Le Dakarois Quotidien N°608 – 17/11/2025
Étiquette : Président de la République
Décès de Sokhna Fatou Kiné Sy Al Makhtoum : Le Président de la République présente ses condoléances à la famille Sy de Tivaouane
Le Président de la République s’est rendu ce dimanche auprès de la famille Sy de Tivaouane, suite au rappel à Dieu de Sokhna Fatou Kiné Sy Al Makhtoum, survenu récemment. En compagnie de sa délégation, le Chef de l’État a d’abord présenté ses condoléances à Serigne Moustapha Sy Al Makhtoum, avant de se rendre au domicile de feu Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Makhtoum, pour y exprimer sa solidarité à l’ensemble de la famille éplorée.
En cette circonstance particulièrement douloureuse, le Président de la République a exprimé toute sa compassion, au nom de la Nation, à l’endroit de la famille du défunt guide religieux. Il a tenu à réaffirmer l’attachement de l’État à la famille Sy et, plus largement, à la confrérie tidiane, dont le rôle spirituel et social reste central dans la vie nationale.
Le Chef de l’État a également adressé les condoléances de la République à la communauté tidiane et à toute la Oummah islamique, soulignant la perte d’une femme de foi et d’engagement, qui a consacré sa vie au service de l’islam et des valeurs spirituelles prônées par Tivaouane.
Qu’Allah, dans Son infinie miséricorde, lui accorde le pardon et l’accueille dans les Jardins du Paradis.


Pour une première invite, il serait raisonnable que l’opposition accepte la main tendue du Président de la République
Par Babacar Ndiogou
Dans un État de droit, seul le juge devrait avoir la compétence de prononcer la perte des droits civiques et politiques. C’est un principe fondamental qui garantit la protection des libertés individuelles contre toute forme d’arbitraire.
Par ailleurs, il est nécessaire d’introduire le bulletin unique, à l’instar de nombreux pays, afin de réduire significativement les coûts d’impression et de transport lors des élections.
Pour renforcer la transparence du processus électoral, des mécanismes clairs et accessibles doivent être mis en place afin de garantir à l’opposition un accès équitable au fichier électoral. Il est également souhaitable d’élargir la durée de révision des listes électorales, pour permettre une participation plus large des citoyens.
Mieux encore, l’inscription automatique sur les listes électorales dès l’atteinte de l’âge de 18 ans devrait être instituée. Cela permettrait de renforcer l’inclusion démocratique et d’encourager la participation des jeunes à la vie politique.
Le système de parrainage, tel qu’il est conçu actuellement, mérite une révision en profondeur. Il conviendrait d’adopter un modèle plus équitable, garantissant une véritable égalité des chances. Tant que chaque citoyen ne peut parrainer qu’un seul candidat, le recours au tirage au sort ou l’élimination à cause de doublons restent injustes et antidémocratiques.
En parallèle, il est essentiel de réformer le mode d’élection des députés en instaurant la proportionnelle pour la répartition des sièges au niveau des départements. Cette réforme permettrait de mieux refléter la diversité politique du pays. Cela impliquerait nécessairement la suppression du scrutin majoritaire, notamment le système dit du raw ganu départemental.
Il serait également pertinent de clarifier le statut de l’opposition. Toutefois, il n’est ni souhaitable ni réaliste de désigner un chef de file de l’opposition par voie légale, car cette dernière n’a jamais été un bloc homogène. Le leadership de l’opposition doit émerger naturellement à travers les dynamiques du jeu politique.
Une réforme de la loi n°81-17 relative aux partis politiques s’impose, notamment en ce qui concerne les conditions de leur création et de leur financement. Cette réforme devrait aussi inclure l’obligation pour chaque parti politique de disposer d’un siège social identifiable, d’organiser régulièrement des congrès, et de renouveler ses instances pour assurer un fonctionnement démocratique interne.
En ce qui concerne les institutions, notamment la réduction des pouvoirs du chef de l’exécutif, il serait judicieux de s’inspirer des recommandations issues des Assises nationales et de la Commission nationale de réforme des institutions (CNRI). L’objectif n’est pas de redistribuer les pouvoirs du Président entre les membres de l’exécutif, mais plutôt de créer de véritables contre-pouvoirs, garantissant un équilibre sain entre l’exécutif, le parlement et le pouvoir judiciaire.
Avec l’émergence des pôles économiques, une refonte du Code des collectivités territoriales s’avère nécessaire. Cela inclurait :
La correction des incohérences dans l’architecture territoriale et le découpage administratif ; La suppression des départements en tant que collectivités territoriales, et le renforcement des ressources des communes ; La mise en place de structures intercommunales au sein des pôles économiques, afin d’assurer la coordination efficace des politiques économiques, agricoles et industrielles.
Les défis économiques auxquels le Sénégal est confronté sont bien trop importants pour que nous continuions à perdre un temps précieux dans des querelles électorales. Il est impératif d’instaurer un système politique sain, crédible et équilibré. C’est une condition indispensable à la survie de notre démocratie, à l’apaisement durable de l’espace public et à la réalisation de nos objectifs de développement.
Il est donc temps que tous les acteurs politiques agissent avec responsabilité, lucidité et sincérité. Ils doivent renoncer aux manœuvres politiciennes, car l’avenir de notre nation en dépend.
Babacar Ndiogou
Mouvement And Ligey Kaolack (devenu Jappo Yessal)
Omar Sy reçu par le Président de la République : un échange autour de la culture et de la Vision Sénégal 2050
L’acteur franco-sénégalais Omar Sy a été reçu en audience par le Chef de l’État au Palais de la République. Selon la cellule de communication de la Présidence, cette rencontre s’inscrit dans une démarche de courtoisie et de dialogue autour de la Vision Sénégal 2050, un projet stratégique pour le développement inclusif et durable du pays.
Lors de cet échange, le Président de la République a tenu à mettre en avant le potentiel considérable du Sénégal dans les domaines du cinéma et de la culture, en insistant sur le rôle crucial joué par une jeunesse talentueuse et dynamique. « Le Sénégal regorge de talents exceptionnels, et il est essentiel de les soutenir pour faire rayonner notre pays à l’échelle internationale », a-t-il affirmé.
Omar Sy, acteur de renommée mondiale connu pour ses rôles marquants dans des productions telles que Intouchables ou Lupin, a également partagé son intérêt pour le développement du secteur culturel au Sénégal. La rencontre a été l’occasion de souligner l’importance de valoriser le patrimoine culturel sénégalais et de renforcer l’attractivité du pays pour des projets artistiques et cinématographiques.
Le Président a réaffirmé sa volonté de faire du Sénégal un modèle de progrès inclusif et durable. Il a encouragé la participation de tous les talents sénégalais, qu’ils soient basés au pays ou à l’étranger, à contribuer à l’émergence nationale. Cette vision s’inscrit dans une démarche globale visant à renforcer l’image du Sénégal comme un hub créatif en Afrique.
La rencontre a également permis de rappeler la détermination de l’État à soutenir la production cinématographique locale, un levier stratégique pour la promotion de l’économie créative et du patrimoine sénégalais. À travers des initiatives concrètes, l’objectif est de transformer le Sénégal en une destination prisée pour les tournages et les projets créatifs, tout en offrant des opportunités aux jeunes artistes et professionnels du secteur.
Cette audience symbolise l’engagement citoyen et la contribution des figures sénégalaises reconnues mondialement, telles qu’Omar Sy, au rayonnement international du pays. À travers des partenariats entre le gouvernement et des personnalités influentes, le Sénégal aspire à devenir un acteur majeur sur la scène culturelle et artistique mondiale, tout en veillant au bien-être de ses citoyens.
Les Agents du Ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines en Appellent au Président de la République pour la Récupération de leurs Salaires
Dans une situation de grande détresse, des agents du ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, suspendus de leurs fonctions par le Directeur de l’Administration Générale et de l’Équipement (DAGE), ont écrit une lettre ouverte au président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Ils souhaitent l’informer de leur situation au sein de ce ministère dirigé par Birame Souleye Diop. En effet, ces 44 agents, dont les activités sont interrompues, affirment ne pas avoir reçu leurs salaires, lesquels seraient retenus par l’administration depuis juin 2024. Dakaractu publie ici l’intégralité de cette lettre ouverte.
Objet : Lettre ouverte au président de la RépubliqueMonsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYESon Excellence,
C’est avec une grande amertume et un grand regret que nous nous penchons sur ces lignes pour vous exprimer toute notre désolation sur la situation professionnelle et sociale des 44 agents du Ministère de l’Energie, du Pétrole et des Mines en cessation d’activités le 12 août 2024.
Votre élection à la tête du pouvoir a suscité beaucoup de lueurs d’espoir aux Sénégalais et aux Africains, particulièrement aux femmes et aux jeunes à la recherche d’emploi et en quête de meilleures conditions de vie. Mais cet espoir semble devenir un leurre pour les 44 (quarante-quatre) agents du ministère de l’Energie, du Pétrole et des Mines, mis arbitrairement et unilatéralement en cessation d’activités par le directeur de l’Administration et de la gestion des équipements sur instruction dudit Ministre.
Cette mesure prise sans concertation, ni dialogue ni préavis est une violation flagrante de notre droit du travail, de nos droits humains et constitutionnels, comme le stipule l’article 25 de la Constitution : « Chacun a le droit de travailler et le droit de prétendre à un emploi. » Nul ne peut être lésé dans son travail en raison de ses origines, de son sexe, de ses opinions, de ses choix politiques ou de ses croyances».
Cette mesure administrative prise par la puissance publique sur d’honnêtes citoyens est inconcevable et inadmissible pour votre gouvernement qui prône le « Jub, Jubbal, Jubbanti ».
En plus de cette décision, Monsieur le Président, votre administration a confisqué nos salaires des mois de juin, juillet, août, septembre 2024 mais aussi nos fonds communs des mois d’avril, mai, juin, juillet août et septembre 2024. Nous dénombrons pour l’instant 185 jours sans revenus pour subvenir aux besoins de nos familles. Ce qui est inacceptable dans un pays de droit où la justice sociale devrait être la chose la mieux partagée par et pour tous. Nous sommes en train de traverser la pire période des vaches maigres de notre vie en tant que pères, mères et soutiens de familles dignes et travailleurs. Ce suspens auquel nous sommes victimes depuis des mois, des semaines et des jours est pire que la déception extrême (licenciement arbitraire) que nous ne pensons pas être possible dans ces conditions injustes.
Son Excellence, avec la production du premier baril de pétrole, du gaz et des lingots d’or que l’Etat du Sénégal produit avec succès, vous n’avez pas le droit de faire moins que vos prédécesseurs en matière progrès social. Ce qui entraînerait inévitablement une imminente explosion sociale dont les conséquences peuvent être fatales et insaisissables sous votre magistère.
Son Excellence, permettez-nous de vous rappeler que nous bénéficions tous de contrats à durée indéterminée en bonne et due forme signés avec le Ministère de l’Energie, du Pétrole et des Mines qui gère sous sa tutelle le premier secteur générateur de revenus de plus de 700 milliards francs CFA. Ce départementdoit être impérativement et véritablement le premier ministère de création et de consolidation des emplois déjà acquis et non pas un gouffre d’aggravation du taux de chômage au Sénégal pour des raisons et motifs inconnus.
Excellence, Monsieur le Président, nous sommes fatigués. Par conséquent, nous sollicitons votre arbitrage en tant que clé de voûte des institutions, gardien de la constitution et personne assermentée à respecter et faire respecter les lois et règlements de ce pays afin de mettre fin à cette situation sociale désastreuse et insupportable qui perdure et détruit tous nos rêves.
Son Excellence, nous vous prions de bien vouloir instruire au Dage sous-couvert par son ministre de tutelle de rétablir nos droits d’une part et d’autre part de régler toutes les sommes impayées et dues par le Ministère de l’Energie, du Pétrole et des Mines aux 44 agents victimes de cette cessation d’activité.
Enfin, Monsieur le Président de la République, nous osons espérer que nos doléances seront entendues et résolues dans les meilleurs délais en vue de nous permettre de recouvrer notre lustre d’antan.
Veuillez Recevoir, Son Excellence Monsieur le Président de la République l’expression de nos salutations les plus patriotiques.
PS: Bientôt c’est la rentrée des classes.
Collectif des Agents en Cessation d’Activitésdu Ministère de l’Energie, du Pétrole et des Mines
cacamepm@gmail.com
Visite officielle du Président de la République à Touba : Rencontre avec le khalife général des mourides (PHOTOS)
Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, vient d’arriver à la résidence du khalife général des mourides à Darou Minam, marquant ainsi le début d’une visite officielle à Touba. Cette rencontre revêt une importance particulière dans le cadre des relations entre l’État sénégalais et la communauté mouride, une des plus influentes du pays.
Actuellement, le président est reçu par Serigne Mountakha Mbacké, le khalife général des mourides, pour des échanges privilégiés et des discussions sur des sujets d’intérêt national et communautaire.
La présence du dispositif de sécurité renforcé souligne l’importance de cette visite et l’attention particulière accordée à la sécurité du Président et des personnes présentes lors de cette rencontre.
Cette visite officielle témoigne de l’importance de Touba en tant que centre spirituel et politique au Sénégal, et souligne l’engagement du Président de la République à entretenir des relations harmonieuses avec les leaders religieux et les communautés religieuses du pays.
Nous suivrons de près les développements de cette visite et fournirons des mises à jour dès qu’elles seront disponibles.




Sénégal : Moustapha Guirassy salue le ‘’discours fédérateur’’ du président de la République
En tant que directeur de campagne de Bassirou Diomaye Faye pendant la campagne électorale, Moustapha Guirassy a souligné l’importance de ce discours, affirmant qu’il avait clarifié l’identité sénégalaise et rappelé l’héritage de lutte porté par de grands hommes du pays.
Moustapha Guirassy a relevé l’appel du président à l’adresse des partenaires et amis du Sénégal, insistant sur le respect des valeurs sénégalaises pour des partenariats sincères. Il a souligné que le président s’efforcera toujours de maintenir la stabilité du pays, comme il l’a promis.
Cet éloge de Moustapha Guirassy témoigne de la confiance et du soutien que le nouveau président de la République a su susciter auprès de ses alliés politiques. Le discours d’investiture de Bassirou Diomaye Faye semble avoir été bien accueilli, car il a réussi à inspirer l’unité et à réaffirmer les valeurs fondamentales du Sénégal.
Il reste à voir comment le président Bassirou Diomaye Faye mettra en œuvre ses engagements et ses promesses, mais pour l’instant, son discours inaugural semble avoir posé les bases d’une présidence axée sur la stabilité, le respect des valeurs et des partenariats sincères.
Agression de MNF: La réaction de Macky Sall
Le président de la République, Macky Sall, a vivement condamné « un acte de violence lâche et inexcusable » à la suite de l’agression de la journaliste Maïmouna Ndour Faye. Dans un post sur ses réseaux sociaux, Macky Sall a souligné que « la liberté de la presse est un droit fondamental qui doit être protégé et respecté en toutes circonstances ». Il a ajouté que « aucune forme de violence ne saurait être tolérée, et les responsables de cette agression devront répondre de leurs actes devant la justice ».
Le Chef de l’Etat a conclu en exprimant « tout (son) soutien et (son) engagement à garantir un environnement sûr et serein pour tous les professionnels des médias dans notre pays ».

