DPG : « L’articulation des politiques sectorielles au référentiel Sénégal 2050 est une bonne nouvelle », magnifie Omar Diop

M. Omar Diop a salué la pertinence de la Déclaration de Politique Générale (DPG) présentée par le Premier ministre Ousmane Sonko ce vendredi 27 décembre devant l’Assemblée nationale. Selon lui, la bonne articulation des politiques sectorielles avec le nouveau référentiel, à savoir l’Agenda National de Transformation Sénégal 2050, constitue une avancée majeure pour le pays.

« Dans sa déclaration, le Premier ministre a mis en avant les marqueurs clés du nouveau référentiel des politiques publiques, l’Agenda National de Transformation Sénégal 2050. L’ambition des nouvelles autorités est de promouvoir un développement endogène et durable, porté par un secteur privé national fort, avec des territoires responsabilisés, viables et compétitifs, tout en jetant les bases de notre souveraineté », a expliqué M. Diop, spécialiste en intelligence économique et en stratégies.

Pour M. Diop, cette approche exige une rupture systémique, qui repose sur une bonne articulation des politiques sectorielles avec la doctrine du nouveau référentiel. Les Lettres de Politique Sectorielle (LPS) des différents ministères doivent ainsi intégrer les marqueurs clés suivants :

• La subdivision du territoire national en huit pôles de développement.

• Le renforcement des interventions du gouvernement pour développer le capital humain, assurer l’accès universel aux services sociaux de base, et élargir les programmes d’équité sociale.

• La transformation des ressources naturelles grâce à une politique d’industrialisation.

• Le développement des villes secondaires, afin d’en faire des épicentres des différents pôles de développement.

• La souveraineté, à travers une vision holistique et structurée.

La Banque de la Diaspora, un projet ambitieux

M. Omar Diop a également applaudi la création de la Banque de la Diaspora, un projet rendu possible grâce à la signature d’un partenariat entre la BNDE et la fintech Kopar Express. Cette banque permettra aux Sénégalais de la diaspora d’ouvrir des comptes à distance, d’effectuer des transactions et de participer au financement de projets publics.

« Beaucoup de nos compatriotes vivant à l’étranger font face à de grandes difficultés et paient des commissions exorbitantes aux banques étrangères. La création de cette institution financière permettra à l’État de capter des liquidités tout en facilitant, pour nos frères de la diaspora, l’accès au logement grâce aux politiques développées par le gouvernement », a-t-il précisé.

Par ailleurs, M. Diop a salué l’intégration des daaras (écoles coraniques) dans le système éducatif national, une mesure qu’il qualifie d’avancée capitale pour un enseignement inclusif.

« Le Sénégal ne peut se priver de la contribution des daaras, qui jouent un rôle essentiel dans la formation de milliers d’enfants. La modernisation de ces écoles, à travers des infrastructures adaptées et des programmes harmonisés avec l’enseignement classique, favorisera l’épanouissement d’une jeunesse équilibrée, porteuse des valeurs culturelles et spirituelles de notre pays », a-t-il souligné.

Enfin, l’auteur du livre Sénégal de mes rêves rappelle qu’il faudra beaucoup de résilience et de patience aux populations sénégalaises pour accompagner cette dynamique de transformation.

« Les fruits des sacrifices consentis aujourd’hui ne seront perceptibles que sur le long terme. Mais cette transformation est essentielle pour un avenir prospère et souverain », a conclu M. Omar Diop.

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