource dans ces zones de pêche entraînent tres souvent un débordement de ces navires vers des zones non autorisées, ce qui constitue une infraction , passible d’une sanction pécuniaire édictée par les services de la DPSP.

Des amendes et pénalités qu’il était auparavant possible de payer par moratoire, chose qui n’est plus acceptée par la DPSP qui , au-delà du fait d’exiger un paiement global , impose également la présentation de chèques certifiés.
Une situation qui a fini par gangrèner les activités et hanter le sommeil des armateurs qui , préfèrent tout simplement amarrer leurs bateaux et envoyer leurs employés en chomage technique.
Une véritable bombe à retardement qui , si rien n’est fait, pourrait à long terme découler sur une augmentation drastique et à grande échelle du taux de chômage, d’autant plus qu’ils sont des centaines de jeunes à gagner leur vie abord de ces navires (environ plus de 1200 personnes réparties entre ,marins, dockers, pointeurs et chauffeurs)

Ces bateaux de pêche, pourtant appartenant à des Sénégalais même si en collaboration avec des étrangers ne demandent qu’un allègement du mode de paiement des amendes en cas d’infraction constaté, c’est à dire le retour du paiement par moratoire.

Approché au mole 10 et interpellé sur la question, un des plus anciens et expérimentés armateurs sénégalais n’a pas manqué de manifester ses inquiétudes. Il est dans la même situation que ces camarades. Sous le couvert de l’anonymat il donne sa recette pour faire face à cette situation : 《 Ce qu’il faut plutôt faire, c’est organiser des états généraux des Pêches afin de redéfinir la délimitation des zones de pêche et corriger les injustices qui subsistent dans le secteur depuis le régime de Maître Abdoulaye Wade à l’époque où feu Djibo Leity Cas était Ministre des pêches 》 a t-il fait savoir .
Une déclaration qui, nous espérons, sera prise avec beaucoup de précaution par les autorités pour ne pas dire le nouveau régime en place qui dit vouloir axer sa gouvernance sur le triptyque 《jub-jubal-Jubbanty 》

Ibrahima khalil Dieng

L’Unapas/Cdo exprime son soutien au ministre de la Pêche et appelle à une gestion responsable des ressources marines

L’Union nationale des pêcheurs artisanaux de la cellule Dakar Ouest (Unapas/Cdo) a tenu une conférence de presse au cours de laquelle elle a exprimé son soutien et son encouragement au ministre de la Pêche pour son engagement envers le secteur depuis sa prise de fonction. Les responsables de l’Unapas/Cdo ont salué les efforts du ministre dans la conduite des audits des bateaux et la délivrance des licences, tout en appelant à une gestion plus rigoureuse de celles-ci, conformément aux normes établies.

Pour garantir une gestion responsable des ressources halieutiques, l’Unapas/Cdo insiste sur l’attribution des licences uniquement aux bateaux respectant les quotas nécessaires à la préservation de l’écosystème marin. Ils ont également lancé un appel à une trêve aux bateaux de l’Union européenne afin de maintenir des niveaux durables de capture, et ont exigé le retrait immédiat des bateaux chinois, dont la présence non contrôlée menace l’écosystème et les moyens de subsistance locaux.

Par ailleurs, les pêcheurs artisanaux ont demandé à ce que tous les bateaux opérant dans les eaux sénégalaises activent leur système d’identification automatique (AIS) pour des raisons de sécurité et de contrôle accru. La question du quai de pêche de Soumbédioune a également été soulevée, les pêcheurs plaidant pour sa mise en service rapide.

Cette déclaration de l’Unapas/Cdo met en lumière les préoccupations des pêcheurs artisanaux quant à la gestion des ressources marines et souligne l’importance d’une action concertée pour assurer la durabilité de l’activité de pêche au Sénégal.

Atelier national au Sénégal : Préparation face aux Prévisions Climatiques pour l’Agriculture et la Pêche en 2024

Le 8 mai dernier, Dakar a accueilli un atelier national réunissant des experts en météorologie, agronomie et hydrologie pour discuter des prévisions saisonnières pour l’hivernage 2024 au Sénégal. Cette réunion a mis en lumière l’importance d’une approche basée sur la prévisibilité pour améliorer la production agricole et gérer les ressources aquatiques du pays.

Le Secrétaire général de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim), Mamina Kamra, a souligné le rôle crucial de son agence dans la production de prévisions à long terme, visant à mieux préparer le secteur agricole aux variations climatiques. Les discussions ont révélé que les pluies devraient être normales en début de saison, mais pourraient devenir excédentaires, augmentant ainsi le risque d’inondations.

Les experts ont également abordé les implications socio-économiques de ces prévisions climatiques. Ils ont conseillé aux ministères de l’Agriculture et de la Pêche d’adapter leurs stratégies pour prévenir les dommages potentiels causés par un démarrage précoce et anormal des pluies. Le Directeur général de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra), intervenant par vidéoconférence, a souligné l’importance d’anticiper ces changements pour élaborer des stratégies de survie efficaces pour les producteurs face au changement climatique.

Cet atelier national démontre l’engagement du Sénégal à renforcer sa résilience face aux défis climatiques, en mettant l’accent sur la préparation proactive et la gestion adaptative des ressources naturelles. En adoptant une approche fondée sur la prévisibilité, le pays peut mieux se positionner pour faire face aux fluctuations climatiques et protéger ses secteurs agricole et halieutique, essentiels pour son développement économique et social.

Plan Marshall de redynamisation de la Pêche : Initiatives majeures du Président Diomaye Faye pour revitaliser le secteur au Sénégal

Le président Bassirou Diomaye Faye a lancé un ambitieux plan de redynamisation de la pêche sénégalaise lors du Conseil des ministres du mercredi. Ce programme vise à revitaliser un secteur crucial pour l’économie et le tissu social du Sénégal, notamment la pêche artisanale qui constitue une source majeure de revenus pour de nombreuses familles.

Le chef de l’État a salué la publication récente par le ministre des Pêches de la liste des navires autorisés à opérer dans les eaux sénégalaises, soulignant son engagement pour la transparence dans la gestion du secteur. Actuellement, 132 navires industriels sénégalais, 19 étrangers et plus de 17 400 pirogues artisanales bénéficient de cette autorisation.

En outre, le président Faye a demandé un audit du pavillon sénégalais et une évaluation des accords et licences de pêche, visant à optimiser les pratiques et les accords existants. Il a également insisté sur la nécessité de recenser et d’évaluer les interventions de l’État dans le secteur, incluant les infrastructures et le soutien aux acteurs de la pêche.

Face aux défis de la surpêche et de la pêche illicite, le président a appelé à une révision du Code de la pêche maritime et à l’application rigoureuse des nouvelles mesures. Cette révision devrait renforcer les dispositifs de lutte contre les pratiques de pêche illicite et protéger les ressources halieutiques.

Le président Faye a également exprimé l’urgence de définir une politique nationale de gestion durable des ressources halieutiques. Il envisage un programme d’urgence de relance de la pêche artisanale et le développement de la pêche industrielle, impliquant une collaboration étroite avec les chercheurs et les partenaires stratégiques.

Parallèlement, le développement de l’aquaculture a été souligné comme un vecteur essentiel de création d’emplois. Le président a mis en avant la nécessité de développer un réseau national de centres et de stations aquacoles pour soutenir ce secteur en expansion.

Ces initiatives démontrent la détermination du gouvernement à faire de la pêche un pilier central de l’économie sénégalaise, tout en préservant ses ressources pour les générations futures. Le Plan Marshall de redynamisation est un pas audacieux vers la transformation du secteur de la pêche, visant à renforcer son impact économique et social tout en assurant sa durabilité.

Promotion de la transparence dans la gestion des ressources maritimes : Publication de la liste des navires autorisés à pêcher

Le ministère des Pêches et des Infrastructures Maritimes et Portuaires du Sénégal a récemment pris une initiative majeure en matière de transparence dans la gestion des ressources marines du pays. En effet, une liste exhaustive des navires autorisés à exercer leurs activités de pêche au large des côtes sénégalaises a été publiée, marquant ainsi un pas important vers une gestion responsable et durable des ressources naturelles du pays.

Cette annonce, faite à travers un communiqué rendu public, témoigne de l’engagement du gouvernement sénégalais à garantir une exploitation transparente et équitable des ressources marines, considérées comme un patrimoine national crucial. La liste, qui comprend à la fois des navires sénégalais et étrangers, a été établie après un processus rigoureux d’évaluation et d’autorisation.

Au total, 132 navires sénégalais et 19 bateaux étrangers ont obtenu les permis nécessaires pour exercer leurs activités de pêche dans les eaux territoriales du Sénégal à partir du 2 mai 2024. Cette décision marque une étape importante dans la promotion de la transparence et de la légalité dans le secteur de la pêche, qui revêt une importance économique et sociale considérable pour le pays.

La publication de cette liste vise à offrir une visibilité accrue sur les activités de pêche autorisées et à renforcer la surveillance et le contrôle des opérations maritimes. En rendant cette information accessible au public, le gouvernement sénégalais cherche à promouvoir une gestion responsable des ressources marines, tout en garantissant une exploitation durable de ces précieuses ressources.

Il convient de souligner que cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une politique plus large de gestion durable des ressources naturelles du Sénégal, visant à préserver l’environnement marin et à promouvoir le développement économique et social du pays. En mettant en place des mesures de transparence et de contrôle, les autorités sénégalaises démontrent leur engagement envers une gouvernance responsable et éthique des ressources marines.

La liste des navires autorisés à pêcher au large des côtes sénégalaises est disponible depuis le 6 mai 2024, marquant ainsi le début d’une nouvelle ère de transparence et de responsabilité dans le secteur de la pêche au Sénégal.

Ci-après les documents rendus public par le ministère .

Pêche : L’Etat publie la liste de 132 navires nationaux et 19 bateaux étrangers autorisés à naviguer dans les eaux sénégalaises


Pêche : L’Etat publie la liste de 132 navires nationaux et 19 bateaux étrangers autorisés à naviguer dans les eaux sénégalaises
Pêche : L’Etat publie la liste de 132 navires nationaux et 19 bateaux étrangers autorisés à naviguer dans les eaux sénégalaises
Pêche : L’Etat publie la liste de 132 navires nationaux et 19 bateaux étrangers autorisés à naviguer dans les eaux sénégalaises
Pêche : L’Etat publie la liste de 132 navires nationaux et 19 bateaux étrangers autorisés à naviguer dans les eaux sénégalaises
Pêche : L’Etat publie la liste de 132 navires nationaux et 19 bateaux étrangers autorisés à naviguer dans les eaux sénégalaises

Nouveau gouvernement sénégalais : Vers une relance du secteur de la pêche et du tourisme à Mbour

Avec l’arrivée du nouveau président, Bassirou Diomaye Faye, et de son Premier Ministre, Ousmane Sonko, de nouveaux espoirs émergent pour les acteurs du secteur de la pêche et du tourisme à Mbour. Ces deux piliers économiques, autrefois florissants, sont aujourd’hui confrontés à des défis majeurs.

Gaoussou Guèye, président de l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche maritime au Sénégal (Aprapam), constate une crise multidimensionnelle dans le secteur de la pêche. Cette crise touche aussi bien les aspects sociaux qu’économiques et de gestion des ressources.

Pour M. Guèye, la solution ne réside pas seulement dans la nomination d’un ministre compétent, mais surtout dans la mise en place d’une équipe intègre et capable de mettre en œuvre des politiques efficaces. Il met également en garde contre des initiatives comme le développement de l’aquaculture basée sur des industries utilisant la farine de poisson, qui pourrait compromettre l’accès des populations locales à cette ressource essentielle.

Il plaide pour une souveraineté alimentaire réelle qui prend en compte les besoins en poissons des communautés locales et critique les usines de farine de poisson, soulignant leur impact sur la durabilité des ressources halieutiques du pays.

M. Guèye pointe du doigt plusieurs menaces, notamment les sociétés mixtes qui constituent un handicap majeur et les accords de pêche, comme celui avec l’Union Européenne, qui prend fin en novembre 2024. Il appelle à plus de transparence dans les négociations de ces accords.

Du côté du tourisme, les acteurs sont également prêts à contribuer à la renaissance du secteur. Ils attendent avec impatience la feuille de route des nouvelles autorités pour agir efficacement. Boly Guèye, président de la Chaîne de Valeur Tourisme, souhaite notamment l’élargissement de la zone d’aménagement touristique de Pointe Sarène et la requalification de la station de Saly.

Il appelle également l’État à faciliter l’accès aux crédits et à augmenter les subventions pour la promotion touristique. Boly Guèye déplore la fermeture de plusieurs structures touristiques et suggère que l’État intervienne pour reprendre ces établissements et créer des emplois.

La nouvelle administration a devant elle de nombreux défis à relever pour redynamiser les secteurs de la pêche et du tourisme à Mbour. Les acteurs locaux, bien que prêts à contribuer à cette relance, attendent des actions concrètes et une collaboration étroite avec les autorités pour garantir un développement durable et inclusif de ces secteurs clés de l’économie sénégalaise.

Le Sytrapas appelle à un dialogue franc et permanent pour le secteur de la pêche

Le Syndicat national des travailleurs de la pêche et de l’aquaculture du Sénégal (Sytrapas) adresse ses félicitations et ses vœux de bienvenue à la nouvelle ministre de la Pêche, Fatou Diouf. Forte de son expérience passée dans le département, notamment dans les affaires juridiques et à la Direction de la Protection et de la Surveillance des pêches (DPSP), le Sytrapas souligne son implication et sa connaissance des enjeux majeurs du secteur.

Le secteur de la pêche maritime est aujourd’hui confronté à une série de défis complexes, allant de la raréfaction des ressources halieutiques aux problèmes de changement climatique, en passant par la pêche INN, la surpêche et la présence croissante de bateaux étrangers dans les eaux sénégalaises. Face à ces enjeux, le Sytrapas est convaincu que la ministre Diouf aura la lourde responsabilité de trouver des solutions pour assurer la survie et le développement durable du secteur.

Dans cette optique, le Sytrapas se tient prêt à collaborer étroitement avec la nouvelle ministre pour éradiquer les maux qui entravent le secteur de la pêche. Il appelle ainsi à l’instauration d’un dialogue permanent et sincère, afin de travailler ensemble à l’amélioration des conditions de travail des pêcheurs, à la sécurisation des primes internes, à la mise en place du fonds commun du secteur primaire, à la modernisation des services déconcentrés et à la régularisation des contractuels dans la Fonction publique.

Le syndicat souligne également l’importance de recruter les diplômés des écoles et instituts des pêches pour renforcer les effectifs et dynamiser le secteur. En mettant l’accent sur la nécessité d’une coopération étroite et d’une volonté commune de relever les défis, le Sytrapas exprime sa confiance dans la capacité de la ministre Fatou Diouf à faire avancer le secteur de la pêche dans l’intérêt de tous ses acteurs.

Yoff : Le Premier Ministre Amadou Ba annonce de belles perspectives pour les acteurs de la pêche

Le Premier Ministre Amadou Ba a présidé ce samedi 02 mars 2024 un Grand Panel sur le secteur de la pêche au niveau du quai de pêche de Yoff. La cérémonie a débuté par une minute de silence destinée aux disparus de Saint Louis. Ouvrant les débats, le Ministre El Hadj Momar Samb a souhaité la bienvenue au Chef du Gouvernement. Il a dit agir en parfaite synergie avec Abdoulaye Diouf Sarr, maître d’œuvre du panel. Ensuite, c’est au tour du Ministre Alioune Ndoye de prendre la parole. Devant le Premier Ministre, il a révélé que : “celui qui est avec le monde de la mer, le pays ne va pas vous échapper”. Il a plaidé pour que le secteur soit davantage renforcé en louant les réalisations du Président Macky Sall. “Monsieur le Premier Ministre, une fois que vous serez Président, aidez davantage les acteurs de la pêche”,a-t-il déclaré.

 Il a également rappelé les réalisations du Chef de l’État avec les quais de pêche et les subventions de moteur accordées aux pêcheurs. Il a aussi évoqué la problématique de la surveillance de nos côtes avec les navires de la marine et des avions de surveillance. Ensuite, c’est l’ancien Ministre des pêches Oumar Gueye de prendre la parole. Il est revenu sur les réalisations du Président Macky Sall dans le secteur de la pêche. « 97 milliards ont été investis dans le secteur de la pêche », a-t-il indiqué avant d’enchaîner : « ce que le Président a fait dans la pêche personne ne l’a fait ».

Il a également rappelé les phases tests de géolocalisation débutant à Yoff. Répondant à ceux qui dénoncent les accords de pêche, à Oumar Gueye de préciser qu’« il n’y a que 19 bateaux étrangers sur 500 donc ceux qui disent qu’on a vendu la mer n’ont rien compris ». « Le premier allié du secteur de la pêche est le Président Macky Sall et nous sommes sûrs que le Premier Ministre Amadou Ba va poursuivre l’œuvre du Chef de l’État »,a-t-il conclu.

Par la suite, les différents acteurs de la pêche de la localité ont magnifié la venue du Premier Ministre Amadou Ba et lui ont demandé d’appuyer davantage les pêcheurs une fois qu’il sera élu Président de la République. De même, le représentant des plongeurs a demandé au Premier Ministre de former davantage les plongeurs.

 À l’issue des échanges, c’est le maître d’œuvre de la cérémonie Abdoulaye Diouf Sarr, DG du FONSIS qui a pris la parole pour introduire le Premier Ministre Amadou Ba pour le discours de clôture.

Devant le Premier Ministre, il s’est réjoui de la mobilisation des Yoffoises et Yoffois notamment les notables de la localité. « Monsieur le Premier Ministre, je vous confie le peuple de Yoff, un peuple digne et fidèle », a-t-il ajouté. Sur ce, il a appelé les populations locales à se mobiliser pour élire le Premier Ministre Amadou Ba comme 5eme Président afin de poursuivre les réalisations du Président Macky Sall. Introduit par Diouf Sarr, Amadou Ba a remercié les populations de Yoff pour la forte mobilisation.

 Dans la foulée, il a magnifié les différentes interventions des acteurs de la pêche et a remercié Diouf Sarr d’avoir instauré ce panel. « En faisant ce panel, Abdoulaye démontre qu’il aime Yoff et le porte dans son cœur », a-t-il ajouté. Devant accueillir le Chef de l’Etat, le Premier Ministre a annoncé avoir le feu vert du Chef de l’Etat qui lui a demandé de rester jusqu’à la fin du panel . Ensuite, le Premier Ministre a salué les excellents panélistes en l’occurrence les anciens ministres de la pêche, Alioune Ndoye et Oumar Gueye. «  Il y’a trois secteurs clés à Dakar : la pêche, la couture et la coiffure. Ce sont les activités les plus prisées dans la capitale », a-t-il souligné.

 Revenant sur la pêche, il a évoqué que la pêche artisanale est l’une des activités les plus importantes dans le secteur de la pêche. « Le secteur mobilise beaucoup d’acteurs et comme l’ont annoncé les panelistes le Président Macky Sall a beaucoup fait pour le secteur », a-t-il expliqué. Ainsi, il promet de poursuivre les réalisations du Président Macky Sall en mettant l’accent sur les ressources humaines et les infrastructures. Dans cette lancée, il a rappelé que le Chef de l’Etat a créé 600 000 emplois et qu’il compte porter la barre à 1 million d’emplois, une fois qu’il accédera à la magistrature suprême. « Sur le plan économique vôtre situation va globalement changer », a-t-il promis.

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