Le procès de l’activiste Assane Diouf, connu pour ses sorties virulentes sur les réseaux sociaux, suit son cours devant la justice sénégalaise. Le juge en charge de l’affaire a fixé le délibéré au 7 août prochain, rejetant dans la foulée la demande de liberté provisoire formulée par ses avocats.
Assane Diouf, placé sous mandat de dépôt depuis mars 2025, est poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles et offense à une autorité assimilée au président de la République, en l’occurrence le Premier ministre Ousmane Sonko.
À l’origine de ces poursuites, une vidéo largement partagée sur YouTube, dans laquelle l’activiste s’attaque frontalement au chef du gouvernement. Il y accuse Ousmane Sonko d’avoir “manipulé la vérité” sur plusieurs dossiers relatifs à la gestion de l’État, et va jusqu’à évoquer l’existence d’un supposé compte bancaire contenant 1 000 milliards de francs CFA, sans apporter de preuves tangibles à ses allégations.
Durant l’audience, la défense a tenté de plaider la liberté d’expression et de souligner le caractère politique des poursuites. Les avocats ont soutenu que leur client ne faisait qu’user de son droit à critiquer les autorités dans un cadre démocratique. Mais le juge n’a pas été convaincu, estimant que les propos d’Assane Diouf dépassaient les limites du débat public et étaient de nature à troubler l’ordre public.