Collision de pirogues à Kafountine : Deux pêcheurs portés disparus

Un tragique accident maritime a eu lieu dimanche 16 mars 2025, au large de Kafountine, dans la région de Ziguinchor, dans le sud du Sénégal. Deux pirogues sont entrées en collision, causant la disparition de deux jeunes pêcheurs.

Les premiers éléments de l’enquête révèlent qu’une pirogue transportant une dizaine de pêcheurs en direction de la haute mer a percuté violemment une autre embarcation revenant de sa sortie de pêche. Selon des témoins, l’accident serait survenu en raison d’une distraction du capitaine de la pirogue en cause, qui serait en train de manipuler son téléphone au moment de l’impact.

Pris de panique après la collision, deux jeunes pêcheurs à bord de la pirogue en mouvement ont sauté à l’eau. Malgré les efforts des autres pêcheurs présents sur les lieux pour les sauver, ils n’ont pas pu être retrouvés. Les recherches pour tenter de retrouver les deux disparus ont été intensifiées dès ce lundi 17 mars, avec l’espoir de les localiser.

Cet incident met en lumière la dangerosité de la mer et les risques associés à la navigation, notamment en raison de distractions qui peuvent compromettre la sécurité des pêcheurs. Les autorités locales et les équipes de secours sont mobilisées pour retrouver les disparus et apporter toute l’aide nécessaire aux familles des victimes.

Fuite de gaz sur le projet GTA : Inquiétude et colère des pêcheurs de Saint-Louis

Une fuite de gaz a été détectée sur le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie. Si l’ampleur et les conséquences précises de cet incident restent encore incertaines, l’Association des pêcheurs artisanaux à la ligne de Saint-Louis dénonce un « silence inacceptable » des autorités et des entreprises impliquées dans le projet. Les pêcheurs alertent sur les dangers potentiels pour l’écosystème marin et les communautés côtières, déjà fortement affectées par les restrictions d’accès aux zones de pêche.

Les pêcheurs de Guet Ndar, qui ont déjà subi de lourdes conséquences en raison de la réduction de leurs zones de pêche due à l’exploitation du gisement gazier, considèrent cette fuite comme une nouvelle menace pour leur activité et leur survie. « Après nous avoir volé DIATARA, aujourd’hui, c’est notre santé, nos ressources et nos vies qui sont en danger », s’indigne l’association dans un communiqué.

Le gaz qui s’échappe dans l’air et dans l’eau pourrait gravement perturber l’équilibre de l’écosystème marin du littoral de Saint-Louis, déjà soumis à de nombreuses pressions environnementales. La contamination des ressources halieutiques et de la chaîne alimentaire marine pourrait avoir des répercussions à long terme sur la biodiversité et l’économie locale, fortement dépendante de la pêche artisanale.

Outre la fuite de gaz, l’association dénonce également la pratique du torchage sur le projet GTA. Cette technique, qui consiste à brûler le gaz excédentaire, libère dans l’atmosphère du dioxyde de carbone et du méthane, un gaz à effet de serre particulièrement nocif pour le climat. « Ce torchage n’est pas seulement une aberration écologique, c’est aussi une attaque contre la santé publique », dénoncent les pêcheurs, rappelant que les populations de la Langue de Barbarie sont directement exposées aux émissions toxiques.

Les effets de cette pollution pourraient être graves : maladies respiratoires, irritations et autres pathologies liées à l’inhalation de particules nocives. L’association exige donc l’arrêt immédiat du torchage et une évaluation complète des impacts sanitaires et environnementaux de l’exploitation gazière sur les populations locales.

Face à cette situation critique, les pêcheurs artisanaux de Saint-Louis formulent plusieurs demandes pressantes :

  • Une enquête indépendante et transparente sur l’ampleur de la fuite et ses conséquences environnementales.
  • Une révision des pratiques industrielles du projet GTA afin de minimiser les impacts sur l’environnement et les communautés locales.
  • Un accompagnement des pêcheurs affectés par cette catastrophe pour leur permettre de faire face aux pertes économiques subies.

L’association appelle les citoyens, les organisations du secteur de la pêche et l’ensemble de la société civile à se mobiliser pour exiger vérité et justice. « Nos vies, notre environnement et notre avenir valent plus que les profits d’une poignée de multinationales », conclut-elle, déterminée à ne pas laisser cette affaire sous silence.

Saint-Louis : La brèche continue de faire des victimes parmi les pêcheurs

La brèche de Saint-Louis, creusée en 2003 pour évacuer les eaux pluviales, reste un danger permanent pour les pêcheurs de la région. Le week-end dernier a été particulièrement meurtrier avec un bilan tragique : deux morts, six disparus et des dégâts matériels importants.

Selon l’Association des pêcheurs de Saint-Louis, les drapeaux rouges, qui signalent une météo défavorable, avaient pourtant été hissés pour avertir les pêcheurs des risques. Malgré cela, plusieurs d’entre eux ont bravé les interdictions, ce qui a conduit à la catastrophe. Le porte-parole de l’association a fait état de six morts, six disparus, vingt-sept rescapés, deux pirogues détruites et de nombreux équipements de pêche endommagés. Face à ce drame, il a exhorté ses collègues à respecter les consignes de sécurité et à éviter les sorties en mer lorsque les conditions météorologiques sont mauvaises.

La brèche, qui s’est considérablement élargie depuis sa création, est passée de deux mètres à plus de six kilomètres aujourd’hui. Cette situation aggrave les risques pour les pêcheurs et menace également les populations vivant sur la Langue de Barbarie. Le journal L’Observateur a récemment évoqué les conséquences dramatiques de cet élargissement, soulignant que la brèche constitue désormais un danger pour l’ensemble de la région.

Le ministre de la Pêche a exprimé ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des pêcheurs de Saint-Louis. Il a rappelé l’importance de respecter les mesures de sécurité pour éviter de nouvelles tragédies. Il a également salué les efforts des autorités administratives, des Sapeurs-pompiers et des pêcheurs qui ont participé aux opérations de secours.

Lors de sa dernière visite à Saint-Louis, le Premier ministre avait reconnu la gravité de la situation et promis des solutions concrètes pour sécuriser la zone. Cependant, les pêcheurs estiment que ces engagements n’ont pas encore été suivis d’effet. Ils demandent des actions rapides et efficaces afin de sécuriser la brèche et de mettre fin aux nombreux drames qui endeuillent chaque année la communauté.

« Chaque sortie en mer est un risque. Nous avons besoin de mesures immédiates pour sécuriser la brèche. Trop de familles ont déjà été frappées par le deuil », a témoigné un pêcheur de Guet Ndar. En attendant des actions concrètes, la brèche continue de représenter un piège mortel pour les pêcheurs de Saint-Louis, qui vivent dans l’angoisse à chaque sortie en mer.

Saint-Louis : Deux pêcheurs portés disparus après le chavirement d’une pirogue à l’embouchure

Deux pêcheurs sont portés disparus après le chavirement de leur pirogue dans la nuit de jeudi à vendredi au niveau de la brèche de Saint-Louis. Selon les premières informations rapportées par le journal Le Soleil, l’embarcation transportait trois personnes originaires du village de Ngayna Lebou.

L’accident s’est produit dans des circonstances encore indéterminées. Seul un des trois pêcheurs a réussi à survivre au naufrage. Les deux autres sont toujours portés disparus, plongeant leurs familles et la communauté locale dans une grande inquiétude.

Des recherches sont en cours pour tenter de retrouver les disparus. Toutefois, la dangerosité de la brèche complique sérieusement les opérations de sauvetage. Cette zone maritime, connue pour ses forts courants et ses conditions de navigation périlleuses, a déjà été le théâtre de nombreux drames similaires dans le passé.

Les autorités locales, les pêcheurs de la région et les services de secours collaborent pour tenter de retrouver les deux pêcheurs manquants. La communauté de Ngayna Lebou suit de près les développements de cette tragédie, espérant un dénouement heureux malgré les difficultés des recherches.

La brèche de Saint-Louis reste un sujet de préoccupation majeur pour les pêcheurs locaux. Ces dernières années, elle a causé plusieurs naufrages mortels, suscitant des appels récurrents à renforcer la sécurité maritime dans cette zone particulièrement exposée aux intempéries et aux courants marins imprévisibles. Le chavirement de cette pirogue vient une nouvelle fois rappeler la nécessité de prendre des mesures urgentes pour sécuriser cette voie de navigation.

Exploitation du gaz à Saint-Louis : Les pêcheurs exigent une nouvelle étude d’impact environnemental

L’exploitation du gaz au large de Saint-Louis, qui promet des retombées économiques significatives, suscite également de vives inquiétudes parmi les pêcheurs locaux. Ce jeudi, une cinquantaine de capitaines de pirogues de la pêche en ligne ont manifesté contre les compagnies BP et KOSMOS, accusées d’être responsables de la dégradation écologique et économique de la région.

Les pêcheurs de la langue de Barbarie, fortement dépendants de la richesse des récifs naturels pour leur subsistance, expriment leur profonde inquiétude face aux conséquences de l’exploitation gazière. Mame Moussa Ndiaye, secrétaire général de l’Association des Pêcheurs Artisanaux à la Ligne de Saint-Louis, a déclaré : « La faune et la flore marine, qui faisaient la richesse des récifs naturels au large de Saint-Louis, ont été détruites par ces compagnies gazières. » Il ajoute que la pollution des fonds marins, souvent ignorée par les autorités, aggrave encore la situation.

Les capitaines de pirogues exigent une nouvelle étude d’impact environnemental menée par un cabinet indépendant et neutre. Ils réclament également une compensation financière équitable pour les pêcheurs avant toute exploitation du gaz, ainsi que la mise en place de récifs artificiels pour compenser la perte de biodiversité. Ces mesures sont jugées essentielles pour préserver le secteur de la pêche et les moyens de subsistance des pêcheurs locaux.

Les pêcheurs et les experts locaux estiment que les études d’impact réalisées par BP et KOSMOS sont inadaptées et ne tiennent pas compte des réalités environnementales et économiques de la région. « Nous considérons ce refus de BP et KOSMOS de répondre aux objections des scientifiques et des autorités sur l’étude d’impact environnemental comme une défiance. Le gaz n’est pas encore sorti des fonds marins et déjà nous subissons les conséquences (rareté du poisson, précarité, immigration clandestine, pollution) de cette exploitation », regrette Mame Moussa Ndiaye.

La rentabilité de la pêche à Saint-Louis est déjà en déclin, les zones les plus poissonneuses étant devenues inaccessibles. Les pêcheurs rapportent une diminution notable des captures, aggravée par les activités gazières. « La zone tampon la plus poissonneuse n’est plus accessible, et les conséquences (rareté du poisson, précarité, immigration clandestine, pollution) sont déjà ressenties avant même que le gaz ne soit extrait des fonds marins », a déploré Ndiaye.

Les pêcheurs de Saint-Louis posent des questions essentielles sur leur avenir. Ils s’interrogent sur les impacts futurs des opérations de transport de gaz, notamment les risques de collision avec les tankers méthaniers et les dangers de fuites de gaz dans l’environnement marin. BP et KOSMOS n’ont pas encore fourni de réponses satisfaisantes à ces préoccupations légitimes.

Les pêcheurs interpellent les nouvelles autorités pour qu’elles prennent en compte leurs préoccupations et agissent rapidement pour sauver le secteur de la pêche. La mise en place de mesures de protection environnementale et de compensation économique est jugée cruciale pour garantir la durabilité des ressources marines et la sécurité des pêcheurs.

L’exploitation du gaz à Saint-Louis représente un défi majeur pour la région. Si les retombées économiques sont prometteuses, elles ne doivent pas se faire au détriment de l’environnement et des moyens de subsistance des pêcheurs locaux. Une nouvelle étude d’impact environnemental indépendante, accompagnée de mesures compensatoires, pourrait permettre de concilier développement économique et préservation des ressources naturelles, garantissant ainsi un avenir durable pour tous les habitants de la langue de Barbarie.

Ousmane Sonko assure les pêcheurs sénégalais concernant l’exploitation des ressources naturelles

Lors d’une récente déclaration à Saint-Louis, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a adressé des assurances aux pêcheurs locaux quant à l’impact de l’exploitation des ressources naturelles, notamment le pétrole et le gaz, sur leur activité. En marge de la journée de nettoiement (Set-setal), il a promis de prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir toute perturbation de l’activité de pêche due aux projets d’exploitation en cours, notamment au large des côtes Saint-Louisiennes et à Sangomar.

« Nous prendrons toutes les dispositions pour que l’exploitation des ressources gazières au large des cotes Saint-Louisiennes et ailleurs, l’exploitation des ressources pétrolières pour Sangomar, ne puisse pas avoir un impact sur l’activité de la pêche, » a déclaré Sonko, soulignant l’importance de ne pas sacrifier des secteurs essentiels comme la pêche, l’agriculture et l’élevage au profit d’industries plus éphémères.

Le Premier ministre a également mis en garde contre les conséquences à long terme de l’exploitation des ressources fossiles, rappelant que le pétrole et le gaz sont des ressources épuisables. Cette position souligne une volonté politique de concilier développement économique et préservation des ressources naturelles essentielles à la vie des communautés locales.

Les engagements de Sonko interviennent dans un contexte où le Sénégal cherche à maximiser les bénéfices de ses découvertes en hydrocarbures tout en protégeant les industries traditionnelles qui sont vitales pour de nombreuses populations côtières. La déclaration du Premier ministre témoigne d’une approche équilibrée visant à assurer la durabilité et la coexistence harmonieuse des différentes activités économiques dans la région.

Ousmane Sonko assure les pêcheurs sénégalais concernant l’exploitation des ressources naturelles

Lors d’une récente déclaration à Saint-Louis, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a adressé des assurances aux pêcheurs locaux quant à l’impact de l’exploitation des ressources naturelles, notamment le pétrole et le gaz, sur leur activité. En marge de la journée de nettoiement (Set-setal), il a promis de prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir toute perturbation de l’activité de pêche due aux projets d’exploitation en cours, notamment au large des côtes Saint-Louisiennes et à Sangomar.

« Nous prendrons toutes les dispositions pour que l’exploitation des ressources gazières au large des cotes Saint-Louisiennes et ailleurs, l’exploitation des ressources pétrolières pour Sangomar, ne puisse pas avoir un impact sur l’activité de la pêche, » a déclaré Sonko, soulignant l’importance de ne pas sacrifier des secteurs essentiels comme la pêche, l’agriculture et l’élevage au profit d’industries plus éphémères.

Le Premier ministre a également mis en garde contre les conséquences à long terme de l’exploitation des ressources fossiles, rappelant que le pétrole et le gaz sont des ressources épuisables. Cette position souligne une volonté politique de concilier développement économique et préservation des ressources naturelles essentielles à la vie des communautés locales.

Les engagements de Sonko interviennent dans un contexte où le Sénégal cherche à maximiser les bénéfices de ses découvertes en hydrocarbures tout en protégeant les industries traditionnelles qui sont vitales pour de nombreuses populations côtières. La déclaration du Premier ministre témoigne d’une approche équilibrée visant à assurer la durabilité et la coexistence harmonieuse des différentes activités économiques dans la région.

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