Le Dakarois Quotidien N°523 – 28/07/2025
Le Dakarois Sports N°523 – 28/07/2025
🔴 ZIGUINCHOR / PRÉSIDENCE DE LA FSF : AUGUSTIN SENGHOR : LE PARI DE L’EXPÉRIENCE
L’arrestation du journaliste Simon Pierre Faye, directeur de Zik FM et SenTV, n’est pas un simple incident judiciaire. Elle représente un tournant inquiétant dans le paysage politique et médiatique, un symbole d’une dérive autoritaire qui, sous couvert de populisme, cherche à museler la liberté de la presse. Ce qui devait être une ère de rupture avec les anciennes pratiques politiciennes semble se transformer, jour après jour, en une machine répressive contre la presse libre et indépendante.
Le populisme a toujours été présenté comme un mode de gouvernance “proche du peuple”. Cependant, cette promesse d’écoute et d’équité cache bien souvent une réalité beaucoup plus sombre. Derrière des discours radicaux où l’on oppose “le peuple” aux “élites”, les régimes populistes finissent par développer des méthodes brutales pour conserver leur pouvoir. Simon Pierre Faye incarne aujourd’hui cette dérive : un journaliste qui, en relayant une information d’intérêt public, se voit arrêté et mis en garde à vue. Ce n’est pas un accident isolé, mais bien le symptôme d’un pouvoir qui préfère réprimer la liberté d’expression plutôt que de répondre à ses critiques.
Les populistes, qu’ils soient de gauche ou de droite, détestent une presse indépendante. Celle-ci brise leur mise en scène en mettant en lumière leurs contradictions et leurs manœuvres politiques. Ils la considèrent comme un obstacle, une menace. Dès lors, les journalistes deviennent les cibles privilégiées, souvent accusés de manipulation, de mensonge, et de distorsion de la vérité. Dans cette logique, Simon Pierre Faye devient un symbole de cette répression : un journaliste, comme beaucoup d’autres, ciblé et persécuté pour avoir simplement fait son travail.
Il faut bien comprendre que cette stigmatisation est loin d’être anodine. Elle sert à créer un climat de peur, à intimider ceux qui osent contester le pouvoir en place. La menace de l’arrestation et de la répression vise à instaurer un espace public aseptisé, où seules les voix du pouvoir sont autorisées à s’exprimer. Et c’est là tout le danger : une société où la critique est étouffée et où seuls les discours agréables au pouvoir peuvent circuler librement.
Bien que les populistes prétendent défendre les intérêts du peuple, leur véritable but est souvent de concentrer le pouvoir entre les mains d’une élite restreinte. Ce populisme, qui se drape de l’illusion d’une démocratie participative, finit toujours par faire fi des libertés fondamentales. Les promesses de liberté sont vite oubliées, dès qu’elles entrent en conflit avec les intérêts du pouvoir en place. L’arrestation de Simon Pierre Faye et d’autres journalistes avant lui montre bien que ce qui commence comme une tentative de gouvernance populaire se transforme en un système autoritaire, où la liberté d’expression est piétinée.
Les journalistes sont souvent perçus comme des menaces. Leur rôle de contre-pouvoir devient insupportable pour un pouvoir qui cherche à s’imposer sans entraves. Ce n’est pas un dérapage isolé, mais une stratégie délibérée pour empêcher toute forme de critique et maintenir un contrôle absolu sur l’espace public.
Il est grand temps que les citoyens, les intellectuels, et les institutions républicaines ouvrent les yeux. L’histoire est parsemée de régimes qui ont commencé par séduire le peuple pour mieux l’asservir ensuite. Ce n’est pas un hasard si la presse a toujours été le premier ennemi de ceux qui souhaitent installer un pouvoir autoritaire. L’étouffement de la presse est le signe précurseur d’un manque d’oxygène démocratique dans une société.
Il est impératif de rappeler que le journalisme n’est pas un crime. Au contraire, c’est un devoir sacré. Dans ce combat contre la répression, la solidarité entre journalistes et citoyens est plus que jamais essentielle. La critique, l’investigation, et même l’ironie – cet outil trop souvent sous-estimé – sont des remparts contre l’attaque systématique de la démocratie.
Nous ne pouvons pas laisser l’autoritarisme s’installer sous prétexte de populisme. La liberté d’informer et la possibilité de critiquer le pouvoir sont des pilliers essentiels de toute démocratie. A ceux qui gouvernent aujourd’hui, il est essentiel de rappeler : vous n’êtes pas au-dessus de la critique. L’histoire a montré que ceux qui tentent de museler la presse finissent par s’enfermer dans une logique de répression permanente.
Aux journalistes et à ceux qui défendent la liberté d’expression, ce combat est le vôtre. Simon Pierre Faye, en garde à vue aujourd’hui, est le symbole de tous ceux qui refusent de se soumettre au silence imposé par des pouvoirs autoritaires. Ce n’est pas une lutte isolée, c’est celle de toute une société qui refuse de voir la démocratie être réduite à un spectacle vide où seule la voix du pouvoir peut résonner.
« Le combat de Pastef contre la presse est perdu d’avance », c’est la ferme conviction de Yoro Dia, ancien ministre conseiller du président Macky Sall. Ce dimanche, sur Rfm, le politologue soutient que Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko veulent « museler les journalistes pour faire dans le populisme comme l’avait fait Hitler en Allemagne ».
Selon lui, les nouvelles autorités veulent faire le deuil prématuré de la presse nationale. Mais, « c’est peine perdue », défend-il.
« Le combat de Pastef contre la presse est un combat perdu d’avance, à la limite, c’est un projet fou de penser que l’on peut caporaliser la presse, c’est un projet perdu, ils vont tenter mais ils ne réussiront pas. La presse, qui a été le tremplin de Pastef pour accéder au pouvoir, va sauver le pays. Parce que dans un pays aussi ouvert que le Sénégal, dans une société aussi ouverte, Pastef ne peut pas réussir son projet. C’est quoi son projet? Cela veut dire faire peur à la presse classique pour s’adresser directement aux sénégalais par les réseaux sociaux. Et ça, c’est la logique de tous les populistes », a décrié l’ancien ministre conseiller en communication du régime précédent qui n’a pas manqué de comparer le projet de Pastef au projet nazi.
« Je compare toujours le projet de Pastef et le projet nazi. Regardez le cheminement populisme chez les nazis, populisme, coup d’Etat raté de Munich en 23, prison, élection, pouvoir. Ici populisme, insurrection ratée, prison, démocratie, victoire et c’est à partir de ce moment que l’analyse devient intéressante. Hitler a dit : »je veux supprimer la démocratie parce qu’on ne peut pas gouverner avec la démocratie. Pour supprimer la démocratie, il me faut un gouvernement sans presse ». Mais c’est exactement ce qu’est en train de faire Pastef en s’attaquant à la presse. Et après avoir détruit la presse, Hitler à terrorisé les magistrats pour imposer le régime totalitaire. Pastef sait que pour imposer un régime totalitaire, il a besoin de calmer la presse, il a besoin de détruire la presse ou bien de faire peur à la presse », a souligné Yoro Dia qui trouve que le Sénégal est en « mode pause et nous avons un premier ministre incompétent et encombrant qui anime les petites querelles…, »
Pour le journaliste politologue, les nouvelles autorités, après 100 jours de gouvernance, laissent entrevoir du pilotage à vue et de l’amateurisme: « ils doivent arrêter les traques, les menaces et autres intimidations, cela bloque nos économies et le Sénégal n’a pas besoin de cela. C’est l’incertitude totale chez les chefs d’entreprise, la presse est à genoux…, tout est bloqué ».
Et l’ancien ministre conseiller sous Macky Sall se dit prêt à se battre pour que la presse ne passe pas de vie à trépas.
Aly Saleh
« Diomaye et Sonko veulent museler les journalistes pour faire dans le populisme », selon Yoro Dia
« Le combat de Pastef contre la presse est perdu d’avance », c’est la ferme conviction de Yoro Dia, ancien ministre conseiller du président Macky Sall. Ce dimanche, sur Rfm, le politologue soutient que Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko veulent « museler les journalistes pour faire dans le populisme comme l’avait fait Hitler en Allemagne ».
Selon lui, les nouvelles autorités veulent faire le deuil prématuré de la presse nationale. Mais, « c’est peine perdue », défend-il.
« Le combat de Pastef contre la presse est un combat perdu d’avance, à la limite, c’est un projet fou de penser que l’on peut caporaliser la presse, c’est un projet perdu, ils vont tenter mais ils ne réussiront pas. La presse, qui a été le tremplin de Pastef pour accéder au pouvoir, va sauver le pays. Parce que dans un pays aussi ouvert que le Sénégal, dans une société aussi ouverte, Pastef ne peut pas réussir son projet. C’est quoi son projet? Cela veut dire faire peur à la presse classique pour s’adresser directement aux sénégalais par les réseaux sociaux. Et ça, c’est la logique de tous les populistes », a décrié l’ancien ministre conseiller en communication du régime précédent qui n’a pas manqué de comparer le projet de Pastef au projet nazi.
« Je compare toujours le projet de Pastef et le projet nazi. Regardez le cheminement populisme chez les nazis, populisme, coup d’Etat raté de Munich en 23, prison, élection, pouvoir. Ici populisme, insurrection ratée, prison, démocratie, victoire et c’est à partir de ce moment que l’analyse devient intéressante. Hitler a dit : »je veux supprimer la démocratie parce qu’on ne peut pas gouverner avec la démocratie. Pour supprimer la démocratie, il me faut un gouvernement sans presse ». Mais c’est exactement ce qu’est en train de faire Pastef en s’attaquant à la presse. Et après avoir détruit la presse, Hitler à terrorisé les magistrats pour imposer le régime totalitaire. Pastef sait que pour imposer un régime totalitaire, il a besoin de calmer la presse, il a besoin de détruire la presse ou bien de faire peur à la presse », a souligné Yoro Dia qui trouve que le Sénégal est en « mode pause et nous avons un premier ministre incompétent et encombrant qui anime les petites querelles…, »
Pour le journaliste politologue, les nouvelles autorités, après 100 jours de gouvernance, laissent entrevoir du pilotage à vue et de l’amateurisme: « ils doivent arrêter les traques, les menaces et autres intimidations, cela bloque nos économies et le Sénégal n’a pas besoin de cela. C’est l’incertitude totale chez les chefs d’entreprise, la presse est à genoux…, tout est bloqué ».
Et l’ancien ministre conseiller sous Macky Sall se dit prêt à se battre pour que la presse ne passe pas de vie à trépas.
Aly Saleh
Le Premier ministre, Ousmane Sonko, a fermement répondu aux accusations le qualifiant de « populiste » lors de son discours à Saint-Louis, où il participait à la deuxième journée de « Sétal Sunu Réew ». Accueilli chaleureusement par les populations locales, il a saisi cette occasion pour clarifier sa position face aux critiques.
S’exprimant devant une foule enthousiaste, Ousmane Sonko a déclaré : « J’entends des gens avancer que nous sommes dans le populisme. Nous avons décidé d’être proches de la population et pour cela, nous ne devons pas rester dans nos bureaux entre quatre murs pour prétendre résoudre les problèmes des Sénégalais. Si c’est ça le populisme alors nous serons les premiers populistes du monde ».
Le Premier ministre a souligné l’importance d’un engagement direct avec les citoyens pour mieux comprendre et résoudre leurs problèmes. Il a rappelé que le président de la République, Macky Sall, a également choisi cette approche, préférant descendre sur le terrain et tendre l’oreille aux populations pour mieux répondre à leurs besoins.
En insistant sur la nécessité de rester connecté aux réalités quotidiennes des Sénégalais, Ousmane Sonko a renforcé son image de leader proche du peuple. Il a affirmé que cette proximité est essentielle pour un gouvernement qui se veut à l’écoute et réactif aux préoccupations des citoyens.
Cette déclaration du Premier ministre intervient après une visite à Colobane et répond directement aux critiques récentes. Ousmane Sonko a affirmé que rester dans des bureaux éloignés des réalités du terrain n’est pas une solution viable pour résoudre les défis auxquels le pays est confronté.
La prise de position du Premier ministre pourrait également renforcer son soutien populaire, en montrant qu’il est prêt à défier les conventions pour rester au service des Sénégalais. En soulignant l’importance de l’action de terrain et de l’écoute active, Ousmane Sonko se positionne comme un leader déterminé à apporter des solutions concrètes aux problèmes du pays, malgré les critiques qu’il considère comme infondées.
Le Sénégal accueille, du 3 au 5 décembre, le Sommet Renew Europe, Pacific, Africa and Caribbean (RENEWPAC) 2023. Lors de la cérémonie d’ouverture, le président de la République, Macky Sall, a prononcé un discours dans lequel il a livré un message fort.
En abordant la préservation du régime démocratique, il estime que celle-ci repose sur le partage du pouvoir, favorisant ainsi la stabilisation des institutions et la pacification de l’espace politique. « Comme nous avons des idéaux communs, nous avons aussi des ennemis communs. Ces ennemis, c’est le populisme, le radicalisme et l’extrémisme violent. Ce sont les pires menaces à la démocratie et à la stabilité des États », a-t-il déclaré.
Le chef de l’État a lancé un appel à tous les États africains pour qu’ils fassent preuve de solidarité, afin de lutter contre cette doctrine. « C’est le prix à payer pour que vivent les idéaux qui nous rassemblent. J’y reste, pour ma part, engagé », a conclu Macky Sall.
Le Dakarois Quotidien N°048 – du 05/12/23
🔴Macky Sall – « Nous avons des ennemis communs : Le populisme, le radicalisme et l’extrémisme violent”
Le Sénégal accueille, du 3 au 5 décembre, le Sommet Renew Europe, Pacific, Africa and Caribbean (RENEWPAC) 2023. Lors de la cérémonie d’ouverture, le président de la République, Macky Sall, a prononcé un discours dans lequel il a livré un message fort.
En abordant la préservation du régime démocratique, il estime que celle-ci repose sur le partage du pouvoir, favorisant ainsi la stabilisation des institutions et la pacification de l’espace politique. « Comme nous avons des idéaux communs, nous avons aussi des ennemis communs. Ces ennemis, c’est le populisme, le radicalisme et l’extrémisme violent. Ce sont les pires menaces à la démocratie et à la stabilité des États », a-t-il déclaré.
Le chef de l’État a lancé un appel à tous les États africains pour qu’ils fassent preuve de solidarité, afin de lutter contre cette doctrine. « C’est le prix à payer pour que vivent les idéaux qui nous rassemblent. J’y reste, pour ma part, engagé », a conclu Macky Sall.