Crise financière au Sénégal : Abdoul Mbaye prône la réduction du train de vie de l’État

L’ancien Premier ministre et banquier Abdoul Mbaye tire la sonnette d’alarme sur la situation financière du Sénégal. Face à une dette qui ne cesse de s’alourdir, le leader de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT) insiste sur la nécessité d’adopter des mesures drastiques pour réduire les dépenses publiques.

Dans un message publié sur sa page Facebook, Abdoul Mbaye rappelle qu’il avait déjà alerté sur cette problématique dès le 21 avril 2024. “Il n’y a pas d’autres voies pour le Sénégal sinon la réduction du train de vie de l’État. La solution ne se trouvait pas dans la continuité. Je l’ai écrit dès le 21 avril 2024. Cela m’a juste valu une bordée d’insultes”, a-t-il déclaré.

Selon lui, les réformes doivent être menées avec pédagogie, sans menaces, mais surtout avec l’exemplarité des dirigeants. Il évoque notamment la vente de l’avion présidentiel, une mesure qu’il considère comme un symbole fort pour amorcer une réduction des dépenses publiques. “La vente de l’avion présidentiel était celui que j’avais choisi à titre symbolique. Mais il faut bien entendu aller beaucoup plus loin après 10 mois déjà perdus”, a-t-il ajouté.

Les propos d’Abdoul Mbaye s’inscrivent dans un contexte où l’endettement du Sénégal suscite de vives préoccupations. De nombreux observateurs et experts économiques estiment que la maîtrise des finances publiques est devenue une priorité, d’autant plus que les marges de manœuvre budgétaires du pays se réduisent.

Sénégal : Un Rapport Accablant de la Cour des Comptes, Bassirou Diomaye Faye Prône la Transparence et l’Optimisme

La Cour des Comptes du Sénégal a publié un rapport explosif mettant en lumière des irrégularités majeures dans la gestion des finances publiques entre 2019 et mars 2024. La situation budgétaire du pays est jugée critique, avec une dette publique atteignant 18 558,91 milliards de francs CFA, soit 99,67 % du PIB, un chiffre bien supérieur aux 74 % annoncés en 2023. Ce constat, qui met en évidence des écarts budgétaires alarmants, a suscité de vives réactions au sein de l’opinion publique et de la classe politique.

L’un des points les plus préoccupants du rapport concerne la sous-estimation du déficit budgétaire de 2023, initialement annoncé à 4,9 % du PIB, mais qui a finalement été réévalué à 12,3 %. Cette différence s’explique par la non-comptabilisation de certaines dettes et dépenses extrabudgétaires. Par ailleurs, 2 517,14 milliards de francs CFA de dette bancaire ont été contractés hors du circuit budgétaire et sans l’approbation du Parlement, ce qui constitue une violation des principes de transparence et de bonne gouvernance financière.

En plus de ces chiffres alarmants, des pratiques douteuses ont été relevées, notamment des dépenses effectuées en dehors du circuit du Trésor public, des transferts de fonds vers des comptes non réglementaires et des ventes suspectes de biens publics.

Ces irrégularités budgétaires ne sont pas sans conséquence pour les citoyens sénégalais. Une dette publique aussi élevée pourrait entraîner une hausse des impôts et des taxes afin de financer son remboursement, ce qui réduirait le pouvoir d’achat des ménages. De plus, les déficits budgétaires massifs risquent de freiner les investissements dans des secteurs vitaux comme la santé, l’éducation et les infrastructures.

Dans un contexte où l’inflation pèse déjà sur les ménages, cette situation pourrait aggraver les inégalités économiques et ralentir la croissance du pays. Le manque de transparence dans la gestion des finances publiques pourrait aussi affecter la confiance des investisseurs étrangers et des bailleurs de fonds internationaux, dont le soutien est crucial pour le développement du Sénégal.

Face à ces révélations, le président Bassirou Diomaye Faye a tenu à rassurer la population en prônant la transparence et en appelant les Sénégalais à lui faire confiance. Dans des propos relayés par Libération, il a insisté sur la nécessité d’un compte rendu rigoureux des finances publiques :

« Je demande aux Sénégalais de nous faire confiance. Matin, midi, soir, jour et nuit, nous sommes dans la recherche de solutions. Les difficultés sont réelles, mais nous les transformerons en opportunités. »

Le chef de l’État a également rappelé que la publication de ce rapport s’inscrivait dans une démarche de reddition des comptes et d’information du public, un engagement clé de son programme électoral. Il a assuré que son gouvernement travaillait sans relâche pour identifier des solutions viables à cette crise financière.

Dans l’immédiat, la priorité du gouvernement sera de rétablir la confiance et de mettre en place des réformes pour assainir les finances publiques. Parmi les pistes envisagées figurent le renforcement des contrôles budgétaires, la lutte contre la corruption et la rationalisation des dépenses publiques.

Toutefois, la tâche s’annonce ardue. Le gouvernement devra non seulement trouver des solutions pour réduire le poids de la dette, mais aussi relancer l’économie tout en préservant le pouvoir d’achat des citoyens. La transparence et la bonne gouvernance seront donc des éléments clés pour redresser la situation et restaurer la confiance des Sénégalais dans leurs institutions.

Suppression du HCCT et CESE / Affaire Barthélémy / Affaire des nervis (Zarco) : Thierno Birahim Ndiaye prône le respect des promesses électorales, l’état de droit et interpelle le Chef de l’État

Face à notre rédaction, le président du mouvement Génération Jef, et membre de la coalition Diomaye Président, Mame Thierno Birahim Ndiaye, a félicité les nouvelles autorités pour leurs démarches qu’il juge très responsables et démocratiques. Interrogé sur diverses questions d’actualité, le candidat malheureux aux dernières élections municipales à Grand Dakar prône le respect des promesses électorales et l’instauration de l’état de droit sous le règne du président Diomaye Bassirou Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko.

Selon lui, le Sénégal connaît un changement systémique dans tous les domaines. « Sous cette gouvernance, les coupables des événements ayant entraîné des pertes humaines seront identifiés, et justice sera rendue », a-t-il affirmé. Mame Thierno Birahim Ndiaye en a profité pour interpeller le président et son Premier ministre, leur demandant de ne pas oublier les responsables de la commune de Grand Dakar, qui ont contribué à la réussite du projet Référentiel 2050.

L’Assemblée nationale a récemment voté la dissolution du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et du Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT), deux institutions consultatives créées sous Macky Sall, jugées budgétivores par le pouvoir actuel.

Pour rappel, le député Babacar Tambédou avait affirmé avoir vu Zarco en compagnie de nervis lors des récentes manifestations au Sénégal. Tambédou a déclaré être un témoin oculaire, accusant Zarco de recruter des nervis armés à Grand Yoff. En réponse, Zarco a rejeté ces accusations et annoncé une plainte contre le député.

Concernant la démission de Barthélémy Dias de son mandat de conseiller municipal, Thierno Birahim Ndiaye a apporté des précisions :

Il a rappelé que le président Bassirou Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko sont focalisés sur des projets d’envergure et ne se laissent pas distraire par des détails.

Augmentation du prix du kilo d’arachide : L’Union citoyenne BUNT-BI salue la mesure et prône une loi de finances pour encadrer la fixation des prix

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction ce mercredi 27 novembre 2024, l’Union citoyenne BUNT-BI a exprimé sa satisfaction quant à la fixation du prix du kilo d’arachide à 305 FCFA. Le parti appelle cependant le gouvernement à adopter une nouvelle politique agricole et agroalimentaire dans le cadre de la loi de finances initiale pour l’exercice 2025.

Le communiqué souligne que, pour rendre la filière arachidière plus compétitive sur les marchés locaux, sous-régionaux et internationaux, il est impératif d’intégrer tous les acteurs clés dans sa gouvernance. Il s’agit notamment des organisations rurales de producteurs, des industriels huiliers, des pôles régionaux, du secteur privé et de l’État.

« Il est nécessaire de mieux valoriser les produits oléagineux et leurs dérivés, tout en impliquant tous les principaux acteurs de la filière arachidière dans le capital social de la SONACOS ou dans celui de nouvelles industries agroalimentaires », peut-on lire dans le document.

Dr El Hadji Ibrahima MBOW, président de l’Union citoyenne BUNT-BI et membre de la majorité présidentielle, a également évoqué l’importance d’utiliser le vote du budget de l’État pour 2025 comme une opportunité d’évaluer, consolider, diversifier et valoriser le portefeuille de l’État.

Il a suggéré la création d’un Ministère en charge du portefeuille de l’État, dont la mission serait d’optimiser les participations publiques, qu’elles soient majoritaires ou minoritaires, dans les entreprises nationales, multinationales, publiques ou privées. Ce ministère aurait pour objectif de faire jouer à l’État son rôle de locomotive économique, en favorisant la création de richesses et d’emplois qualifiés et durables.

Selon lui, « l’économie et la gouvernance économique restent des défis majeurs récurrents, qu’il est grand temps de prendre en charge de manière rigoureuse à travers les politiques publiques ».

Le Gouvernement Sénégalais Prône l’Indépendance de la Justice dans les Affaires de Corruption

Face aux appels croissants de la population à des poursuites judiciaires immédiates à l’encontre des personnes impliquées dans les rapports de l’OFNAC et de la Cour des comptes, le porte-parole du gouvernement, Moustapha Sarré, a tenu à souligner la nécessité de ne pas exercer de pression sur le système judiciaire.

Dans une déclaration sur les ondes de Rfm, Moustapha Sarré a affirmé que le gouvernement s’engage à laisser la justice faire son travail en toute indépendance. Il a souligné le principe de la séparation des pouvoirs, indiquant que le rôle de l’exécutif se limite à commander des audits et à fournir les informations nécessaires à la justice pour mener à bien ses enquêtes.

Interrogé sur d’éventuelles instructions de poursuites à l’encontre des personnes épinglées dans les rapports, M. Sarré a précisé qu’aucun ordre de poursuite n’avait été donné jusqu’à présent. Il a toutefois assuré que si le procureur considère qu’il existe des motifs suffisants pour engager des poursuites pour faute grave, il le fera en toute indépendance.

M. Sarré a également tenu à rassurer la population en affirmant qu’il n’y aura aucune entrave au fonctionnement de la justice. Il a affirmé que si la justice décide de poursuivre des personnes citées dans la gestion des deniers publics, cela sera fait sans interférence extérieure.

Cette déclaration intervient dans un contexte où les Sénégalais réclament avec insistance des mesures concrètes contre la corruption et la mauvaise gestion des fonds publics, comme le révèlent les rapports de l’OFNAC et de la Cour des comptes.

La Fondation Konrad Adenauer Prône la Lutte Contre les Crimes Internationaux et les Violences Sexuelles au Sénégal

Un séminaire dédié à la lutte contre les crimes internationaux et les violences sexuelles en période de conflit a été organisé ce lundi au Sénégal par la fondation Konrad Adenauer/État de droit. Cet événement a rassemblé de nombreux acteurs judiciaires, dont des magistrats et des Procureurs de la République, venus de différents pays de la sous-région pour participer à cette formation essentielle.

Serge Brammertz, secrétaire général adjoint des Nations Unies et Procureur du Mécanisme international, a pris la parole pour évoquer le rôle crucial d’une justice indépendante dans le fonctionnement de l’État. Il a mis en avant l’importance de la formation des magistrats nationaux dans la poursuite des crimes internationaux, un effort soutenu par des partenaires tels que l’International Nuremberg Principles Academy et la fondation Konrad Adenauer.

Le séminaire a également abordé la question des violences sexuelles en période de conflit, souvent négligée. Brammertz a révélé que plus de la moitié des affaires traitées par le Tribunal pour le Rwanda concernaient ces types de crimes. Il a souligné l’urgence de former les magistrats sur ces questions, notamment en raison de la présence de nombreux fugitifs en Afrique, liés aux atrocités commises au Rwanda.

Cette formation marque une étape importante dans la lutte contre l’impunité des crimes internationaux et les violences sexuelles en période de conflit. Elle souligne l’engagement du Sénégal et de ses partenaires internationaux à renforcer les capacités des magistrats et des acteurs judiciaires de la sous-région pour assurer une justice équitable et efficace.

Le séminaire organisé par la fondation Konrad Adenauer/État de droit témoigne de l’importance accordée à la justice mondiale et à la protection des droits de l’homme au Sénégal et dans la sous-région ouest-africaine.

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