PJF : la Chambre d’accusation financière ordonne la libération de Mabintou Diaby et Mouhamed Diagne

Un nouveau tournant est intervenu dans le dossier judiciaire impliquant la famille de Madiambal Diagne. La Chambre d’accusation du Pool judiciaire financier (PJF) a ordonné la mise en liberté provisoire de Mme Mabintou Diaby et de Mouhamed Diagne, respectivement épouse et fils du journaliste et patron de presse. Cette décision intervient après l’examen de leur situation dans le cadre de la procédure en cours liée à l’affaire dite de la SCI Pharaon.

Toutefois, cette mise en liberté n’est pas sans conditions. Les deux mis en cause devront porter un bracelet électronique, une mesure de contrôle judiciaire destinée à garantir leur disponibilité pour la suite de la procédure et à prévenir tout risque de fuite ou d’entrave à l’enquête. Cette décision traduit la volonté de la juridiction d’accorder une liberté encadrée, tout en maintenant une surveillance étroite sur les intéressés.

Il convient cependant de souligner que cette libération n’est pas encore définitive. Le parquet dispose d’un délai légal de six jours pour éventuellement introduire un pourvoi en cassation contre la décision de la Chambre d’accusation financière. En cas de recours, l’exécution de la mesure pourrait être suspendue, prolongeant ainsi l’incertitude autour de la situation judiciaire des deux concernés.

Pour rappel, cette affaire trouve son origine dans un rapport de la Cellule de traitement des informations financières (Centif), transmis aux autorités judiciaires. Le document met en cause la Société civile immobilière (SCI) Pharaon, soupçonnée d’avoir servi de cadre à des opérations financières jugées suspectes. Selon le parquet financier, ces opérations porteraient sur de présumées rétrocommissions évaluées à plusieurs milliards de francs CFA, dont l’origine et la destination font l’objet d’investigations approfondies.

Le dossier s’inscrit dans un contexte de renforcement de la lutte contre les infractions financières et économiques, portée par le Pool judiciaire financier, devenu un instrument central de la politique de reddition des comptes. Les enquêtes visent notamment à retracer les flux financiers, à identifier les responsabilités individuelles et à déterminer l’éventuelle existence de mécanismes de blanchiment ou de détournement de fonds.

En attendant la position définitive du parquet et la suite de la procédure, la décision de la Chambre d’accusation marque une étape importante dans ce dossier à forte résonance médiatique. Elle relance également le débat sur l’équilibre entre les exigences de l’enquête judiciaire, le respect des droits de la défense et l’usage croissant des mesures de surveillance électronique dans les affaires financières d’envergure.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°639 – 30/12/2025

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Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°633 – 18/12/2025

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Séries d’auditions au PJF : Waly Seck, le fils d’Amadou Ba, les frères de Farba Ngom et plusieurs personnalités convoqués

Le Pool judiciaire financier (PJF) s’apprête à vivre une fin d’année sous haute intensité avec une nouvelle vague d’auditions au fond visant plusieurs personnalités impliquées dans des dossiers sensibles de détournement présumé, blanchiment de capitaux et malversations financières. Selon des informations rapportées par la RFM, le calendrier des convocations s’étend du 21 novembre au 4 décembre 2025 et touche aussi bien des figures politiques que des célébrités du monde culturel et économique.

La convocation la plus médiatisée concerne le chanteur Waly Seck, attendu le 2 décembre devant le premier cabinet du PJF. Cette audition s’inscrit dans le vaste dossier ouvert par la CENTIF portant sur un flux financier évalué à 5,5 milliards de FCFA. Dans cette affaire, plusieurs noms circulent, dont celui d’Amadou Sall, fils de l’ancien président Macky Sall. Waly Seck, initialement placé sous mandat de dépôt, avait retrouvé la liberté après le versement d’une caution de plus de 210 millions de FCFA. Cette audition au fond pourrait déterminer la suite judiciaire de son dossier.

Dès le lendemain, le 3 décembre, l’attention se portera sur Ibrahima Ba, fils de l’ex-Premier ministre Amadou Ba. Détenu depuis plusieurs mois dans une affaire liée à la gestion d’une société immobilière qu’il co-dirigeait avec Amadou Sall, il devra répondre aux questions du juge du premier cabinet. Son chauffeur, Cheikh Tidiane Seck, également mis en cause dans cette même affaire, sera à son tour entendu le 4 décembre. Les enquêteurs soupçonnent ce dernier d’implication dans des opérations de blanchiment de capitaux.

La pression judiciaire se poursuit également dans le dossier explosif des 125 milliards de FCFA, qui a conduit à l’incarcération du maire des Agnam, Farba Ngom. Deux frères de ce dernier, Ismaïla et Birame Ngom, sont convoqués respectivement les 21 et 24 novembre pour être interrogés au fond. Leur rôle dans ce vaste scandale financier est scruté de près, les enquêteurs cherchant à clarifier les circuits financiers et les responsabilités.

Dans le secteur privé, l’homme d’affaires Mamadou Racine Sy, figure influente du paysage économique sénégalais, est lui aussi attendu au PJF. Il devra se présenter le 28 novembre devant les enquêteurs chargés de démêler les ramifications de cette affaire tentaculaire qui touche plusieurs segments de la sphère politico-financière.

Ces convocations s’inscrivent dans un contexte où, depuis le 19 septembre 2025, plusieurs protagonistes ont déjà été placés sous mandat de dépôt pour des chefs d’accusation graves, parmi lesquels association de malfaiteurs, escroquerie financière et blanchiment de capitaux. Le PJF semble déterminé à accélérer le rythme des investigations afin de faire avancer plusieurs dossiers restés en suspens.

À mesure que ces auditions s’enchaînent, l’opinion publique suit avec attention l’évolution de ces enquêtes, qui mettent en lumière l’ampleur des dérives financières imputées à certaines personnalités influentes. Les prochaines semaines seront décisives pour comprendre les responsabilités de chacun et mesurer la portée des poursuites qui pourraient suivre.

Pool judiciaire financier : Farba Ngom placé sous mandat de dépôt, sa tentative de garantie immobilière rejetée

Le responsable politique de l’Alliance pour la République (APR), Farba Ngom, a été placé sous mandat de dépôt ce jeudi par le président du Collège des juges d’instruction financiers du Pool judiciaire financier (PJF). Il est poursuivi pour détournement de deniers publics portant sur 31 milliards de FCFA, blanchiment de capitaux et association de malfaiteurs, selon des sources judiciaires contactées par Ledakarois.sn.

Au cours de son audition, Farba Ngom a nié en bloc les accusations portées contre lui. Pour éviter l’incarcération, il a proposé de mettre en garantie des immeubles d’une valeur équivalente à 31 milliards de FCFA, espérant ainsi convaincre les juges de lui accorder une liberté provisoire sous contrôle judiciaire. Cependant, cette offre a été rejetée, malgré l’insistance de ses avocats, qui ont plaidé pour des mesures alternatives à la détention.

L’homme d’affaires et député proche de Macky Sall, souvent surnommé « le griot de l’ancien président », se retrouve ainsi en détention préventive, dans l’attente d’une éventuelle mise en accusation formelle par la justice.

L’affaire trouve son origine dans une enquête menée par la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), qui a mis au jour des transactions suspectes d’un montant total estimé à 125 milliards de FCFA. Selon des sources proches du dossier, plusieurs acteurs influents du régime de Macky Sall seraient concernés par cette vaste enquête, qui s’est accélérée avec l’arrivée de la nouvelle équipe gouvernementale.

Parmi les noms cités figure également Amadou Sall, fils de l’ancien président Macky Sall. Il est soupçonné d’avoir joué un rôle clé dans des opérations douteuses liées aux bons de caisse d’un montant de 10 milliards de FCFA. Ces fonds auraient été utilisés pour des transactions non justifiées, ce qui a attiré l’attention des enquêteurs financiers.

L’incarcération de Farba Ngom constitue un coup dur pour le camp de l’ancien président Macky Sall, dont plusieurs proches sont aujourd’hui sous le coup d’investigations judiciaires. Des observateurs estiment que cette affaire pourrait révéler des pratiques de gestion financière contestables sous l’ancien régime et ouvrir la voie à d’autres poursuites contre d’ex-hauts dignitaires du pouvoir.

Farba Ngom placé sous mandat de dépôt : Le Pôle Judiciaire Financier frappe fort

Coup de tonnerre dans la sphère politique sénégalaise. Le député-maire des Agnams, Mouhamadou Ngom, dit Farba Ngom, a été placé sous mandat de dépôt ce jeudi 27 février 2025, à l’issue de son audition par les magistrats du Pôle Judiciaire Financier (PJF). L’homme politique, connu pour sa proximité avec l’ancien président Macky Sall, est accusé d’être impliqué dans une tentaculaire affaire de blanchiment d’argent portant sur la somme astronomique de 125 milliards de francs CFA.

Convoqué tôt ce matin dans les locaux du PJF, Farba Ngom a été soumis à un long interrogatoire portant sur l’origine de plusieurs transactions suspectes repérées par la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Selon des sources proches de l’enquête, il lui est reproché d’avoir mis en place un vaste réseau de sociétés écrans et de comptes bancaires offshore permettant de dissimuler des fonds aux origines douteuses.

Au terme de plusieurs heures d’audition, les juges d’instruction ont décidé de le placer sous mandat de dépôt, estimant que les charges pesant contre lui sont suffisamment graves pour justifier une incarcération immédiate.

Cette décision marque un tournant dans la lutte contre la corruption et l’impunité, priorité affichée par les nouvelles autorités sénégalaises. Farba Ngom, pilier influent de l’Alliance pour la République (APR), était jusque-là perçu comme l’un des barons intouchables du régime de Macky Sall. Son arrestation envoie un signal fort, démontrant que la justice financière ne fera aucun cadeau, même aux figures les plus emblématiques de la classe politique.

L’enquête ouverte par le PJF cherche à retracer l’origine des 125 milliards de francs CFA qui auraient transité par les comptes de Farba Ngom et ses proches collaborateurs. D’après des documents financiers fuités, ces fonds proviendraient de marchés publics frauduleux, de rétrocommissions sur des contrats d’État et de transactions immobilières douteuses.

L’annonce de cette incarcération a immédiatement provoqué une onde de choc au sein de l’APR, où certains dénoncent une “chasse aux sorcières” orchestrée par le pouvoir en place. D’autres, au contraire, y voient une opportunité de tourner la page des années d’opacité financière qui ont marqué la dernière décennie.

Dans son fief des Agnams, la nouvelle a divisé la population. Si certains soutiens dénoncent un “acharnement politique”, d’autres estiment que la lumière doit être faite sur l’origine réelle de la fortune du maire.

Placée sous mandat de dépôt, Farba Ngom passera ses premières nuits en détention préventive à la prison de Rebeuss, en attendant une éventuelle mise en examen formelle. Les avocats du député ont déjà annoncé leur intention de demander une mise en liberté provisoire, arguant de son statut parlementaire et de son ancrage local fort.

Affaire à suivre…

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