Renégociation des accords de défense avec la France : le plan de Bassirou Diomaye Faye pour une souveraineté retrouvée

Le Sénégal vient d’amorcer un tournant historique dans sa politique de défense et de souveraineté nationale. Selon les révélations du journal L’As, le président Bassirou Diomaye Faye a profité de la célébration de la Journée des Forces armées pour exposer les grandes lignes d’une nouvelle doctrine de coopération militaire, fondée sur les valeurs nationales, la responsabilité et l’indépendance stratégique du pays. Cette orientation marque une rupture claire avec les politiques antérieures, notamment dans les relations militaires entre le Sénégal et la France.

Dès son accession au pouvoir, le président Faye avait exprimé sa volonté de revisiter en profondeur les accords de défense liant Dakar à Paris. Cette volonté s’est traduite, selon L’As, par une décision ferme : mettre fin à la présence permanente d’éléments militaires français sur le sol sénégalais. En allant plus loin, le chef de l’État a assumé pleinement une ligne souverainiste, affirmant que le Sénégal n’acceptera plus aucune présence militaire étrangère dans son territoire.

Lors de son discours prononcé à l’occasion de la Journée des Forces armées, Bassirou Diomaye Faye s’est félicité de cette évolution majeure, qu’il considère comme une étape décisive dans la reconquête de la pleine souveraineté du Sénégal. Pour lui, la renégociation des accords de défense permet de rétablir un équilibre nécessaire dans les partenariats internationaux, en plaçant désormais la coopération militaire dans un cadre fondé sur le respect mutuel et les intérêts réciproques. Le président a insisté sur le fait que cette nouvelle doctrine s’appuiera sur la vision, les valeurs et la conception sénégalaise du monde, dans le but d’assurer une défense moderne et indépendante.

Dans son allocution, le chef de l’État a également souligné que les enjeux de sécurité du XXIᵉ siècle ne se résument plus aux affrontements armés traditionnels. Les champs de bataille modernes se situent désormais dans la maîtrise de la technologie, de l’information et du cyberespace. Cette réalité impose, selon lui, une adaptation urgente et stratégique des Forces armées sénégalaises. Il a ainsi rappelé que la modernisation des équipements, le renforcement de la formation et l’intégration du numérique dans les opérations de défense constituent désormais des priorités absolues. Le président a exhorté les soldats à s’engager dans cette voie d’innovation, tout en préservant les valeurs humaines et éthiques qui ont toujours fait la force et la réputation de l’armée nationale.

Abordant un tout autre aspect, Bassirou Diomaye Faye a profité de cette tribune pour évoquer le rôle des Forces armées dans la préservation de l’environnement et la lutte contre l’insalubrité. Il a déploré la dégradation de certains espaces publics, conséquence selon lui d’un affaiblissement du réflexe citoyen. Dans cette perspective, il a invité les Sénégalais à s’inspirer de l’exemplarité des militaires, qui veillent à l’entretien et à la valorisation des sites historiques du pays. Le président a salué la discipline et l’ordre qui règnent dans les casernes, considérant qu’ils devraient servir de modèle pour bâtir des villes propres, ordonnées et accueillantes, en particulier à l’approche des Jeux olympiques de la Jeunesse de 2026.

« Je suis persuadé qu’en vous, les populations — et notamment les jeunes — trouveront l’élan nécessaire pour offrir à nos hôtes des Jeux olympiques de la Jeunesse 2026 l’image d’une capitale ordonnée, propre et accueillante », a déclaré le président, cité par L’As.

Le chef de l’État a également salué l’initiative du programme Wadial Khaleyi, lancé par les Forces armées en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale. Ce programme vise à renforcer l’esprit de citoyenneté et le sens du devoir civique chez les jeunes. Pour Bassirou Diomaye Faye, l’engagement pour un cadre de vie sain constitue une forme de patriotisme concret, un acte noble qui doit s’enraciner dans les comportements quotidiens.

Dans la même logique, le président a annoncé que les Forces armées joueront un rôle clé dans la formation de milliers de bénévoles nécessaires à la réussite des Jeux olympiques de la Jeunesse. Ces volontaires, encadrés par les militaires, apprendront les valeurs de rigueur, de discipline et de désintéressement, afin d’assurer une organisation exemplaire et de faire rayonner le Sénégal sur la scène internationale.

« Dakar 2026 sera la démonstration éclatante de ce que notre pays peut accomplir lorsqu’il est uni. L’unité, la cohésion, la discipline et la confiance en l’avenir sont autant de valeurs que nos Forces armées incarnent, enseignent et partagent au quotidien », a conclu le président Faye, selon L’As.

Ousmane Sonko dévoile le Plan “Jubbanti Koom” pour un redressement économique et social durable du Sénégal

Depuis le Grand Théâtre de Dakar, le Premier ministre Ousmane Sonko a solennellement présenté ce vendredi le Plan de Redressement Économique et Social du Sénégal, baptisé “Jubbanti Koom” (littéralement « Relever la Nation » en wolof). Ce plan stratégique, pensé à long terme, vise à sortir le pays de la crise multidimensionnelle actuelle tout en posant les fondations d’un développement autonome et soutenu jusqu’en 2050.

Dans une allocution dense et volontariste, Ousmane Sonko a tenu à préciser que ce plan « n’est pas tombé du ciel », mais qu’il découle d’un « travail de planification prospective rigoureuse » mené sur instruction du Président Bassirou Diomaye Faye, dans le cadre de la mise en œuvre de son programme politique. L’ambition est claire : refonder le modèle économique sénégalais, rompre avec la dépendance excessive à l’endettement extérieur et remettre l’État au service du développement national.

Structuré autour d’un document de référence intitulé “Vision 2050”, le plan Jubbanti Koom repose sur trois phases successives, conçues comme un continuum stratégique :

Phase 1 : Redressement (2025–2029) Cette étape vise à stabiliser les fondamentaux de l’économie, restaurer la discipline budgétaire, lutter contre la corruption, renforcer la justice et rebâtir la confiance entre l’État et les citoyens. C’est aussi une phase d’urgence pour répondre aux besoins sociaux prioritaires, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’emploi. Phase 2 : Impulsion (2029–2034) Elle marque le démarrage d’une croissance structurelle à travers l’industrialisation, l’agriculture modernisée, les réformes institutionnelles profondes et l’innovation technologique. Le gouvernement ambitionne d’attirer davantage d’investissements locaux et de capitaliser sur les ressources naturelles dans une logique de transformation locale. Phase 3 : Accélération (2034–2050) C’est l’étape de la consolidation et de la souveraineté économique. Le Sénégal entend alors jouer pleinement son rôle dans les chaînes de valeur régionales et mondiales, tout en s’appuyant sur un capital humain renforcé, une gouvernance publique performante et une infrastructure de développement maîtrisée.

« Ce rappel référentiel est important », a insisté le chef du gouvernement, soulignant que le plan Jubbanti Koom n’est pas une série de promesses électorales, mais une vision articulée, progressive et chiffrée, destinée à sortir le Sénégal des logiques de pilotage à court terme. Il a également appelé à une mobilisation nationale autour de ce projet, considérant qu’il s’agit d’un pacte entre l’État et les citoyens pour un avenir commun.

Priorités gouvernementales : le Premier ministre décline le plan d’action

Lors du Conseil des ministres de ce jeudi, le Premier ministre Ousmane Sonko a présenté les grandes lignes du plan d’action gouvernemental, conformément aux orientations fixées par le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Ce plan vise à mobiliser l’action gouvernementale autour de priorités telles que la lutte contre la vie chère, la réforme fiscale, la promotion des PME/PMI, et bien d’autres encore.

Selon une note du Bureau d’information gouvernementale (Big), le Premier ministre a insisté sur l’urgence de mettre en place un plan opérationnel de lutte contre la vie chère. Ce plan, qui sera élaboré en collaboration avec les ministres du Commerce, de l’Industrie, des Finances et de l’Agriculture, devra proposer des mesures concrètes pour atténuer les prix des denrées de première nécessité et certains services essentiels. Il s’agit notamment de mieux cibler les subventions pour lutter efficacement contre la vie chère.

Les réformes fiscales occupent également une place centrale dans les priorités du gouvernement. Au-delà de l’équité et de la transparence, ces réformes visent à soutenir le développement économique et social du Sénégal.

Une autre mesure phare concerne la réforme du système de rémunération dans la fonction publique, afin de le rendre plus cohérent et équitable tout en garantissant sa soutenabilité budgétaire.

Par ailleurs, le gouvernement accorde une importance particulière à la campagne de production agricole de 2024, avec pour objectif de faire de l’agriculture un moteur de création d’emplois, de lutte contre l’émigration clandestine et de réduction de la pauvreté. Cette volonté s’inscrit dans la doctrine de la souveraineté alimentaire prônée par le président Faye.

Enfin, le gouvernement met l’accent sur des initiatives telles que le « Programme 100 000 logements » et la promotion du financement des PME/PMI, qui visent à répondre aux besoins urgents des citoyens sénégalais, notamment en matière de logement et de développement économique.

Ce plan d’action gouvernemental reflète la volonté des autorités de mettre en œuvre des mesures concrètes pour répondre aux défis socio-économiques du pays et améliorer le quotidien des Sénégalais.

4-Avril : Diomaye Faye maintient le plan de Macky Sall

La célébration de la fête de l’Indépendance du Sénégal, le 4 avril prochain, prend une tournure inattendue avec le maintien du plan initialement prévu par le président sortant, Macky Sall. Initialement prévue à la Place de l’Indépendance et devant être présidée par le président élu, Bassirou Diomaye Faye, la cérémonie de prise d’armes sera finalement organisée au Palais.

Cette décision marque une continuité avec les projets déjà établis par l’administration sortante, soulignant une transition en douceur entre les anciennes et les nouvelles autorités. Selon les informations fournies par Libération, ce changement de lieu a été décidé par les nouvelles autorités, affirmant ainsi leur respect pour les plans déjà en place.

Cette prise d’armes revêt une importance symbolique particulière, marquant l’anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale. Elle sera présidée par le nouveau chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, qui entrera en fonction deux jours auparavant, le 2 avril.

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