Kaolack : Journée mondiale de la femme — “Découverte d’une femme leader : Madame Ndiouck Mbaye plaide pour une meilleure condition de vie des femmes rurales”

À l’occasion de la Journée mondiale de la femme, la ville de Kaolack a mis à l’honneur une figure emblématique du leadership féminin : Madame Ndiouck Mbaye, présidente de la Fédération Nationale des Femmes Rurales du Sénégal (FNFRS). Cette organisation, qu’elle a fondée en 1998, œuvre pour améliorer l’accès des femmes rurales à la terre, aux semences, aux intrants et au matériel agricole, dans le but de transformer durablement leurs conditions de vie.

Ancienne secrétaire d’administration à la gouvernance de Kaolack, Madame Mbaye a marqué l’histoire en devenant la première femme à occuper le poste de chef de cabinet d’un gouverneur de région au Sénégal. En 2002, elle crée également le Mouvement International pour un Sénégal Entreprenant (MISE), une initiative dédiée à la promotion de l’entrepreneuriat et à l’autonomisation économique des femmes.

Son principal combat reste l’autonomisation inclusive de la femme rurale. C’est dans ce sens qu’elle interpelle les autorités étatiques, appelant à l’organisation d’assises nationales sur l’agriculture et le foncier, afin de restituer aux femmes rurales leurs droits et d’améliorer leur accès aux ressources nécessaires à leurs activités.

Selon elle, les femmes rurales continuent de faire face à des défis majeurs, notamment un accès limité aux ressources économiques et une faible participation politique, malgré leur rôle crucial dans la sécurité alimentaire, l’agriculture et le développement communautaire.

Des solutions concrètes pour améliorer leur condition :

• Renforcer l’accès à l’éducation et à la formation :

Promouvoir des programmes d’éducation de base et technique adaptés aux besoins des femmes rurales, incluant l’alphabétisation, la formation professionnelle en agriculture et en entrepreneuriat.

• Sensibilisation aux droits : Mener des campagnes d’information sur les droits économiques et sociaux des femmes rurales.

• Faciliter l’accès aux ressources économiques :

Mettre en place des programmes de microcrédit et des subventions ciblées pour aider les femmes à créer et développer des activités génératrices de revenus.

• Accès à la terre et aux équipements agricoles :

Réformer les lois foncières afin de garantir aux femmes un droit égal à la propriété foncière et leur fournir des équipements modernes à des prix subventionnés.

• Améliorer les services de santé et de protection sociale :

Déployer des centres de santé mobiles et former des agents de santé communautaires pour répondre aux besoins spécifiques des femmes rurales.

• Promouvoir l’entrepreneuriat féminin :

Encourager la création de coopératives agricoles et artisanales dirigées par des femmes pour faciliter l’accès au marché et aux opportunités économiques.

« Ces solutions nécessitent des partenariats solides entre les gouvernements, les ONG, les institutions financières et les communautés locales. La clé réside dans une approche intégrée qui prend en compte les réalités spécifiques des femmes rurales », a conclu Madame Ndiouck Mbaye, présidente de la Fédération Nationale des Femmes Rurales du Sénégal.

Kaolack / Journée internationale des droits des femmes : La présidente régionale de l’association ForÉduc plaide pour un soutien inclusif aux femmes handicapées

Le 8 mars marque une journée symbolique et essentielle pour les femmes du monde entier : la Journée internationale des droits des femmes.

« Nous rendons hommage à toutes les femmes courageuses qui se battent chaque jour pour réaliser leurs rêves, en particulier celles en situation de handicap. Nous saluons les réalisations remarquables des femmes handicapées, les défis supplémentaires qu’elles doivent surmonter et les contributions précieuses qu’elles apportent à leurs communautés », a déclaré Rokhya Dia, présidente régionale de l’association ForÉduc, section Kaolack.

Elle a souligné que les femmes handicapées font face à des obstacles multiples dans l’accès à la formation et à l’emploi, du fait de leur double vulnérabilité liée au genre et au handicap. « Plaider pour leur formation, c’est revendiquer des programmes adaptés, inclusifs et accessibles, qui tiennent compte de leurs besoins spécifiques », a-t-elle indiqué.

Concernant la formation professionnelle, Mme Dia a formulé des recommandations claires :

« Nous souhaitons que l’État mette en place des formations axées sur les compétences recherchées sur le marché du travail, accompagnées d’un suivi personnalisé. Il est également essentiel de soutenir financièrement les femmes entrepreneures handicapées afin de lever les barrières économiques et de favoriser leur autonomie. »

Elle a également salué les efforts du gouvernement sénégalais, sous la présidence de Macky Sall, en faveur de l’inclusion sociale et économique des personnes en situation de handicap, à travers plusieurs dispositifs tels que :

• La Carte d’Égalité des Chances (CEC), lancée en 2015, destinée à identifier les personnes handicapées et leur garantir un accès aux prestations sociales ;

• Les programmes d’autonomisation et de filets sociaux ;

• Les initiatives locales en faveur de l’autonomisation des femmes.

« Ces initiatives s’inscrivent dans la vision du président Macky Sall pour l’autonomisation économique des femmes, et témoignent de l’engagement du gouvernement envers l’inclusion. Cependant, nous exhortons les autorités à renforcer davantage ces dispositifs afin que les femmes handicapées puissent pleinement jouer leur rôle de leaders dans la société », a plaidé Mme Rokhya Dia lors de sa rencontre avec la presse ce dimanche.

Journée internationale des droits des femmes : Emmanuel Macron plaide pour une mobilisation constante face aux inégalités

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, ce samedi 8 mars, le président français Emmanuel Macron a réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité femmes-hommes, la qualifiant de « droit inaliénable et universel ». Dans un message publié sur son compte X (ex-Twitter), le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’une mobilisation permanente pour garantir les droits des femmes à travers le monde.

« J’ai fait de l’égalité une grande cause de mes quinquennats et la France porte cette exigence avec force sur la scène internationale », a-t-il déclaré, appelant à faire de chaque jour un 8 mars symbolique.

Dans le même élan, le Premier ministre François Bayrou a adressé un message de solidarité aux femmes vivant dans des contextes de forte répression. « Nos pensées, notre souci, nos messages, notre sollicitude doivent être dirigés vers les petites filles et les femmes d’Iran et d’Afghanistan interdites de sortir, interdites de vivre libres », a-t-il écrit sur X, soulignant la nécessité d’une mobilisation internationale pour défendre les femmes privées de leurs libertés fondamentales.

Cette journée a été marquée par d’importantes mobilisations féministes dans plusieurs villes françaises. Une coalition regroupant une cinquantaine d’organisations, dont des syndicats comme la CGT, la CFDT et Solidaires, a organisé des marches dans plus d’une centaine de villes pour réclamer des actions concrètes en faveur des droits des femmes, notamment dans le monde professionnel.

À Paris, une marche féministe radicale, initialement interdite par la préfecture, a finalement été autorisée par la justice, selon l’Agence Anadolu. Des milliers de personnes, dont des militants pro-palestiniens, y ont participé pour dénoncer les inégalités salariales, les violences sexistes et la montée des discours masculinistes.

Les organisations féministes alertent sur une recrudescence des discours masculinistes et des remises en question des acquis en matière de droits des femmes, notamment dans le cadre des débats politiques et sur les réseaux sociaux. Elles appellent les gouvernements à renforcer leur engagement pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, et garantir l’accès des femmes à leurs droits fondamentaux.

Si des avancées ont été obtenues ces dernières années, l’égalité femmes-hommes demeure un défi mondial. Le message d’Emmanuel Macron, tout comme les mobilisations observées ce 8 mars, rappelle que la lutte pour les droits des femmes ne se limite pas à une journée, mais nécessite une mobilisation quotidienne face aux inégalités persistantes.

Dialogue social au Sénégal : Ousmane Sonko plaide pour une gestion plus rigoureuse de l’État

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a marqué le lancement du dialogue entre le gouvernement, les syndicats et le patronat par un discours ferme et ambitieux. Insistant sur la nécessité d’une planification à long terme, il a souligné que le pays ne pouvait plus être gouverné sous pression et que des réformes structurelles s’imposaient pour garantir une gestion efficace des ressources publiques.

Dans son allocution, Ousmane Sonko a mis en avant l’importance d’un dialogue franc entre tous les acteurs économiques et sociaux. Selon lui, un cadre de concertation efficace est essentiel pour renforcer l’unité nationale et rassurer les investisseurs.

« Nous voulons instaurer un dialogue franc et transparent avec tous les acteurs : patronat, travailleurs et partenaires sociaux. Malgré les défis actuels, le Sénégal reste un pays sous surveillance internationale, et l’intérêt qu’il suscite demeure intact », a-t-il déclaré, cité par Le Soleil.

L’un des points centraux de son intervention a été la question du poids de la masse salariale de l’État. Avec 39 % des recettes publiques absorbées par les salaires, Sonko estime que la situation est intenable.

« Avec une masse salariale atteignant 39 % des recettes, la situation est intenable ! », a-t-il martelé, insistant sur la nécessité d’une gestion plus rationnelle des finances publiques.

Le Premier ministre a également dénoncé l’existence d’agences publiques créées uniquement pour satisfaire une clientèle politique, sans véritable impact sur le développement du pays.

« Elles ne réalisent aucun projet concret et ne servent qu’à verser des salaires », a-t-il déploré, mettant en cause les emplois fictifs et la bureaucratie excessive qui alourdissent les charges de l’État.

Ousmane Sonko a réaffirmé son engagement à lutter contre la corruption et les pratiques frauduleuses dans la gestion des fonds publics. Il a promis des audits rigoureux pour mettre fin aux surfacturations et aux projets douteux qui plombent les finances de l’État.

« Nos partenaires nous observent, et nous devons nous appuyer sur nos forces : la stabilité, notre position stratégique, nos ressources naturelles, la qualité de nos élites et une jeunesse dynamique qui ne demande qu’à travailler », a-t-il conclu.

Développement territorial : La mairesse de Kahone plaide pour un engagement participatif et inclusif

“Développer le Sénégal à partir des territoires constitue, pour moi, la meilleure approche qui permettra d’atteindre les objectifs de développement durable et de sortir définitivement du groupe des pays en voie de développement d’ici à 2050”, a déclaré Fatou Sène Diouf, maire de la commune de Kahone, au terme d’une masterclasse organisée au Maroc.

“Je salue l’organisation, par l’ADM en collaboration avec CGLU Afrique, de cette Masterclasse Afrique, tenue du 15 au 25 février à Rabat. Son objectif principal est de sensibiliser et de renforcer les capacités des collectivités territoriales du Sénégal afin de leur permettre de faire face aux défis climatiques en utilisant la méthodologie du coaching territorial”, a ajouté la mairesse de Kahone.

“À travers ce benchmarking, nous avons appris et découvert beaucoup de choses. La masterclasse a été très riche en enseignements. Nous félicitons le directeur général de l’ADM et l’encourageons à persévérer dans cette direction. Cette belle initiative démontre à suffisance son engagement dans la mise en œuvre de la politique du gouvernement pour l’atteinte des objectifs du plan Sénégal 2050. Cet engagement montre aussi le rôle essentiel que l’ADM doit continuer à jouer dans l’amélioration du processus de décentralisation, dont la finalité est sans nul doute le développement territorial.”

“Je voudrais enfin remercier sincèrement le directeur général de l’ADM et son équipe, les autorités et experts marocains ainsi que CGLU Afrique. Le développement du Sénégal est notre priorité. J’invite chacun à faire preuve d’engagement et de détermination pour que le Sénégal décolle.”, a conclu Fatou Sène Diouf.

Macky Sall et d’anciens dirigeants africains plaident pour un allègement global de la dette africaine

Ce lundi 25 février 2025, l’ancien président sénégalais Macky Sall, accompagné de plusieurs anciens chefs d’État africains, a rencontré le président sud-africain Cyril Ramaphosa à Cape Town. L’objectif de cette réunion : plaider en faveur d’un allègement généralisé de la dette africaine afin de favoriser la reprise économique du continent.

Lors de cet entretien, Macky Sall et ses homologues ont mis en avant l’urgence d’une solution durable pour alléger la pression financière qui pèse sur de nombreux pays africains. « En compagnie de collègues anciens Chefs d’État africains, j’ai rencontré ce 25 février 2025 à Cape Town, le président Cyril Ramaphosa, Président du #G20. Ensemble, nous plaidons pour un allègement global de la dette africaine afin de favoriser les conditions d’une relance », a écrit l’ancien président sénégalais sur X (anciennement Twitter).

La dette africaine, qui dépasse 1 000 milliards de dollars selon la Banque mondiale, constitue un frein majeur au développement économique du continent. De nombreux États consacrent une part importante de leurs ressources au remboursement des emprunts contractés auprès de créanciers internationaux, au détriment des investissements dans les infrastructures, la santé et l’éducation.

En tant que président en exercice du G20, Cyril Ramaphosa joue un rôle central dans les négociations internationales sur les questions économiques et financières. L’Afrique du Sud, seul pays africain membre permanent du G20, représente un porte-voix essentiel pour les intérêts du continent dans les grandes instances économiques mondiales.

L’initiative de Macky Sall et des autres anciens dirigeants africains vise à inscrire la question de l’allègement de la dette au cœur des priorités du G20. Ce plaidoyer s’inscrit dans la continuité des discussions entamées depuis plusieurs années sur la restructuration des dettes souveraines des pays en développement, notamment après les impacts économiques dévastateurs de la pandémie de Covid-19.

Si des efforts ont déjà été consentis, notamment avec le Cadre commun du G20 pour le traitement de la dette, plusieurs observateurs estiment que ces mesures restent insuffisantes. L’Afrique continue de faire face à des taux d’intérêt élevés, à la dépréciation de ses monnaies et à une faible marge budgétaire pour financer son développement.

L’initiative de Macky Sall et de ses pairs pourrait donc relancer le débat au sein du G20 et pousser les créanciers internationaux – notamment la Chine, l’Union européenne et les institutions financières mondiales – à envisager de nouvelles solutions pour alléger le fardeau de la dette africaine.

En attendant des avancées concrètes, cette rencontre marque une étape importante dans la mobilisation des anciens dirigeants africains pour défendre les intérêts économiques du continent sur la scène internationale.

Serigne Abô Mbacké Fallou Asta Dièye plaide pour un soutien aux journalistes

Lors de la célébration des retrouvailles entre Cheikh Ahmadou Bamba Khadimoul Rassoul et son frère Mame Thierno Birahim Mbacké, Serigne Abô Mbacké Fallou Asta Dièye a lancé un vibrant plaidoyer en faveur des journalistes. Depuis son domicile à Darou Mouhty, le chef religieux a interpellé le président de la République, l’invitant à venir en aide à la presse, qu’il considère comme un pilier essentiel de la démocratie.

Dans son allocution, Serigne Abô Mbacké Fallou Asta Dièye a souligné l’importance du rôle des journalistes dans la société. « La presse est un maillon indispensable pour le bon fonctionnement de notre démocratie. Elle informe, éduque et éclaire l’opinion publique », a-t-il affirmé. Il a insisté sur les difficultés rencontrées par les professionnels des médias, appelant à une prise de conscience collective pour leur offrir de meilleures conditions de travail.

Conscient des défis auxquels fait face le secteur de la presse, le guide religieux a exhorté le chef de l’État à accorder une attention particulière aux préoccupations des journalistes. Il a plaidé pour un soutien financier et institutionnel en faveur des médias, afin de garantir leur indépendance et leur viabilité.

« Une presse forte et indépendante est un gage de transparence et de bonne gouvernance. Il est donc impératif que l’État accompagne ce secteur stratégique », a-t-il ajouté.

Au-delà de son plaidoyer pour les journalistes, Serigne Abô Mbacké Fallou Asta Dièye a rappelé l’importance du dialogue et de l’unité nationale. Il a invité les acteurs politiques, la société civile et les leaders religieux à travailler ensemble pour préserver la stabilité du pays.

Bassirou Diomaye Faye plaide pour une Afrique souveraine et prospère lors de la 42e session du Comité d’Orientation de l’AUDA-NEPAD

Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a marqué les esprits lors de la 42e session du Comité d’Orientation de l’Agence de Développement de l’Union Africaine (AUDA-NEPAD), en réaffirmant l’engagement de son pays pour une Afrique souveraine et prospère.

Dans un discours inspirant, le chef de l’État sénégalais a mis l’accent sur l’autosuffisance du continent africain, insistant sur le rôle clé que doit jouer la jeunesse africaine pour bâtir un avenir plus autonome et résilient.

Conscient des mutations rapides du monde actuel, notamment avec la montée en puissance de la digitalisation et de l’intelligence artificielle, Bassirou Diomaye Faye a appelé à une réforme en profondeur de l’offre de formation en Afrique.

« L’avenir de l’Afrique repose sur une jeunesse bien formée, capable de répondre aux défis contemporains et de contribuer activement au développement économique et social du continent », a-t-il affirmé.

Il a ainsi exhorté les dirigeants africains à aligner les systèmes éducatifs avec les exigences des nouvelles technologies afin d’assurer une meilleure employabilité des jeunes et leur intégration dans un marché du travail en constante évolution.

Le président sénégalais a également insisté sur la nécessité pour l’Afrique de miser sur ses propres ressources et capacités pour assurer son développement. Il a plaidé pour des politiques publiques ambitieuses qui favorisent l’indépendance économique, l’innovation et la transformation locale des matières premières.

« L’Afrique doit compter d’abord sur elle-même pour son développement ! », a-t-il martelé, appelant à une mobilisation des États africains autour de stratégies visant à réduire la dépendance vis-à-vis des partenaires étrangers et à renforcer la coopération intra-africaine.

L’intervention de Bassirou Diomaye Faye s’inscrit dans une vision panafricaine axée sur la souveraineté économique et technologique. Il rejoint ainsi les aspirations de nombreux dirigeants africains qui militent pour une Afrique plus autonome et résiliente face aux défis mondiaux.

Kaolack : Le président de la CCIAK plaide pour le soutien de l’État au secteur privé national en vue de la souveraineté économique

Le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack (CCIAK), Serigne Mboup, a invité les autorités sénégalaises à s’appuyer sur le secteur privé national pour atteindre une souveraineté économique durable et inclusive.

“L’État et les Sénégalais, de manière générale, doivent travailler pour atteindre cette souveraineté, car les potentialités existent dans toutes les régions du pays. Plutôt que de faire appel à des investisseurs étrangers qui ne peuvent rien faire sans nous, l’État, à travers les ministères concernés, doit accorder une attention particulière au secteur industriel”, a-t-il déclaré.

Serigne Mboup, également directeur de la société DOMITEXKA, spécialisée dans la production de textiles, s’exprimait jeudi lors d’une visite effectuée dans son usine, qui emploie deux cents travailleurs à Kaolack.

“L’État ne peut pas recruter massivement, mais il peut encourager les petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que les petites et moyennes industries (PMI), en favorisant l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes. C’est ainsi que cela fonctionne partout dans le monde”, a-t-il souligné.

Selon lui, en adoptant cette approche, les autorités pourraient contribuer à réduire le taux de chômage à travers la création d’emplois, un défi majeur pour le pays.

Révélant que le Sénégal dépense entre 500 et 600 milliards de francs CFA en importations de produits textiles, Serigne Mboup a exhorté les décideurs à s’inspirer du Bénin, où le président Patrice Talon a investi plus de 300 milliards de francs CFA dans ce secteur.

“Aujourd’hui, la production textile béninoise est vendue dans le monde entier, notamment en Europe et aux États-Unis. Il en est de même pour le Mali et la Côte d’Ivoire, où la filière textile est en plein essor, car chacun a compris que le secteur de la mode représente un levier économique majeur”, a-t-il conclu.

Développement et recherche : Cheikh Oumar Ba et cie plaident pour une meilleure synergie entre les think tanks et l’État, ainsi que pour un financement endogène

La Journée internationale du Réseau sénégalais des think tanks (SENRTT), initialement prévue le 31 janvier et coïncidant avec la commémoration du 145e Appel des Layennes (30 et 31 janvier), a finalement été célébrée ce mardi 4 février 2025 au Sénégal. Plusieurs universitaires et membres de la société civile ont pris part à cette rencontre organisée par le SENRTT, en collaboration avec l’Initiative prospective agricole et rurale (IPAR), l’Initiative Rapport Alternatif sur l’Afrique (RASA) et le Programme d’appui à la société civile.

Lors de cet événement, le ministre-conseiller à la présidence de la République, El Hadj Mounirou Ndiaye, a insisté sur la nécessité d’un financement endogène de la recherche et de la production de données. De son côté, le président du SENRTT, Dr Cheikh Oumar Ba, a mis en avant l’importance d’une plus grande synergie entre les groupes de réflexion, les centres de recherche et les décideurs dans la définition des politiques publiques.

Le ministre-conseiller et chef du Bureau de suivi et d’évaluation des programmes publics à la présidence de la République, El Hadj Mounirou Ndiaye, a souligné que la question du financement endogène du développement est plus que jamais d’actualité. Il a plaidé pour l’allocation d’1 % du PIB national, soit environ 200 milliards de francs CFA, à la recherche scientifique nationale. Selon lui, un tel investissement permettrait aux think tanks d’obtenir les ressources nécessaires pour produire les données indispensables à l’élaboration des politiques publiques.

Pour sa part, Dr Cheikh Oumar Ba, également directeur exécutif de l’IPAR, a appelé à une meilleure reconnaissance des think tanks et des centres de recherche par l’État, ainsi qu’à un financement local garantissant leur indépendance et leur pertinence. Il estime que l’absence de collaboration entre ces différentes entités constitue un obstacle majeur au développement durable du Sénégal. Il a ainsi plaidé pour la création d’un écosystème où les groupes de réflexion, en tant que centres de recherche indépendants, seraient pleinement reconnus et financés de manière autonome.

Selon Cheikh Oumar Ba, “si notre financement dépend des autres, ce seront eux qui définiront l’agenda de recherche de nos pays”. Il a également déploré le manque de suivi et d’évaluation des politiques publiques au Sénégal depuis l’indépendance. Il a insisté sur le rôle crucial de la recherche dans la production d’outils, d’indicateurs et de données probantes pour éclairer les décisions politiques, affirmant que “sans science, il n’y a pas de développement”.

El Hadj Mounirou Ndiaye a, quant à lui, alerté sur la nécessité pour le continent africain de renforcer sa souveraineté en matière de données et d’informations. Il a révélé que seulement 0,5 % des données produites en Afrique sont réellement exploitées. “Nous devons produire nos propres données et informations, car elles sont essentielles pour notre développement”, a-t-il affirmé.

Dr Cheikh Oumar Ba a illustré l’importance de la recherche scientifique avec l’exemple de l’ouverture de la brèche artificielle de sept kilomètres à Saint-Louis, décidée pour lutter contre les inondations. Il a souligné que cette décision, qui n’était pas fondée sur des données scientifiques solides, a conduit à des catastrophes. “Les chercheurs avaient des points de vue différents, mais ils n’ont pas été écoutés. Nous devons davantage écouter la science pour éclairer nos décisions politiques”, a-t-il expliqué. Il a également évoqué la gestion de la pandémie de Covid-19, où la recherche a joué un rôle central.

En conclusion, Dr Cheikh Oumar Ba a insisté sur la nécessité d’aligner les recherches des think tanks sur les priorités définies par l’Agenda de transformation structurelle Sénégal 2050, élaboré par les nouvelles autorités politiques. “Nous devons être en mesure d’apporter des évidences et de montrer ce qui ne s’aligne pas réellement avec les préoccupations et les besoins des communautés”, a-t-il conclu.

Boubacar Ly plaide pour une meilleure prise en charge des enfants vulnérables

Le président du Mouvement “Les Vrais Patriotes”, Boubacar Ly, s’est exprimé sur l’urgence de mieux prendre en charge les personnes vulnérables au Sénégal, en particulier les orphelins, les enfants de la rue et les talibés. Lors d’une cérémonie organisée à Thiès où il a reçu sa lettre d’invitation pour l’événement “La Nuit des Orphelins du Sénégal”, initié par le Réseau International des Amazones Leaders (RIAL), M. Ly a mis en lumière les enjeux liés à l’exclusion sociale et ses répercussions sur la société.

Selon lui, le traitement réservé à ces enfants vulnérables génère souvent des frustrations qui, à terme, peuvent conduire à des conséquences graves, notamment une recrudescence de la violence. “Les agressions et actes de délinquance que nous constatons dans nos quartiers ne sont que la résultante d’un cumul de frustrations chez des personnes marginalisées, qui finissent par emprunter des raccourcis par le biais de la délinquance”, a-t-il déclaré.

Boubacar Ly a également souligné que les solutions ne résident pas uniquement dans le renforcement sécuritaire. “À Thiès, nous avons plus de brigades et plus de commissariats, mais nous faisons toujours face à des problèmes de sécurité”, a-t-il expliqué. Pour lui, l’éducation et la formation sont les piliers sur lesquels il faut agir afin de prévenir la marginalisation et d’assurer une meilleure intégration sociale des enfants vulnérables.

Le président des “Vrais Patriotes” a également salué les initiatives comme celle du RIAL, qui visent à accompagner les orphelins et à appuyer une vingtaine d’orphelinats au Sénégal. Il a exhorté les autorités publiques et les acteurs de la société civile à soutenir davantage ce type de projet, essentiel pour construire une société plus inclusive et équitable.

“La Nuit des Orphelins du Sénégal”, un événement dédié à la cause des orphelins, s’inscrit dans cette dynamique de solidarité. M. Ly espère que cette mobilisation permettra non seulement de sensibiliser, mais aussi d’engager des actions concrètes en faveur des enfants vulnérables.

Pour conclure, Boubacar Ly a appelé à un engagement collectif pour changer la situation de ces enfants et prévenir les fractures sociales qui, selon lui, fragilisent la société sénégalaise.

Levée de l’immunité parlementaire de Farba : Aissata Tall Sall plaide pour une procédure juste et équitable

Aissata Tall Sall, députée et figure de proue du groupe parlementaire de l’intercoalition Takku Wallu Sénégal, s’est exprimée sur la ratification de la Commission Ad Hoc chargée d’instruire la demande de levée de l’immunité parlementaire de Farba. Dans une déclaration publique, elle a mis en avant la d’une démarche conforme à la Constitution, tout en préservant la dignité et la crédibilité de l’Assemblée nationale.

La commission, composée de 11 membres selon la représentativité des groupes parlementaires, inclut neuf députés issus du groupe Pastef, un de Takku Wallu Sénégal, et un membre non-inscrit. Ce panel a pour mission principale d’examiner les fondements de la demande introduite par le procureur du pool financier, en s’assurant que les raisons avancées soient solides et justifiées.

Pour Aissata Tall Sall, cette procédure, bien que légale et prévue par les textes, ne doit en aucun cas être conduite avec précipitation. “Le représentant de notre groupe au sein de la commission jouera un rôle crucial, en collectant toutes les informations nécessaires pour éclairer nos décisions,” a-t-elle affirmé. Elle a insisté sur l’importance d’une analyse rigoureuse des motivations qui ont conduit à cette requête, afin d’éviter tout abus de procédure ou traitement injuste.

Le groupe parlementaire de Takku Wallu Sénégal entend adopter une position mûrement réfléchie, basée sur les conclusions de la commission. Selon Aissata Tall Sall, les débats à la plénière seront déterminants pour fixer leur posture définitive. Elle a également tenu à rappeler que la levée de l’immunité parlementaire n’est pas un acte anodin, et qu’il est impératif de respecter la présomption d’innocence tout en préservant l’image de l’institution législative.

Pour la députée, ce processus est l’occasion de démontrer la capacité du Parlement à traiter des questions sensibles avec responsabilité et impartialité. Elle a souligné l’importance de tenir compte de toutes les critiques, observations et motivations avant toute décision. “Notre objectif est de garantir une justice digne et équitable, tout en veillant à ce que la dignité de l’Assemblée nationale soit sauvegardée,” a-t-elle conclu.

Amadou Ba plaide pour la régularisation des conducteurs de motos Jakarta sans pièces d’état civil

Le député Amadou Ba, membre du parti Pastef, a soulevé une problématique sociale et administrative majeure lors d’une rencontre avec de jeunes conducteurs de motos Jakarta, souvent appelés “Jakartamen”. Il a révélé, dans une publication sur son compte Facebook samedi dernier, que beaucoup de ces conducteurs ne possèdent pas de carte nationale d’identité en raison de l’absence de pièces d’état civil. Une situation qui complique leur accès à des documents officiels essentiels tels que le permis de conduire et la carte grise.

Amadou Ba a décrit la situation comme un véritable frein à la formalisation de cette activité qui constitue une source de revenu pour de nombreux jeunes. “Beaucoup d’entre eux n’ont pas de carte d’identité nationale faute de pièces d’état civil. Ils peinent ainsi à obtenir les documents officiels (Carte grise à leur nom, permis de conduire, notamment)”, a-t-il expliqué. Ce manque de régularisation les expose à des difficultés administratives et juridiques, tout en limitant leur intégration économique.

Le député a affirmé son engagement à porter ces préoccupations auprès des autorités compétentes. “Nous remontons leurs préoccupations aux autorités compétentes qui, en n’en pas douter, y apporteront les ajustements nécessaires”, a-t-il déclaré. Cette initiative vise à attirer l’attention des décideurs sur une frange de la population souvent marginalisée dans les processus de régularisation administrative.

La régularisation des Jakartamen dépasse le simple cadre administratif. Elle est essentielle pour assurer la sécurité routière et favoriser l’insertion économique de ces jeunes, souvent contraints à l’informalité. Sans papiers d’identité et sans permis, ils restent vulnérables face aux contrôles routiers et n’ont pas accès aux droits et services qui leur permettraient de travailler dans des conditions décentes.

Amadou Ba invite les autorités à prendre des mesures concrètes pour répondre à cette situation. Parmi les solutions possibles, il pourrait être envisagé de faciliter l’obtention des actes de naissance et des cartes nationales d’identité pour ces jeunes, afin de leur permettre d’accéder aux documents nécessaires à la régularisation de leur activité.

Kaolack : Incendie au marché Guedji – Badou Ndour plaide pour un recensement inclusif et transparent des dégâts

Suite au violent incendie survenu dans la nuit du samedi dernier au marché Guedji de Kaolack, Badou Ndour, président du Mouvement pour le Développement Inclusif du Sénégal, accompagné d’une forte délégation, s’est rendu ce lundi auprès des commerçants sinistrés pour leur exprimer sa solidarité et sa compassion.

« Cet incident est naturellement très malheureux, car non seulement les dégâts matériels sont énormes, mais il intervient également dans un contexte de crise économique qui affecte déjà fortement l’activité de ces commerçants », a-t-il déclaré.

En tant qu’acteur de développement, Badou Ndour a proposé des mesures préventives pour éviter que ces incendies, devenus récurrents au marché central de Kaolack, ne se reproduisent. Il a également exprimé son désaccord avec l’idée d’une reconstruction directe du marché par l’État :

« Il est grand temps de se pencher sérieusement sur l’état de nos marchés et sur leur entretien. La reconstruction du marché Guedji par l’État ne me semble pas être la meilleure option. Cela pourrait créer des tensions ou des conflits internes entre les commerçants au moment où ils recevront leurs clés. La solution, selon nous, serait de les accompagner financièrement afin qu’ils puissent eux-mêmes reconstruire leurs cantines », a-t-il suggéré.

Le président du Mouvement pour le Développement Inclusif du Sénégal a également appelé à une mobilisation des ressources régionales et nationales pour soutenir ces commerçants dans la reprise de leurs activités. Il s’est dit réconforté par la visite des autorités locales et des bonnes volontés, tout en saluant le travail des sapeurs-pompiers.

« Ces derniers ont apporté leur expertise pour éteindre l’incendie et continuent de surveiller les lieux », a-t-il affirmé.

Enfin, Badou Ndour a insisté sur la nécessité d’un recensement des dégâts causés par l’incendie, réalisé dans un esprit d’inclusion et de transparence, afin de garantir une gestion équitable et efficace des aides.

Aminata Touré plaide pour l’instauration d’une Haute Cour de justice et un audit des fonds Covid-19

Dans une interview accordée au quotidien Le Soleil, l’ancienne Première ministre du Sénégal, Aminata Touré, a insisté sur la nécessité de créer une Haute Cour de justice. Cet organe, selon elle, est indispensable pour poursuivre les responsables impliqués dans des détournements de fonds publics.

L’ex-cheffe du gouvernement a mis en lumière les irrégularités présumées liées à la gestion des 1000 milliards de francs CFA alloués à la lutte contre la pandémie de Covid-19. Ces fonds, initialement destinés à protéger les populations et relancer l’économie nationale, auraient été détournés, accuse-t-elle, pour servir des intérêts privés.

Mme Touré a explicitement pointé du doigt l’ancien président Macky Sall, qu’elle accuse d’avoir facilité ou toléré ces malversations financières. Elle appelle à un audit approfondi pour faire toute la lumière sur l’utilisation de ces fonds.

Plaidant pour une justice impartiale, Aminata Touré a souligné l’importance de traduire en justice les anciens ministres impliqués dans ces détournements. « Personne ne devrait être au-dessus de la loi, pas même les anciens chefs d’État ou membres de leur gouvernement », a-t-elle martelé.

Selon elle, l’instauration de la Haute Cour de justice par l’Assemblée nationale est un préalable essentiel pour garantir que les responsables des malversations présumées répondent de leurs actes.

Pour Aminata Touré, ce combat judiciaire représente une opportunité unique de restaurer la confiance des citoyens envers les institutions publiques. Elle estime que la lutte contre la corruption est un pilier fondamental pour la consolidation de l’État de droit au Sénégal.

Avec ces déclarations, l’ancienne Première ministre s’impose une nouvelle fois comme une figure de proue dans la lutte pour la transparence et la justice, au moment où les citoyens réclament davantage de responsabilité de la part de leurs dirigeants.

Le CIIEE International Plaide pour la Protection des droits des migrants à l’occasion de la Journée Internationale des Migrants

A l’occasion de la Journée Internationale des Migrants, le Conseil International pour l’Immigration, l’Entrepreneuriat et l’Emploi (CIIEE International) a lancé un appel fort pour la reconnaissance et la protection des droits des migrants. Dans une déclaration officielle, le président de l’organisation, Bright Fiaga, a souligné le rôle essentiel des migrants dans le développement économique, la diversité culturelle et la cohésion sociale des pays d’accueil. Il a insisté sur la nécessité d’adopter des politiques inclusives garantissant l’accès des migrants à des services de santé, à l’éducation, à l’emploi et à un logement décent, en respectant leurs droits fondamentaux, sans distinction de statut.

Bright Fiaga a également exprimé son inquiétude face à la stigmatisation croissante des migrants, souvent accusés à tort d’être liés à des actes de terrorisme. Le président du CIIEE a rappelé que la grande majorité des migrants sont des individus pacifiques, fuyant des situations difficiles pour améliorer leur condition de vie. Il a exhorté les gouvernements et la société civile à adopter des politiques qui reconnaissent la dignité humaine et évitent de restreindre les droits des migrants en raison de stéréotypes injustifiés. « La sécurité ne doit pas devenir un prétexte pour l’exclusion », a-t-il affirmé.

Enfin, le CIIEE a rendu hommage aux volontaires et aux partenaires qui œuvrent sans relâche pour la protection des migrants, notamment dans les zones de conflits. Bright Fiaga a réaffirmé l’engagement de l’organisation à soutenir les enfants orphelins et les victimes des crises migratoires. En conclusion, il a lancé un appel à la mobilisation collective pour construire un avenir respectueux et inclusif, où chaque migrant est reconnu pour sa contribution vitale au développement des sociétés.

Dr Abdourahman Diouf plaide pour une gouvernance responsable et une université inclusive au Sénégal

Dans un contexte marqué par des tensions au sein des universités sénégalaises, le Dr Abdourahman Diouf, Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a pris la parole pour clarifier la position du gouvernement et appeler à la responsabilité collective. Lors de son intervention, il a abordé plusieurs points clés, notamment le droit de grève, la gouvernance universitaire et la nécessité de bâtir un système inclusif pour tous.

Le ministre a commencé par reconnaître le droit de grève des étudiants, un acquis démocratique inscrit dans la Constitution. Évoquant son propre passé d’étudiant gréviste, il a exprimé sa compréhension des revendications tout en déplorant les récentes manifestations violentes.

Il a également rappelé la volonté du gouvernement d’améliorer les conditions d’étude à travers des programmes d’urgence, affirmant :

Dr Diouf a insisté sur l’autonomie des universités, expliquant que leur gestion relève des conseils académiques, composés de représentants des étudiants, des syndicats, des enseignants-chercheurs et autres acteurs. Ces instances prennent les décisions collégiales nécessaires à la gestion et à la sécurité des campus.

Prenant l’exemple de l’Université Assane Seck de Ziguinchor, fermée temporairement pour des raisons de sécurité, il a souligné la priorité accordée à la préservation de la vie humaine :

Dans un discours empreint de pédagogie, le ministre a exhorté les étudiants à respecter les droits de leurs pairs, notamment le droit à l’inscription, malgré les défis liés à la saturation des infrastructures.

Il a réaffirmé l’objectif commun de construire une université moderne, inclusive et tournée vers l’avenir, tout en s’engageant à poursuivre les réformes nécessaires pour assurer le bien-être des étudiants et la stabilité du système universitaire.

Le Dr Abdourahman Diouf a conclu en appelant à la responsabilité partagée entre le gouvernement, les universités et les étudiants pour maintenir un climat de stabilité et de progrès. Face aux critiques et tensions, il a exprimé son engagement indéfectible à œuvrer pour une éducation supérieure de qualité au Sénégal.

Cet appel à l’unité et à la gouvernance responsable marque une étape importante dans la gestion des crises universitaires et trace les contours d’une université tournée vers l’excellence et l’inclusion.

Abdoul Mbaye plaide pour une presse libre et met en garde contre les excès

Le leader de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT), Abdoul Mbaye, a pris position ce mercredi en faveur de la liberté de la presse, un pilier fondamental de la démocratie. Dans une publication sur ses réseaux sociaux, il a exhorté les nouvelles autorités sénégalaises à garantir l’indépendance des médias, conformément à la Constitution et aux acquis démocratiques du pays.

« Au risque de me répéter : évitons les excès face aux souffrances économiques en cours et à venir… ou le Sénégal le paiera cher. Laissez la presse libre conformément à notre Constitution et à nos acquis démocratiques. Combattez la fausse information avant tout par la vérité dite », a écrit Abdoul Mbaye.

Cette déclaration intervient dans un contexte tendu où le ministère de la Communication a récemment publié une liste officielle des médias reconnus par le gouvernement. Selon le ministère, cette initiative vise à lutter contre la désinformation et les discours de haine.

Cependant, cette démarche n’a pas manqué de susciter des réactions. L’Association des Patrons de Presse (APPEL) a vivement dénoncé cette décision, qu’elle perçoit comme une atteinte à la liberté de la presse et une tentative de contrôle des médias.

Si la lutte contre les fake news est une préoccupation mondiale, la méthode adoptée par le gouvernement sénégalais soulève des interrogations. Pour les défenseurs de la liberté de la presse, il s’agit d’un glissement dangereux qui pourrait restreindre le droit à l’information et affaiblir le rôle critique des médias dans une démocratie.

Abdoul Mbaye, dans sa prise de position, semble partager ces inquiétudes en appelant à privilégier la vérité comme arme contre les fausses informations, plutôt que des restrictions pouvant s’apparenter à une censure.

La situation met en lumière le défi de trouver un équilibre entre la régulation nécessaire pour préserver l’intégrité de l’information et la protection des libertés fondamentales. Les prochaines réactions des autorités et des acteurs médiatiques seront déterminantes pour l’avenir de la liberté de la presse au Sénégal.

Reste à savoir si le dialogue pourra s’ouvrir entre les différentes parties prenantes pour apaiser les tensions et garantir un environnement médiatique à la fois libre et responsable.

Aminata Touré plaide pour une révision de la loi d’amnistie : « Pas de réconciliation sans justice »

Dans une interview accordée à Jeune Afrique, Aminata Touré, ancienne Première ministre du Sénégal et actuelle haute représentante du chef de l’État, s’est exprimée sur la récente loi d’amnistie adoptée par le gouvernement. Ce texte controversé, qui bénéficie notamment au président Bassirou Diomaye Faye et au Premier ministre Ousmane Sonko, fait l’objet de vives critiques. Mme Touré a exprimé des réserves quant à sa portée et appelé à une révision pour garantir la justice, en particulier dans les cas de crimes de sang.

Interrogée sur les accusations portées contre les bénéficiaires de la loi, Aminata Touré a dénoncé des poursuites qu’elle qualifie de « sans fondement ». Selon elle, ces accusations ont été utilisées pour discréditer des figures politiques de premier plan. Toutefois, elle n’a pas éludé les débats sur la responsabilité des autorités dans la gestion des violences politiques.

« Il n’a aucun sens de parler de poursuites dans ces cas, car elles reposaient sur des bases fictives », a-t-elle affirmé.

Mme Touré a également souligné les lacunes de la loi d’amnistie, notamment en ce qui concerne les crimes de sang commis dans un contexte de troubles sociopolitiques. « Tous les crimes de sang doivent être élucidés, surtout lorsque les victimes ne faisaient qu’exercer leur droit constitutionnel », a-t-elle insisté.

Elle a appelé à un réexamen de cette loi, jugeant inadmissible que des actes graves puissent être effacés sans qu’une justice véritable ne soit rendue aux victimes et à leurs familles. « L’amnistie ne doit pas couvrir les crimes de sang. Il ne peut y avoir d’apaisement et de réconciliation sans justice », a-t-elle conclu.

Les déclarations d’Aminata Touré viennent alimenter un débat national déjà brûlant. La loi d’amnistie, adoptée dans un contexte de tensions politiques, a pour objectif affiché de favoriser l’apaisement et la réconciliation. Toutefois, pour une partie de la société civile et des défenseurs des droits humains, cette mesure risque de consacrer une impunité dangereuse.

Les propos de Mme Touré posent la question de l’équilibre entre justice et réconciliation. Si l’amnistie vise à tourner la page des divisions politiques, sa mise en œuvre pourrait devenir une source de nouvelles tensions si les crimes les plus graves sont passés sous silence.

Alors que le Sénégal traverse une période cruciale pour son avenir démocratique, les appels à une justice équitable et transparente résonnent de plus en plus fort. Aminata Touré, par sa position tranchée, s’affirme comme une voix incontournable dans ce débat. Reste à savoir si ses recommandations seront prises en compte par les autorités en place.

Moustapha Diakhaté en détention : Alioune Tine plaide pour sa libération

L’ancien président du groupe parlementaire de Benno Bokk Yaakaar et leader du mouvement Aar Domi Sénégal – Mouvement pour la République et la Démocratie, Moustapha Diakhaté, est au cœur d’une vive polémique. Placé en détention après avoir qualifié les Sénégalais de « peuple maudit » lors d’une émission sur la chaîne privée 7TV, ses propos ont suscité l’indignation et une vague de réactions. Alioune Tine, fondateur de l’Afrikajom Center, a pris position en plaidant en faveur de sa libération.

Lors de l’émission en question, Moustapha Diakhaté a critiqué le choix des Sénégalais d’élire Bassirou Diomaye Faye comme président. Ses mots, jugés offensants et inappropriés, lui ont valu des poursuites judiciaires pour outrage. Il doit être jugé en flagrant délit ce jeudi 28 novembre 2024.

Alioune Tine a dénoncé la détention de Moustapha Diakhaté dans un message publié sur les réseaux sociaux. L’activiste des droits humains a qualifié les propos de l’homme politique d’« opposant en colère », tout en affirmant qu’ils ne méritaient pas une incarcération :

Cette affaire soulève une nouvelle fois la question de la liberté d’expression au Sénégal. Si les propos de Moustapha Diakhaté ont été perçus comme une insulte nationale, certains estiment que la sanction pénale est disproportionnée. Les partisans de sa libération, à l’instar d’Alioune Tine, craignent que cette détention ne soit interprétée comme un recul démocratique.

Le procès de Moustapha Diakhaté, prévu pour le 28 novembre, est attendu avec impatience. Ce dernier devra répondre de ses déclarations devant le tribunal. Le verdict pourrait avoir des implications importantes pour la scène politique sénégalaise et le débat sur les limites de la liberté d’expression.

Alors que certains défendent la nécessité de respecter la dignité des citoyens et des institutions, d’autres, comme Alioune Tine, appellent au pardon et à un débat politique plus apaisé. Cette affaire, en tout cas, ne manquera pas de marquer l’actualité politique du Sénégal dans les jours à venir.

Ismaila Madior Fall plaide pour une réforme du calendrier électoral et du régime politique sénégalais

L’ancien ministre de la Justice et constitutionnaliste, Pr. Ismaila Madior Fall, a tiré trois grandes leçons des élections législatives anticipées au Sénégal. Dans une analyse approfondie, il a proposé des réformes visant à renforcer la démocratie et la stabilité politique du pays, tout en appelant à une meilleure harmonisation des échéances électorales et à une révision du régime politique sénégalais.

Pr. Ismaila Madior Fall suggère une harmonisation des durées des mandats présidentiels et législatifs, accompagnée d’une organisation simultanée de ces élections. Selon lui, cette mesure, qui rappelle les pratiques des années 60 et 80 au Sénégal, permettrait de garantir une plus grande cohérence dans les choix des électeurs et de réduire les tensions électorales.
« Le réflexe conservateur du peuple sénégalais, qui tend à donner une majorité parlementaire au président élu, devrait être institutionnalisé par un réaménagement du calendrier républicain », a-t-il affirmé. Cela permettrait également d’économiser sept mois d’incertitudes et de polarisation politique.

Abordant les résultats de la coalition Pastef d’Ousmane Sonko, Ismaila Madior Fall s’interroge sur l’architecture du régime présidentiel sénégalais. Il qualifie d’« incongruité » le fait que la personnalité ayant la faveur des électeurs ne puisse accéder à la magistrature suprême en raison du mode actuel de gouvernance.
Pour y remédier, il préconise une révision constitutionnelle afin de mieux aligner les attentes des citoyens avec la structure de l’exécutif. Cette réforme viserait à favoriser l’harmonie entre les institutions et à consolider la stabilité politique.

Enfin, Pr. Fall propose que les affaires judiciaires impliquant des candidats favoris à une élection soient suspendues jusqu’après le scrutin. Il s’appuie notamment sur la jurisprudence récente de la Cour suprême des États-Unis, qui a suspendu des poursuites contre des candidats en période électorale.
Cette proposition intervient dans un contexte marqué par la disqualification judiciaire d’Ousmane Sonko, candidat phare des dernières élections. Pour le professeur, cette situation a fortement impacté le paysage politique et soulève des interrogations sur les conditions d’éligibilité au Sénégal. Il appelle ainsi les acteurs politiques et la société civile à trouver un consensus sur cette question sensible.

Ces réflexions traduisent une volonté de renforcer la démocratie sénégalaise en tenant compte des réalités politiques actuelles. Ismaila Madior Fall invite à conjuguer expertise constitutionnelle et art de gouverner pour faire évoluer le système politique en faveur de la stabilité et de l’efficacité.

Alors que les débats autour de la réforme des institutions se multiplient, ces propositions pourraient alimenter les discussions sur l’avenir politique du Sénégal, un pays souvent présenté comme un modèle de démocratie en Afrique.

Lamine Diack Diouf plaide pour une économie aurifère stable au Sénégal

Lamine Diack Diouf, expert minier et président du Mouvement citoyen universel, estime que le Sénégal devrait privilégier l’économie de l’or plutôt que celle du pétrole. Il base sa recommandation sur la maîtrise plus avancée de l’exploitation aurifère par le pays par rapport à celle du pétrole, qu’il qualifie de ressource « instable ».

Lors d’une rencontre avec la presse saint-louisienne ce week-end, M. Diouf a souligné que l’or est une « valeur refuge » stable, contrairement au pétrole, qui est sujet à des fluctuations de prix importantes. Selon lui, la consolidation des réserves en or permettrait au Sénégal de se protéger de la volatilité des monnaies et de l’influence du dollar américain.

M. Diouf rappelle que le Sénégal a d’abord été un pays minier avant de se tourner vers le pétrole. Il soutient que c’est en valorisant les ressources minières du pays que l’on pourra développer efficacement l’industrie pétrolière à l’avenir.

Il estime que le développement rapide du Sénégal passe par une valorisation judicieuse de ses réserves d’or, qui sont déjà maîtrisées par le pays. M. Diouf insiste sur le fait qu’il faudra du temps pour que le Sénégal maîtrise la filière pétrole et gaz, qui en est encore à ses débuts.

Face aux fortes attentes suscitées par le potentiel hydrocarbure du Sénégal, Lamine Diack Diouf met en avant les avantages d’une économie aurifère, plus stable et déjà maîtrisée par le pays. Il appelle ainsi à une réflexion stratégique sur l’orientation des ressources du pays pour un développement durable et sécurisé de son économie.

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