Reprise du nettoiement à Dakar : les prestataires relancent leurs activités après un accord avec l’État

Après plusieurs jours de paralysie dans le secteur du nettoiement, les opérations de collecte et de traitement des ordures ont officiellement repris ce jeudi sur l’ensemble du territoire national. Cette reprise fait suite à un accord trouvé entre les prestataires du secteur et les autorités étatiques, notamment la SONAGED SA (Société nationale de gestion des déchets) et la Direction générale du Budget (DGB), qui se sont engagées à commencer le paiement des créances dues.

La grève des concessionnaires du nettoiement avait entraîné une accumulation inquiétante de déchets dans plusieurs villes du pays, en particulier à Dakar, suscitant l’inquiétude des populations et des acteurs de la santé publique. À l’origine du mouvement : des retards importants dans le paiement des prestations exécutées par les sociétés privées, souvent sur fonds propres, sans avance ni garanties suffisantes.

Dans un communiqué conjoint, les prestataires ont expliqué que la SONAGED et la DGB ont proposé un premier versement immédiat équivalent à 25 % de la dette arrêtée au 31 juillet 2025. Le reste du montant, selon l’accord, sera inscrit dans le projet de budget 2026 de l’État, ce qui permettrait aux prestataires d’être remboursés progressivement.

Les sociétés prestataires ont accueilli favorablement ces engagements, tout en rappelant que leur mobilisation visait avant tout à alerter sur la précarité de leur situation économique. « Notre arrêt n’était pas volontaire, mais imposé par une situation financière intenable. Nous avons longtemps préfinancé les opérations de nettoiement, mais les retards de paiement devenaient insoutenables », ont-ils déclaré.

Avec la levée de la suspension, les activités de nettoiement devraient reprendre progressivement dans tous les quartiers touchés. Cette normalisation du service est attendue avec soulagement par les citoyens, notamment dans les zones urbaines fortement exposées à des risques sanitaires liés à l’accumulation des déchets.

Les prestataires ont néanmoins averti que leur patience a des limites, et ont invité l’État à tenir ses engagements dans les délais convenus. Ils ont également plaidé pour une réforme structurelle du secteur, qui garantirait des mécanismes de financement stables, transparents et durables, afin d’éviter que ce type de crise ne se reproduise.

Licenciement présumé de 26 000 agents : Le FERA apporte des précisions sur la situation des prestataires

Le Fonds d’Entretien Routier Autonome (FERA) a tenu à clarifier la situation des 26 000 agents dont le licenciement a récemment fait l’objet de nombreuses rumeurs. Dans un communiqué officiel, l’institution a apporté des précisions cruciales concernant la nature de ces emplois et leur fin de contrat.

Selon le communiqué, les personnes concernées par ces rumeurs ne sont pas des employés permanents du FERA, mais des prestataires recrutés par les collectivités territoriales dans le cadre du Programme d’urgence pour l’emploi des jeunes, dénommé « Xëyu Ndaw Ñi », lancé en 2021 et prévu pour durer jusqu’en 2024. Ce programme a été conçu pour fournir des opportunités d’emploi aux jeunes et aux femmes, principalement dans le domaine de l’entretien routier, et a permis de recruter des milliers de travailleurs dans les communes à travers le pays.

Le FERA explique que, bien que ces prestataires aient été financés par l’institution, ils étaient en réalité employés par les communes concernées. Le paiement de leurs salaires était assuré par le FERA, mais uniquement dans le cadre de conventions de financement signées avec les collectivités territoriales. Ainsi, ces contrats étaient de nature temporaire et leur durée était directement liée à la période du programme.

Le FERA précise également que les contrats de prestation de ces agents ont pris fin à la fin du mois de juillet 2024, date à laquelle les conventions de financement ont également expiré. Dès lors, ces prestataires ne bénéficient plus d’une couverture contractuelle et toute activité menée après cette échéance ne peut être prise en charge par le FERA.

L’institution a également souligné que tous les maires des communes concernées ont été dûment informés de la situation et de la fin des contrats. Cette précision vise à mettre fin aux accusations de licenciements abusifs, rappelant que les emplois étaient de nature temporaire et liés à la durée spécifique du programme.

En conclusion, le FERA a tenu à rétablir la vérité en précisant que la situation n’avait rien à voir avec des licenciements massifs, mais résultait plutôt de la fin naturelle des contrats liés à la durée de l’opération.

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