Carburant au Sénégal : le FSE rassure et écarte tout risque de pénurie malgré un contexte international tendu

Alors que les inquiétudes liées à une éventuelle crise énergétique mondiale continuent de peser sur plusieurs économies, les autorités sénégalaises montent au créneau pour rassurer l’opinion. Invité ce mardi 14 avril 2026 sur les ondes de la RFM, l’administrateur du Fonds spécial de soutien au secteur de l’énergie (FSE), Assane Ndir, a tenu un discours ferme et sans ambiguïté : le Sénégal ne fera face à aucune pénurie de carburant dans les mois à venir.

Cette déclaration intervient dans un climat marqué par la volatilité des cours du pétrole et les tensions géopolitiques internationales, qui ont déjà poussé plusieurs pays à revoir leur politique énergétique. Mais du côté de Dakar, les autorités assurent avoir anticipé ces turbulences grâce à une stratégie de sécurisation basée sur la constitution de réserves suffisantes.

Selon le responsable du FSE, l’approvisionnement du pays repose sur un mécanisme bien structuré et coordonné, impliquant notamment Société africaine de raffinage (SAR), qui joue un rôle central dans le stockage et la distribution des produits pétroliers. Des stocks stratégiques ont été constitués en amont afin de couvrir les besoins du marché national sur une période prolongée, permettant ainsi de faire face à d’éventuelles perturbations dans les circuits internationaux d’approvisionnement.

Au-delà de la question du carburant destiné aux véhicules, les autorités ont également pris des dispositions pour sécuriser la production d’électricité. Des volumes importants de fuel ont été mobilisés pour alimenter Senelec, garantissant ainsi la continuité du service électrique sur l’ensemble du territoire. Cette anticipation vise à éviter tout scénario de délestage lié à un défaut d’approvisionnement en combustible, un risque souvent redouté dans des contextes de crise énergétique.

Assane Ndir a insisté sur le fait que ces mesures ne sont pas le fruit d’une réaction tardive, mais bien d’une planification rigoureuse inscrite dans la durée. L’objectif est de préserver la stabilité du pays face aux chocs externes, tout en assurant la continuité des activités économiques. Dans un environnement où les fluctuations du marché pétrolier peuvent rapidement impacter les économies dépendantes des importations, cette capacité d’anticipation est présentée comme un atout majeur.

Toutefois, cette assurance sur la disponibilité des produits pétroliers ne dissipe pas totalement les interrogations sur l’évolution des prix. Si les stocks permettent d’éviter une rupture, la question du maintien des subventions et de la capacité de l’État à absorber les hausses du marché international reste posée. Sur ce point, les autorités restent prudentes, privilégiant pour l’instant un discours axé sur la stabilité de l’approvisionnement.

À travers cette sortie médiatique, le FSE cherche donc à envoyer un signal fort : malgré un environnement mondial incertain, le Sénégal dispose des moyens nécessaires pour garantir la disponibilité du carburant et assurer la continuité de son système énergétique. Une communication qui vise à rassurer les populations, mais aussi à maintenir la confiance des acteurs économiques dans la solidité du dispositif national.

Tambacounda confrontée à une pénurie dramatique de sang : un appel à la mobilisation générale

Le Centre hospitalier régional de Tambacounda est au bord d’une crise sanitaire majeure. La banque de sang de l’établissement ne dispose quasiment plus de réserves suffisantes pour répondre aux besoins quotidiens des patients. Mahamadou Ba, responsable de cette banque de sang, alerte sur une situation qu’il qualifie de critique. Les poches de sang des groupes O+ et B+ sont totalement épuisées, tandis qu’il ne reste qu’un nombre infime de poches de groupes A+ et AB+. Cette pénurie compromet la prise en charge des malades, notamment les femmes enceintes en situation d’hémorragie, les victimes d’accidents et les patients souffrant d’anémie sévère.

Cette urgence révèle un déséquilibre profond entre l’effort consenti à Tambacounda et la faible participation d’autres zones. Alors que le département de Tambacounda organise régulièrement des collectes et multiplie les campagnes de sensibilisation, les autres zones de la région comme Koumpentoum, Bakel, Goudiry et plusieurs localités de la région voisine de Kolda, notamment Vélingara et Médina Gounass, n’apportent pas un soutien suffisant. Pourtant, ces localités dirigent régulièrement leurs patients vers Tambacounda dans des conditions critiques. Mahamadou Ba cite des exemples de patients évacués avec des taux d’hémoglobine si bas qu’ils nécessitent une transfusion en urgence dès leur arrivée.

Face à la gravité de la situation, la Direction régionale de la Santé a été saisie officiellement. Néanmoins, selon le responsable de la banque de sang, aucune mesure concrète n’a encore été mise en œuvre pour renforcer les réserves et prévenir une rupture totale. Il insiste sur le fait qu’il ne s’agit plus d’un problème ponctuel, mais d’un défi structurel qui nécessite un sursaut collectif et une coordination régionale plus efficace.

Dans ce contexte, Mahamadou Ba lance un appel solennel à la solidarité. Il invite les associations locales, les mouvements culturels, les centres de santé et même les équipes sportives à se mobiliser et à intégrer le don de sang comme un geste citoyen indispensable. Il déplore que le mouvement nawétane soit réduit aux seules compétitions sportives, alors qu’il pourrait devenir un puissant vecteur de solidarité.

L’hôpital rappelle que chaque poche de sang collectée permet de sauver une vie. Dans les jours à venir, il compte organiser des opérations de collecte décentralisée et sollicite toutes les bonnes volontés pour participer à cet élan. Mahamadou Ba insiste sur l’urgence de la mobilisation et prévient que si rien n’est fait rapidement, des décès évitables risquent de se multiplier. Il conclut en lançant cet appel pressant : « C’est maintenant qu’il faut agir. Chaque donneur peut faire la différence et donner une chance de survie à un malade qui n’a plus d’autre option. »

Marché national : Le gouvernement dément toute pénurie de sucre

Face à la circulation persistante d’informations alarmantes sur une prétendue rupture de stock de sucre dans certaines localités, le Ministère de l’Industrie et du Commerce a tenu à apporter un démenti formel. Dans un communiqué officiel signé par le ministre Dr Serigne Gueye Diop, les autorités assurent qu’aucune pénurie n’est enregistrée à ce jour sur l’ensemble du territoire.

Selon le document, les approvisionnements en sucre sont assurés de manière régulière, en étroite coordination avec les opérateurs économiques du secteur ainsi qu’avec la Compagnie sucrière sénégalaise. La disponibilité actuelle dépasse les 35 000 tonnes, un stock jugé suffisant pour couvrir les besoins du marché national jusqu’à la fin du mois de juillet.

Le ministère estime que les rumeurs faisant état de pénurie sont infondées et ne reposent sur aucun fait objectif. Il rappelle que des mécanismes de contrôle sont déjà déployés sur le terrain afin de surveiller les circuits de distribution et prévenir toute spéculation abusive sur les prix.

Dans ce cadre, les commerçants sont fermement appelés à respecter la réglementation en vigueur. Toute tentative de hausse illicite ou de stockage frauduleux du sucre sera sanctionnée, a prévenu le ministère, qui entend faire respecter les prix fixés de manière stricte.

Par ailleurs, les consommateurs sont invités à jouer un rôle de veille citoyenne en signalant tout abus ou dysfonctionnement constaté sur le terrain. Un numéro vert, le 800 00 77 77, est mis à leur disposition pour faciliter les remontées d’informations.

Le Ministère de l’Industrie et du Commerce a réitéré, à travers ce communiqué, son engagement à garantir un marché équitable, transparent et accessible, tout en veillant à la protection des droits des consommateurs sur l’ensemble du territoire national.

Le Nouveau Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement S’Engage à Résoudre la Pénurie d’Eau à Touba

Le nouveau ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a entrepris sa première tournée dans le département de Mbacké, marquée par une rencontre avec le porte-parole du khalife général des mourides, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre. L’objectif de cette visite était de discuter des solutions possibles à la pénurie d’eau potable qui affecte la ville sainte de Touba.

À l’issue de la rencontre, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre a exprimé les préoccupations de la population de Touba face au manque d’eau potable et a proposé une solution provisoire consistant à effectuer un transfert d’eau à partir du lac de Bogo. Il a souligné que bien que la connexion au réseau hydraulique du lac de Guiers soit la solution idéale à long terme, elle nécessite un processus complexe et prolongé.

Le porte-parole du khalife général des mourides a également relayé les salutations et les remerciements de la ville de Touba au président de la République, au Premier ministre et au nouveau ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Il a formulé des prières pour le succès du gouvernement dans sa mission.

De son côté, Cheikh Tidiane Dièye s’est engagé à résoudre la problématique de l’eau à Touba conformément aux directives du chef de l’État. Il a affirmé que toutes les mesures nécessaires seront prises pour garantir un approvisionnement en eau adéquat lors du prochain Magal de Touba, événement majeur pour la ville.

Cette rencontre marque un premier pas vers la résolution d’un problème crucial pour la population de Touba, et témoigne de l’engagement du gouvernement à répondre aux besoins essentiels des citoyens, en particulier dans les régions les plus importantes sur le plan religieux et culturel.

Pénurie des bonbonnes de gaz de 6 kg au Sénégal : L’interchangeabilité au cœur des problèmes

La pénurie des bonbonnes de gaz de 6 kg fait son retour au Sénégal, suscitant des inquiétudes parmi les consommateurs. Selon les informations de la Rfm, la bonbonne de gaz de petite taille est introuvable depuis quelques jours, créant des difficultés d’approvisionnement pour de nombreux ménages.

La Commission de Régulation du Secteur de l’Énergie (CRSE) a réagi à cette situation, assurant qu’il n’y a pas de tension sur le gaz et que le stock actuel est de 22 jours. Cependant, la CRSE pointe du doigt le problème persistant de l’interchangeabilité des bonbonnes de gaz entre les distributeurs comme source de perturbations dans la distribution.

De son côté, le ministère du Commerce attribue cette tension à des « problèmes techniques au niveau de l’usine d’un des distributeurs ». Le chef du service régional de Dakar évoque également un « manque de confiance entre les opérateurs » après les incidents récents liés aux explosions de gaz au Sénégal.

Le ministère du Commerce prévoit un retour à la normale d’ici la fin de la semaine. Cependant, la situation souligne les défis persistants liés à l’interchangeabilité des bonbonnes de gaz, un problème récurrent qui impacte l’approvisionnement en gaz butane dans le pays.

Pénurie de riz à Kaolack : Le kg se vend à 500 F CFA, l’ASCOSEN tire la sonnette d’alarme

Dans la région de Kaolack, l’Association des Consommateurs du Sénégal (ASCOSEN) exprime son inquiétude face à la persistante pénurie de riz dans la capitale du Saloum. Cette préoccupation est accentuée par la hausse du prix du kilogramme de riz ordinaire, atteignant désormais 500 F CFA, une situation que l’association juge inacceptable.

El Hadj Badio, président de l’ASCOSEN, a partagé son inquiétude, soulignant que plus de 30 réclamations de consommateurs ont été enregistrées en raison de cette inflation soudaine des prix. Face à cette situation, les consommateurs se trouvent confrontés à des difficultés financières, et l’association appelle à une action rapide pour résoudre le problème.

« La situation est plus que préoccupante. Les consommateurs sont fatigués. Ils viennent ici dans mon bureau et ils m’appellent aussi souvent au téléphone pour se plaindre de cette inflation notée sur le prix du kg du riz sur le marché. Nous avons presque une trentaine de réclamations venant des consommateurs », a déclaré El Hadj Badio sur la RFM.

La pénurie de riz persiste depuis trois semaines sur le marché kaolackois, et les consommateurs locaux sont confrontés à des difficultés croissantes pour accéder à cette denrée alimentaire de base. L’ASCOSEN appelle le Service régional du commerce à intervenir rapidement, en effectuant des contrôles sur les prix des grossistes et détaillants, afin de mettre fin à cette hausse injustifiée des prix qui impacte négativement la population locale.

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