Les autorités administratives et éducatives du département de Kaolack se sont déclarées satisfaites du déroulement des épreuves du Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE), à l’issue de la traditionnelle tournée de supervision effectuée dans plusieurs centres d’examen.
Conduite par le préfet du département, accompagné des inspecteurs de l’Éducation et de la Formation (IEF), cette visite a permis de constater l’effectivité des mesures prises en amont pour garantir le bon déroulement de l’examen sur l’ensemble du territoire départemental.
Selon les autorités, toutes les dispositions administratives, sécuritaires et logistiques ont été anticipées à travers un Comité régional de développement (CRD) présidé par le gouverneur de la région de Kaolack, Mouhamed Moctar Watt, ainsi qu’un Comité départemental de développement (CDD) réunissant l’ensemble des acteurs concernés.
« Nous avons pu vérifier sur le terrain que toutes les dispositions arrêtées ont été respectées, notamment en matière de sécurisation des centres, de mise à disposition de la logistique et de mobilisation des ressources humaines », a déclaré le préfet au terme de la tournée.
Les forces de défense et de sécurité ont été fortement mobilisées pour assurer la protection des centres d’examen. Les collectivités territoriales, à travers les maires, ont également apporté leur contribution à l’organisation matérielle des épreuves.
Cette année, le département de Kaolack compte 84 centres d’examen pour un total de 11 324 candidats inscrits, dont 6 467 filles, soit une majorité significative. Les autorités ont notamment visité les centres de l’école Koutalé 1, de Koutal Serrère, de l’école élémentaire Senghane Badiane et du groupe scolaire Moussa Sow, dans la commune de Kaolack.
Le préfet a salué l’engagement de l’ensemble des acteurs du système éducatif, notamment les inspecteurs, les enseignants, les parents d’élèves, les Comités de gestion des écoles (CGE) ainsi que les collectivités territoriales, qui ont contribué à la bonne organisation de cet examen.
Une forte mobilisation du personnel enseignant
Pour sa part, l’Inspecteur de l’Éducation et de la Formation de Kaolack Commune, Amadou Dia, a assuré que les épreuves se déroulent dans les meilleures conditions.
« Nous avons visité plusieurs centres où les conditions sont satisfaisantes. Les surveillants, les correcteurs et les candidats étaient présents à l’heure. La sécurité est assurée partout grâce à la présence des forces de défense et de sécurité », a-t-il indiqué.
Dans la seule circonscription de Kaolack Commune, 4 840 candidats, dont 2 801 filles, composent dans 40 centres d’examen. Pour assurer le bon déroulement des épreuves, 508 surveillants et 584 correcteurs ont été mobilisés, soit plus d’un millier d’enseignants engagés dans le processus.
La suppression de l’entrée en sixième, principale innovation
La session 2026 du CFEE est marquée par une réforme majeure : la suppression de l’examen d’entrée en sixième. Désormais, seul le CFEE est organisé dans les centres d’examen.
Selon Amadou Dia, cette innovation permettra d’accélérer considérablement la publication des résultats.
« Les correcteurs sont déjà sur place. Toutes les opérations seront finalisées dans un délai d’une dizaine de jours, à l’image de ce qui se fait pour le BFEM. Les élèves n’auront plus à attendre deux ou trois mois avant de connaître leurs résultats », a-t-il expliqué.
Des absences enregistrées et la question persistante de l’état civil
Les autorités ont toutefois relevé l’absence de 52 candidats dans l’ensemble du département, dont 50 dans l’IEF de Kaolack Département et deux dans l’IEF de Kaolack Commune.
Le préfet estime que cette situation mérite une attention particulière afin d’en identifier les causes et de prévenir de nouvelles absences lors des prochaines sessions. Il a néanmoins rappelé que des épreuves de remplacement sont prévues pour les candidats concernés.
Par ailleurs, la problématique de l’état civil demeure une préoccupation récurrente. Bien que des mesures soient régulièrement prises pour accompagner les élèves ne disposant pas de pièces administratives, les autorités ont insisté sur la responsabilité des parents dans l’établissement précoce des documents d’état civil de leurs enfants.
Une attention particulière aux candidats en situation de handicap
Les responsables éducatifs ont également mis en avant les efforts consentis pour permettre aux élèves en situation de handicap de composer dans les mêmes conditions que leurs camarades. Des dispositifs spécifiques, notamment pour les candidats utilisant le braille, ont été mis en place dans plusieurs centres d’examen.
Au terme de cette première journée, les autorités se sont montrées optimistes quant à la poursuite des épreuves, qui se déroulent jusqu’à présent dans un climat serein et dans des conditions jugées satisfaisantes.