Saint-Louis : le préfet annonce une vaste opération de retrait des épaves de véhicules à partir du 25 octobre

La ville de Saint-Louis s’apprête à vivre une importante opération de désencombrement de la voie publique. À partir du samedi 25 octobre 2025, la préfecture du département lancera une campagne de retrait systématique des épaves de véhicules abandonnés ou en stationnement irrégulier dans l’ensemble du périmètre communal.

Dans un communiqué signé par Abdoukhadre Dieylani Bâ, adjoint au préfet, les autorités administratives précisent que cette mesure s’inscrit dans une politique de réorganisation urbaine visant à rendre à la circulation et aux riverains les espaces publics longtemps occupés par des carcasses de véhicules et autres obstacles.

Selon le communiqué, l’opération a plusieurs objectifs : assurer la libre circulation des personnes et des biens, améliorer le cadre de vie des habitants, mais aussi renforcer la sécurité et la salubrité publiques. En effet, les épaves de véhicules, souvent abandonnées sur les trottoirs, dans les parkings ou le long des artères principales, constituent à la fois une gêne à la mobilité urbaine et un risque sanitaire. Elles favorisent l’insalubrité et servent parfois de repaires à des activités illicites.

La préfecture invite d’ores et déjà les propriétaires concernés à procéder volontairement à l’enlèvement de leurs véhicules avant le début de l’opération. À défaut, les services techniques compétents interviendront pour le retrait forcé des épaves, aux frais des contrevenants. « Cette mesure n’a pas pour but de punir, mais de restaurer l’ordre et la propreté dans nos espaces publics », souligne une source administrative.

Le préfet du département de Saint-Louis en appelle au sens de civisme et de responsabilité des citoyens pour la réussite de cette initiative d’intérêt général. Il rappelle que la propreté et la fluidité urbaine dépendent aussi de l’implication de chaque habitant dans la préservation de son environnement immédiat.

Cette campagne s’inscrit dans la dynamique nationale de désencombrement des voies publiques, initiée depuis plusieurs mois par le ministère de l’Intérieur et les collectivités territoriales. Après Saint-Louis, d’autres régions du pays devraient suivre dans les semaines à venir, afin d’harmoniser les efforts de modernisation urbaine et d’amélioration du cadre de vie dans toutes les grandes agglomérations du Sénégal.

Avec cette initiative, les autorités locales entendent donner un nouvel élan à la politique d’assainissement et d’embellissement de la ville tricentenaire, fidèle à sa vocation de capitale régionale historique, touristique et culturelle.

Altercation avec le préfet de Kaolack : Serigne Mboup dénonce une « entrave inacceptable » à son autorité

La tension est montée d’un cran ce dimanche 3 août 2025 à Kaolack, après une altercation filmée entre le préfet et le maire de la ville, Serigne Mboup, sur fond de désaccord autour d’une opération de reboisement menée dans le quartier de Touba Ndorong. La vidéo de leur échange houleux a rapidement fait le tour des réseaux sociaux, suscitant de nombreuses réactions sur les rapports entre administration territoriale et autorités municipales.

À l’origine de l’incident, une opération de plantation d’arbres initiée par une association étrangère, que la mairie considère comme illégale. Selon Serigne Mboup, cette structure, dont le nom n’a pas été cité, a été écartée par la municipalité en raison de « pratiques douteuses » et aurait malgré tout tenté d’imposer une activité parallèle, sans l’aval des autorités locales compétentes. Il leur reproche notamment d’avoir collecté des fonds à l’étranger en utilisant le nom de Kaolack, sans aucun cadre légal.

Dans un post publié sur Facebook, le maire a précisé que la ville de Kaolack avait lancé le même jour un ambitieux programme municipal de reboisement, en coordination avec les services des Eaux et Forêts. L’initiative prévoit notamment la plantation de 20 000 mangroves sur le littoral et la distribution de 50 000 arbres fruitiers à la population, dans une logique de développement durable et de responsabilisation citoyenne. Pour Serigne Mboup, l’intervention de l’association étrangère constituait une entrave grave à cette politique municipale.

C’est dans ce contexte que l’édile s’est rendu sur les lieux pour faire cesser l’opération contestée. Il y aurait alors croisé le préfet, qui, selon les images diffusées, lui aurait intimé l’ordre de « dégager ». Ce à quoi le maire a répondu avec fermeté : « Tu ne peux pas me dire de dégager, je suis une autorité ». Un échange tendu, symptomatique d’un conflit de compétence et d’une mésentente manifeste entre deux niveaux de pouvoir.

L’incident a immédiatement relancé le débat sur la répartition des responsabilités entre préfets, représentants de l’État, et maires, élus locaux détenteurs d’un pouvoir de proximité. Dans sa déclaration, Serigne Mboup a rappelé que le Code général des collectivités territoriales lui confère l’autorité sur le domaine public communal, y compris dans le cadre d’opérations environnementales comme celle-ci. Il estime que l’intervention du préfet, dans ce cas précis, s’apparente à une « entrave inacceptable » à l’exercice légitime de ses prérogatives.

Alors que les réactions se multiplient dans l’opinion, certains observateurs appellent à une clarification du rôle de chacun pour éviter ce genre de débordements. Le différend entre le préfet et le maire de Kaolack met en lumière les tensions persistantes entre administration déconcentrée et décentralisation, dans un pays où la réforme territoriale reste un chantier en évolution.

Le Préfet de Dakar interdit une nouvelle manifestation de la diaspora togolaise : le FRAPP dénonce une « collusion avec la répression »

La tension demeure élevée entre les autorités sénégalaises et les organisations citoyennes soutenant le peuple togolais. Pour la deuxième fois consécutive, le Préfet de Dakar a interdit un rassemblement pacifique planifié par la diaspora togolaise, provoquant la colère du Front pour une Révolution Anti-impérialiste Populaire et Panafricaine (FRAPP).

Dans un communiqué publié ce samedi, le FRAPP critique une décision qu’il qualifie de « sabotage politique ». L’organisation affirme que la notification de l’interdiction a été communiquée « à peine une heure avant le début prévu », alors que les participants étaient déjà en train de se rassembler.

« Tandis que le régime de Faure Gnassingbé réprime à Lomé, à Dakar, le préfet empêche toute dénonciation », s’insurge le FRAPP, accusant l’administration dakaroise de « réduire au silence les voix solidaires ». Selon le mouvement panafricain, il ne s’agit ni d’un souci de maintien de l’ordre ni d’une mesure de précaution, mais d’une « complicité déclarée avec la répression ».

Le ton du communiqué est particulièrement virulent. Le FRAPP estime que l’interdiction démontre une adhésion aux logiques autoritaires :

« En persistant dans cette direction, le préfet de Dakar devient le relais local de l’ordre autoritaire contre lequel les peuples africains luttent. Il représente une administration rigide, opposée au changement, hostile à la liberté, toujours prête à limiter les aspirations populaires et panafricaines. »

Malgré cet obstacle, le FRAPP affirme qu’il ne reculera pas et qu’il continuera sa mobilisation aux côtés de la diaspora togolaise. « Ce bâillon, nous le déchirerons. La solidarité entre les peuples africains ne se négocie pas. Elle se pratique, se proclame, s’affiche, se manifeste. Partout », promet l’organisation.

En conclusion, le communiqué réaffirme que soutenir le peuple togolais, c’est également « défendre notre propre liberté ».

Togo debout. Dakar debout. Afrique debout.

Touba : le préfet de Mbacké ordonne la démolition d’un immeuble vétuste et appelle à une responsabilité collective face au risque d’effondrement

Le préfet du département de Mbacké, Khadim Hann, a procédé ce samedi 28 juin 2025 au lancement officiel des opérations de démolition d’un bâtiment en ruine situé au cœur du marché Ocass, à Touba. Ce site particulièrement fréquenté abritait le bâtiment El Hadji Mbacké Kébé, un immeuble de deux étages dont l’état de délabrement avancé faisait peser un danger permanent sur ses occupants et les usagers du marché.

Lors de la cérémonie marquant le début des travaux, le préfet a expliqué les raisons qui ont motivé cette décision. Selon lui, la situation ne pouvait plus durer, tant la menace d’un effondrement était imminente. « Je viens de lancer l’opération de démolition d’un bâtiment R+2 qui était en état de délabrement très avancé. Ce bâtiment, dénommé bâtiment El Hadji Mbacké Kébé, était occupé par des commerçants que nous avions sommés il y a de cela quatre jours de libérer les lieux, car il était risqué de laisser ces occupants continuer leur activité et de voir le bâtiment s’effondrer sur eux », a déclaré Khadim Hann devant la presse.

Cette opération s’inscrit dans un contexte marqué par des drames récents qui ont endeuillé la commune de Touba-Mosquée. En effet, deux effondrements d’immeubles y ont provoqué la mort de quatorze personnes, rappelant la gravité des risques auxquels sont exposés les habitants et les commerçants installés dans des bâtiments vieillissants. Pour les autorités administratives, ces drames doivent constituer un point de bascule.

Le préfet a insisté sur la nécessité d’une action collective et résolue pour prévenir de nouvelles tragédies. Il a expliqué que l’État s’est engagé dans une campagne de recensement de tous les bâtiments menaçant ruine, avant de passer, en concertation avec leurs propriétaires, à leur démolition. Dans le cas de l’immeuble détruit ce samedi, Khadim Hann a précisé que l’administration n’a fait qu’accompagner le propriétaire, qui avait pris l’initiative et la responsabilité de procéder lui-même à la démolition.

« C’est un acte citoyen et patriotique. J’invite tous les propriétaires de bâtiments vétustes à s’inspirer de cet exemple et à s’engager à démolir les constructions dangereuses. Nous sommes prêts à les accompagner dans cette dynamique », a-t-il salué, soulignant le civisme du propriétaire concerné.

Le préfet a enfin lancé un appel à l’ensemble de la population de Touba-Mosquée et des autres communes du département. Il a invité les habitants à faire preuve de vigilance, à signaler tout bâtiment susceptible de présenter un danger et à collaborer activement avec les services compétents. « Nous pouvons les accompagner dans cette lancée. C’est l’appel que je lance à l’endroit de toutes les personnes qui habitent la commune de Touba-Mosquée », a-t-il conclu, rappelant que la prévention des effondrements est l’affaire de tous.

Dakar sans maire élu : un conseiller municipal somme le préfet d’organiser une nouvelle élection

La gouvernance municipale de la ville de Dakar continue de susciter des remous. Ce mardi, le conseiller municipal Pape Alioune Gning a saisi officiellement le préfet du département de Dakar pour exiger l’organisation d’une élection afin de désigner un nouveau maire de la capitale. Dans une lettre adressée à l’autorité administrative, le conseiller dénonce une situation d’intérim prolongé qu’il qualifie d’illégale et contraire à l’esprit des textes régissant les collectivités territoriales.

Dans sa correspondance, Pape Alioune Gning rappelle au préfet le rôle de contrôle que doivent exercer les autorités déconcentrées sur les collectivités locales. Il évoque notamment les articles L29, L30 et L277 du code électoral, sur la base desquels l’ancien maire de Dakar a été démis de ses fonctions à la fin de l’année 2024. Une décision qu’il qualifie de conforme à la légalité et à l’exigence républicaine de respect des normes en vigueur dans un État de droit.

Cependant, six mois après cette destitution, l’élu déplore l’absence d’évolution dans la gouvernance de la ville. Il estime que l’intérim, censé être temporaire, s’est transformé en un statut permanent, vidant la fonction de maire de toute légitimité démocratique. Pour lui, la prolongation de cette situation affaiblit les institutions municipales et crée un précédent dangereux.

« Monsieur le préfet de Dakar, vous devez mettre fin à cette situation incongrue qui sape le bon fonctionnement de la municipalité et installe la mairesse dans une illégalité permanente », écrit-il dans un ton solennel. Il soutient que cette vacance prolongée compromet la continuité de l’action publique et prive les Dakarois de leur droit à une gouvernance locale légitimée par les urnes.

Au nom de ses prérogatives de conseiller municipal, Pape Alioune Gning exige ainsi, sans détour, l’organisation immédiate d’une élection municipale pour pourvoir le poste de maire de Dakar. Une requête qui risque de raviver le débat politique autour de la gestion de la capitale, dans un contexte où les tensions entre pouvoirs central et local restent vives.

Rufisque : Le préfet annonce des opérations de déguerpissement à partir du 5 décembre

Le préfet de Rufisque, Magatte Diouck, a annoncé le lancement d’une vaste opération de déguerpissement à partir du 5 décembre 2024, dans le but d’améliorer le cadre de vie et d’assurer la sécurité et la salubrité dans la ville. Cette initiative vise à libérer les espaces publics occupés de manière anarchique par des constructions illégales, des garages clandestins, des parkings non autorisés, ainsi que par des vendeurs informels.

Le préfet a précisé que les interventions concerneront principalement le boulevard Maurice Gueye et les abords du marché central, des zones où l’occupation illégale des espaces publics est particulièrement problématique. Les occupants de ces lieux ont été invités à libérer les espaces avant le début des opérations, qui se dérouleront en coordination avec les autorités locales et les forces de l’ordre.

Cette opération s’inscrit dans un effort plus large pour améliorer l’aménagement urbain et garantir des conditions de vie et de sécurité optimales pour les habitants de Rufisque.

Le préfet de Guédiawaye interdit un rassemblement contre l’arrestation de Lat Diop

Le préfet de Guédiawaye a décidé d’interdire un rassemblement prévu par les jeunes de la localité, qui comptaient protester contre l’arrestation jugée « arbitraire » de Lat Diop, une figure politique influente. Les organisateurs, qui avaient prévu une marche pacifique ce vendredi, dénoncent une atteinte à leur liberté d’expression et une interdiction qu’ils considèrent comme politique.

Selon Cheikh Tidiane Danfakha, porte-parole de ces jeunes, une demande officielle avait été soumise à la préfecture pour organiser une marche pacifique à 10 heures, mais aucune réponse positive n’a été donnée par les autorités. « L’autorité n’a pas donné suite à notre requête », a-t-il regretté lors d’une déclaration sur la radio RFM. M. Danfakha estime que cette interdiction s’inscrit dans une démarche politique visant à restreindre la liberté d’expression. « Nous vivons la même situation qu’il y a deux ans. La liberté d’expression est bafouée », a-t-il ajouté.

Les jeunes, qui soutiennent Lat Diop dans ce qu’ils qualifient de situation politique délicate, soulignent qu’ils n’ont aucune intention de recourir à la violence. « Nous ne jetons ni des pierres, ni ne brûlons des bus. Nous voulions simplement exprimer notre mécontentement de manière pacifique », a précisé Cheikh Tidiane Danfakha.

En dépit de cette interdiction, le porte-parole affirme que d’autres actions seront entreprises pour faire entendre leur voix. Il estime que la démocratie et les libertés fondamentales sont en danger. « Nous allons poursuivre nos démarches car c’est notre liberté qui est en jeu », a-t-il affirmé.

Les jeunes de Guédiawaye prévoyaient un sitting devant la préfecture pour protester pacifiquement contre la détention de leur leader, mais cette tentative a été avortée par la décision préfectorale, attisant encore plus leur mécontentement.

La situation politique à Guédiawaye semble de plus en plus tendue, et ces événements mettent en lumière les préoccupations croissantes autour des libertés publiques dans cette partie du pays.

Annulation du rassemblement de l’ATEL à la Place de la Nation : le préfet invoque des raisons de sécurité

Le rassemblement prévu par l’Alliance des Travailleurs et Étudiants pour la Liberté (ATEL) aujourd’hui, entre 14h et 19h30 à la Place de la Nation, a été annulé par décision du préfet. Selon les informations fournies par les autorités, cette interdiction repose sur des considérations liées à la sécurité publique et à la fluidité de la circulation, notamment en raison de la proximité du site avec les voies réservées au Bus Rapid Transit (BRT).

Le rapport d’enquête mené par les services compétents révèle que le lieu choisi pour la manifestation présente un risque élevé de débordements. Le préfet souligne que « l’occupation de cet espace pourrait affecter la mobilité générale, notamment celle des personnes et des biens, en raison des perturbations possibles sur les voies de circulation ».

Malgré une proposition des autorités visant à délocaliser le rassemblement vers un site plus approprié, les leaders de l’ATEL, représentés par Pape Djibril Fall, Abdou Mbow et Alassane Cissé, ont maintenu leur choix initial. Cette position a amené le préfet à intervenir afin de prévenir tout risque potentiel, tenant compte de la forte affluence prévue dans cette zone stratégique de la capitale.

Cette décision, bien que motivée par des considérations logistiques et de sécurité, risque de susciter des réactions au sein du mouvement. Il reste à voir comment les dirigeants de l’ATEL et leurs sympathisants répondront à cette interdiction et quelles alternatives seront proposées pour faire entendre leurs revendications.

La Place de la Nation, en tant que lieu de rassemblement populaire, demeure un espace convoité par les mouvements citoyens et politiques, ce qui pose régulièrement des défis aux autorités quant à la gestion des flux et de la sécurité.

Rufisque : Le préfet Abdou Khadr Diop affecté à Diourbel

Dans un récent communiqué du conseil des ministres, Abdou Khadr Diop a été nommé Préfet du Département de Diourbel, succédant à Monsieur Maguette Diouck, appelé à d’autres fonctions. Précédemment en poste à Rufisque, M. Diop, administrateur civil de matricule 653 031/F, est reconnu pour sa rigueur et son efficacité dans l’exécution de ses fonctions.

Abdou Khadr Diop s’est fait remarquer lors des récentes opérations de déguerpissement menées à Rufisque, où il a démontré une gestion déterminée et respectée. Son approche rigoureuse et son art de convaincre les citoyens à se conformer aux décisions administratives lui ont valu une réputation de respect et d’admiration parmi les résidents.

Avec sa nomination à Diourbel, M. Diop commence un nouveau chapitre de sa carrière administrative. Sa gestion à Rufisque a été marquée par un engagement fort envers l’application des directives de l’autorité administrative, ce qui augure bien pour sa nouvelle mission. Les attentes sont élevées quant à sa capacité à s’attaquer aux défis spécifiques de Diourbel et à continuer de servir avec la même efficacité et détermination.

Le remplacement de Monsieur Maguette Diouck, qui se voit confier d’autres responsabilités, marque un tournant important dans la gestion administrative des départements sénégalais. Les autorités locales et les citoyens de Diourbel attendent avec impatience le début de cette nouvelle collaboration sous la direction d’Abdou Khadr Diop.

Dakar : Le Préfet interdit la marche de l’Intersyndicale des Travailleurs des Collectivités Territoriales

L’intersyndicale des travailleurs des collectivités territoriales du Sénégal (ISTCTS) a lancé un mot d’ordre de grève de cinq jours, renouvelable chaque semaine, en commençant du lundi au vendredi. En outre, une marche était prévue pour le mercredi 26 juin, partant du Jet d’eau jusqu’au ministère des Collectivités territoriales à 10h. Cependant, selon des informations rapportées par PressAfrik, le Préfet de Dakar a interdit cette marche.

L’intersyndicale avait réitéré son appel à la grève et maintenu la marche nationale pour le 26 juin, malgré l’interdiction. La mobilisation vise à faire pression sur le gouvernement pour répondre à une série de revendications. Les principales revendications incluent l’augmentation des salaires selon la hiérarchie (A, B, C, D, E), la revalorisation du point indiciaire de 51,43 à 56,43, ainsi que l’augmentation des primes de santé pour les travailleurs des collectivités territoriales opérant dans les structures sanitaires.

Malgré l’interdiction, l’ISTCTS reste déterminée. Dans une déclaration, l’intersyndicale a exprimé sa satisfaction face à l’engagement des travailleurs dans la lutte pour leurs droits. Ils ont également souligné la discipline collective manifestée au cours des deux années de lutte continue. L’intersyndicale se dit ouverte à toute négociation visant à résoudre la crise, tout en respectant les lois et règlements de la république.

L’intersyndicale a également annoncé qu’elle déposerait un renouvellement du préavis de grève pour la période de juillet à décembre 2024, le jeudi 27 juin 2024. Cette décision souligne leur détermination à poursuivre la lutte jusqu’à ce que leurs revendications soient satisfaites.

L’interdiction de la marche par le Préfet de Dakar pourrait intensifier les tensions entre le gouvernement et les travailleurs des collectivités territoriales. La grève de cinq jours, renouvelable chaque semaine, est susceptible de perturber gravement les services publics, affectant potentiellement des millions de citoyens. La situation reste volatile, et la réponse du gouvernement aux revendications des travailleurs sera cruciale pour déterminer l’issue de cette crise.

La situation à Dakar reflète une dynamique de conflit entre les travailleurs des collectivités territoriales et le gouvernement sénégalais. L’interdiction de la marche et la détermination des travailleurs à poursuivre leur grève indiquent une impasse potentielle qui nécessitera une médiation efficace pour éviter une escalade. Les prochains jours seront cruciaux pour voir si une solution négociée peut être trouvée pour répondre aux préoccupations des travailleurs tout en maintenant la stabilité sociale.

Kaolack/ Fête du Travail : Le cahier de doléances de la Coalition des centrales syndicales du Sénégal sur la table du préfet et dénonce l’attitude du Gouverneur

A Kaolack, les travailleurs affiliés à la Coalition des centrales syndicales du Sénégal (CCSS) ont organisé une marche pour célébrer la fête du Travail. Ainsi, ils ont remis leur cahier de doléances au préfet du département de Kaolack. Ces travailleurs ont également dénoncé l’attitude du gouverneur de région qui, selon eux, n’a pas voulu partager avec eux. , »Nous sommes là pour fêter le premier mai. Mais à notre grande surprise, on a pas vu d’autorités sinon monsieur le préfet. Parce qu’on avait écrit, il y’a une semaine à monsieur le gouverneur pour qu’ils nous reçoivent parce qu’on a un cahier de doléances à remettre mais à notre grande surprise, on a pas vu le gouverneur ni d’adjoints. Il nous a délégué monsieur le préfet. On a remis le cahier de doléances au préfet. C’est une attitude que nous dénonçons jusqu’à la dernière énergie parce qu’au moment où le président de la République a reçu les secrétaires généraux des syndicalistes, aujourd’hui nous aimions que le gouverneur soit là pour partager avec les travailleurs  » , a regretté Gagne Siry Lo, coordonnatrice de la coalition des 5 centrales du Sénégal (CCSS).
Elle poursuit.  « Nous comptons poursuivre notre plan d’action. Il y’a pas mal de revendications comme des secteurs tels que l’éducation, la santé et les collectivités locales. Vous savez ce qui se passe à Kaolack. Nos camarades des collectivités locales qui sont surtout affiliés à la CNTS, qui ont eu des ponctions de salaire alors que c’est une grève nationale qui est décrété par l’intersyndicale de la coalition. Nous sommes en coalition. Aujourd’hui, il y’a la CNTS, la CNTS FC, le CSA et l’UNSAS, et nous pensons qu’avec l’unité syndicale, nous pourrons bien prendre en compte les préoccupations des travailleurs « , a conclu Gagne Siry Lo.

Diourbel, Sénégal : Plus de 3400 cartes d’électeurs en attente, le préfet appelle à leur retrait

Le département de Diourbel au Sénégal fait face à une situation où plus de 3400 cartes d’électeurs n’ont pas encore été retirées, selon les informations fournies par Maguette Diouck, le préfet de la région. Alors que 4037 cartes ont été distribuées sur un total de 7525, le reste des cartes demeure en souffrance, principalement concentré dans l’arrondissement de Ndoulo.

Maguette Diouck a souligné que dans la commune de Diourbel, 1128 cartes d’électeurs attendent d’être récupérées. Il a lancé un appel aux citoyens pour qu’ils se rendent rapidement aux centres de distribution afin de retirer leurs cartes, soulignant que le retrait des cartes d’électeurs se poursuivra jusqu’à la veille du scrutin présidentiel, jusqu’à minuit.

Concernant la logistique électorale, le préfet a informé que le département de Diourbel compte 152 lieux de vote et 294 bureaux de vote, prêts à accueillir les 124483 électeurs. Il a également rassuré sur la sécurité des établissements scolaires qui abriteront les bureaux de vote, assurant que toutes les dispositions nécessaires sont prises pour garantir le bon déroulement de l’élection présidentielle du 25 février dans la région.

Alors que la date du scrutin approche, le préfet a souligné l’engagement de l’administration à assurer une élection sereine et a encouragé la participation citoyenne en exhortant les électeurs à retirer leurs cartes d’électeurs et à exercer leur devoir civique le jour du scrutin.

Le Préfet de Guédiawaye annonce une opération de désencombrement pour améliorer la fluidité urbaine

Parmi les principales actions prévues dans le cadre de cette opération figurent le démantèlement des installations illégales, le retrait des véhicules abandonnés sur la voie publique, et la sensibilisation de la population sur le respect des règles d’occupation de l’espace. Le Préfet insiste sur l’importance d’une participation active de la communauté afin de garantir le succès de cette initiative.

La congestion routière et l’encombrement de l’espace public sont des problématiques qui touchent de nombreuses zones urbaines en pleine croissance. Guédiawaye, en tant que centre névralgique, ne fait pas exception, et cette opération de désencombrement vise à offrir des solutions concrètes aux citoyens tout en créant un environnement plus ordonné et sécurisé.

La municipalité met également en place des dispositifs pour accompagner les personnes affectées par ces actions, avec des solutions envisagées pour reloger les commerçants ou occupants concernés par le désencombrement. Le document officiel souligne ainsi la volonté des autorités de concilier le développement urbain nécessaire avec le respect des droits des citoyens.

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