Un tragique accident de la circulation s’est produit le 21 mars 2026 à Diama, dans le nord du Sénégal, plongeant la communauté religieuse dans une profonde consternation. Le drame a coûté la vie au khalife de la communauté khadre de Guéoul, Cheikh Makhfou Aïdara, plus connu sous le nom de Chérif Bouh. Selon des informations rapportées par l’Agence de Presse Sénégalaise, ses deux épouses ont également péri dans cet accident, accentuant la douleur et l’émotion suscitées par cette disparition brutale.
Figure respectée et influente, le défunt appartenait à la grande famille chérifienne des Khadres, affiliée à la confrérie soufie Qadiriyya. Il était un descendant du vénéré Cheikhna Cheikh Saad-Bouh, une personnalité religieuse majeure dont la lignée remonte au prophète Mouhamed (psl). Cet héritage spirituel conférait à Cheikh Makhfou Aïdara une place particulière au sein de sa communauté, où il incarnait à la fois la tradition, la foi et la continuité d’un enseignement religieux profondément ancré.
D’après une source proche, l’une de ses épouses, Amy Cheikh Diagne Aidara, était la nièce de l’ancienne ministre Ndeye Saly Dieng, ajoutant une dimension supplémentaire à l’émotion suscitée par ce drame, qui touche à la fois les sphères religieuse et sociale.
Au-delà de son rang, Cheikh Makhfou Aïdara est unanimement décrit par ses fidèles comme un homme de foi, de sagesse et d’engagement. Il consacrait son existence à la transmission des valeurs de l’islam, à l’encadrement spirituel de ses disciples et au renforcement de la cohésion au sein de sa communauté. Son leadership, empreint d’humilité et de dévouement, a marqué durablement ceux qui l’ont côtoyé.